Échos des entreprises

PSA Trémery :  Pour Zéro chômeur, il faut Zéro exploiteur

Echo d'entreprise
05/01/2021

Louis Gallois, ex PDG de la Sncf, et président du conseil de surveillance de PSA prend sa retraite.

Mais il va s’occuper « Je préside le fonds d'expérimentation Zéro chômeur » explique-t-il au journal Les Échos « face au drame du chômage de longue durée ».

Tout ça après avoir « surveillé » les milliers de suppression d’emplois chez PSA et participé au drame du chômage…

Renault Sandouville (Le Havre) :  Non à l’augmentation des cadences !

Echo d'entreprise
05/01/2021

Du PDG de Renault Luca de Meo qui annonce qu’il va falloir « aller plus loin que prévu dans l'effort de réduction des coûts », au nouveau directeur de l’usine qui dit qu’il faut les « rationaliser », le discours est le même : faire la chasse au moindre temps mort pour fabriquer du profit sur le dos des ouvriers.

Lorsqu’en 2014 le modèle III du Trafic (l’utilitaire de Renault) a démarré, la cadence était de 30 véhicules par heure. La direction avouait le mois dernier que la cadence était désormais de 40 véhicules de l’heure. Mais c’est en-dessous de la réalité.

La réalité, c’est 47 véhicules de l’heure et ces jours derniers une augmentation imposée de 3/100ème en plus. C’est-à-dire qu’en fait les ouvriers vont être proches des 50 véhicules de l’heure.

Depuis 2014, cela ferait donc une augmentation de la production horaire de 66 % alors que dans le même temps, les effectifs ont diminué sur les chaînes. Et bien sûr, côté salaire, ce n’est pas la même chanson…

Un ouvrier faisait remarquer que ces Trafic produits à ce rythme infernal sont « signés avec notre sueur, nos genoux et 90% de nos articulations en vrac, nos épaules soumises à des coups de visseuses surpuissantes, et la répétition de tous ces mouvements pendant 8 heures, comme le fait d’être debout toute la journée, sans possibilité de changer de poste ». Les masques sont étouffants mais les travailleurs ne peuvent se protéger de l’épidémie car ils sont souvent très près les uns des autres.

C’est la soif de profit qui explique de tels procédés. Alors les travailleurs n’ont pas à se ruiner la santé pour les dividendes des actionnaires !

CHRU de Nancy :  L’hôpital toujours en tension

Echo d'entreprise
25/12/2020

La recherche du taux maximum d'occupation des lits a mené l'hôpital à la catastrophe

Les services de réanimation sont toujours saturés avec les malades Covid et le rattrapage des interventions qui avaient été reportées au printemps lors de la première vague.

Et, avant même la fin du confinement, l’épidémie a repris sa progression, ce qui ne peut qu’inquiéter pour les semaines à venir.

Aucun répit : voilà ce qui attend les soignants dans un hôpital à bout de souffle.

SNCF - Postes d’aiguillage de la zone nord d’Orléans-Les Aubrais (Loiret) :  Une grève qui en annonce d'autres

Echo d'entreprise
21/12/2020

Jeudi 17 décembre, les aiguilleurs et agents-circulation des postes d’aiguillage de la zone nord d’Orléans-Les Aubrais étaient en grève contre les suppressions de postes, les réorganisations et le manque de personnel. Dans une ambiance fraternelle, une douzaine de travailleurs de la zone se sont rassemblés à l’entrée du triage pour dénoncer les attaques de la direction et du gouvernement.

Les cheminots engagés dans cette action se concertent pour essayer d’entraîner de plus nombreux collègues dans une autre journée en utilisant le préavis de grève qui court jusqu’au 9 janvier. La direction le mérite bien !

ADMR de Haute-Marne :  Les aides à domicile mobilisées

Echo d'entreprise
18/12/2020

Une quinzaine d’aides à domicile se sont fait entendre le mardi 8 décembre, à l’occasion de la journée de manifestation pour exiger que l’augmentation de 183 euros, promise dans le Ségur de la Santé et dont sont exclues de nombreuses catégories de soignants, soit également touchée par les aides à domicile.

Certaines d’entre elles ont témoigné dans la presse de leurs conditions de travail : elles ne se voient proposer qu’un emploi à temps partiel et sont pourtant obligées de se rendre disponibles pour aller voir des personnes âgées, le week-end et en semaine, si bien que les journées sont bien remplies et pourtant très mal payées.

Le travail de ces aides à domicile est pourtant vital pour le maintien à domicile de personnes âgées dépendantes.

Mobilisation des assistants d’éducation :  Une grève contre la précarité

Echo d'entreprise
12/12/2020

Quelques dizaines d'assistants d'éducation et d’accompagnants d’élèves en situation de handicap étaient en grève mardi 1er décembre à Saint-Dizier pour protester contre la précarité et les conditions de travail qui leur sont imposées. Une situation d’autant plus choquante alors qu’il y a des dossiers en attente à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH, ancienne Cotorep), les AESH ne voient pas leurs heures augmentées alors que beaucoup le demandent.

Dans l’éducation nationale comme dans tous les services publics, c’est la recherche d’économies qui préside à tous les choix. Au détriment de l’éducation, de la santé et de toute considération pour les personnels et les élèves.

Grève du secteur médico-social :  Se faire entendre est la meilleure garantie

Echo d'entreprise
11/12/2020

Une trentaine d’agents du secteur médico-social, de l’hôpital André-Breton à Saint-Dizier, ont manifesté pour la troisième fois, jeudi 3 décembre pour réclamer l’augmentation de 183 euros, qui doit être accordée au personnel hospitalier suite au Ségur de la santé et dont sont exclus les autres personnels soignants. Ils ont ainsi défilé dans la ville avant de se rendre à la mairie et de se faire recevoir par le maire.

Ils sont déterminés à se faire entendre et à ne pas se laisser endormir. Ils ont bien raison.

Aube :  Mobilisation des travailleurs de la santé dans l’Aube

Echo d'entreprise
10/12/2020

Le personnel du foyer André-Roche de Troyes dans l’Aube et celui de la maison d’accueil spécialisée (MAS) de Brienne-le-Château ont manifesté le 3 décembre pour réclamer le même complément indiciaire (CTI) mensuel de 183 euros, perçus par leurs collègues de la santé et des Ehpad.

Au foyer André-Roche, géré par l’Association des paralysés de France (APF), la vingtaine de salariées se sont rassemblées le matin du 3 décembre jusqu’au début de l’après-midi pour exprimer leur colère, en brandissant des pancartes. Devant l’établissement, au bord de la rue, toutes les catégories de personnel – accompagnant éducatif et social, aide médico-psychologique, etc. – ont scandé des slogans comme « AES en détresse, AMP sous-payées ! » provoquant des klaxons appuyés et de fréquents gestes de solidarité des automobilistes.

Sur le temps de midi, le même jour, à Brienne-le-Château, une trentaine de salariées de la maison d’accueil spécialisée ont débrayé et manifesté pour les mêmes raisons devant la grille de l’établissement public de santé mentale de l’Aube (EPSMA), leur employeur, distant de 100 mètres à peine.

Tout le monde est en première ligne depuis le début de la Covid, aussi bien dans les hôpitaux, les Ehpad, que dans les structures du médico-social et d’aide à la personne. La différence de traitement imposée par le gouvernement est révoltante.

Delpharm - Orléans :  La grève fait reculer le patron

Echo d'entreprise
03/12/2020

Grâce à leur grève déclenchée le 17 novembre, la grande majorité des travailleurs postés ont contraint la direction de Delpharm à en rabattre sur ses attaques sur le temps de travail. Elle a dû entre autres leur restituer une semaine de congés payés, ainsi que dix jours sur treize jours de RTT qu’elle voulait leur voler. Refusant de travailler gratuitement, les grévistes exigeaient une compensation financière de 70 euros sur le salaire.

Face à une détermination qui ne faiblissait pas, mardi 1er décembre, au terme de seize jours de grève, le patron leur cédait 40 euros net et mensuels sur la prime d’équipe. Les travailleurs postés sont fiers d’avoir relevé la tête. La combativité dont ils ont fait preuve leur sera utile pour l’avenir.

CHRU de Nancy :  La seconde vague comme la première

Echo d'entreprise
02/12/2020

Le CHRU ne peut à la fois fonctionner normalement et affronter la vague Covid

Pour ne pas être submergé par la seconde vague de Covid, le CHRU a été amené à réduire de 50 % ses activités de bloc opératoire.

C’est autant de retard et parfois de perte de chance pour les patients qui ont vu leur opération reportée.

Et c’est aussi l’aveu que les leçons n’ont pas été tirées de la première vague par ceux qui ont la responsabilité de la santé publique.