Échos des entreprises

Hôpitaux - Île de France :  Des augmentations de salaire pour tous

Echo d'entreprise
20/05/2020

FACE À FACE - Hôpital Pitié-Salpêtrière

La visite surprise de Macron, Veran et Hirsch, vendredi dernier à la Pitié-Salpêtrière a été l'occasion pour les collègues du bâtiment Gaston Cordier de leur dire ce qu'ils avaient sur le coeur : qu’il manque du matériel toute l’année, que les masques FFP2 que nous avons sur le nez sont toujours périmés, que la prime on va la prendre mais que ce sont des augmentations de salaire qu’il nous faut.

Cela fait plaisir car c'est ce que l'on ressent tous. Préparons-nous à le redire à des centaines le plus tôt possible en manifestation.

ÇA NE SUFFIRA PAS - Hôpital Saint-Antoine

Le vendredi 15 mai au matin, le décret pour la prime des hospitaliers – pouvant aller de 500 euros à 1500 euros – a été publié au Journal officiel... pile-poil avant que Macron ne se rende à la Pitié-Salpêtrière.

Cette prime, qui sera soumise à certains critères et qui ne sera même pas versée à tout le monde, est une manoeuvre pour nous diviser.

Ce n’est pas une prime qu’il nous faut, c’est une véritable augmentation de salaire de plusieurs centaines d’euros, et pour tous.

Hôpital de Clermont (Oise)  :  Retour à l’anormal

Echo d'entreprise
20/05/2020

Le retour à la normale devrait être signe de soulagement. Mais c’est exactement le contraire. À la Blanchisserie comme dans bien d’autres services, c'est de nouveau le travail en sous-effectif. Pendant le confinement, il y a eu des renforts mais c'est en permanence qu'il en faudrait... c'est à dire qu'il faudrait des embauches.

Dans des Ehpad, avec beaucoup de retard, les résidents et le personnel ont été systématiquement testés pour le virus. Même si ce n'est pas la solution miracle, cela permet de séparer ceux qui peuvent transmettre la maladie des autres.

Mais à Clermont, visiblement la direction préfère la politique de l’autruche.... à moins qu'il n'y ait toujours pas suffisamment de tests…

Quant à la prime, il a fallu des semaines pour qu’un simple décret accordant des primes aux hospitaliers, en rapport avec la pandémie, soit signé. Cela en dit long sur les priorités du gouvernement…

Tout ce qui peut nous être utile a eu du retard : les masques, le gel, les tests, la prime, etc.

La seule chose que l’État a fait d’urgence, c’est de donner des milliards par centaines pour permettre au grand patronat de passer la crise sans encombre.

Limoges :  LEGRAND se sert de la crise sanitaire pour surexploiter les travailleurs par tous les bouts

Echo d'entreprise
19/05/2020

Le cortège Legrand dans une manif

Depuis le 11 mai, la production a repris dans les ateliers de Limoges. La direction se plaint même d’avoir 7 jours de retard… Alors, après avoir piqué des jours et des jours de congés et RTT, elle déclare, maintenant que les commandes repartent, qu’il « faut sérieusement se remettre à produire ».

Plutôt que de profiter du pont de l’Ascension, elle appelle les travailleurs à venir travailler le vendredi 22 mai dans les sites ouverts, osant parler d’une « belle opportunité » pour « reconstituer leurs compteurs ». Autrement dit, il va falloir marner et en plus il faudrait dire merci !

Il y a ceux qui vont devoir travailler plus et à côté, dans les bureaux, le vol de congés continue. Jusqu’à fin juin, ce sera tous les vendredis en congés imposés. Certains ont épuisé leurs 28 jours de congés. Pas grave répond la direction, elle autorise des compteurs négatifs, bien plus largement que ce que prévoit l’accord. C’est illégal d’imposer des congés. Pas de problème répond la direction, ce n’est pas imposé, c’est juste que les chefs disent qu’il n’y a que 4 jours travaillés !

Le groupe Legrand est clair sur ses objectifs, il faut économiser tout ce qui est possible pour maintenir ses profits. Et le 3 juin, comme prévu, les actionnaires toucheront leurs dividendes.
De quoi faire monter la colère.

PSA Les Ayvelles, Charleville :  Deux poids, deux mesures

Echo d'entreprise
19/05/2020

Lundi 11 mai, alors que le département est toujours en zone rouge, l'usine PSA Les Ayvelles a rouvert ses portes et quelques 200 salariés volontaires ont repris la route de l'usine.

Après avoir suivi une courte formation d'environ une heure sur les gestes barrière et s'être entendu rappeler qu'il fallait se laver les mains, tousser dans son coude, désinfecter les machines... les salariés ont dû se retrousser les manches pour redémarrer dare-dare la production.

Le gouvernement martèle sans cesse que les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits et il envoie ses policiers verbaliser les contrevenants… Mais il s’aplatit devant le patronat qui a besoin de relancer les usines pour faire repartir sa machine à profit.

Pas plus de 10 personnes sauf dans les entreprises où aucune limite n'a été fixée. Or, le patronat ne connaît pas de limite sauf celles que les travailleurs lui imposeront.

Abattoirs Tradival - Fleury-les-Aubrais (Loiret) :  Ne pas laisser la direction des entreprises à un patronat qui ne pense que profits !

Echo d'entreprise
18/05/2020

Au total ce sont 34 cas de Covid qui ont été dépistés sur plus de 300 travailleurs de cet abattoir de porcs. Tous les travailleurs ne sont pas encore testés mais les premiers résultats sont alarmants : sur 84 travailleurs volontaires, 22 ont été testés positifs en plus des 12 cas déjà recensés ! La préfecture du Loiret a dû décider la fermeture totale de l’entreprise cette semaine pour désinfection.

Cette entreprise Tradival a une réputation de conditions de travail très dures et de conditions d’hygiène souvent déplorables parmi les travailleurs de l’agglomération. Un atelier de préparation est fermé depuis fin novembre à la suite de découverte de listéria sur des saucisses et des andouilles.

La découverte de tous ces cas de Covid inquiète bien au-delà des travailleurs de l’entreprise.

Ce foyer épidémique comme ceux présents dans d’autres abattoirs montrent que ce secteur est particulièrement exposé et les travailleurs ne peuvent évidemment pas faire confiance au patron et aux autorités pour être protégés.

Reims : Mairie et Communauté d'agglo :  C'est pas aux agents de payer

Echo d'entreprise
18/05/2020

Au début du mois, Robinet et Vautrin, respectivement maire de la ville et présidente de la Communauté d’agglomération se sont adressés à l’ensemble des personnels pour se plaindre des dépenses engendrées par la crise du Covid-19.

On comprend bien que leur idée, c'est de préparer le terrain pour dire qu'il va falloir accepter de nouveaux sacrifices sur le temps de travail et les effectifs.

Devant les agents ils se lamentent mais, dans le même temps, ils demandent aux services de faire remonter le relevé des dépenses qui ne seront pas réalisées. En effet, cette même crise entraîne la suppression de nombreuses dépenses : manifestations sportives et culturelles annulées, nombreux travaux reportés, frais d'eau, d'électricité, d'essence ... réduits du fait du confinement. Et cela, ils se sont bien gardés de le crier sur les toits.

Alors quoi qu’il en soit, dépenses ou économies en plus, ce n’est pas aux agents payés au lance-pierres d'en supporter la note !

Centre de tri, La Poste Charleville-Mézières :  Des cadeaux comme ça ... on peut s’en passer !

Echo d'entreprise
18/05/2020

La direction du centre de tri de Charleville a annoncé, magnanime, que le déconfinement se ferait en douceur, et plutôt que de repasser à six jours de travail, elle octroierait désormais aux postiers 3 samedis de repos sur 4.

Avoir quelques week-ends pour se reposer et profiter de sa famille, quoi de plus réjouissant ? Même s’il faut, un samedi sur quatre, à effectif réduit, découvrir un nouveau circuit pour distribuer la « presse urgente », perdre du temps et gagner en fatigue, tout en s’exposant au virus à chaque tournée.

Mais cette générosité cachait un loup : le volume horaire journalier s’est vu allongé. Il s’agirait maintenant de faire 35 heures sur 5 jours et demi, plutôt que 6 auparavant. Cela permettrait également à la direction, à terme, de se débarrasser des salariés en CDD ou intérimaires pour réaliser les tournées.

Si la direction voulait réellement faire un cadeau, elle embaucherait le nombre d’agents nécessaire pour que tous puissent bénéficier de deux jours de repos. Mais on ne peut jamais faire confiance à ces gestionnaires rapaces. Pour améliorer nos vies et nos conditions de travail, on ne peut vraiment compter que sur nous-mêmes.

Usine Arc, Pas-de-Calais :  Les actionnaires sous perfusion permanente d’argent public

Echo d'entreprise
18/05/2020

Les actionnaires du groupe Arc, forts de la certitude qu’ils ont que l’État est totalement à leur service, viennent d’annoncer dans la presse locale leur intention de continuer à vivre au dépend de la collectivité. Ils veulent en effet continuer à bénéficier du chômage partiel pendant un an. Ils souhaitent également renégocier les termes du prêt de plusieurs dizaines de millions d’euros qu’ils ont obtenu en 2019. Ils escomptent même demander un nouveau prêt après celui de 31 millions annoncé il y a deux semaines par Bruno Lemaire.

Pourtant, Arc « leader mondial des arts de la table » est lié par son actionnaire majoritaire Dick Cashin à l’une des plus grandes banques du monde : J.P. Morgan. Les actionnaires ont largement les capitaux qui leur permettraient de surmonter les pertes liées aux baisses des commandes.

Cela montre le niveau de pourrissement de ce système, qui réclame sans cesse de l’argent public pour, au final, que tout cet argent soit injecté toujours plus dans les banques et la finance.

Alors, s’il est utile de fabriquer des verres et de la vaisselle, il est inutile et même nuisible de continuer à gaver ces grands patrons d’argent public.

AIRBUS Toulouse :  Les attaques contre les travailleurs continuent

Echo d'entreprise
15/05/2020

D’après un quotidien britannique The Telegraph, Airbus envisagerait la suppression de nombreux postes. Il est question de 10% des effectifs du groupe dans le monde, soit 13 000. D’après un autre quotidien, français celui-là, La Tribune, le PDG Faury aurait affirmé à ses hauts cadres qu’il serait « prématuré de spéculer sur l’évolution des effectifs », mais que « le groupe devait être "redimensionné" dans le cadre d’un plan qui sera prêt d’ici la fin du mois de juin ».

C’est une menace directe contre l’emploi des travailleurs, déjà touchés par l’annonce d’un chômage partiel à grande échelle. Quant aux intérimaires dans leur grande majorité, ils ont été remerciés. Et chez les sous-traitants, nombre de contrats ont été rompus. En réduisant d’un tiers les cadences de sortie des avions, c’est toute la chaîne de fournisseurs qui est frappée. Ce sont des milliers de suppressions d’emplois qui se profilent. Déjà, Derichebourg, Daher sont passés à l’attaque.

Comme si le fait que les compagnies aériennes voient leurs avions cloués au sol, ce serait aux travailleurs qui n’ont que leur salaire pour vivre, d’en payer les conséquences. Les actionnaires des compagnies aériennes, ceux de Airbus, de Safran, des gros fournisseurs et autres sous-traitants ont amassé des milliards ces dernières années. Et pas question pour ces parasites de mettre la main à la poche. Le voilà ce monde capitaliste, où ceux qui produisent les richesses devraient crever quand les affaires vont mal.

Eh bien, non ! Personnels des compagnies, des motoristes, intérimaires virés, travailleurs sous-traitants, fournisseurs, prestataires attaqués et salariés d’Airbus aujourd’hui menacés de licenciements, la filière aéronautique compte dans ce pays, mais aussi en Angleterre, en Espagne, en Allemagne, au Mexique… des centaines de milliers de travailleurs. C’est une force colossale qui peut s’opposer à tous ceux qui ne pensent qu’à sauver leurs dividendes, ainsi qu’à leurs serviteurs politiques.

Maximo (Brienne-le-Château) :  Maxi profits sur le dos des travailleurs

Echo d'entreprise
15/05/2020

Le confinement a fait exploser la livraison à domicile entre autres pour l’entreprise Maximo, spécialisée dans l’épicerie et le surgelé avec plus de 2000 salariés sur une cinquantaine de sites en France.
Dans celui de Brienne, le confinement a commencé par une rupture d'approvisionnement dont le patron s’est servi pour imposer trois jours chômés déduits des congés. Puis ça a été l’exact opposé avec des horaires et des cadences infernales pour répondre à la demande, le tout sans protection aucune pour les chauffeurs-livreurs pendant des semaines. Il a fallu des protestations, y compris de la part de clients, pour que l’entreprise fournisse masques et gel hydroalcoolique.
Une prime de 1000 euros a bien été promise mais les seules certitudes à ce jour sont que l’entreprise a doublé son chiffre d’affaire et que certains samedis et le lundi de Pentecôte seront travaillés.

Du côté des salariés, la colère monte !