Futuroscope (Vienne)

Centres d’appels : ce n’est pas l’eldorado au bout du fil

Brève
23/01/2019

La préfète de la Vienne a visité une plateforme de recrutement officiant pour huit centres d'appels installés sur le site du Futuroscope. Le « community manager RH », lui faisant faire le tour du propriétaire, vantait la croissance du secteur et se targuait des centaines de postes à pourvoir en CDD, CDI ou à temps partiel. Conscient que les centres d'appels ont mauvaise presse, il soulignait la possibilité d'avoir un emploi à la carte pour répondre « aux besoins des candidats en recherche de poste ».

La réalité est bien moins idyllique avec des salaires au ras des pâquerettes, des journées de travail pouvant atteindre 12 heures et des RTT de récupération à la discrétion des patrons, des (rares) temps de pause chronométrés, etc... Tout cela explique le « turn-over » important qui sévit dans ces entreprises.

Ceci n'empêche pas certains journalistes de titrer sur les opportunités d'emploi à saisir, faisant mine de s'étonner des difficultés de recrutement du secteur. Quant aux responsables politiques de la communauté de communes de Poitiers, de la région Nouvelle-Aquitaine ou de l’État (via la Direccte), ils mettent à disposition des patrons de l'argent public... qui ira directement grossir leurs fortunes.