Échos des entreprises

Psychologues – Troyes :  La profession sort de ses gonds

Echo d'entreprise
21/06/2021

Le mardi 10 juin, les psychologues de l'Aube ont fait grève, à l’occasion d’une journée nationale d’action de syndicats professionnels. Ils se sont retrouvés à une centaine devant la préfecture, à Troyes, venant de l'établissement de Brienne, de l'Hôpital et du Centre médico-psycho-pédagogique de Troyes, ainsi que des psys isolés dans de petites structures ou bien exerçant en libéral.
Les psychologues sont vent debout contre un arrêté ministériel du 10 mars 2021 qui impose certaines pratiques, au détriment leur liberté d’exercice et de jugement.
Ils dénoncent aussi les "plateformes de coordination et d'orientation" qui instaureraient un tri entre les enfants et qui pousseraient les usagers à se tourner vers des soins en libéral. Dans un contexte où les services de soins psychologiques et psychiatriques dans les établissements hospitaliers se réduisent d'année en année. Ils refusent enfin d’être affiliés à un ordre des psychologues qui ne pourrait que renforcer le corporatisme, voire donner davantage de moyens à l’État de cadrer le suivi des patients.
Le 10 juin, ils ont brandi des pancartes, apposé des banderoles aux grilles de la préfecture de l’Aube, où une délégation syndicale a été reçue. Ils étaient très contents et fiers de leur mobilisation et de s'être retrouvés "historiquement" aussi nombreux. Comme le résumait un manifestant : "On veut nous imposer un fonctionnement où l'on ne soigne plus la personne dans sa globalité, mais uniquement un organe, son système nerveux". Imposer le médicament comme solution à un symptôme, c’est nier que ces maladies sont les conséquences de difficultés de vie dans la société.
Ce coup de colère dans une profession qui n'est pas habituée à se mobiliser révèle à quel point toutes les professions indispensables à la santé de la population sont attaquées pour faire des économies, alors que dans le même temps les profits des groupes pharmaceutiques explosent. Les psys mobilisés sont bien décidés à continuer à s’organiser et à faire pression à travers leurs réseaux et collectifs.

Hôpital de Valenciennes :  Publicité mal'Onet

Echo d'entreprise
17/06/2021

L’hôpital de Valenciennes est en train de se payer une campagne d'affichage, en ville et sur le tramway du réseau Transvilles, avec le slogan "liberté, égalité, fraternité" coloré de bleu-blanc-rouge. Le directeur veut-il faire oublier la publicité critique de la gestion de l'hôpital lors de l'émission " Cash investigation" du 10 décembre 2020, intitulée "services publics : liberté, égalité, rentabilité ?". En effet, cet l'hôpital est un exemple de gestion favorisant les capitalistes, avec des économies réalisées sur la peau du personnel et des salariés sous-traitants !

Les travailleuses d'Onet qui assurent le nettoyage à l'hôpital en savent quelque chose, elles qui ont dû faire grève à plusieurs reprises contre des conditions de travail et de rémunération indignes ! Pour la "liberté, l'égalité et la fraternité", ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font grève pour leur droits et leur dignité qui montrent la voie.

Gravotech – La Chapelle-Saint-Luc (Aube) :  Un premier recul patronal

Echo d'entreprise
14/06/2021

Fin mai et début juin, les travailleurs de l’entreprise Gravotech à La Chapelle-Saint-Luc, près de Troyes dans l’Aube, qui emploie 210 salariés, se sont mobilisés pour obtenir une augmentation de salaire.
Gravotech est une entreprise, ex-leader mondial, spécialisée dans la conception et la fabrication de machines de gravure et de découpe laser. C’est une activité suffisamment rentable pour que des banques s’y soient intéressées. Depuis 1996, les LBO (Leverage buy-out) se succèdent. Ces « achats à effet de levier » permettent d’acquérir une entreprise par le biais d’un montage financier constitué d’un investissement de l’ordre de 10 % et, à 90 %, d’un emprunt, chaque revente permettant aux acquéreurs de repartir avec des dizaines de millions d’euros.
Le remboursement des dettes s’est traduit par des réorganisations incessantes du travail visant à augmenter la production et développer la polyvalence, aboutissant même à des licenciements. Les CDI sont progressivement remplacés par des intérimaires. Même le responsable du personnel est en CDD de six mois. Alors quand, sous prétexte d’une baisse des ventes due au Covid, la direction a annoncé lors des négociations annuelles obligatoires qu’il y aurait cette année 0 % d’augmentation, c’était trop.
Deux heures de débrayage n’ayant amené aucune réaction de la direction, lundi 31 mai, à l’appel du syndicat CGT, une bonne cinquantaine de travailleurs se mettaient en grève pour réclamer une augmentation de 3,5 % sur les salaires. La mobilisation concernait les trois quarts des ouvriers en production. Les techniciens, pour la plupart en télétravail, n’avaient pas pu être sollicités. La direction du site de La Chapelle-Saint-Luc a bien essayé d’endormir les grévistes en évoquant une prime de productivité. En vain. Toujours sans réponse de la direction centrale, la grève s’est poursuivie les deux jours suivants, le mouvement s’organisant progressivement. Mercredi 2 juin, la direction décidait enfin de se déplacer depuis Lyon. Des banderoles apposées sur les palissades et un barbecue sous une tente témoignaient de la détermination des grévistes. Mais, le refus de toute augmentation demeurant, la pression est montée d’un cran avec l’irruption d’une trentaine de grévistes dans les locaux et une explication houleuse avec la direction. L’octroi d’une augmentation de 1,6 % à compter du 1er juillet et une prime gilets jaunes de 200 euros, pour les ouvriers et employés mais pas pour les techniciens, n’ont finalement été acceptés par la majorité des grévistes qu’après l’obtention de la rétroactivité au 1er janvier. Les grévistes estimaient en majorité que cela compensait la perte salariale pour les heures de grève.
En contraignant par la grève la direction à se déplacer et à revenir sur son refus de toute augmentation, les travailleurs de Gravotech ont montré leur force.

CHRU de Nancy :  La solidarité, ça existe !

Echo d'entreprise
03/06/2021

Le bâtiment de cardiologie Louis Mathieu à Brabois : les agents travaillent ensemble, ils ne trouvent pas qu'ils ne bénéficient pas tous des revalorisations salariales !

Dans le bâtiment de Cardiologie à l'hôpital Brabois, des agents ont pris l’initiative de faire signer une pétition contre le fait que les ASH sont exclues des augmentations salariales du Ségur de la Santé, accordées uniquement aux infirmières et aux aides-soignantes.

Médecins, cadres, infirmiers, aides-soignants, etc. sont nombreux à la signer.

Un bel élan de solidarité qui montre la voie à suivre !

 

Affaire de la clémentine La Redoute :  Une victoire morale contre l’arbitraire patronal

Echo d'entreprise
31/05/2021

En 2018, un salarié de la Redoute, à l’usine Quai 30, à Wattrelos, avait mangé, lors d’une micro-panne, une clémentine à proximité de son poste de travail.

La direction avait accusé ce salarié de soi-disant enfreindre le règlement qui interdit de manger sur son poste de travail et lui avait infligé une journée de mise à pied avec perte de salaire.

Les travailleurs de la Redoute s’étaient mobilisés collectivement contre cette sanction. Y compris, au siège social, des employés arboraient ostensiblement sur leur bureau des clémentines face à la direction. L’affaire avait été poursuivie en justice.

La cour d’Appel de Douai vient d’estimer la sanction disproportionnée au regard du fait reproché. C’est une victoire morale pour toutes celles et tous ceux qui veulent s’opposer collectivement à l’injustice de l’exploitation et à l’arbitraire patronal.

Fonderies du Poitou (Ingrandes – Vienne) :  Fondeurs, pas chômeurs !

Echo d'entreprise
31/05/2021

Vivant depuis plusieurs années dans l’incertitude du lendemain du fait de la rapacité et des magouilles comptables de leur patron et du désengagement du principal donneur d’ordre – Renault –, les ouvriers des fonderies du Poitou Fonte, dont l’entreprise a été placée en redressement judiciaire jusqu’au 15 juin (échéance fixée pour l’arrivée d’un éventuel repreneur), se sont mobilisés jeudi 27 mai.

Organisée par les syndicats, une opération escargot s’est dirigée vers l’UIMM (syndicat patronal de la métallurgie) de la Vienne puis vers Fenwick où un bref échange a eu lieu avec le directeur du site, sorti pour faire barrage à toute tentative d’intrusion.

Rencontrer les travailleurs de toutes les autres usines du secteur châtelleraudais serait en effet une bonne chose. Et rassembler toutes les colères ouvrières qui couvent, contre les menaces sur les emplois ou contre les conditions de travail exécrables, voilà qui pourrait donner du fil à retordre aux patrons et les faire réfléchir.

Mais s’adresser, comme l’ont fait les syndicats, aux patrons poitevins ou autres du secteur, de Fenwick, de Thales, de Mecafi, etc., pour chercher un quelconque soutien revient à espérer un appui aussi efficace que celui de la corde qui soutient le pendu. Rien à espérer de ce côté-là !

Pinault et son musée :  Envie de lui rentrer dans le « l’Art »

Echo d'entreprise
28/05/2021

François Pinault, l’ancien patron de la Redoute, a inauguré à Paris son nouveau musée, dans l’ancienne Bourse du commerce, temple désaffecté du capitalisme, qu’il a obtenu grâce à l’aide d’Anne Hidalgo, maire « socialiste » de Paris.

Il a été subventionné par l’État… de Macron. Tout ça, à deux pas de l’appartement qu’il avait prêté aux Chirac… Trentième fortune du monde, il a les politiques à ses pieds et les médias le font passer pour un généreux mécène.

Mais les travailleurs de la Redoute savent comment le prédateur Pinault a constitué sa fortune : sur leur dos et sur celui des tous les travailleurs de son groupe Kering.

Ainsi, à la Redoute qu’il a siphonnée par ses manœuvres financières, l’effectif est passé de près de 7 000 à… 1 400 salariés. Lors du dernier plan de licenciement en 2014, c’est la mobilisation des travailleurs qui l’a forcé à verser les 500 millions qui ont permis qu’ils ne soient pas sur le carreau.

La seule œuvre d’art contemporain que parait-il, il n’appréciait pas du tout, c’était son portrait sur fond de flammes, le « diable » avec deux belles petites cornes, qui était brandi dans toutes les manifestions !

Michelin :  La crise... connais pas !

Echo d'entreprise
24/05/2021

A l'assemblée des actionnaires du 21 mai, Michelin a annoncé une augmentation de 15% du dividende qui leur sera versé. Les gros actionnaires vont récupérer autour de 410 millions d'euros sur les 625 millions d'euros de bénéfices réalisés en 2020.

Et en 2021, Michelin prévoit 2,5 milliards de bénéfices et une provision d’un milliard.

Au bout d’une année de crise sanitaire, la santé financière du groupe, elle, reste bonne.

Du côté des travailleurs, il n’en est pas de même. L'augmentation générale des salaires prévue sera de 0,5% à partir de mai, soit 5 à 7 centimes de l'heure. Et 0% pour les techniciens et cadres.

Michelin poursuit son plan d’attaque contre les travailleurs avec des salaires en bas de l’échelle, des centaines de suppression d'emplois et une dégradation des conditions de travail pour ceux qui restent.

C'est de cette aggravation de l'exploitation que Michelin tire des profits plus que confortables.

L'argent dans les coffres-forts de Michelin ne manque donc pas pour augmenter les salaires. Mais pour obtenir des salaires décents, les travailleurs n’ont pas d’autre choix que de préparer leur propre plan de lutte pour imposer leurs revendications.

Assez d'économies sur l'hôpital public

Echo d'entreprise
21/05/2021

Avant l'épidémie, une nouvelle cure d'austérité imposait à l'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille de supprimer 1040 emplois, près de 10 % des effectifs.

Du coup, pour gérer en urgence les différentes vagues de malades, l'AP-HM a dû recruter des centaines de contractuels.

À cause des salaires trop faibles et des conditions de travail épuisantes, certains sont déjà repartis.

Pour arrêter cette catastrophe, il faut cesser de diminuer le nombre de lits et embaucher en nombre suffisant du personnel, avec des salaires et des conditions de travail corrects.

PSA Trémery :  Benvenuto !

Echo d'entreprise
12/05/2021

Benvenuto !

Alla fabbrica sono arrivati dei compagni della Fiat.

Questo, è la prova che c'è una carenza di personale ed' è urgente assumere. Quindi, lavoratori di ogni paesi uniamoci, abbiamo gli stessi padroni di fronte a noi. Benvenuti ai nostri compagni italiani !

Bienvenue !

Plusieurs dizaines de camarades de Fiat sont arrivés dans l’usine. C’est bien la preuve qu’il manque du personnel et qu’il serait urgent d’embaucher.

Alors, travailleurs de tous les pays unissons nous, nous avons les mêmes patrons en face nous. Et bienvenue à nos camarades italiens !