Municipales 2026
Chaumont

Sylvain DEMAY

Agnès ROZE
À Chaumont comme ailleurs, les promesses locales se multiplient. Pourtant, ayant été élu conseiller municipal en 2020, si j’ai bien vu une chose ces six dernières années, c’est que le pouvoir n’est pas au conseil municipal, pas plus qu’il n’est à l’Assemblée ou à l’Élysée. Ce sont les grands groupes capitalistes qui l’ont. Un exemple : entre 2022 et 2025, le prix des assurances a doublé pour la commune. Cette augmentation parmi d’autres a entraîné l’augmentation des tarifs municipaux de 3 à 4 % par an. Tout augmente sauf les salaires !
J’ai pu constater – et dénoncer – que même au niveau de la municipalité, le patronat est gavé d’argent public. La municipalité a annulé 500 000 € de dettes à Capdevielle, une entreprise qui avait promis des emplois contre des aides publiques et est partie avec la caisse. On dit que les patrons prennent des risques ? Mais pendant le Covid, les groupes privés qui gèrent les cantines scolaires et le cinéma ont été remboursés ! Et la piscine, gérée aussi par le privé, vient de se faire rembourser des dépenses d’énergie « imprévisibles » de 2022-2023 ! Quel ouvrier, quelle aide à domicile a pu voir ses dettes effacées aussi facilement ?
Leurs promesses sont autant de mensonges : le seul moyen de régler les problèmes, même locaux, ce serait d’en finir avec le parasitisme des capitalistes, et seuls les travailleurs mobilisés et conscients de leurs intérêts peuvent le faire. Représenter le camp des travailleurs, c’est s’organiser dans ce but et ouvrir notre bouche pour dénoncer les méfaits des capitalistes, partout où on est !