La Réunion :  Présidentielle : Nathalie Arthaud fera entendre le camp des travailleurs

Communiqué
28/02/2017

Après que Sarkozy, Juppé, Hollande et Valls ont été évincés de la campagne, on nous a promis une présidentielle inédite. En réalité, tout est déjà joué… au profit du grand capital. Car les principaux candidats veulent le servir.

Fillon, poursuivi pour avoir détourné un million d’euros d’argent public au profit de sa PME familiale, droitise encore sa campagne pour faire diversion. Parce que quelques casseroles perturbent ses déplacements, il dénonce sans rire un « climat de quasi-guerre civile » ! En réalité, de la suppression des 35 heures à la hausse de la TVA, c’est lui qui prépare… la guerre sociale contre les travailleurs !

Macron a présenté un programme s’adressant aux « grands intérêts financiers » dénoncés il y a quelques mois par Bayrou, qui vient pourtant de se rallier à lui. Il veut pérenniser les cadeaux de plusieurs dizaines de milliards au patronat. Comme Fillon, il veut supprimer des postes de fonctionnaires (120 000). Il veut augmenter la CSG et réduire l’impôt sur la fortune.

Le Pen, pas plus qu’eux, ne touche aux riches. Au contraire, elle est favorable aux cadeaux faits au patronat, comme le CICE. En revanche, elle s’attaque aux étrangers. Diviser les travailleurs, c’est servir les capitalistes. Avec Trump, dont Le Pen est le sosie féminin, on voit comment un gouvernement peut pratiquer la démagogie contre les étrangers, tout en étant composé de multimilliardaires.

Hamon et le PS tentent de faire oublier le bilan des années Hollande. Celui-ci a accédé à l’Élysée avec le soutien de Hamon, des écologistes, du PCF et de Mélenchon. Hollande avait promis de faire reculer le chômage et celui-ci a flambé. Les entreprises, elles, ont encaissé les aides.

Les principaux candidats ont en commun le même parti pris : bichonner les patrons et accepter leurs quatre volontés. Mais non ! Ce sont les travailleurs qui font fonctionner toute la société et produisent toutes les richesses. Leurs emplois, leurs salaires, leurs conditions de travail et leurs pensions de retraite doivent passer avant les revenus des actionnaires et des PDG. Les travailleurs doivent mettre en avant leurs exigences. C’est le sens de la candidature de Nathalie Arthaud, présentée par Lutte ouvrière. Comme Arlette Laguiller, à qui elle a succédé, ce n’est pas une politicienne. Elle ne dit pas « votez pour moi et votre vie changera ». C’est une salariée qui se présente pour faire entendre le camp des travailleurs.

Face au drame du chômage, qui touche six millions d’entre nous, il faut répartir le travail entre tous, sans perte de salaire. Il faut prendre sur les profits, passés et présents, pour financer cela. Il faut interdire les licenciements et les plans de suppressions d’emplois.

Il faut augmenter les salaires et les pensions d’au moins 300 euros. Aucun salarié ne doit gagner moins de 1800 euros net.

Il faut aussi lever le secret des affaires. Les travailleurs doivent pouvoir contrôler les comptes des sociétés.

Voter Nathalie Arthaud, c'est voter pour faire entendre collectivement ces exigences, en faire des objectifs de lutte pour demain, face au futur président, quel qu'il soit.

Jean-Yves PAYET