Échos des entreprises

Brive la Gaillarde (19) :  Débrayages sur les salaires à Thalès

Echo d'entreprise
19/12/2021

Jeudi 16 décembre une centaine de travailleurs de Thalès étaient à nouveau en grève pour des augmentations de salaires. Pour 2021 sur l’ensemble du groupe Thalès, seuls les travailleurs de moins de 33 ans ont eu une augmentation de 1,5 %, c’est à dire rien.

Très remontés les grévistes de Brive sont sortis la matinée dans la cour, ont discuté et voté de faire une autre assemblée générale dès la 1ère semaine de 2022 pour décider de la suite. Des débrayages ont lieu sur d’autres sites.

Thalès passe des contrats « plantureux », et possède un trésor de 4 milliards dans ses coffres, de quoi payer tous les salaires pendant 4 ans sans travailler !

Saint-Gobain PAM :  La folie du capitalisme

Echo d'entreprise
17/12/2021

Ces centaines de millions qui sont dilapidés en rachats d'actions proviennent des travailleurs de Saint-Gobain

En 2021 Saint-Gobain a racheté plus de 8,5 millions de ses actions (coût : 500 millions d’euros) pour aussitôt les annuler. Son objectif sur la période 2021-2025 est d’en racheter pour 2 milliards d’euros.

Racheter des actions pour faire monter les cours c’est une autre façon d’enrichir artificiellement les actionnaires aux frais de la société.

Pour cela Saint-Gobain sait trouver de l’argent.

 

PSA Vesoul :  John Deere laboure le terrain

Echo d'entreprise
16/12/2021

L'information que seuls les cadres auraient 6 % d'augmentation a mis le feu aux poudres sur le site John Deere d'Arc-les-Gray.

170 salariés ont débrayé mercredi dernier. Ils ont obtenu eux aussi 6 % d'augmentation, avec un talon de 140 € et une prime de 300 €.

Le sillon est tout tracé.

Troyes (Aube) :  Les travailleurs sociaux sont têtus

Echo d'entreprise
14/12/2021

La journée d’action du 7 décembre dans le secteur social et médicosocial a été un succès dans l’Aube. Cette action suit de nombreuses mobilisations. Initiée par des collectifs de travailleurs sociaux et des organisations syndicales au niveau national, elle a été relayée surtout par les réseaux sociaux. Et quelle bonne surprise de se retrouver à 200 manifestants devant la Préfecture et le Conseil départemental, pour faire entendre les exigences des salariés : une vraie augmentation des salaires, et à commencer par les 183 euros pour tous, des embauches, des moyens budgétaires, tout cela pour améliorer nos conditions de travail pour une meilleure prise en charge et accompagnement des personnes que nous aidons.
Une soixantaine de salariés n’en sont pas restés là et se sont rendus au siège de l’Apei (Association de Parents d’Enfants Inadaptés) de l’Aube après le rassemblement à la préfecture. Le directeur général, surpris du nombre, est sorti de son bureau et a dû écouter les réclamations des salariés, en grande majorité des femmes. Celles-ci lui ont rappelé qu’il devient urgent de verser la rallonge de 183 euros à tout le monde. Ce avec quoi le DG était d’accord en paroles, mais une salariée lui a expliqué que son syndicat patronal se préparait à dénoncer la convention collective, et donc à remettre en cause la progression des salaires à l’ancienneté ! D’autres ont dénoncé la pratique de contrats à temps partiel non choisi, en disant « comment voulez-vous qu’on y arrive avec un contrat à temps partiel, alors qu’on vient de vous expliquer qu’il manque 300 euros sur les feuilles de paie de ceux à temps complets ? ». Enfin, la revendication d’une augmentation de la prime Pepa (prime exceptionnelle de pouvoir d’achat) lui a été signifiée, en expliquant que l’Apei a largement les moyens financiers de le faire.
Très contents de ces actions, et de se voir si nombreux, mais bien conscients que cette journée d’action devra avoir des lendemains, les manifestants se sont donnés rendez-vous le 11 janvier.

La Rochelle (Charente-Maritime) :  Débrayage chez Dufour-Yachts

Echo d'entreprise
14/12/2021

Vingt-cinq salariés sur trente de l’expédition-finition se sont retrouvés en grève les 30 novembre et 1er décembre. Deux jours de grève contre les mauvaises conditions de travail en extérieur. Ils demandent des chauffages, des vêtements chauds et une prime d'intempéries de 100 euros net.

Deux salariés et deux représentants CGT ont été reçus par la direction. Les vêtements chauds et les chauffages vont arriver, selon le PDG.

Quant à la prime, la direction se laisse 15 jours pour réfléchir.

Les travailleurs ont donc décidé de reprendre le travail tout en se tenant prêts si la direction ne tient pas ses promesses dans les délais…

Sanofi - Amilly (Loiret) :  Que la direction sorte son chéquier

Echo d'entreprise
13/12/2021

A Sanofi, les négociations sur les salaires ont fourni l’occasion d’exprimer le ras-le-bol accumulé dans ce site de production et de distribution qui compte 450 personnes.
Fin novembre, 150 travailleurs avaient déjà débrayé pour les salaires. Mardi 7 décembre, c’était à nouveau la grève. Un piquet de grève bien suivi était mis en place.
Autour du brasero, les équipes de production trouvaient enfin le temps de discuter avec celles de la distribution. La vidéo où l’on voyait un groupe de grévistes qui s'invitait à la réunion de négociation en région parisienne passait de smartphone en smartphone.
Lors de cette réunion, la direction générale s’était juste contentée d’ajouter 0,2% aux 0,8% qu’elle proposait auparavant, faisant dire à certains qu’elle ne connaissait que les virgules. Cette réunion qui se terminait par le départ de la DRH sous les cris de "sors ton chéquier" avait le mérite de bien réchauffer l’ambiance. En effet, pourquoi faudrait-il que les travailleurs se contentent de miettes alors que les bénéfices explosent ? Tous les voyants sont au vert et les dirigeants promettent aux actionnaires 14% d’augmentation du bénéfice par actions.
Les travailleurs sont bien conscients que c’est sur leur dos que ces résultats sont obtenus. La direction est par exemple parvenue à faire doubler la production de paracétamol sans ajouter de personnel sur les lignes de production. Alors cette augmentation des bénéfices, c’est dans leurs bras qu’ils la ressentent, par des contrats toujours plus précaires et des cadences toujours plus soutenues.
Le mécontentement s’exprime aussi sur d’autres sites en France. Et les travailleurs de Derichbourg qui assurent l’entretien se sont mis en grève au moins sur un site. La direction n’en a sans doute pas fini avec le mécontentement.

PSA Sochaux :  Quand Macron parle d’emplois non pourvus, on se demande bien où ils sont.

Echo d'entreprise
12/12/2021

Il y a trois mois, Peugeot virait 650 intérimaires.

Pendant cette période, il n’y a eu pour la très grande majorité aucune proposition d’emploi de leur agence d’intérim.

Dans la presse patronale, quand Peugeot embauche, cela fait du bruit, mais quand il licencie... c’est la grande muette.

Interdigital (Cesson-Sévigné, 35) :  Encore raté

Echo d'entreprise
11/12/2021

Le PDG d’Interdigital nous a envoyé un mail pour nous encourager à profiter du « Thanksgiving’s day », le jeudi 25 novembre. Lui-même, nous a-t-il précisé, allait profiter de cette journée pour se détendre en famille.

Il se trouve que le jeudi 25 novembre correspond précisément au jour où la direction d’Interdigital a envoyé les dernières lettres de licenciement. Il s’agit sans doute d’une coïncidence malheureuse.

Il n’empêche que le PDG a encore perdu une occasion de se taire.

Hutchinson ( Saint-Brieuc, 22) :  Diviser pour gruger

Echo d'entreprise
11/12/2021

Les profits de Total explosent avec la hausse des prix du pétrole.

Bon seigneur, le PDG vient d’annoncer une prime de 550 € pour les travailleurs du groupe… mais pas pour ceux d’Hutchinson !

À ce qu’on dit, ce serait la patronne d’Hutchinson elle-même qui s’y serait opposée.

Quelles qu’en soient les raisons, elle fait semblant d’ignorer que c’est notre travail à tous qui enrichit les actionnaires de Total, mais nous, nous ne l’oublions pas.

Continental (Rennes, 35) :  Chaud et froid

Echo d'entreprise
11/12/2021

Dans certains endroits de l’usine de la Barre Thomas, il fait chaud mais dans d’autres il fait froid avec les températures basses actuelles.

Équiper les endroits froids en chauffage ça coûte trop aux yeux du patron… bien au chaud dans son bureau.