Législatives dans l’Orne. Alençon-Domfront : la parole à Charlotte Séchet, candidate Lutte ouvrière

Article de presse
25/05/2022

Charlotte Séchet, 49 ans, est la candidate de Lutte ouvrière pour les élections législatives de juin 2022, dans la première circonscription de l’Orne, Alençon-Domfront.

Propos recueillis par Fabienne GÉRAULT.

Charlotte Séchet, 49 ans, enseignante en lycée professionnel à Paris, est candidate aux élections législatives des 12 et 19 juin 2022, dans la première circonscription de l’Orne, Alençon-Domfront, sous l’étiquette Lutte ouvrière (LO). Si elle est élue, elle agira pour la levée du secret des affaires, une meilleure répartition des richesses et l’indexation des salaires sur les prix.

Quel est votre ancrage dans le territoire ?

J’ai d’abord des liens familiaux avec l’Orne car une partie de ma famille vit dans la région de Bellême et de Mortagne. Mon père a habité Saint-Julien, près du Mêle-sur-Sarthe. J’ai aussi des liens militants avec le territoire car nous avons deux conseillers municipaux Lutte ouvrière dans le département : un élu à Flers en 2020 et mon suppléant, Luc Truchon, aux Rives-d’Andaine. Surtout, je me sens liée à la population que je rencontre sur les marchés ou lors de porte-à-porte.

Quelles sont les problématiques à défendre en priorité sur votre circonscription ?

C’est la question du pouvoir d’achat. Il n’y a pas de raison que les travailleurs paient les crises, sanitaire et ukrainienne. Ces crises sont celles de ceux qui dirigent le monde. Or, ce sont toujours les mêmes qui subissent.

Je suis favorable à l’indexation des salaires sur les prix. Les entreprises indexent bien leurs bénéfices sur l’inflation. Il ne devrait pas y avoir de salaires, pensions ou retraites inférieurs à 2 000 € par mois. Comment peut-on vivre avec un Smic à 1 300 € avec toutes les augmentations de prix : le carburant, l’énergie, l’alimentation…

Si vous êtes élue, quelle loi voteriez-vous en premier ?

Une loi ordonnant la levée du secret des affaires commerciales, bancaires, industrielles. L’objectif, c’est de permettre aux salariés d’aller consulter les comptes pour savoir s’il y a de l’argent et où il va. Dans le privé et le public, on leur dit tout le temps qu’il n’y en a pas pour embaucher, les augmenter, améliorer leurs conditions de travail. Or les grandes fortunes explosent, les bénéfices des grandes sociétés aussi.

Pendant la crise, par exemple, il y a eu beaucoup d’aides de l’État versées aux entreprises. Où sont-elles allées ? Pas sur les comptes des travailleurs qui ont tout fait tourner pendant cette période.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Ouest France

Lire l'article en ligne