Crise du logement (Angers)

Les grands moyens... contre les sans logis !

Brève
22/12/2020

Vendredi 18 décembre à Angers, 300 personnes ont participé à un rassemblement organisé dans le cadre de la journée internationale des migrants, à l’appel de plusieurs associations. Les organisateurs ont dénoncé l’évacuation du squat de la rue Desjardins, appelé « Refuge des Individus Oubliés » (RIO), qui avait eu lieu la veille au petit matin, avec les grands moyens : 17 cars de CRS et 60 policiers, avec fusils d’assaut, pour expulser... 15 occupants !

Ces étudiants précaires, travailleurs sans domicile et / ou sans papiers, ou encore demandeurs d’asile, ont été fouillés et pris en photo individuellement. Leur identité a été relevée. En guise de cadeau de Noël, ils sont convoqués au tribunal le 24 décembre.

Depuis le 1er janvier 2019, la loi Elan permet de jeter des êtres humains dehors sans délai, même en plein hiver, en cas de flagrant délit de « violation de domicile ». Ceci explique probablement pourquoi ce motif est invoqué par les autorités. Or, un domicile est un lieu où une personne a établi sa résidence principale. Ce n’était pas le cas ici : le logement occupé depuis le 11 décembre était vide. La vérité, c’est que l’immeuble vient d’être racheté par un promoteur immobilier, la société Prominvest, et qu’il a porté plainte.

C’est donc pour qu’un promoteur puisse faire ses affaires sans entraves que la justice et la police sont intervenues, sans lésiner sur les moyens.

 

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