Échos des entreprises

ArcelorMittal-Dunkerque :  Débrayages contre la diminution des salaires

Echo d'entreprise
10/09/2020

La direction d’ArcelorMittal cherche à modifier à la baisse la convention collective qui s’applique aux travailleurs des usines du groupe. La direction vise notamment à réduire, ou supprimer, les primes touchées par les travailleurs (primes d’ancienneté, d’éloignement, de vacances, etc.), dans l’unique but d’augmenter les profits patronaux. Ces primes représentent une part importante de la rémunération, entre 6 000 et 10 000 euros par an.

Cette attaque contre les salaires a mis en colère de nombreux travailleurs. Lundi 7 septembre, plusieurs débrayages ont eu lieu à l’initiative de la CGT dans les usines de Dunkerque et Mardyck.

Suite à ces débrayages, le mardi 8 septembre, la direction a affirmé qu’elle renonçait à la modification de la convention collective. La direction craint donc la mobilisation des travailleurs, et c’est la seule façon qu’elle tienne ses engagements. Et puis tout n’est pas réglé : il y a les lignes de bus que la direction veut diminuer, voire supprimer à partir du mois d’octobre ; il y a le manque de personnel qui pèse de plus en plus dans les ateliers ; il y a les salaires qui sont insuffisants.

Le groupe ArcelorMittal, comme tous les autres capitalistes, profite de la situation pour sortir les sales coups qu’il avait dans ses cartons depuis longtemps. Comme partout, face aux capitalistes, il faut que les travailleurs se défendent.

CHU Rouen (Seine-Maritime) :  Overdose de pommade !

Echo d'entreprise
08/09/2020

La direction a transmis à tout le personnel du CHU une invitation de la Région et de la Fédération Hospitalière de France pour assister à un concert de Barbara Hendrickx à Caen fin septembre.

Il s’agit paraît-il de récompenser les hospitaliers, auxquels ce concert est réservé, pour avoir fait face à l’épidémie de COVID 19. Toutefois seuls les 500 plus rapides à s’inscrire y auront droit.

On aimerait bien que tous ces braves gens cessent de vouloir organiser nos vacances et nos loisirs, et s’occupent plutôt de nous fournir les moyens de travailler dans des conditions acceptables.

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Les bénéfices doivent servir à maintenir les emplois

Echo d'entreprise
06/09/2020

Trois mois après l'annonce de son plan de licenciements qui concernent toutes ses usines, le patron a dévoilé les détails de celle d’Hutchinson SNC.

Les travailleurs d’ESPA, de Paulstra et du Joint français, eux, sont toujours dans l'attente.

197 postes sont supprimés à Châlette-sur-Loing et 97 à Joué-lès-Tours. Rien d'étonnant à ce que des travailleurs de plus de 57,5 ans, usés par des années passées à l'usine, dans des conditions dégradées, aient envie de partir, même s'ils considèrent les conditions de départ insuffisantes. Mais au soulagement d'échapper à l’exploitation succède l'incertitude : arriveront-ils à vivre avec des petites retraites ?

Parmi ceux qui conservent leur emploi règnent l'inquiétude et l'incompréhension. Les patrons invoquent la baisse d'activité pour justifier les licenciements mais, en  même temps, ils ont recours aux heures supplémentaires dans certains secteurs et font appel à des intérimaires, qui pour certains ont été jetés à la rue après avoir travaillé pendant le confinement. En fait, leur seule logique est de faire tourner l'usine avec moins de travailleurs, plus flexibles, plus précaires, pour verser davantage de dividendes aux actionnaires de Total, à qui appartient Hutchinson.

L’intérêt des travailleurs est à l’exact opposé : imposer aux actionnaires de payer entièrement pour le maintien des emplois.

Marseille RTM :  Est-ce un jeu ?

Echo d'entreprise
03/09/2020

Pour une pièce, voire ou coduire ?

La vente des billets solo-secours dans le bus par le chauffeur a du faire carburer la crème de la hiérarchie de la RTM.

En effet pour l'encaissement du prix du billet le chauffeur a été doté d'une espèce de pince chirurgicale en plastique afin d'être le moins possible en contact avec l'usager.

Si c'est un jeu, c'est désopilant. En effet essayez de conduire et d'attraper en même temps avec cette pince quelques pièces de 10 centimes qui roulent, suivent les chaos et s'échappent.

Prime Covid :  Une arme pour diviser les travailleurs

Echo d'entreprise
30/08/2020

Le bloc opératoire de Chaumont est dirigé par la clinique, mais dans les locaux de l’hôpital. Les agents chargés de la désinfection sont des salariés d’une entreprise sous-traitante. Dans les locaux de l’hôpital public, il y a donc deux étages de sociétés privées qui se servent des infrastructures publiques pour faire du profit.

Ces salariés chargés de la désinfection, n’ayant pas le même « statut », n’ont pas eu droit à la même prime Covid. Au lieu des 1500 € annoncés dans les médias, ils n’ont eu en général que 500 €, dont 200 € en bons d’achat ! Bons d’achat qui ne permettaient même pas de faire des courses n’importe où.

Même quand les capitalistes font semblant de faire un cadeau, c’est avant tout pour nous diviser.

CHU Rouen (Seine-Maritime) :  Agents doubles !

Echo d'entreprise
29/08/2020

Cet été, certains agents présents sur le planning, n’étaient pas là le jour dit. Après enquête on s’aperçoit qu’ils sont bien là, mais dans un autre service ou sur un autre quart.

C’est ce qui arrive quand, à force de mutualiser les équipes, les yeux des cadres se croisent et finissent par voir double.

Il n’y a que la direction pour croire qu’une mutualisation c’est une multiplication.

Fermeture de magasins Camaïeu :  Une décision inacceptable, des procédés choquants

Echo d'entreprise
29/08/2020

Un plan de restructuration vise Camaieu à l’échelle nationale avec la suppression en France de 487 emplois sur 3 146 et la fermeture de 123 magasins sur 634, dont ceux de Chaumont et de Langres.

Ces licenciements sont d’autant plus inacceptables que les dirigeants n’ont pas hésité à cacher ce qu’il en était de l’avenir des salariés, jusqu’au matin même de l’annonce.

À Chaumont, les salariées n’ont été averties que l'après-midi pour le lendemain, par un message de caisse ! Leur objectif pour la journée leur avait, lui, été transmis comme d’habitude...

Que le groupe Camaïeu se trouve en difficulté, aucun salarié ne peut le vérifier : nous n’avons pas accès aux comptes. Mais de toute manière, c’est le problème des propriétaires et des actionnaires. Les salariés n’ont aucune raison d’en faire les frais.

Fermeture d’Yto (Saint-Dizier) :  Comment le patronat a ruiné une ville

Echo d'entreprise
19/08/2020

Le parking vide devant l'usine Yto fermée

L’usine Yto a fermé ses portes : les 36 derniers salariés ont été licenciés début août.

Ouverte en 1950, cette usine a compté jusqu’à 2800 salariés au début des années 1980. Elle a changé de nom régulièrement : CIMA, puis Case, McCormick, enfin Yto en 2011. Chaque rachat à partir des années 1990 a conduit à des suppressions d’emplois, toujours avec le prétexte de « sauver l’entreprise ». Chaque repreneur a menti, supprimé des emplois et laissé la place au suivant.

Autant d’emplois perdus dans une ville de 25000 habitants, c’est une catastrophe qui a des conséquences dans tous les domaines.

Onet (CHU de Nantes) :  Riposte à la répression

Echo d'entreprise
31/07/2020

Mercredi 29 juillet, un travailleur était convoqué sous la menace d’une sanction disciplinaire dans les locaux d’ONET au CHU de Nantes. Il n’est pas le seul, plusieurs lettres sont tombées. Les prétextes sont divers : réflexion à un membre de la direction, « parler mal aux clients »… mais il s’agit plutôt d’une tentative d’intimidation car ce travailleur était syndiqué et les 8 jours de grève pour la prime COVID et la revalorisation des salaires que les patrons ont dû concéder passent mal auprès de la direction.

Pour répondre à sa convocation, il est venu avec trois membres du personnel ; le cadre qui l’a convoqué a d’abord refusé leur présence puis l’a finalement acceptée… sous la menace que la vingtaine de personnes présentes à l’extérieur des bureaux et déterminées à soutenir le travailleur convoqué rentrent avec lui.

Finalement, il n’y aura pas de sanction. La mobilisation a payé. D’autres convocations sont à venir mais face aux tentatives d’intimidation, les travailleurs savent qu'ils peuvent riposter collectivement.

 

Michelin (Clermont-Ferrand) :  Empoisonneur !

Echo d'entreprise
24/07/2020

Des travailleurs soudeurs d’un atelier de la Combaude, à Clermont-Ferrand, ont porté plainte contre Michelin pour les avoir exposé à des produits toxiques, tels que le nickel, le chrome et le cobalt, pendant des années.

L’entreprise leur avait volontairement fait prendre des risques en refusant de faire des analyses.

La médecine du travail de son côté répondait aux soudeurs, pour lesquels des analyses médicales avaient détecté un taux anormal de chrome, qu’ils mangeaient trop de crevettes, de viandes rouges ou de haricots verts !

Cette nouvelle plainte permettra au moins de dénoncer les mensonges criminels de Michelin, même si dans le passé plusieurs dossiers ont été classés sans suite par les procureurs, notamment sur de nombreux accidents du travail non déclarés. Mais il faudra bien un jour mettre hors d’état de nuire ces empoisonneurs.