Échos des entreprises

ADMR de Haute-Marne :  Les aides à domicile mobilisées

Echo d'entreprise
18/12/2020

Une quinzaine d’aides à domicile se sont fait entendre le mardi 8 décembre, à l’occasion de la journée de manifestation pour exiger que l’augmentation de 183 euros, promise dans le Ségur de la Santé et dont sont exclues de nombreuses catégories de soignants, soit également touchée par les aides à domicile.

Certaines d’entre elles ont témoigné dans la presse de leurs conditions de travail : elles ne se voient proposer qu’un emploi à temps partiel et sont pourtant obligées de se rendre disponibles pour aller voir des personnes âgées, le week-end et en semaine, si bien que les journées sont bien remplies et pourtant très mal payées.

Le travail de ces aides à domicile est pourtant vital pour le maintien à domicile de personnes âgées dépendantes.

Mobilisation des assistants d’éducation :  Une grève contre la précarité

Echo d'entreprise
12/12/2020

Quelques dizaines d'assistants d'éducation et d’accompagnants d’élèves en situation de handicap étaient en grève mardi 1er décembre à Saint-Dizier pour protester contre la précarité et les conditions de travail qui leur sont imposées. Une situation d’autant plus choquante alors qu’il y a des dossiers en attente à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH, ancienne Cotorep), les AESH ne voient pas leurs heures augmentées alors que beaucoup le demandent.

Dans l’éducation nationale comme dans tous les services publics, c’est la recherche d’économies qui préside à tous les choix. Au détriment de l’éducation, de la santé et de toute considération pour les personnels et les élèves.

Grève du secteur médico-social :  Se faire entendre est la meilleure garantie

Echo d'entreprise
11/12/2020

Une trentaine d’agents du secteur médico-social, de l’hôpital André-Breton à Saint-Dizier, ont manifesté pour la troisième fois, jeudi 3 décembre pour réclamer l’augmentation de 183 euros, qui doit être accordée au personnel hospitalier suite au Ségur de la santé et dont sont exclus les autres personnels soignants. Ils ont ainsi défilé dans la ville avant de se rendre à la mairie et de se faire recevoir par le maire.

Ils sont déterminés à se faire entendre et à ne pas se laisser endormir. Ils ont bien raison.

Aube :  Mobilisation des travailleurs de la santé dans l’Aube

Echo d'entreprise
10/12/2020

Le personnel du foyer André-Roche de Troyes dans l’Aube et celui de la maison d’accueil spécialisée (MAS) de Brienne-le-Château ont manifesté le 3 décembre pour réclamer le même complément indiciaire (CTI) mensuel de 183 euros, perçus par leurs collègues de la santé et des Ehpad.

Au foyer André-Roche, géré par l’Association des paralysés de France (APF), la vingtaine de salariées se sont rassemblées le matin du 3 décembre jusqu’au début de l’après-midi pour exprimer leur colère, en brandissant des pancartes. Devant l’établissement, au bord de la rue, toutes les catégories de personnel – accompagnant éducatif et social, aide médico-psychologique, etc. – ont scandé des slogans comme « AES en détresse, AMP sous-payées ! » provoquant des klaxons appuyés et de fréquents gestes de solidarité des automobilistes.

Sur le temps de midi, le même jour, à Brienne-le-Château, une trentaine de salariées de la maison d’accueil spécialisée ont débrayé et manifesté pour les mêmes raisons devant la grille de l’établissement public de santé mentale de l’Aube (EPSMA), leur employeur, distant de 100 mètres à peine.

Tout le monde est en première ligne depuis le début de la Covid, aussi bien dans les hôpitaux, les Ehpad, que dans les structures du médico-social et d’aide à la personne. La différence de traitement imposée par le gouvernement est révoltante.

Delpharm - Orléans :  La grève fait reculer le patron

Echo d'entreprise
03/12/2020

Grâce à leur grève déclenchée le 17 novembre, la grande majorité des travailleurs postés ont contraint la direction de Delpharm à en rabattre sur ses attaques sur le temps de travail. Elle a dû entre autres leur restituer une semaine de congés payés, ainsi que dix jours sur treize jours de RTT qu’elle voulait leur voler. Refusant de travailler gratuitement, les grévistes exigeaient une compensation financière de 70 euros sur le salaire.

Face à une détermination qui ne faiblissait pas, mardi 1er décembre, au terme de seize jours de grève, le patron leur cédait 40 euros net et mensuels sur la prime d’équipe. Les travailleurs postés sont fiers d’avoir relevé la tête. La combativité dont ils ont fait preuve leur sera utile pour l’avenir.

CHRU de Nancy :  La seconde vague comme la première

Echo d'entreprise
02/12/2020

Le CHRU ne peut à la fois fonctionner normalement et affronter la vague Covid

Pour ne pas être submergé par la seconde vague de Covid, le CHRU a été amené à réduire de 50 % ses activités de bloc opératoire.

C’est autant de retard et parfois de perte de chance pour les patients qui ont vu leur opération reportée.

Et c’est aussi l’aveu que les leçons n’ont pas été tirées de la première vague par ceux qui ont la responsabilité de la santé publique.

PSA Trémery :  Ils se goinfrent

Echo d'entreprise
25/11/2020

Stellantis, le nouveau groupe né de la fusion PSA et Fiat-Chrysler, sera basé au Pays-Bas… où il n’y a guère d’usine fabriquant des Fiat, des Peugeot, des Citroën ou des Opel.

Les Pays-Bas sont un paradis fiscal. Comme cela le nouveau groupe payera moins d’impôts tout en siphonnant nos impôts par les multiples aides du gouvernement.

Les actionnaires sont reconnaissants envers les PDG des deux groupes : Carlos Tavares, président du directoire de PSA et futur directeur général de Stellantis, recevra un bonus de 1,7 million d'euros à la clôture de l'opération. Mike Manley, directeur général de FCA, devrait toucher quant à lui notamment une prime « équivalente à environ cinq fois son salaire de base annuel ».

On s’en souviendra quand ils viendront nous dire qu’il faut qu’on se contente de nos salaires et qu’il n’y a pas d’argent. Ils seront vachement crédibles…

Hôpitaux en Haute-Marne :  Une situation critique

Echo d'entreprise
20/11/2020

Dans de nombreuses structures hospitalières du département, les directions ont demandé à leurs personnels d’être présents, même positifs au Covid, tant qu’ils sont asymptomatiques. Cette décision dangereuse est le résultat du manque criant de personnel.

En arriver à une telle consigne met en évidence l’irresponsabilité de ceux qui ont décidé de ne pas accorder les moyens nécessaires aux hôpitaux. Une politique à l'œuvre depuis des mois et même des années et qui n’a pas été arrêtée entre les deux vagues de Covid, donc entre juin et octobre.

À force de considérer que l’hôpital doit d’abord être rentable et de n’avoir rien anticipé entre les deux vagues de Covid, les autorités, gouvernement en tête, imposent des situations intenables et conduisent à des décisions plus que dangereuses.

Alstom Belfort :  Alstom antiseptique naturel

Echo d'entreprise
20/11/2020

Ce lundi 16 novembre on a appris qu'il y avait 17 cas avérés de Covid 19 chez Alstom.

L'inquiétude, déjà importante, grandit de plus en plus, car chacun a une connaissance touchée, certains ont côtoyé un malade... Déjà début novembre, quatre camarades travaillant dans des bureaux avaient été contrôlés positifs. La direction avait alors alerté l’ARS. Mais évidement, les consignes sont passées, personne n'a attrapé le virus à l'Alstom… tous ont été contaminés à l'extérieur. Bizarrement, les cas sont concentrés sur quelques endroits. Faut arrêter de nous prendre pour des idiots...

Une bonne partie des camarades contaminés travaillent dans les locos comme câbleurs et monteurs. Comme solution, la direction envisagerait de nous faire travailler d’équipes. Elle reconnait elle-même que nous sommes trop entassés. Mais ce n’est pas monté au cerveau de la direction de baisser le temps de travail sans toucher à notre salaire.

Il faudra la bousculer pour l’imposer !

Delpharm – Orléans :  Grève contre le travail gratuit

Echo d'entreprise
19/11/2020

Depuis mardi 17 novembre, les travailleurs postés du site de production pharmaceutique Delpharm d’Orléans sont de nouveau en grève contre les attaques concernant leur temps de travail. La mobilisation démarrée à la mi-octobre avait amené le patron à renoncer à leur voler une semaine de congés payés et à ramener les horaires de 22h à 20h15. Mais les travailleurs refusent toujours qu’on leur impose des horaires contraignants et de travailler 35 minutes de plus par jour, sans aucune compensation. Le patron est resté sourd à leur demande, aussi les salariés ont décidé de faire entendre leur colère.

L’entreprise se porte bien, le site a généré 7 millions d’euros en moins d’un an et Sébastien Aguettant, l’actionnaire principal, grimpe à toute vitesse l’échelle de la fortune. Il a étendu son empire en acquérant quasiment gratuitement des usines un peu partout et surtout il vient de décrocher le contrat de fabrication des vaccins contre la Covid 19, mis au point par Pfizer et BioNTech. Une annonce qui motive les grévistes à renforcer leur grève.