Municipales 2026
Metz

Mario RINALDI

Oriane DERMY
Je travaille comme mécano en 3 x 8 depuis trente ans chez Renault à Batilly et ma camarade Oriane est enseignante à Metz.
Enfant d’émigrés italiens venus en France travailler, comme beaucoup, dans la sidérurgie, je côtoie à l’usine les travailleurs immigrés d’aujourd’hui : afghans, soudanais, ukrainiens, angolais ou d’ex-Yougoslavie... ils font tourner les entreprises de Metz et des alentours, ballottés d’Amazon à Stellantis en passant par Renault. Ils sont majoritairement intérimaires avec des papiers provisoires et font évidemment parti du camp des travailleurs.
Chez Renault à Batilly, la direction a licencié brutalement 700 intérimaires en février 2025, avant d’en reprendre au compte-goutte. Mais il y a aussi les suppressions d’emplois plus insidieuses comme chez Stellantis à Borny ou près de mille emplois ont disparu en 20 ans.
Chez NovAsco, le dernier repreneur, le fond financier Greybull, a mis la clef sous la porte sans avoir versé les 90 millions qu’il s’était engagé lors de la reprise du groupe Ascometal en 2024. 450 travailleurs viennent d’être licenciés à Hagondange avec des indemnités au ras des pâquerettes, tandis que les repreneurs successifs ont vidé les caisses du groupe et englouti 205 millions d’aides publiques en dix ans.
Qu’ils aient le droit de vote ou pas, c’est le camp des travailleuses et des travailleurs que nous voulons représenter à ces élections, le camp de ceux qui font fonctionner la société.