Ruelle-sur-Touvre (Charente)

Naval Group : échec au licenciement

Après un débrayage en soutien à un collègue sur le point d’être licencié, la direction annule la procédure

Brève
22/07/2019

Mardi 16 juillet, une centaine de travailleurs du site Naval Group de Ruelle ont débrayé trois-quarts d’heure à l’appel de plusieurs syndicats. C’était une réaction d’émotion à la convocation pour un entretien préalable à licenciement d'un camarade technicien en fin de carrière, très estimé. La direction lui reprocherait son manque d'efficacité à son poste.

Le lendemain même, mercredi 17, à l’issue d’une rencontre direction-syndicats, la direction reculait : elle annulait la procédure purement et simplement, indiquant que « des éléments nouveaux concernant le salarié et sa situation personnelle nous ont été communiqués ».

Cette tentative de frapper un travailleur n’est pas un fait isolé. Cela fait des mois que, sur les travailleurs anciens en particulier, mais aussi sur l’ensemble des personnels – ouvriers et ingénieurs et techniciens –, la pression s’accentue. Lors des entretiens individuels avec les « managers », comme au quotidien, les exigences et la pression augmentent. Ce qui se solde par de la fatigue, des conflits, des démissions, des arrêts-maladie, des burn-out.

Le marché de l’armement et de la destruction se porte bien, les actionnaires se frottent les mains. Mais pour les travailleurs, cela se traduit par une charge de travail qui s’alourdit.

Cela se fait en embauchant au minimum, et donc en aggravant les contraintes, les exigences, en clair l'exploitation des salariés de Naval Group. Et aussi en recourant massivement à des entreprises sous-traitantes.

La direction de Naval Group Ruelle a pensé se débarrasser d’un camarade ancien impunément. Mais elle a dû reculer devant la réaction des travailleurs qui ont senti qu’il fallait s’opposer à l’agressivité patronale de façon collective.

Lien vers l'article du journal de Lutte ouvrière sur le même sujet.