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Municipales 2026
Clermont

Franck VATINEL

Valérie MEUBLAT
Dans notre ville de 10 000 habitants, où je mène la liste Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs, le plus gros employeur est l’hôpital psychiatrique (CHI- Centre hospitalier isarien).
Il compte encore plus de 2 000 salariés, dont une partie travaille dans des antennes locales situées dans tout le département de l’Oise. Mais le nombre de lits d’hospitalisation complète, ainsi que de travailleurs hospitaliers diminue au fil des ans. La direction du CHI fait rénover des bâtiments, qui en ont bien besoin, mais en profite pour diminuer le nombre de lits par pavillon. Sur les ordres de l’Agence régionale de santé et du ministère de la Santé, elle mène une politique d’économies tous azimuts
Les soignants travaillent en subissant un sous-effectif permanent : plus assez de soignants pour encadrer les sorties des patients, pour animer des ateliers thérapeutiques, même pour discuter avec les patients et les apaiser afin d’éviter qu’ils ne rentrent en crise. La hiérarchie demande de plus en plus souvent de revenir travailler sur les repos pour combler les trous du planning, elle accorde difficilement les congés quand les hospitaliers veulent les poser.
Les conditions de travail sont si dégradées que les psychiatres ne se précipitent pas pour travailler au CHI : il en manque au moins une quarantaine avec des conséquences choquantes sur le suivi médical. Pourtant les besoins de la population ont tendance à augmenter. La dureté de la vie - les confinements du temps de la pandémie n’ont rien arrangé - se traduit par une hausse des troubles mentaux.
Or les moyens pour traiter les affections mentales sont de plus en plus insuffisants. Les services de pédopsychiatrie sont sinistrés. Il faut des mois aux familles pour décrocher un premier rendez-vous pour un enfant ou un adolescent en souffrance.
À Clermont ceux qui travaillent à l’hôpital général, ou qui en ont besoin, ressentent le même manque de moyens pour la santé de la population. Quant aux salariés de la zone industrielle, ils voient la plus grosse entreprise privée, l’usine locale du géant de la chimie BASF, réduire le nombre d’emplois. C’est tout cela que notre liste de travailleurs dénonce dans ces élections municipales.