Libre-échange et protectionnisme, deux politiques pour la bourgeoisie08/04/20242024/medias/presentation/images/2024/04/Protectionnisme_X4UOrz1.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C1200%2C675_crop_detail.jpg

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Libre-échange et protectionnisme, deux politiques pour la bourgeoisie

Illustration - Libre-échange et protectionnisme, deux politiques pour la bourgeoisie

Libre-échange ou protectionnisme sont deux politiques possibles pour la bourgeoisie en fonction de ses intérêts.

Les capitalistes sont partisans du libre-échange quand ils sont en position de force pour conquérir des marchés, et protectionnistes quand ils veulent être protégés de leurs concurrents. 

Aucune de ces politiques ne protège les travailleurs ! Les partisans du protectionnisme économique prétendent que le retour aux droits de douane sur les produits importés favoriserait les entreprises qui produisent en France et que l’emploi serait ainsi protégé. C’est une tromperie !

Faire croire aux travailleurs que leur emploi et leur salaire doivent dépendre des bons résultats de leur entreprise, c’est le mensonge habituel des patrons pour masquer le fait qu’ils se réservent toujours les profits, pendant qu’ils imposent toujours plus de sacrifices aux travailleurs.

Ces taxes aux frontières se répercuteront sur les prix de toutes les marchandises importées, et ce sont donc les classes populaires qui le paieront par une diminution de leur pouvoir d’achat.

Une telle politique servira peut-être une partie des patrons français, mais ils ne cesseront pas pour autant de supprimer des emplois si cela peut leur permettre d’augmenter encore davantage leurs profits. 

Faire croire que la fin des traités de libre-échange développerait les emplois et protègerait les petites entreprises est un mensonge. D’abord, l’économie est mondiale, de fait ; il est complètement absurde d’imaginer la France produire seule sa nourriture, ses médicaments, et pourquoi pas son pétrole ou son uranium ! Le problème n’est pas que la production soit faite à l’échelle mondiale, mais qu’elle soit organisée en fonction des profits des grands patrons. Et leur pouvoir ne repose pas sur des traités, mais sur la propriété des capitaux. C’est cela qu’il faut contester !

Les frontières, c’est l’arme des patrons pour diviser les travailleurs. Au nationalisme prôné par la bourgeoisie et ses porte-parole, les travailleurs doivent opposer les valeurs qui ont toujours été celles du mouvement ouvrier, la solidarité et l’internationalisme. En étant unis, par-delà les frontières de leur entreprise et de leur pays, ils pourront représenter une force capable de se faire craindre du patronat et de mettre fin à la catastrophe sociale qui menace d’emporter toute la société.

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