Charente libre :  Lutte ouvrière – Une campagne pour « réveiller la conscience de classe »

Article de presse
22/05/2017

L'article tel qu'il apparaît dans Charente libre

L'élection, c'est une « mascarade », annonciatrice « d'une politique antiouvrière », revendiquée par le nouveau président. Alors, ils seront trois, candidats aux législatives pour « faire entendre le camp des travailleurs ». Olivier Nicolas, informaticien, Alain Marquet, éducateur, Anne Mainguy, employée, et leurs suppléants Jean-Pierre Courtois, Patrick Curgani et Frédéric Defossez, le revendiquent. Ils sont les derniers communistes, ceux qui osent la faucille et le marteau sur leurs affiches et qui ont apporté 0,83 % des suffrages en Charente à Nathalie Arthaud au premier tour de la présidentielle.

Ils annoncent clairement la couleur : « on ne se laissera pas faire ». Les candidats Lutte ouvrière, qui refusent de voir la contestation sociale abandonnée ou récupérée par le FN, en profitent aussi pour rappeler les fondamentaux. « Il faut que les ouvriers, les travailleurs, reprennent conscience du fait de faire partie d'une classe », qu'ils retrouvent en LO ce qu'Anne Mainguy appelle « une boussole, au cas où ». Au cas où la rue ferait de nouveau entendre sa voix « pour affirmer l'existence d'un camp des travailleurs aux intérêts diamétralement opposés à ceux de la grande bourgeoisie ». Les militants LO sont partis en campagne contre les lois Macron à venir, contre les licenciements « et les sacrifices demandés aux travailleurs qui ne servent à rien ». Ils se sont lancés dans une campagne « sur les luttes sociales, sur le terrain ». Sans grands meetings mais au contact. Ce que Jean-Pierre Courtois appelle une campagne « au bouton de veste ». Au plus près des électeurs.