Se faire entendre et lutter pour nos revendications de classe04/04/20172017Communiqués/static/common/img/contenu-min.jpg

Communiqué

La Réunion

Se faire entendre et lutter pour nos revendications de classe

 

Cette élection présidentielle, pas plus que les précédentes, ne changera le sort des travailleurs.

Les Guyanais ne comptent pas sur l’élection d’un nouveau président et ils montrent que seule la mobilisation peut payer. Dans ce reste de l’empire colonial, le contraste est révoltant entre les équipements ultramodernes de la base spatiale de Kourou et le dénuement de la population, parfois sans accès à l’eau courante ou à l’électricité. Pendant des années, les Guyanais ont été bercés de promesses sans suite. Il a fallu qu’ils se lancent dans la grève générale pour que les ministres arrivent avec de nouvelles promesses. Le gouvernement est certes plus disposé à accéder aux demandes du patronat local qu’à celles des travailleurs. Si ces derniers veulent faire valoir leurs intérêts, il leur faut s’organiser et lutter pour leurs revendications de classe.

Il en va de même dans l’hexagone. Quel que soit l’élu le 7 mai, les travailleurs devront se battre pour défendre leurs intérêts. Le programme des principaux candidats suffit pour s’en convaincre. On nous annonce un second tour entre Macron et Le Pen. Derrière son sourire de DRH idéal, le premier veut aggraver la politique antiouvrière qu’il a menée comme ministre de Hollande : suppression de 120 000 emplois publics, hausse de la CSG, aggravation de la loi El Khomri. C’est pour cela qu’il est soutenu par les patrons et par tant d’anciens ministres du PS et de la droite ! Quant à Le Pen, elle pourfend le système pour mieux le protéger, à la manière du milliardaire Trump, son idole. Elle prend les immigrés comme boucs émissaires pour mieux diviser les travailleurs. Diviser pour régner, c’est la vieille ficelle des exploiteurs.

Alors, le seul vote utile pour les travailleurs sera un vote pour faire entendre leurs exigences : à commencer par un emploi et un salaire décent pour tous.

L’interdiction des licenciements et des suppressions d’emplois, la répartition du travail entre tous, l’augmentation des salaires et pensions de 300 €, un revenu minimum de 1800 € net, la prise de l’argent nécessaire sur les profits des grandes entreprises, enfin l’abolition du secret des affaires pour que les salariés exercent un contrôle sur les comptabilités des entreprises, telles sont les mesures défendues par Nathalie Arthaud.

Seules des luttes massives du monde du travail pourront les imposer au grand patronat. Le 23 avril, en votant pour Nathalie Arthaud, les travailleurs pourront les affirmer et les faire entendre auprès des leurs.

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