La Provence Arles :  Guy Dubost (LO), l’esprit révolutionnaire

Article de presse
16/01/2020

Guy Dubost sera à la tête d’une liste Lutte ouvrière, faisant monter à 10 le nombre de candidats. / PHOTO V. FARINE

"Ce serait aberrant de ne pas être candidat, et que dans une ville où l’on a l’habitude de présenter notre programme on ne le fasse pas. C’est normal qu’il y ait cette continuité."

Suivant cette logique, Guy Dubost se lance donc dans la course des municipales, et sera candidat pour la quatrième fois à ce scrutin. "Ce qui me motive, c’est la situation générale qui touche le monde du travail, et au-delà, toute la société, indique-t-il. Moi, je suis dans le camp des travailleurs. La crise, ce sont eux qui la supportent, c’est la population pauvre. D’ailleurs, dans notre liste, on aura des gens très précaires, des gens qui sont au RSA."

Alors que l’on recense des listes à gauche et à l’extrême-gauche sur ce scrutin, Lutte ouvrière va constituer un choix supplémentaire. Car il n’a jamais été question d’un quelconque rapprochement avec la fédération populaire initiée par La France insoumise et le NPA par exemple. "C’est une profonde utopie de dire que l’on pourra gérer une ville avec un programme, cette illusion électorale, je la combats. C’est une lutte à mort aujourd’hui, il faut récupérer tout ce qui a été concédé depuis la guerre. Au niveau national, comme avec tous ceux qui sont passés en mairie, de reculade en reculade, on a fait la lie des forces extrémistes comme le Rassemblement national."

De ce point de vue, pour Guy Dubost, droite et gauche sont à mettre dans le même panier. "Je ne me réclame pas de la gauche, qu’est-ce qu’ont fait les gouvernements de gauche pour la retraite ?, interroge-t-il. Je ne suis pas proche de LFI et du NPA, qui, eux, expliquent qu’ils ont des solutions pour la ville dans leur programme. À Lutte ouvrière, nous sommes des révolutionnaires, ce monde est à combattre, à abattre !" L’ancien des CMP (il était contrôleur de soudure), 66 ans, distille quand même quelques idées, la gratuité des services publics, dont les transports, la gratuité de la culture… "Ce n’est pas un programme, ce sont des droits", estime-t-il, avant de préciser sa démarche: "La toile d’araignée tissée pendant la campagne sera un ferment pour l’avenir", prévoit ce pilier des manifestations contre la réforme des retraites, qui entend bien plaider sa cause auprès des manifestants-électeurs dès ce matin, pour le nouveau rassemblement prévu au kiosque à musique.

Ch.V.