Législatives 2022. :  Jean-Paul Macé défend « le camp des travailleurs » en Seine-Maritime

Article de presse
30/05/2022

Retraité de la métallurgie, le Havrais est le candidat de Lutte Ouvrière dans la neuvième circonscription. Il a pour suppléante Géraldine Genette, une enseignante rouennaise.

Il milite, syndicalement et politiquement, depuis l’âge de 17 ans. Jean-Paul Macé défendra les couleurs de Lutte Ouvrière dans la 9e circonscription de Seine-Maritime (Fécamp, Bolbec), pour les élections législatives des 12 et 19 juin 2022. Électromécanicien à la retraite, ce Havrais de 66 ans a démarré sa carrière en région parisienne. « Pendant 28 ans, j’ai été salarié d’un groupe, filiale de Renault, raconte-t-il. Puis l’usine a fermé. Il m’est arrivé ce qui est arrivé à des milliers de travailleurs, j’ai été obligé de changer de région pour avoir un emploi. En 2001, j’ai été reclassé dans la métallurgie en Haute-Savoie. Je suis un migrant de l’intérieur. »

Au chapitre politique, « Je me suis régulièrement présenté aux élections à tous les niveaux, aux municipales à Annecy, aux législatives, régionales et départementales en Haute-Savoie, détaille-t-il. Il faut que le camp des travailleurs se fasse entendre. On doit saisir l’occasion des élections pour mettre en avant nos revendications. » À la retraite, Jean-Paul Macé s’est installé en Normandie. C’est ainsi qu’il est arrivé au Havre, il y a un an. Le candidat a pour suppléante Géraldine Genette, une enseignante rouennaise de 30 ans qui milite pour LO elle aussi.

« Répartir le travail entre tous, sans perte de salaire »

« La situation n’a jamais été aussi grave depuis fort longtemps, insiste le Havrais. Les enjeux, dans la 9e circonscription, ne sont pas différents du reste de la région et du pays. Avant tout, pour les travailleurs en activité, en retraite ou en recherche d’emploi, il faut que les revenus augmentent pour faire face à la hausse des prix. Dans une situation qui ne cesse de se dégrader, la priorité, c’est les salaires et l’emploi. Quand on sillonne les rues de Fécamp ou de Bolbec, on voit un tas de gens qui expriment leur désespoir pour beaucoup, la colère pour certains.  »

S’il est élu, il proposera « le Smic à 2 000, l’indexation des salaires et des pensions sur les prix ».

« On devrait répartir le travail entre tous sans perte de salaire, avance-t-il. Sur les chaînes de production, il y a des gens qui perdent leur santé. De l’autre côté, il y a des gars qui crèvent sans travail, condamnés à la précarité à vie, avec des missions d’intérim et des petits boulots. »

« Je suis pour le contrôle des entreprises, ajoute-t-il. Il faudra que le monde du travail renoue avec les grandes luttes sociales. »

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Paris Normandie (Sylvie GESQUIERE)

Lire l'article en ligne