La Réunion :  La mobilisation s’intensifie

Communiqué
21/11/2018

La mobilisation s’intensifie alors que la seule réponse des responsables politiques c’est  « ne rien changer et envoyer les gendarmes ».

Manifestement le gouvernement et le préfet misent sur le pourrissement de la situation.

La colère qui s’exprime est plus que légitime. Elle plonge ses racines dans une politique qui depuis plusieurs générations enfonce une partie de la population et de la jeunesse dans la pauvreté et surexploite les travailleurs avec la précarité et les bas salaires. Cette politique du gouvernement amplifie les choix faits par ses prédécesseurs, choix qui vident les caisses de l’État au profit du patronat, des gros actionnaires et des banquiers.

Après, avec le plus grand cynisme, avec des pseudos raisons écologiques, l’État vient essayer de se refaire en piquant dans les poches de la population laborieuse.

Alors c’est bien normal que le sentiment largement partagé c’est qu’on nous prend pour des couillons !

Les gilets jaunes jettent le pavé dans la mare et montrent à tous qu’il est temps que la résignation prenne fin.

La voie est ouverte pour que les classes populaires imposent la sauvegarde de leurs conditions d’existence. Le poids des taxes est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Mais pour créer le rapport de force indispensable la pression devra émaner du monde du travail.

Si la force collective formidable des travailleurs s’exerce contre la vie chère, ce sera pour imposer la revalorisation automatique des salaires, des retraites, des minima sociaux, augmentations qui devront être prises sur les profits des monstrueux parasites capitalistes qui nous mènent directement à une crise économique majeure.

La force des travailleurs c’est leur organisation, c’est leur capacité à prendre en mains l’économie pour la faire fonctionner au profit de la majorité de la société. Cette force elle se rend visible et vivante dans la grève.

Travailleurs, retraités, chômeurs, jeunes, tous unis pour jeter les bases d’une société débarrassée des prédateurs capitalistes.

 

 

Jean-Yves Payet porte-parole de Lutte ouvrière