Échos des entreprises

Société de Distribution de Chaleur de Chambéry :  La grève pour les salaires continue

Echo d'entreprise
01/02/2022

Depuis le 25 janvier, tous les techniciens de la SCDC de la zone industrielle de Bissy qui assurent la maintenance du réseau alimentant en chauffage des entreprises, les hôpitaux, des écoles et des particuliers, ont engagé le combat pour obtenir une augmentation collective des salaires. L’an passé, une prime de 1000 euros avait été arrachée après deux jours de grève. Mais chacun a conscience que c’est chaque mois sur la fiche de paie qu’il faut que ça change. Et pas qu’un peu !

Pour le moment, la direction, sous la pression d’Engie, reste sourde. Pas de quoi entamer la combativité de ces travailleurs qui posent, dans la lutte, le problème de tous les salariés, celui d’une augmentation massive des salaires.

Naval Group, Lorient :  Tout bénef pour Naval Group

Echo d'entreprise
01/02/2022

Revoilà Florence Parly à Lorient. Elle est revenue le 13 janvier pour signer un contrat avec son homologue grec. Décidément, elle va finir par demander sa mutation ici.

En tout cas, il est clair que les ministres de la défense sont de véritables VRP de l’armement, sauf qu’ils sont rémunérés par le contribuable, c’est-à-dire nous.

Cooperl, Lamballe :  On n’a pas envie d’être enfumé !

Echo d'entreprise
01/02/2022

Comme cadeau de Noël, la Cooperl vient de s’offrir deux sites du groupe Aoste spécialisés dans le saucisson.

Dans le même temps, la prime de 500 euros passe aux oubliettes pour l’ensemble des salariés.

Y aurait-il une relation de cause à effet ?

SNCF Bretagne :  Société Nationale du Chaos Ferroviaire

Echo d'entreprise
01/02/2022

La direction met tout sur le dos de la pandémie pour justifier la désorganisation de la programmation. Ils font mine de découvrir le manque d’effectif.

Mais si les arrêts maladie sèment un tel chaos, c’est qu’il n’y a plus personne pour remplacer les absents.

La pandémie offre à la direction un prétexte commode pour faire oublier que c’est elle qui a supprimé les milliers de postes qui manquent aujourd’hui.

CHU Pontchaillou, Rennes :  Cachez cette réalité que je ne saurais voir

Echo d'entreprise
01/02/2022

Les différents témoignages d’hospitaliers dénonçant ce qu’ils vivent à l’hôpital ne plaisent pas à la direction.

Elle cherche à faire pression sur ceux qui parlent à la presse au nom « du devoir de réserve ».

Que la réalité soit connue la gêne visiblement, nous, c’est cette réalité qui nous choque !

Orange, Cesson-Sévigné :  Femme ou homme, ça changera… rien

Echo d'entreprise
01/02/2022

Il y a une grande probabilité que ce soit une femme qui succède à Stéphane Richard, rattrapé par ses affaires. Certains s’en réjouissent au nom de « l’égalité entre hommes et femmes ».

Mais ce n’est pas parce que des femmes accèdent - rarement- à la direction de grandes entreprises, qu’elles représentent un espoir pour l’émancipation des femmes.

En effet, comme leurs homologues masculins, elles se mettent au service des actionnaires et de la loi du profit, c’est à dire de l’exploitation, dont les femmes sont au premier rang des victimes.

Usine Continental de la Barre-Thomas, Rennes :  Le sauna

Echo d'entreprise
01/02/2022

En début de semaine dernière les températures clémentes additionnées au chauffage, aux machines à 170 degrés, aux émanations de fumées nous ont donné des sensations d’étouffement.

D’habitude, le sauna c’est fait pour se reposer et pas dans des vapeurs polluées…

Hutchinson, Saint-Brieuc :  Nostalgie ?

Echo d'entreprise
01/02/2022

La presse a abondamment relaté la grève du Joint Français qui, il y a 50 ans, avait pendant deux mois, mis à mal la dictature patronale dans l’usine. Dans la foulée de mai 68, de nombreux conflits avaient alors éclaté dans le pays.
Et au Joint, comme ailleurs, les travailleurs avaient, en grande partie, marqué des points. Le « malaise social » comme dit la presse, n’est plus le même aujourd’hui ; la crise est installée, et les patrons, partout, sont à l’offensive. Et c’est toujours la même rapacité qui les guide, d’autant qu’avec la crise le rapport de force s’est inversé.
Alors, s’il y a une leçon à tirer de ce conflit « historique » c’est que, quelle que soit l’époque, quelle que soit la situation sociale, c’est uniquement par les grèves et les manifestations que les travailleurs feront rendre gorge aux patrons.

 

Stellantis, la Janais, Rennes :  On a la solution

Echo d'entreprise
01/02/2022

La direction a annoncé qu’elle remettrait la deuxième équipe le 14 février.

Mais pour ça, il faut qu’elle trouve suffisamment d’intérimaires qui veulent bien se faire exploiter quelques semaines pour des petits salaires.

Elle n’a qu’à embaucher en CDI et augmenter les salaires : sûr qu’il y aurait plus de candidats.

Michelin - Saint-Doulchard (Cher) :  Débrayages pour les salaires

Echo d'entreprise
01/02/2022

Depuis 2 semaines, les débrayages se succèdent dans toutes les équipes pour exiger une augmentation de 2000 euros nets mensuels. Plusieurs dizaines de travailleurs se réunissent tous les jours pour discuter et votent les débrayages journaliers.

Mercredi 19, à l’occasion des discussions annuelles sur les salaires, une centaine de travailleurs sur les 3 équipes ont débrayé.

Face aux dernières propositions de la direction : 2% d’augmentation générale, soit 25 euros nets par mois, les réflexions ont fusé : « ce qu’ils veulent nous donner, c’est même pas le prix d’un café par jour dans un bistrot », « 2 % d’augmentation, c’est de la provocation, alors que Michelin va annoncer des bénéfices au moins au niveau de 2019 qui était déjà une année exceptionnelle ».

Jeudi 20, les débrayages ont continué et le vendredi, au changement d’équipes, à midi, 80 travailleurs se sont regroupés pour manifester devant les portes de l’usine.

Vendredi 28 janvier, devait avoir lieu l’inauguration d’un nouveau secteur, refait à neuf avec les aides de l’État, en présence des autorités locales, ce que la direction a finalement annulé en invoquant le covid.

Les travailleurs qui avaient décidé de manifester à nouveau ce jour-là devant l’usine, pour exprimer leur colère face aux propositions ridiculement basses de la direction, ne sont pas revenus pour autant sur leur décision. Ils se sont rassemblés à plus de 50 devant la porte de l’usine, avec le soutien de militants syndicaux de la SNCF et de Rians, une entreprise de l’agro-alimentaire.

Plusieurs travailleurs en ont profité pour rappeler devant les journalistes présents que les salaires chez Michelin à l’embauche étaient de 1300 euros nets en 3x8 et qu’avec cela on ne pouvait pas vivre.

C’est pourquoi débrayages et rassemblement restent prévus cette semaine.