Ford Blanquefort

Contre Ford, la seule force, c’est celle des travailleurs en lutte

Brève
15/10/2018

Bruno Le Maire vient d’annoncer que Ford compte fermer définitivement et dans son ensemble l’usine, refusant l'option du repreneur car dans cette option, il lui faudrait passer commande de boites de vitesse pendant trois ans. Ford, qui optimise ses profits en réorganisant sa production à l'échelle du globe, n'en a cure. Il s'apprête donc à jeter à la rue près de 900 travailleurs, 3000 en comptant les sous-traitants et les emplois induits.

Il y a trois semaines, le ministre d'Etat Le Maire promettait pourtant une solution. Aujourd'hui, il démontre que ses promesses de politiciens n'étaient que du vent et ne pouvaient que servir à lanterner les travailleurs en leur demandant de lui faire confiance. Dans cette société, ceux qui commandent sont ceux qui possèdent les capitaux, et les politiciens qui se plaignent d’être menés en bateau par Ford mènent aussi en bateau les travailleurs. Car les capitalistes ne connaissent que leur profit, que ce soit Ford ou le repreneur pressenti qui n'aurait repris que 300 emplois, pour une durée non déterminée, et à la condition d'encaisser 17.5 millions d'euros de subventions publiques.

Dans ce bal des faux-culs, entre patrons et gouvernement, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et sur leurs luttes pour faire payer leur peau, le plus cher possible.