Leur société
SCAF
la guerre pour les profits de guerre

Après 3 milliards de dépenses en études, neuf ans de palabres autour du projet franco-allemand d'avion dit du futur (SCAF), celui-ci s'est écrasé avant même de décoller. Côté allemand, autour d'Airbus, comme côté français, les industriels veulent s'accaparer la plus grosse part des centaines de milliards alignés par les États pour s'armer sur mer, sur terre, dans les airs et dans l'espace.
Pas question pour Dassault, dont la dynastie et la fortune ont prospéré avec les Mirages et autres Rafales grâce aux soutiens de l'État français, de risquer de perdre les commandes de cette machine à cash. Trappier, son PDG, patron de la fédération métallurgie du Medef, est d'ailleurs surnommé le « vice-ministre des armées ». Il personnifie la façon dont la bourgeoisie impose ses intérêts à son État.