Communiqué de Pascal Le Manach - Lutte ouvrière -  :  Etat d’urgence : tentative de museler toute opposition au gouvernement !

Communiqué
01/12/2015

L’état d’urgence est de la poudre aux yeux, prétendant faire face aux éventuels terroristes.

Finalement, il est principalement utilisé pour tenter de museler toute contestation au gouvernement. On peut citer l’intervention de la police contre les manifestants écologistes à Caen, samedi, à l’occasion de la Cop21. Ils avaient pourtant décidé de faire seulement une file indienne sur le trottoir. Mais c’était encore trop ! Et leur banderole a été confisquée… On peut aussi mentionner la protestation organisée devant l’entreprise GDE à Nonan-le-Pin dans l’Orne, entreprise considérée comme un pollueur. Le patron n’a pas hésité, vendredi, à faire valoir l’état d’urgence auprès de la préfecture qui s’est alignée poussant les manifestants à se disperser. Cela fait écho à Paris : les interdictions avaient débutées par celle de la manifestation de soutien aux migrants le 22 novembre ; hier, place de la république, la police est intervenue contre les écologistes, avec plus de 300 personnes encore en garde à vue aujourd’hui.

Ceci, alors que bien d’autres rassemblements sont autorisés voire encouragés, dans la mesure où ils vont dans le sens de l’unité nationale prônée par le gouvernement.

La politique du gouvernement ne fait qu’abonder dans le sens des préjugés véhiculés par la droite et le Front national qui ne manquent pas d’en tirer profit politiquement.

Les travailleurs ne doivent pas se laisser impressionner et ont intérêt à se saisir de l’appel syndical à manifester mercredi 2 décembre, contre la politique gouvernementale et patronale : emploi, salaires, retraites, code du travail, libertés syndicales...

Et pour commencer : liberté de manifester !