Échos des entreprises

SNCF, Bretagne :  Le lampiste et les assassins

Echo d'entreprise
12/05/2022

Neuf ans après le déraillement de Brétigny, qui avait fait sept morts et une trentaine de blessés, s’est ouvert le procès de cette catastrophe.

Elle était prévisible, vu la vétusté des voies, du réseau, et la baisse des effectifs pour contrôler leur état. Le cheminot qui fait aujourd’hui figure d’accusé avait dû vérifier seul pas moins de 8,7 kilomètres de voies et 24 aiguillages !

C’est la direction de la SNCF qui devrait être dans le box des accusés : elle est non seulement responsable de cette catastrophe, mais sa politique d’économies en prépare de nouvelles.

CHU Pontchaillou, Rennes, 35 :  Écran de fumée

Echo d'entreprise
12/05/2022

A l’Ehpad de l’Hôtel-Dieu, il ne se passe pas une semaine sans rappel d’infirmière ou d’aide-soignante.

Pour faire semblant de s’en préoccuper, la direction a réalisé un audit la semaine dernière.

Comme s’il y avait besoin de ça pour savoir qu’il faut remplacer les arrêts… sans parler d’un poste vacant depuis plusieurs mois suite à un départ en retraite !

(Plate-forme industrielle de Courrier, Rennes, 35) :  Transparence ?

Echo d'entreprise
12/05/2022

On sait que La Poste a arrosé le cabinet de conseil McKinsey de 151 millions d’euros en trois ans.

En revanche, nous ne savons pas à quoi cette masse d’argent a réellement servi.

Bizarrement, on ne nous en a jamais parlé dans les réunions de travail…

Hutchinson (Total Énergies) :  "Ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît"

Echo d'entreprise
12/05/2022

Total Énergies et Hutchinson viennent d’inviter leurs salariés à donner de un à trois jours de congés en faveur des victimes de la guerre en Ukraine. Pour chaque jour donné, Hutchinson ajoutera « généreusement » 50 euros.

Les travailleurs d’Hutchinson, comme l’ensemble des travailleurs, ne peuvent évidemment que se sentir solidaires de la population en Ukraine qui subit une guerre atroce. Mais quand c’est le patron qui se met à leur parler de mobilisation et de solidarité, ça sent l’arnaque et leur réaction est, à juste, titre la méfiance.

Quand ils exigent des salaires qui leur permettraient de vivre dignement, ce n’est plus de solidarité que le patron parle mais bien de compétitivité, prétendant que ce ne serait pas possible d’augmenter les salaires. Alors qu'à Hutchinson, les salaires à l'embauche sont au Smic, et après 10 ou 20 ans d'ancienneté, 1400 à 1500 euros primes comprises, juste de quoi vivre alors que les prix eux explosent.

La solidarité de ces patrons, c’est juste de la publicité pour se donner une image charitable, mais les travailleurs ne sont pas dupes. Au 1er trimestre 2022, le groupe pétrolier Total annonce un bénéfice record de près de 5 milliards de dollars. Un bénéfice plus élevé que prévu, bien parti pour battre le record de 2021 de 15 milliards d’euros, malgré les pertes liées aux activités de Total en Russie.

En plus de la spéculation, ces profits proviennent de l’aggravation de l’exploitation, des suppressions d’emplois, des salaires au rabais. Les cadences dans les usines Hutchinson sont toujours très hautes, impossibles à tenir dans certains secteurs. Dans certaines usines du groupe les travailleurs sont mis au chômage partiel certains jours de la semaine, et les autres jours il faut bosser comme des dingues.

C’est aux travailleurs qui ont sué ces profits, que Total et Hutchinson osent encore demander de faire le sacrifice de leurs congés, alors que ces profiteurs de guerre spéculent et s’enrichissent déjà sur leur dos et sur le sang des peuples, profitant de l’aubaine qu’est pour eux le conflit ukrainien.

Transvilles :  Les besoins naturels ? Pas le problème de la direction !

Echo d'entreprise
08/05/2022

Depuis plusieurs années les conducteurs et conductrices de bus du réseau urbain du valenciennois géré par la RATP Dev, doivent uriner en pleine nature par manque de toilettes sur le réseau. Certains chauffeurs se mettent en danger, soit en ne buvant pas assez pour ne pas avoir envie d'y aller, soit en se retenant, ce qui accentue les risques de calculs rénaux.

Face à ce problème une pétition a circulé pour qu'à chaque terminus ce besoin élémentaire puisse être assouvi, et que des toilettes soient installées. Cette pétition à obtenu 150 signatures ! Quelques conducteurs et conductrices sont allés voir la direction qui a répondu qu'elle ne peut rien faire. Les salariés décident donc d'aller encore plus loin en convoquant la presse pour un article et là, comme par hasard, des solutions sont en train d'être trouvées pour savoir où on peut installer les toilettes !

Les salariés ont eu raison de créer ce rapport de force car c'est grâce à leurs détermination que des solutions vont être apportées. Mais la bagarre n'est pas finie car pour que ce soit appliqué il faudra que les conducteurs continuent le combat.

Toyota (Onnaing) :  Débrayages pour les salaires et les conditions de travail

Echo d'entreprise
07/05/2022

Vendredi 6 mai, autour de 200 ouvriers et ouvrières ont débrayé 2 heures par poste, en le décidant eux et elles mêmes… Cela a secoué l'usine dans les 3 équipes, matin, après-midi et nuit.

A chaque équipe, l'atelier d’assemblage a été totalement arrêté pendant 1h30, faute de bras pour le faire tourner !

Les salaires trop faibles, les primes qui baissent, la production et la charge de travail qui augmentent sont au cœur des préoccupations de tous les salariés. Alors, ce qui s’est exprimé le plus, c’est le ras-le-bol des cadences toujours plus dures (la production est passée ces 3 derniers mois de 374 à 415 voitures par jour par équipe) et des salaires trop faibles : au moins 150 € net par mois en plus, c’est la revendication qui revenait le plus souvent.

En plus...Toyota vient d'annoncer 24,8 milliards d'euros de bénéfices en un an ! Un record absolu !

Les travailleurs qui ont débrayé vendredi veulent continuer la semaine prochaine… et le succès de ces premiers débrayages, encore minoritaires, est un encouragement pour des centaines d'autres travailleurs pour s'y mettre aussi, afin de devenir une véritable force capable de faire céder Toyota !

CHU Pontchaillou (35) :  De l'argent pour la santé

Echo d'entreprise
23/04/2022

À l’hôpital de Fougères, face au manque d’effectif, le personnel craint pour l’avenir de certains services... La cardiologie par exemple, va passer de 14 à 3 lits. Encore un important recul !

Les différents gouvernements ont préféré arroser le grand patronat de centaines de milliards. Ils ont montré que la santé n’était pas leur préoccupation.

PSA La Janais (35) :  C'est bien la moindre des choses

Echo d'entreprise
23/04/2022

Après quasiment cinq semaines d’arrêt de la production, la direction a annulé les samedis en avril et le lundi de Pâques qu’elle avait prévus de faire travailler. Ce n’est pas un cadeau mais elle manque de pièces.

Il lui reste à annuler les samedis et les jours fériés de mai.

SNCF (35) :  Le train du progrès

Echo d'entreprise
23/04/2022

Devinette : Qu’est-ce qui est rose et bleu et roule tout doucement ? De vieux trains Corail, repeints avec des restes de la peinture des Ouigo.

Avec la direction de la SNCF, on avance...mais en marche arrière !

COOPERL Lamballe (22) :  Faire du fric au mépris de la santé

Echo d'entreprise
23/04/2022

Comme il ne faut pas arrêter la production, les bacs ne sont pas toujours nettoyés entre deux rotations, par manque de temps…

A vouloir nous faire travailler au mépris de l’hygiène, il n’y a pas que les œufs kinder qui pourraient être infectés.

En cas de problème, la Cooperl serait pleinement responsable.