Échos des entreprises

PSA Trémery (Moselle) :  Mettons un tigre dans notre moteur !

Echo d'entreprise
05/07/2021

La filière de production des moteurs emploie en France 57 000 salariés. Avec la fin programmée des moteurs thermiques, les patrons prévoient qu’il ne restera plus que 44 000 travailleurs en 2030.

Bref, ils programment 13 000 licenciements. C’est leur plan. Le nôtre, c’est de maintenir tous les emplois, en diminuant les charges de travail, en ramenant les pauses à ce qu’elles étaient avant et en arrêtant d’imposer des heures supplémentaires obligatoires. Au final, il faut se répartir le travail entre tous sans baisser les salaires pour qu’aucun d’entre nous ne soit au chômage.

Les patrons le peuvent, ils ont des montagnes de cash en caisse. Ils ne le veulent surtout pas. Il faudra les y contraindre. Mais thermique ou électrique, c’est nous les travailleurs qui faisons tourner les ateliers.

Sans nous pas de moteurs… et pas de profits !

Usine d’Arc (Arques – Pas de Calais) :  Le retour à l’avant Covid, rien de bon pour les travailleurs

Echo d'entreprise
04/07/2021

Ces derniers mois, les patrons d’Arc ont bénéficié à plein de l’argent public mis à disposition des entreprises, dont un plan de soutien de plus de 100 millions d’euros. Ils ont aussi utilisé massivement le chômage partiel, y compris en faisant passer les arrêts maladies et les temps de formation dans ce système mis en place par le gouvernement.

Aujourd’hui, les dirigeants déclarent que les carnets de commandes sont pleins. Et pour faire la même production , ils continuent pourtant à mettre certains salariés jusqu’à deux jours au chômage par semaine, tout en faisant pression sur d’autres pour qu’ils travaillent plus. Suppression de postes, augmentation des cadences, recours à des travailleurs intérimaires mis sur les chaînes sans aucune formation : le résultat, c’est la fatigue, les accidents et les blessures qui augmentent.

Face aux attaques patronales, l’avant Covid avait été marqué par une mobilisation importante des travailleurs d’Arc. Une dose de rappel est manifestement nécessaire.

CHRU de Nancy :  Ce n’est que le début !

Echo d'entreprise
03/07/2021

Le rendez-vous avant d'aller interpeler le DRH

Depuis le 8 juin, jour de grève très suivi contre la suppression des 14 RTT, les agents restent toujours mobilisés alors que la direction a essayé de désamorcer la colère en reportant à septembre le passage du dossier en CTE. Le mécontentement est toujours aussi profond et réel.

Ainsi, mercredi 23 juin, ils se sont invités par surprise à une réunion organisée par le directeur des ressources humaines avec les agents des magasins sur le sujet.

Il a pu voir et entendre la colère devant cette injustice et la détermination à ne pas se laisser faire.

La suite en septembre…

 

Shiseido (Loiret) :  Des licenciements qui ne passent pas

Echo d'entreprise
01/07/2021

Les grévistes de Shiseido à Gien

Mercredi 30 juin, les travailleurs de Shiseido à Ormes et à Gien, dans le Loiret, étaient en grève, suite à l’annonce de 83 licenciements sur ces deux usines, qui emploient au total 650 travailleurs. L’usine fabrique des produits cosmétiques notamment pour la marque Dolce&Gabbana.

À Ormes près d’Orléans, le directeur a été accueilli par les sifflets et les huées des 80 grévistes qui, depuis 5h, occupaient un grand rond-point qui dessert de nombreuses entreprises logistiques. À Gien le piquet comptait une soixantaine de grévistes, dont une majorité de femmes.

L’attitude de la direction qui, il y a peu encore, prétendait que tout allait bien, et qui maintenant veut se débarrasser de travailleurs en leur versant le minimum, est ressentie comme du mépris, et c’est aussi cela qui ne passe pas.

Il est bien difficile de connaitre les bénéfices réels de l’entreprise, tout comme le montant des aides versées par les collectivités locales, ce qui nécessiterait que les travailleurs contrôlent les comptes de l’entreprise. Mais tout le monde sait que le groupe se porte bien, et de grandes pancartes devant l’usine dénoncent les « licenciements boursiers », ou encore « Shiseido se paye le luxe de licencier ». Le comble, c’est que le patron a eu le culot de demander des aides récemment dans le cadre du plan de relance de Macron pour soi-disant créer de l’emploi !

Une réunion avec la direction était prévue le lendemain, mais d’ores et déjà, les grévistes annonçaient leur volonté de durcir le mouvement dès le lundi 5 juillet. Dans les discussions au piquet à Gien, où l’ambiance était joyeuse et combative malgré le temps couvert, les commentaires allaient bon train, sur ces patrons assoiffés de profit maximum qui se moquent du sort des travailleurs, alors même que ces derniers font tout marcher.

Châteauroux :  Colère chez Armatis

Echo d'entreprise
29/06/2021

Armatis est un centre téléphonique à Châteauroux qui soustraite les appels pour Orange, Engie, etc...

Les salariés ont été nombreux la semaine dernière dans la cour, à débrayer et à se rassembler pour exprimer un mécontentement qui n’a pas cessé de grimper ces derniers temps. Ils croulent sous le travail et ne peuvent pas compter sur les responsables ou les formateurs qui sont aussi débordés, en maladie ou démissionnaires.

Que se soit en télétravail ou sur le plateau, ils se sentent méprisés. Le sentiment général est que « nous ne sommes que des matricules », ou encore que « nous sommes mal payés mais au moins on pourrait nous respecter ».

Dès l’annonce de la grève, la direction les a convoqué pour essayer de la casser. Un responsable était sur le plateau, tandis que le directeur était connecté... au volant de sa voiture. La direction leur a évidement reproché la grève ; qu’ils seraient responsables d’un échec si un contrat soi-disant important n’était pas signé. Elle a ajouté que les syndicalistes promettent monts et merveilles, et qu’il ne faut pas croire pouvoir obtenir un treizième mois et des hausses de salaires.

Après le débrayage elle n’a trouvé comme seule réponse que de créer… trois commissions pour discuter des sujets qu’elle a elle-même choisi.

Qu’elle ne compte pas enterrer leurs revendications ! Son attitude  renforce l’idée, parmi les travailleurs, que les augmentations de salaires ou l’embauche, il faudra les lui arracher.

Personnel hospitalier (Haute-Marne) :  Mobilisés contre les attaques

Echo d'entreprise
24/06/2021

Mardi 15 juin, les personnels hospitaliers ont manifesté à Saint-Dizier. Comme ailleurs, les personnels dénonçaient le sous-effectif et les conditions de travail qui empirent. La crise sanitaire n'a ni arrêté ni ralenti les attaques. Localement, ce sont donc 130 travailleurs qui ont manifesté en marge d'un conseil de surveillance du centre hospitalier de Haute-Marne, qui devait avaliser la fusion entre l'hôpital de Saint-Dizier et l'hôpital psychiatrique. Cette fusion est guidée par une logique comptable, ce qui inquiète à juste titre les personnels qui voient arriver encore des suppressions de postes et des baisses de moyens matériels rendant le soin de plus en plus difficile.

Le vote a finalement été négatif : une majorité des élus ont refusé la fusion. L'ARS et les directions ont pris acte du vote comme d'une "étape dans le processus", montrant que pour elles de tels votes sont décoratifs. Les personnels ont salué ce vote inattendu comme une victoire. Mais il est clair que la mobilisation devra continuer.

Grève au centre de tri de Maubert-Fontaine (Ardennes) :  Non à la réorganisation

Echo d'entreprise
24/06/2021

Mardi 22 juin, dès 6h30, 92 % des salariés du centre de tri du Nord des Ardennes qui compte une trentaine de travailleurs se sont mis en grève contre la nouvelle vague de réorganisation prévue par la direction.

Les réorganisations successives et échelonnées sur différents sites de la Poste avaient lourdement augmenté la charge de travail : allongement des tournées, ajouts de colis et publicités à la distribution… sur fond de mépris de la direction qui les invite à adresser leurs plaintes à l’assistance sociale ou à la médecine du travail.

Cette fois, les postiers ont décidé de s’y opposer et pour certains c’était leur première grève depuis plus de 20 ans de service. Le week-end précédent, ils se sont concertés et organisés pour tenir le piquet de grève : un barbecue et un barnum pour se protéger de la pluie et tenir les AG.

Une première AG s’est tenue pour discuter des revendications : l’arrêt de cette réorganisation qui désorganise le service et épuise les agents, l’embauche de tous les intérimaires et des CDD, une augmentation de salaire, une prime...

Ils ont conscience qu’une journée de grève ne suffirait pas et sont bien déterminés à construire le rapport de force nécessaire pour faire reculer la direction. Une caisse de grève est envisagée pour permettre à tous de tenir plusieurs jours puisqu’ils sont prêts à rester en grève toute la semaine si nécessaire.

Le jour même, une partie des grévistes se sont rendus à Revin et Givet pour encourager les agents de ces sites à rejoindre la grève.

Les postiers ont décidé de ne plus subir, c’est par la lutte collective qu’ils pourront se faire respecter, c’est bien la seule voie.

Renault Douai :  Beaucoup plus fort que le Bon Coin !

Echo d'entreprise
22/06/2021

En 1970, l’usine Renault Douai s’installait sur 280 hectares de terrains mis gracieusement à disposition par des communes du Douaisis. Elles n’étaient pas encore regroupées dans la CAD (Communauté d’Agglomérations du Douaisis) mais elles voulaient toutes faire un cadeau à Renault.

En 2013, Renault, privatisé depuis 1996, revendait 70 hectares de ces terrains à la CAD pour 3,5 millions d’euros. Deuxième cadeau d’argent public.

Et en 2021, alors que Renault-Douai devient « Renault-ElectriCity » et décide de compacter son usine, troisième cadeau : la CAD rachète 148 hectares pour 35 millions d’euros. Comme il reste des bâtiments désaffectés, la CAD, toujours sympa, se charge de les détruire et de dépolluer pour 5 millions de plus…

Message de Renault à la CAD et à tous les organismes publics : « ce que tu m’as donné, je te le vends… et je te le revends. Mais il ne faut surtout pas que ça t’empêche de me faire d’autres chèques d’argent public à l’avenir, pour remplir les poches de mes actionnaires ! »

PSA Trémery (Moselle) :  De l'argent pour les salaires, pas pour les actionnaires

Echo d'entreprise
22/06/2021

La fusion à 50-50 de Peugeot-Citroën SA et Fiat Chrysler devrait rapporter aux actionnaires 5 milliards d'euros de "synergies" par an d'ici cinq ans.

Et y’a pas de sous pour embaucher et augmenter les salaires ? Poser la question c’est y répondre…

Airbus Helicopters :  Quoi qu’il en coûte

Echo d'entreprise
21/06/2021

Des climatiseurs ont été livrés à l’hôtel Pullman à Paris par Super Puma.

Pour le confort de ces messieurs-dames, on ne regarde pas à la dépense.