Airbus Helicopters :  Débrayage sur les salaires

Echo d'entreprise
28/03/2022

"200€ sinon pas d'hélicos!"  

Les travailleurs d’Airbus Helicopters, à l'annonce du record historique de bénéfices de l'entreprisse de 4,2 milliards d’euros cette année ont pu constater que ce n’est pas la crise pour tout le monde. C’est dans ce contexte que les négociations annuelles obligatoires (NAO), se sont ouvertes, mais la mobilisation des travailleurs a un peu bousculé ces « négociations ».

Des travailleurs ont commencé à se réunir à l’initiative de la CGT. Les discussions commençaient à la pause, et se prolongeaient… bien au-delà de la pause. Les chefs n’osaient pas intervenir . Des travailleurs de plusieurs secteurs se sont rassemblés plusieurs fois à l’extérieur de leurs hangars, se retrouvant tous ensemble et aussi devant le bâtiment où se déroulaient les négociations.

Les syndicats FO, CFTC, CGC et CGT appelèrent donc à un débrayage, mardi 22 mars à partir de 13 h  30. Les ateliers se vidèrent. Bientôt, ce furent plus de 2000 travailleurs qui se retrouvèrent dans l’allée centrale. Dans les bureaux, pas d'appel mais plus d’une centaine, dont des cadres, rejoignirent quand même le cortège.

Quand le mégaphone de la CGT scandait : « 200 euros, sinon pas d’hélicos…», c’était tout le monde qui le reprenaient .

Lundi 28, les salariés apprenaient que l’accord avait été signé. Ce sera 60 € d'augmentation générale brute pour 2022. On est bien loin de ce qui serait nécessaire, mais la conviction d’une partie des travailleurs qui ont vécu ces journées, c’est qu'une heure de grève a pesé plus qu’un mois de "négociations".