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- Lutte ouvrière n°3001
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Leur société
Prix
le ruissellement… vers le haut
Au 1er février encore, certains prix ont augmenté. Lentement mais sûrement, les charges qui pèsent sur les budgets populaires s’alourdissent.
Ainsi les frais bancaires, qui font partie des dépenses obligatoires des travailleurs, augmentent de 3 %, selon l’enquête annuelle de l’association de consommateurs CLCV. Cela s’ajoute à l’augmentation de 2025, déjà de 3 % en moyenne, mais de beaucoup plus pour les frais de tenue de compte qui, après +8 % l’an dernier, augmentent de 6 % au 1er février 2026. Les péages d’autoroute augmenteront, eux, de 0,86 % en moyenne, de même que certains paquets de cigarettes.
Le gouvernement tempère en communiquant largement sur une baisse des factures d’électricité, qui sera très loin de compenser les hausses vertigineuses de ces dernières années, mais oublie la hausse continue des prix des produits alimentaires. Chacun peut le constater : les salaires n’augmentent pas aussi vite que le coût de la vie.
Mais l’argent des ménages populaires ne disparaît pas. Il ne sert pas non plus à augmenter les salaires des travailleurs des autoroutes ou des employés de banque, ni ceux des travailleurs de la grande distribution. Il enrichit directement les patrons des grandes entreprises qui fixent les prix. Les péages alimentent les profits des grandes sociétés d’autoroutes, Vinci, Cofiroute, et autres ; les frais bancaires arrivent directement dans les coffres-forts de la BNP, de la Société générale, du Crédit mutuel ; les prix dans les grandes surfaces enrichissent les industriels de l’agro-alimentaire et de la grande distribution. Autrement dit, l’augmentation des prix sort de la poche des familles ouvrières pour enrichir encore le très grand patronat.
Contrairement à un mythe largement relayé, ce ne sont pas les grands patrons qui permettent aux travailleurs de vivre, c’est toute la population laborieuse qui est rackettée pour gonfler les profits des capitalistes.