Échos des entreprises

PSA - Borny  :  Encore du fric pour les actionnaires !

Echo d'entreprise
15/07/2020

Tavares affirme vouloir réduire de 700 euros le coût de fabrication de chaque véhicule. C’est une menace pour nos conditions de travail, pour nos salaires et pour les sous-traitants dont ils vont tirer les prix.

Diminuer les prix, c’est uniquement pour augmenter les profits. Nous ce qu’on veut diminuer, c’est le chômage en répartissant le travail entre tous sans perte de salaire.

PSA Borny  :  Profiteur total du chômage partiel

Echo d'entreprise
15/07/2020

La direction a fait payer au chômage partiel des centaines d’intérimaires qui survivent avec des payes indécentes. Ils ne peuvent même pas rompre leur contrat pour travailler ailleurs !

Voilà le profiteur du chômage : c’est PSA qui fait payer par les fonds publics les intérimaires encore en contrat et oblige ceux qui travaillent à en faire toujours plus.

Rosières - Lunery (Cher) :  Non aux licenciements !

Echo d'entreprise
11/07/2020

Jeudi 9 juillet, 150 personnes étaient rassemblées dans la matinée devant les grilles de l'usine Rosières à Lunery pour protester contre la fermeture du montage, dernier atelier en activité de l'usine qui fabriquait des fours appelés Trio (combiné four, plaque de cuisson, lave-vaisselle). 72 travailleurs vont être licenciés.

La direction du groupe (Candy Hoover) parle de « manque de compétitivité », de « surcapacité », de « concurrence exacerbée »... Mais ils se gardent bien d'afficher les comptes de ces grands groupes qui ont racheté Rosières, l'ont découpé et vendu par morceaux. Ils ont empli les poches des actionnaires, tout au long de ces dernières années avec le travail fait dans les ateliers.

Et ils veulent continuer à faire croître leurs bénéfices en jetant à la rue ceux qui leur ont permis d'engranger leur profit.

Il n'y a aucune raison d'accepter d'être sacrifiés !

Michelin :  Pauvre riche

Echo d'entreprise
11/07/2020

Michelin vient d’être condamné par le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand à payer les maigres augmentations salariales prévues initialement pour cette année. En avril, il avait en effet demandé à une grande partie des salariés de renoncer « volontairement » à ces augmentations cette année, dans un souci de « cohérence sociale avec les autres pays du groupe », où il a imposé ce gel.

Le coronavirus sert de prétexte à tous les chantages.

Avec 1,7 milliard d’euros de bénéfice, voilà une entreprise qui a besoin de puiser dans les payes des salariés pour survivre.

Elior - Saint-Fons (Rhône) :  “Héros” au travail mais zéro sur la paye

Echo d'entreprise
08/07/2020

Les salariées du nettoyage de l’entreprise Elior, travaillant à l’usine chimique Elkem à Saint-Fons sont en grève depuis trois jours. Elles ont travaillé pendant toute la période de confinement, pris les transports en commun et exposé leur santé comme tous les “derniers de corvée” qui sont montés au front, sans masque au départ.

Dans cette  usine classée Seveso, elles n’ont droit ni à la prime de risque comme les travailleurs d'Elkem, ni à la prime Covid réservée aux seuls nettoyeurs des hôpitaux et cliniques. Toutes ces injustices ajoutées aux salaires minables à vie,  ont fait éclater la colère. En plus des primes, elles réclament 300 euros d'augmentation par mois.

Les actionnaires d’Elior et d'Elkem, planqués à l’arrière doivent passer à la caisse !

PSA - Borny  :  Travailleurs de tous les pays unissons-nous !

Echo d'entreprise
08/07/2020

La direction a fait venir 50 travailleurs d’une usine Opel en Pologne et une quinzaine de Hongrie. Ces camarades ne sont pas payés au tarif PSA mais à celui – moins favorable - de la convention collective.

Les patrons veulent nous transformer en nomades de l’industrie. Aujourd’hui ce sont nos frères polonais ou hongrois que la direction envoie à des centaines de km de chez eux. Demain c’est nous qui serons envoyés là où le patron le jugera plus rentable.

Français, Polonais, Hongrois… CDI ou précaires, nous avons tous les mêmes intérêts et le même ennemi.

Même exploiteur, mêmes intérêts !

PSA exploite des travailleurs intérimaires qu’il prend et jette suivant ses intérêts.

Maintenant, PSA veut faire tourner les salariés de toutes ses usines pour augmenter les profits des actionnaires.

PSA cherche à mettre en concurrence tous les travailleurs de tous les pays.

Mais quelle que soit notre nationalité ou notre couleur de peau, nous sommes tous des travailleurs et nous avons les mêmes intérêts.

Nous avons le même patron, unissons-nous pour nous défendre contre lui !

Ten sam wyzyskiwacz, te same zainteresowania!

PSA wykorzystuje pracowników agencji, które bierze i odrzuca zgodnie ze swoimi interesami.

Teraz PSA chce rotować pracowników wszystkich

swoich fabryk, aby zwiększyć zyski akcjonariuszy.

PSA dąży do postawienia wszystkich pracowników ze wszystkich krajów w konkurencji.

Ale bez względu na naszą narodowość lub kolor skóry wszyscy jesteśmy pracownikami i mamy te same interesy.

Mamy tego samego szefa, zjednoczmy się, aby się przed nim bronić!

PSA Borny et Trémery :  CDI, CDD, intérim… travailler tous !

Echo d'entreprise
08/07/2020

90 intérimaires seulement ont été repris sur le Pôle PSA Metz-Trémery, 65 à Trémery et seulement 25 à Borny sur les 400 qu’il y avait.

Des centaines d'intérimaires se retrouvent soit à Pôle emploi, soit au chômage partiel avec des payes qui ne permettent pas de vivre pendant qu’on courre comme des fous. Sur le groupe, PSA s'est débarassé en douce de 8 000 intérimaires ! 

Nous avons tous besoin d’un travail et surtout d’un salaire correct ! Et ce n’est pas le boulot qui manque ! D'autant que des samedis obligatoires et le 14 juillet sont travaillés dans les ateliers ! Bosser comme des malades pendant que nos collègues intérimaires chôment, pas d’accord !

Airbus Nantes :  Les milliards tombent… les licenciements aussi !

Echo d'entreprise
03/07/2020

En Loire-Atlantique, sur les sites Airbus de Nantes et Saint-Nazaire, l’annonce du millier de licenciements prévu par la direction a provoqué un choc chez les salariés. Bien sûr, les nouvelles n’étaient pas bonnes et les discours de la direction depuis la crise du Covid sentaient mauvais avec l’annonce d’un plan « d’adaptation » et de « réduction de format » qui était fait pour préparer les esprits à une saignée d’ampleur : 484 postes de moins à Nantes (1 poste sur 5), 386 à Saint-Nazaire (12% des effectifs) ainsi que 201 à Stelia, filiale à 100 % Airbus. Au total un millier d’emplois supprimés sans compter les entreprises sous-traitantes comme Daher qui annonce aussi 900 suppressions d’emplois.

Ce plan massif de suppressions de postes vient s’ajouter à une première vague de licenciements secs de centaines d’intérimaires et de sous-traitants qui travaillaient sur site et se retrouvent sur le carreau depuis le mois d’avril ou de mai avec peu d’espoir de retrouver dans l’immédiat une mission dans l’aéronautique.

Cette situation est d’autant plus choquante que les avions restent à construire, 7600 commandes, du travail pour dix ans et si les compagnies retardent pour l’instant leurs livraisons, elles ne les annulent pas. Le patron d’Airbus dit vouloir sauver l’entreprise. Mais tout le monde sait que sa préoccupation première est de sauver les dividendes  des actionnaires. En fait, Airbus Group se sert du prétexte Corona virus, non seulement en France, mais au niveau international, pour mettre en place un plan d’aggravation des conditions de travail  pour ceux qui ne seront pas licenciés dans le but de dégager plus de profit à l’avenir.

Tout ceci avec la complicité du gouvernement et de l’État qui verse des milliards d’aide tandis que les patrons licencient sans vergogne ! La seule chose qui pourra les arrêter c’est une réaction massive de l’ensemble des salariés Airbus, intérimaires sous-traitants, CDD… pour sauver leur emploi et leur salaire en prenant sur les profits passés et à venir !

Clinique Jules Verne (Nantes) :  Il faut embaucher !

Echo d'entreprise
03/07/2020

Depuis lundi 29 juin, la quasi-totalité de la centaine de salariées – très majoritairement des femmes – de la « maison de la naissance » de la clinique Jules Verne, à Nantes, est en grève pour obtenir l’embauche d’un auxiliaire de puériculture de nuit (soit 2,4 équivalents temps plein). Depuis une quinzaine d’années, le nombre de naissances annuelles y a augmenté de près de 60 %, sans que les effectifs n’évoluent. Pour les salariées, cela veut dire un rythme de travail qui mène à l’épuisement – jusqu’à régulièrement revenir la nuit travailler sur leur repos – et, pour les femmes reçues dans le service, un suivi dégradé.

Leur grève est vivante et déterminée. Les grévistes sont présentes devant leur établissement et tiennent à se faire voir et entendre pour populariser leur mouvement. Elles ont ainsi organisé des cortèges et des barrages filtrants sur l’axe routier, très fréquenté, situé aux abords de la clinique. Cela leur a permis de mesurer la sympathie dont bénéficie leur mouvement, qu’elles espèrent voir se transformer en solidarité active. Elles invitent pour cela tous ceux qui se sentent solidaires à venir les voir. Elles ont également mis en ligne une cagnotte et une pétition.

Présentes également à la manifestation appelée mardi 30 juin par le personnel hospitalier, elles ont rappelé leur revendication : des embauches ! Alors que des centaines de milliers de travailleurs sont actuellement jeté au chômage et alors que les besoins en personnels sont criants – comme l’ont justement exprimé des milliers de manifestants mardi – dans les cliniques, les hôpitaux ou encore les EHPAD, la mobilisation des salariées de la clinique Jules Verne montre la voie par laquelle peuvent s’exprimer la solidarité et les intérêts communs du monde du travail : pour créer, dans la santé et ailleurs, tous les emplois nécessaires et utiles à la société, il faut se battre !

Amazon – Saran (Loiret) :  La direction n'empêchera pas les idées des travailleurs de circuler

Echo d'entreprise
01/07/2020

Durant le confinement, la justice saisie par les syndicats avait imposé à la direction d’Amazon France de modifier ses ventes et d’évaluer les risques liés à l’épidémie.

Pour ceux qui travaillent sur des postes fixes, la direction a fait installer des sortes de cages en plexiglas gondolé. En traversant le plexiglas, la lumière prend un effet stroboscopique très gênant pour la vue, et les travailleurs se retrouvent isolés les uns des autres. Mais ce plexiglas ne peut ni empêcher les travailleurs de voir clair dans les intentions de la direction, ni les discussions.

Bien au contraire, car le goût de la discussion, lui, ne peut pas être mis en cage !