Municipales 2026
Thionville

Guy MAURHOFER
Plus de la moitié de la population active de Thionville passe tous les jours une frontière, celle du Luxembourg, pour pouvoir travailler et nourrir sa famille. Les salaires y sont meilleurs, à condition d’avoir un travail à temps complet, mais c’est sans compter avec les 40 heures de travail et les bouchons sur la route.
C’est le résultat des suppressions massives d’emplois hier dans la sidérurgie, comme aujourd’hui chez les sous-traitants de l’automobile. A Trémery, Stellantis a supprimé plus de 2 000 emplois en vingt ans. C’est la conséquence de l’exploitation capitaliste dont les travailleurs du monde entier sont victimes.
Dans le classement des villes de plus de 20 000 habitants, Thionville est la 5ème du point de vue des inégalités de revenus. Les écarts de revenus entre les riches et les pauvres y sont de 3 757 € par mois, explique l’Observatoire des inégalités. Considérable !
Aujourd’hui retraité, j’ai passé l’essentiel de ma vie professionnelle à travailler à la Centrale nucléaire de Cattenom où j’étais employé. J’ai pu y mesurer la dégradation de ce qui était un service public, celui de l’électricité, et qui est devenu une entreprise comme une autre, les yeux rivés sur le montant des profits. Et qu’EDF soit aujourd’hui à nouveau nationalisée n’y change rien : c’est la même logique capitaliste.
Les travailleurs, de l’ouvrier à l’ingénieur, en passant par l’aide-soignante ou l’enseignant, font tout fonctionner. Pendant le Covid, ce sont eux qui ont permis que la société ne s’écroule pas, pas les actionnaires, pas les ministres. Nous voulons affirmer dans ces élections que les travailleurs devraient la gérer. Et cela marcherait beaucoup mieux !