Échos des entreprises

Institut coeur-poumon de Lille :  Ça va mal pour l’hôpital, pas pour le capital !

Echo d'entreprise
07/04/2021

Au CHU de Lille, les travaux de l’institut cœur-poumon sont officiellement terminés. Le chantier a finalement duré 7 ans. Si des rénovations étaient nécessaires, elles représentent surtout des contrats bien juteux pour des entreprises privées. C’est le groupe Vinci, qui a récupéré le contrat de rénovation avec son entreprise Sogea Caroni, soit une commande de 200 millions d’euros.

L’ICP est aussi un terrain de jeux pour les trusts pharmaceutiques, comme l’entreprise Medtronic, qui y vend 11 % du matériel et qui affiche 20 millions de bénéfices en 2020.
Un institut cœur-poumon représente sans doute une avancée mais, dans la société capitaliste, de tels progrès sanitaires ne sont au final que des prétextes pour détourner l’argent public vers les grands groupes capitalistes.

Walor, Bogny-sur-Meuse ( Ardennes) :  Soutien aux grévistes assignés en justice

Echo d'entreprise
07/04/2021

Walor, leader européen de fabrication de pièces usinées pour l’automobile, est de nouveau en butte à la colère des travailleurs, cette fois sur son site de Bogny-sur-Meuse. Les salaires y sont insuffisants,  les pressions patronales s’exercent à tous les niveaux. Et ce sont les femmes qui ont donné l’impulsion au mouvement : leur salaire, à poste équivalent, est de 200 euros inférieur à celui des hommes.  

95% des travailleurs du site de Bogny-sur-Meuse sont  en grève depuis mercredi 31 mars. Ils se battent pour une augmentation du taux horaire et l’égalité salariale. Face à ce mouvement, la direction a sorti la grosse artillerie : constat d’huissier et comparution devant la justice de quatre grévistes, qui doivent répondre du chef d’accusation  d'« entrave à la liberté de travailler ». Ils sont menacés de licenciement.  A croire que ces quatre là ont bloqué à eux seuls un site comptant 184 salariés, dont la quasi totalité est en grève depuis une semaine. Face à ce mouvement qui rappelle la grève victorieuse des travailleurs du site Walor de Vouziers en février dernier, la direction est vite passée à l’offensive et a opté pour des manœuvres d’intimidation. 

Une quarantaine de personnes s’est retrouvée devant le tribunal de Charleville-Mézières mardi 6 avril pour soutenir les travailleurs menacés. Les grévistes sont bien déterminés à se défendre et à poursuivre leur mouvement, soutenus par leurs collègues grévistes qui, eux, sont restés sur le piquet devant l’usine.

Hôpitaux :  "Y'a trop de travail à l'hôpital, y'a trop de chômeurs à l'extérieur"

Echo d'entreprise
06/04/2021

Face au manque de personnel des hôpitaux, le seul argument du gouvernement c’est : on ne peut pas former des agents en quelques semaines.
Ce ne sont pas seulement les soignants qui manquent mais des travailleurs de tous les secteurs : blanchisserie, transport des malades, secrétariat, nettoyage...
Gérer plus de 300 appels par jour toute seule comme dans un secrétariat au CHRU de Lille ; courir 20 kilomètres dans la journée pour brancarder des patients comme à l’hôpital d’Arras ; nettoyer en quelques minutes des chambres comme à Valenciennes… le problème est le même partout : le manque de personnel.
Dans la région, des millions de chômeurs désespèrent de ne pas trouver de travail. Depuis un an, ils auraient largement pu être formés à ces emplois. Mais l’argent public sert à gaver les grands patrons, pas à embaucher dans les hôpitaux.
De quoi donner la rage !

Fonderies du Poitou (Ingrandes, Vienne) :  Il faut éclairer les circuits de l’argent !

Echo d'entreprise
29/03/2021

Dans la Vienne, le prêt garanti par l’État de 18 millions d’euros, qui avait été contracté par la Fonderie du Poitou Aluminium en vue de la sortir d’une passe difficile, a tout simplement disparu. La direction locale a communiqué avoir perdu la trace de l’argent, et le trust – propriété d’un milliardaire – dont dépend l’usine explique ne pas pouvoir dire ce qu’est devenu ce prêt.

Politiciens locaux et dirigeants syndicaux font preuve d’une bruyante indignation. Le procureur de la République s’est même fendu d’une enquête au cours de laquelle a été interrogé le directeur de l’usine. Lui non plus ne sait rien de rien. La seule solution que semble proposer tout ce monde serait de demander un nouveau prêt.

Cette affaire, comme bien d’autres, trouverait un prompt dénouement si les travailleurs pouvaient contrôler eux-mêmes les comptes des entreprises. S’ils pouvaient montrer au public les circuits de l’argent qui proviennent du travail que s’approprient sans vergogne et avec la complicité de l’État les capitalistes ! On retrouverait alors très vite la poche dans laquelle sont bêtement tombés les 18 millions d’euros prêté par la collectivité.

PSA Trémery :  Semi-conducteurs, maxi-profits !

Echo d'entreprise
29/03/2021

Pas mal d’usines sont à l’arrêt et à PSA Trémery des ateliers sont arrêtés à cause du manque de semi-conducteurs, qu’on trouve dans les puces électroniques. Pourquoi ?

Comme pour les vaccins, les médicaments… les capitalistes n’ont pas investi pour satisfaire la demande croissante. Ce qui les intéresse c’est de faire du profit, pas de satisfaire les besoins. Et la pénurie fait monter les prix… c’est tout bénéf pour eux !

Pour les semi-conducteurs, ce sont des usines à l’arrêt. Pour les vaccins, ce sont des morts supplémentaires et le risque de l’apparition de nouveaux variants. Mais le profit capitaliste passe avant tout.

Transvilles - Valenciennes :  Une première mobilisation réussie

Echo d'entreprise
29/03/2021

Lundi 29 mars, près d'une centaine d'agents de Transvilles, la société de transport en commun du valenciennois, étaient en grève. Les Trams étaient à l'arrêt dans toute l'agglomération et le réseau de bus fortement perturbé malgré le dispositif mis en place par la direction. Les 1% d'augmentation annoncés par les dirigeants dans le cadre des NAO ont été perçus par beaucoup comme une injure après tous les efforts réalisés durant cette période de pandémie. Cela s'ajoute au mépris de la direction et au manque de moyens dénoncés depuis longtemps par les agents.

Cette mobilisation a fait tomber du lit la direction qui est venue tôt le matin, accompagnée d'huissiers, pour scruter le piquet de grève. Elle tente désormais de gagner du temps en proposant des réunions de discussion avec les syndicats tout en refusant de revenir sur les 1 %. Cette première journée de lutte réussie est le début d’un bras de fer et quelles que soient les modalités, Transvilles doit payer pour augmenter les salaires !

PSA Sochaux :  Le patron joue la division

Echo d'entreprise
27/03/2021

La façon d’attribuer la prime de 3000 euros brut a choqué, à juste raison, les travailleurs.

D’une part, les ouvriers intérimaires et des sous-traitants ne l’ont pas eue alors que par leur travail ils ont participé à la récolte des bénéfices.

Et d’autre part parce que cette prime est amputée pour des arrêts maladie.

En revanche, les familles capitalistes, Peugeot et Agnelli, et quelques gros actionnaires ont perçu le pactole sans avoir mis la main à la pâte.

Un reflet de leur société capitaliste pourri

Saint-Marcellin (Isère) :  « formez, embauchez, nous sommes épuisé-e-s »

Echo d'entreprise
26/03/2021

Samedi 20 mars, à l’appel de la CGT Santé, les travailleurs hospitaliers de Saint Marcellin, Vinay et Saint Sauveur se sont retrouvés sur le marché pour sensibiliser la population sur leurs conditions de travail et l'inaction du gouvernement.

Sous forme d’hôpital de campagne et avec le slogan « formez, embauchez, nous sommes épuisé-e-s », ils ont pu discuter de la dégradation chronique des services aggravée par la situation épidémique depuis une année. La population se rendant bien compte de l’épuisement du personnel et de la justesse de leurs revendications les a accueillis chaleureusement. Et face aux manques de personnels à tous les niveaux, elle a été invitée à déposer des CV dans les trois établissements. Mais c’est aussi sur les salaires et la réduction du temps de travail à 32h qu'ont porté les discussions.

Le « Ségur de la Santé » est en effet loin d’avoir permis une revalorisation des salaires compensant les conditions de travail éprouvantes (travail de nuit, week-end, horaires décalés).

NTN-SNR Annecy (Haute-Savoie)  :  Le plan de la direction ne passe toujours pas

Echo d'entreprise
24/03/2021

Après le rassemblement réussi de la semaine dernière devant le siège social de l'entreprise, qui faisait suite à la signature d'une pétition par un millier de travailleurs des différents sites annécien, un nouveau rassemblement a eu lieu mardi 23 mars.

Près de 200 travailleurs se sont retrouvés pour redire leur refus du plan de flexibilité de la direction, qui comporte notamment l'obligation d'une dizaine de samedis travaillés par an. Les grévistes ont revoté le principe de combattre ce plan jusqu'à son retrait, satisfaits d'avoir pu montrer leur colère et leur détermination.

Face à cette pression exercée par le noyau militant, et à un mécontentement massif, la direction fait mine de continuer la « négociation » selon son calendrier. Mais elle a toutefois concédé quelques reculs mineurs. Un encouragement pour tous ceux qui se mobilisent et entendent continuer leur combat jusqu'au retrait total du projet.

CHRU de Nancy :  Une salle d’opération ouverte sur deux…

Echo d'entreprise
23/03/2021

La fermeture d'une salle d'opération sur deux entraine le report d'interventions et la perte de chances pour les malades

A Brabois une salle d’opération sur deux par spécialité chirurgicale est fermée, car des médecins anesthésistes et des infirmiers ainsi que des respirateurs ont été affectés aux réas proches de la saturation en raison du Covid.

Comme il y a toujours des patients à opérer impérativement et des interventions reportées qui ne peuvent attendre indéfiniment, les journées de travail s’allongent. Les programmes opératoires se terminent bien après 20 heures et, ensuite, il faut enchaîner sur les urgences ! Résultat : les nuits d’astreinte sont souvent des nuits blanches.

C’est ce qui s’appelle être exploité !