Amiantés du tripode de Nantes

Le scandale continue

Brève
20/12/2018

De 1972 à1993, près de 1800 fonctionnaires de l’INSEE, du trésor public, du ministère des affaires étrangères et du restaurant inter administratif ont travaillé dans le bâtiment du tripode sur l’île de Nantes et ont été exposés aux poussières d’amiante car ce matériau cancérigène était présent dans toute la stucture. La tour a été détruite en 2005 après désamiantage. Pourtant, le site n’est toujours pas déclaré amianté ce que réclament environ 200 agents encore en activité, ainsi que la reconnaissance du préjudice d’anxiété et du risque de maladie liées à l’amiante, ce qui leur permettrait de partir en préretraite. Cinquante anciens agents ont d’ailleurs été reconnus en maladie professionnelle. Une étude épidémiologique a révélé que les salariés concernés avaient une espérance de vie réduite de six ans en moyenne. L’Etat a été reconnu responsable mais le tribunal administratif a considéré que les faits étaient prescrits ; l’appel des agents sera examiné en 2019.

L’amiante n’a été interdite qu’en 1997 alors que le risque était connu depuis longtemps. La moindre des choses serait que l’employeur, en l’occurrence, les pouvoirs publics, se préoccupent du suivi médical et satisfassent les revendications des salariés.