Échos des entreprises

Stelia Rochefort (Charente-Maritime) :  En se défendant, ceux de Stelia défendent l’intérêt de tous

Echo d'entreprise
05/10/2021

Stelia, filiale d’Airbus d’un peu plus de 7 000 salariés, fabrique certaines structures, sièges et fauteuils. Le site de Rochefort compte 1 000 salariés. En 2020, la direction avait mis à la porte intérimaires et sous-traitants en même temps qu’elle instaurait du chômage partiel et supprimait plus de 704 CDI, dont 95 à Rochefort.

Aujourd’hui, la production reprend son niveau d’avant-Covid. Pour compenser le travail que faisaient des licenciés, la direction veut augmenter le temps de travail des travailleurs restants de 2 h 30 par semaine. Un embrouillamini de compensations sans aucune garantie est censé tromper les salariés ; mais surtout, permettre à certains syndicats d’accompagner le recul social, qui se matérialiserait pour beaucoup par la perte du vendredi après-midi chômé, aujourd’hui préservé grâce aux mouvements de grèves. Pour le moment, un seul syndicat aide les travailleurs à résister.

Et ça coince ! Après deux débrayages les deux lundis passés sur plusieurs sites en France, la mobilisation, en particulier chez les ouvriers, a permis la reconduction des débrayages tous les jours.

La mobilisation chez Stelia est la voie à suivre. En effet, l’heure doit être à la baisse du temps de travail sans perte de salaire afin de répartir le travail existant entre tous, plutôt qu’à crever ceux qui ont un emploi pendant que les jeunes et les chômeurs courent après un poste.

SNCF Bretagne :  Parole de patron

Echo d'entreprise
29/09/2021

Le PDG de la SNCF, Farandou, a déclaré dans les médias que la moyenne des salaires chez les cheminots était de 3200 €…

A-t-on bien compris, 3200 € par mois ? Car nombre de cheminots mettent au moins deux mois pour atteindre 3000 € brut…

La poste, Rennes, 35 :  Une direction en apesanteur

Echo d'entreprise
29/09/2021

Désormais les facteurs sont priés, en retour de tournée, de faire un débriefe avec leurs chefs d’équipe.

Dernière invention de la direction : leur faire noter la qualité de leur journée en nombre d’étoiles...

Y a pas à dire, on est vraiment dirigé par des stars.

Caisse Nationale d’Assurance Maladie, Rennes, 35 :  Télépasse sanitaire à la CNAM

Echo d'entreprise
29/09/2021

S’il est un mode de contamination qui semble impossible, c’est par le téléphone.

Et bien, pas pour la Cnam. Les téléconseillers du Service médical doivent avoir leur passe sanitaire.

Le ridicule ne tue pas, sinon en haut lieu ce serait l’hécatombe !

Naval Group, Lorient, 56 :  Ça ne s'explique pas

Echo d'entreprise
29/09/2021

Selon le PDG, il y a plus de 30 métiers sous tension au sein de Naval group.

Pour lui, c’est inexplicable.

Pour nous, ce qui est inexplicable, c’est qu’on renvoie des apprentis formés ou des intérimaires au chômage alors qu’ils devraient être embauchés.

Cooperl, Lamballe, 22 :  On y prendrait goût !

Echo d'entreprise
29/09/2021

Le marché chinois est important pour la Cooperl.

Alors, ça a été le branle-bas de combat pour montrer que la boite est exemplaire. Rangement, nettoyage à fond, audit blanc avant l’audit « réel »…

Même les cadences ont été baissées le temps du film !

Ça devrait être comme ça tout le temps !

CHU Pontchaillou, Rennes, 35 :  Vous vous trompez de numéro

Echo d'entreprise
29/09/2021

Dès qu’il manque du personnel, les cadres appellent sur les portables personnels, même les week-ends.

Ce n’est pas notre numéro qu’ils doivent composer, mais celui du DRH chargé du recrutement.

Ville de Grenoble :  Non au vol de jours de repos

Echo d'entreprise
29/09/2021

Rassemblement devant la mairie, le 27 septembre

Comme dans de nombreuses collectivités territoriales, le maire écologiste Éric Piolle et son équipe municipale LFI et PCF se préparent à faire travailler chaque agent au moins 28 heures de plus gratuitement en application d’une loi du gouvernement qui vise à augmenter le temps de travail des agents municipaux, pour atteindre les 1607 heures par an. A Grenoble, c’est l’équivalent de 50 emplois que le maire va ainsi économiser.

Cette mesure qui se rajoute à d’autres ne passe pas. Lundi 27 septembre, des travailleurs de la Ville ont donc fait grève et manifesté devant le conseil municipal en scandant « Non à la perte de nos jours de congés », « La mairie, c’est nous ! ». Une dizaine de travailleurs a pu entrer pour dire leurs 4 vérités aux voleurs de congés réunis dans la pièce.

Rendez-vous a été pris pour le 5 octobre qui sera une nouvelle occasion d’exprimer sa colère, dans les rues de Grenoble et d’ailleurs.

Chaumont : employés municipaux :  En grève dès la rentrée

Echo d'entreprise
24/09/2021

Les agents municipaux de Chaumont sont tous rattachés à la communauté d'agglomération. Depuis un an, les conditions de travail empirent : de nouvelles tâches apparaissent sans plus d'agents. Les contrats précaires sont toujours aussi nombreux et les salaires stagnent. Autre attaque : l'application de la loi Dussopt, qui prévoit d'obliger les fonctionnaires territoriaux à travailler plus pour le même salaire.

Une première journée de grève a eu lieu jeudi 2 septembre. 200 agents se sont rassemblés devant le siège de la Communauté d’agglomération puis sont allés devant la mairie.

Le président de l’Agglomération comme la maire de Chaumont ont botté en touche.

Pour se faire entendre et défendre leurs conditions de vie et de travail, les agents ne pourront compter que sur leur mobilisation.

Territoriaux de Grenoble :  « On trie les livres, pas les lecteurs ! »

Echo d'entreprise
23/09/2021

Lors d'un rassemblement devant la préfecture, le 22 septembre

Depuis le 24 août, les bibliothécaires de la ville de Grenoble continuent de se mobiliser contre l’obligation de contrôler le passe sanitaire des usagers, par des jours de grève et pour certaines en refusant de contrôler. Rassemblements de soutien et distributions de tracts permettent d’expliquer au public en quoi ce contrôle empêche l’accès à la culture pour tous. D’ailleurs, les agents des bibliothèques d’une dizaine de communes de l’agglomération ont rejoint la mobilisation.

Malgré leurs recherches actives, les agents n’ont toujours pas débusqué Eric Piolle, le maire écologiste, qui ne daigne pas les rencontrer, mais qui a fait parvenir à chacun un courrier notifiant les sanctions encourues.

Mais voyez-vous, il paraît qu’il ne faut pas parler de « sanctions » mais de… « mesures administratives » !