Strasbourg : Débrayages chez Dumarey Powerglide11/04/20242024Brèves/medias/breve/images/2024/04/AG_d%C3%A9brayage_Dumarey.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C1600%2C900_crop_detail.jpg

Brève

Strasbourg

Débrayages chez Dumarey Powerglide

Illustration - Débrayages chez Dumarey Powerglide

En début de semaine la direction de  Dumarey Powerglide  à Strasbourg (ex-Punch), 800 salariés, sous-traitant de l’équipementier allemand ZF, annonçait que la production de boîtes de vitesse 8HP, destinées essentiellement à BMW (qui diminue sa production)  s’arrêterait le 31 août. ZF avait déjà, de son côté, annoncé en début d’année 7000 licenciements et la fermeture de l’une de ses usines en Allemagne et arrête aujourd’hui ses commandes à Dumarey.

Mercredi 10 avril, 210 ouvriers  ont débrayé une heure en fin d’équipe du matin et en début d’équipe d’après-midi à l’appel des syndicats CGT et CFDT. L’inquiétude est grande parmi les travailleurs car c’est la plus importante partie de la production qui va s’arrêter et cela concerne la majorité des travailleurs de l’usine. 

D’ores et déjà la direction, dans un discours qui se voulait rassurant,  a informé qu’à partir du 1er juillet le travail se ferait en une seule équipe, les intérimaires étant les premiers sacrifiés, soit entre 180 et 200 ouvriers. Et elle ne s’est pas privée  de faire la leçon aux travailleurs qui avaient refusé de venir travailler samedi dernier, répondant à un mot d’ordre de grève des syndicats. Beaucoup ont répondu à cet appel parce qu’ils n’acceptent pas que d’un côté on leur impose des semaines hautes avec heures supplémentaires et que de l’autre ils soient sous la menace du chômage dans quatre mois.

Le syndicat CGT a mis en avant comme revendications prioritaires la garantie de tous les emplois sur 5 ans, aucun licenciement collectif sur 5 ans, aucune remontée de dividende sur 5 ans et une garantie financière en cas de suppressions d’emplois. Ces revendications ont été soumises aux travailleurs  pour qu’ils en discutent. Les travailleurs n'ont pas à subir la politique des capitalistes, à savoir faire payer aux travailleurs la folie de leur système qui s’enfonce dans la crise.

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