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- Lutte ouvrière n°3001
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Dans les entreprises
Brandt – Loiret
sauver les marques ou les salariés ?
Le 1er janvier, les 700 travailleurs de Brandt recevaient, en guise de vœux de bonne année, leur lettre de licenciement. Le 5 février, le tribunal de Nanterre devait examiner différentes offres de rachat.

À Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d’Orléans, la plupart des 350 travailleurs licenciés sont sceptiques sur l’offre de reprise faite par Thomson Computing, qui prétend embaucher 150 personnes. En effet, ils ont appris que cette entreprise, qui prévoit l’assemblage de composants électroniques pour la production de drones, d’équipements de robotique et d’objets connectés, était elle-même en difficulté financière. Cela n’empêche pas la métropole orléanaise de soutenir son projet, sous prétexte que Thomson Computing conserverait les marques « emblématiques » : Brandt, Vedette, De Dietrich et Sauter.
En plus du soutien à ce projet, à quelques heures de la limite du dépôt des offres de rachat, le président de la métropole et maire d’Orléans a déposé une offre de rachat de ces quatre marques. Ce dernier, dans une surenchère flattant le patriotisme économique, a ainsi justifié son offre : « J’en ai marre que la France recule, il ne faut pas que ces marques partent à l’étranger ».
Mais les actionnaires du CAC 40 français se portent très bien, tout comme ceux qui ont jeté à la rue les travailleurs de Brandt comme de vulgaires kleenex. Seuls les travailleurs, à qui on impose des salaires au rabais, se sont appauvris et le fait que les marques restent françaises ne leur donne aucune garantie, ni de salaire ni d’emploi.
Elles restent donc à imposer !