Sud Ouest :  Nathalie Arthaud part au front à Cenon

Article de presse
13/11/2017

Photo Quentin Salinier / Sud Ouest

 

Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, était à Cenon hier après-midi.

Pour sa traditionnelle fête, le parti a fait venir Nathalie Arthaud, sa porte-parole.

25 kilogrammes de graines pour un couscous géant et ses 150 convives. Au château du Diable à Cenon, l’ambiance est à la fête populaire. Il est 14 h 30, et dans une cacophonie ambiante, les militants du parti d’extrême gauche Lutte ouvrière, sont toujours attablés.

Hier, la branche girondine du parti tenait son rendez-vous annuel avec, cette année, une invitée de marque. Nathalie Arthaud, porte-parole du mouvement et relève de la fameuse Arlette Laguiller, était à Cenon. Au programme des festivités : une exposition sur la révolution russe et ses 100 ans, un spectacle de chant et de danse et, évidemment, un discours de la porte-parole du parti.

Entre deux débats, les militants d’extrême gauche pouvaient exercer leur agilité, avec un chamboule-tout légèrement politique. Sur les boîtes de conserves à viser : des caricatures de Donald Trump, d’Emmanuel Macron ou encore de Manuel Valls. 50 centimes la partie, pour gagner un panier gourmand.

Rencontrer les Girondins

« C’est important pour moi d’aller à la rencontre des camarades du parti, confiait Nathalie Arthaud. Cette fête est un moment fraternel et populaire. » Au-delà du banquet et des réjouissances de la fête, c’était l’occasion pour l’ancienne candidate à la présidentielle de 2017 de revenir sur des sujets politiques plus larges.

« Aujourd’hui, avec les militants, on va discuter des “Paradise Papers”. C’est une actualité dingue. Ce sont des riches issus de la bourgeoisie, qui, en plus, se permettent d’échapper au financement de la société. Et après, on nous serine que les caisses sont vides », s’est animée la politique.

Pendant l’entretien, la compagnie Betty Blues est montée sur scène. « Merci d’être venus aussi nombreux, même si on sait bien que vous êtes là plus pour le discours de Nathalie Arthaud que pour nous », ironisait l’une des comédiennes. Elle a alors entonné « Un jour mon prince viendra », sous l’œil d’un Léon Trotski haut de deux mètres. Une affiche géante du révolutionnaire et mentor communiste avait été accrochée par les militants, près de la scène.

Le centenaire de la révolution russe était au cœur du rendez-vous. « Dans mon discours, je vais rappeler la solidarité fondamentale que Lutte ouvrière entretient avec 1917. Cet événement est la preuve que le pouvoir aux ouvriers n’est pas une utopie. »

Devant le château du Diable, une petite exposition concernant février et octobre 1917 avait été installée. Y étaient évoquées les « dérives staliniennes ». Pas très étonnant pour des Trotskistes.

Publié le 13/11/2017 à 8h18 par Constance Vilanova.