Municipales à Bordeaux :  Fanny Quandalle veut « faire entendre le camp des travailleurs" pour LO »

Article de presse
25/02/2020

Fanny Quandalle pour Lutte ouvrière. © Crédit photo : archives laurent theillet

Fanny Quandalle, employée de La Poste, défendra les couleurs de Lutte ouvrière le 15 mars pour les élections municipales.

Il s’agit d’une seconde candidature pour Fanny Quandalle puisqu’elle s’était présentée en 2014 aux municipales. Elle figurait également sur la liste des Européennes du mouvement qui se définit comme « communiste révolutionnaire ».

« Sud Ouest » Quel est le sens de votre candidature ?

Fanny Quandalle À Lutte ouvrière, nous sommes là pour faire entendre le camp des travailleurs, mais aussi des chômeurs et des retraités. Ils subissent les attaques du grand capital et du gouvernement. Il faut s’organiser, il faut se défendre. Il y a deux camps : les exploiteurs et les exploités. Il est hors de question que les exploités ne puissent pas s’exprimer dans les grèves, dans les manifs mais aussi aux élections. C’est le sens de ma candidature. Lutte ouvrière sera présente dans 200 communes en France. En Gironde, nous serons présents à Bordeaux, Mérignac, Langon et Libourne.

Comment définiriez-vous, idéologiquement, votre mouvement ?

Nous sommes communistes révolutionnaires. Nos ennemis, ceux qui sont à la manœuvre contre le monde du travail ce sont le grand patronat, les grands banquiers. Ceux qui tous les jours n’hésitent pas à fermer des usines, supprimer des emplois en se servant pour cela de l’État et des gouvernements successifs pour exécuter leurs basses œuvres. Nous sommes révolutionnaires. Nous pensons que ce n’est pas dans les urnes que nous pourrons nous défendre.

Pourquoi alors vous présenter aux municipales ?

Pour nous exprimer ! On ne milite pas uniquement en période d’élections. Nous le faisons tout le temps dans nos quartiers, dans nos entreprises. Nous sommes là pour que les travailleurs aient conscience de leur force et qu’ils soient en capacité de s’organiser. Agiter notre drapeau pendant ces élections, c’est dire qu’il y a une guerre sociale aujourd’hui. Ces élections permettront aux travailleurs, chômeurs et retraités de compter et de dire : « On n’est pas d’accord avec le camp d’en face ».

Il n’y a pas d’embouteillage à la gauche de la gauche, Philippe Poutou du NPA se présente avec l’appui de LFI, qu’est ce qui vous sépare ?

Je suis ravie que toutes les tendances puissent s’exprimer pendant ces élections. Nous ne voulons pas laisser croire que c’est en votant bien qu’au sein d’une municipalité il y aura tous les moyens pour changer l’exploitation, renverser le capitalisme, pour changer l’organisation sociale. Une mairie n’a pas le pouvoir de le faire. Si une municipalité ouvrière existait, elle s’appuierait sur le mouvement des travailleurs.

Logements, transports vous proposez quoi ?

Une municipalité ouvrière servirait de points d’appui aux habitants. Nous sommes favorables à la réquisition des logements vides. Pour les transports, nous sommes favorables à la gratuité. Mais attention les chauffeurs de bus de tram, qui va les payer ? Il faut également entretenir, changer le matériel, créer de nouvelles lignes, nous pensons que c’est aux capitalistes de payer. C’est aux grands patrons de payer, de même que les gens qui vont faire leurs courses dans les centres commerciaux, c’est à eux de payer. Les mairies servent de vache à lait aux capitalistes. Les capitalistes leur font financer tout ce qui leur sert : le logement, le transport…

Xavier Sota