Échos des entreprises

Hôpitaux en Haute-Marne :  Une situation critique

Echo d'entreprise
20/11/2020

Dans de nombreuses structures hospitalières du département, les directions ont demandé à leurs personnels d’être présents, même positifs au Covid, tant qu’ils sont asymptomatiques. Cette décision dangereuse est le résultat du manque criant de personnel.

En arriver à une telle consigne met en évidence l’irresponsabilité de ceux qui ont décidé de ne pas accorder les moyens nécessaires aux hôpitaux. Une politique à l'œuvre depuis des mois et même des années et qui n’a pas été arrêtée entre les deux vagues de Covid, donc entre juin et octobre.

À force de considérer que l’hôpital doit d’abord être rentable et de n’avoir rien anticipé entre les deux vagues de Covid, les autorités, gouvernement en tête, imposent des situations intenables et conduisent à des décisions plus que dangereuses.

Alstom Belfort :  Alstom antiseptique naturel

Echo d'entreprise
20/11/2020

Ce lundi 16 novembre on a appris qu'il y avait 17 cas avérés de Covid 19 chez Alstom.

L'inquiétude, déjà importante, grandit de plus en plus, car chacun a une connaissance touchée, certains ont côtoyé un malade... Déjà début novembre, quatre camarades travaillant dans des bureaux avaient été contrôlés positifs. La direction avait alors alerté l’ARS. Mais évidement, les consignes sont passées, personne n'a attrapé le virus à l'Alstom… tous ont été contaminés à l'extérieur. Bizarrement, les cas sont concentrés sur quelques endroits. Faut arrêter de nous prendre pour des idiots...

Une bonne partie des camarades contaminés travaillent dans les locos comme câbleurs et monteurs. Comme solution, la direction envisagerait de nous faire travailler d’équipes. Elle reconnait elle-même que nous sommes trop entassés. Mais ce n’est pas monté au cerveau de la direction de baisser le temps de travail sans toucher à notre salaire.

Il faudra la bousculer pour l’imposer !

Delpharm – Orléans :  Grève contre le travail gratuit

Echo d'entreprise
19/11/2020

Depuis mardi 17 novembre, les travailleurs postés du site de production pharmaceutique Delpharm d’Orléans sont de nouveau en grève contre les attaques concernant leur temps de travail. La mobilisation démarrée à la mi-octobre avait amené le patron à renoncer à leur voler une semaine de congés payés et à ramener les horaires de 22h à 20h15. Mais les travailleurs refusent toujours qu’on leur impose des horaires contraignants et de travailler 35 minutes de plus par jour, sans aucune compensation. Le patron est resté sourd à leur demande, aussi les salariés ont décidé de faire entendre leur colère.

L’entreprise se porte bien, le site a généré 7 millions d’euros en moins d’un an et Sébastien Aguettant, l’actionnaire principal, grimpe à toute vitesse l’échelle de la fortune. Il a étendu son empire en acquérant quasiment gratuitement des usines un peu partout et surtout il vient de décrocher le contrat de fabrication des vaccins contre la Covid 19, mis au point par Pfizer et BioNTech. Une annonce qui motive les grévistes à renforcer leur grève.

PSA Metz-Borny :  Les constructeurs pleurent la bouche pleine

Echo d'entreprise
19/11/2020

Au troisième trimestre, les constructeurs automobiles s’en sont mis plein les poches.

4 milliards de bénéfices pour GM +72% ; Ford a multiplié par 6 son bénéfice à 2,4 milliards ; Fiat Chrysler 1,2 milliard de bénéfice net « un résultat record » ; Toyota devrait annoncer 10 milliards de bénéfices pour l’année ; Daimler, Volkswagen, BMW… sont à la fête avec autour de 2 milliards de profits chacun.

PSA et Renault n’ont pas annoncé de résultats financiers mais un chiffre d’affaires stable pour Renault et en hausse de 1,2% pour PSA, avec 12 milliards € de chiffre d’affaires pour le troisième trimestre 2020.

Leurs bonnes affaires continuent… pendant qu’ils continuent à imposer des sacrifices à ceux qui travaillent et à laisser au chômage les intérimaires.

Territoriaux de Grenoble :  Ras-le-bol dans les écoles

Echo d'entreprise
18/11/2020

Mardi 17 novembre, plus de 400 agents d’entretien et de restauration, animateurs périscolaires et ATSEM ont fait grève. 150 d’entre eux, rassemblés sur le perron de l’Hôtel de ville, ont dénoncé leurs conditions de travail, la précarité et les bas salaires, tout en réclamant des embauches. Démissions et arrêts de travail se succèdent car chacun est épuisé.

Pour toute réponse, la mairie écologiste demande aux agents et aux familles de faire des efforts : les agents devraient attendre la fin de la pandémie, quant aux familles, on leur propose de désinscrire leurs enfants de la cantine une fois par semaine, car la mairie n'arriverait pas à recruter.

Si leur réponse n’a surpris personne, les grévistes étaient fiers de s’être retrouvés nombreux pour faire entendre leur colère.

CHRU de Nancy :  La solution : embaucher

Echo d'entreprise
16/11/2020

L'hôpital central à Nancy

Dans les réas, soins intensifs, soins continus, la misère du sous-effectif est tellement flagrante que, pour faire face à l’absentéisme, la direction n’a pas trouvé mieux que de s’asseoir sur la législation en réinstaurant la semaine de 60 heures (en alternance avec la semaine de 24 heures).

Ils sont fous, à ce rythme-là on n’en a pas fini avec l’absentéisme !

 

CHRU de Nancy :  Des chiffres accablants

Echo d'entreprise
16/11/2020

Les hôpitaux de Brabois à Vandoeuvre

La deuxième vague est bien là, à tel point que déjà 355 agents du CHRU ont été dépistés positifs au Covid, dont 198 personnels non médicaux.

Un lourd tribut payé par les hospitaliers à cette pandémie.

Et dire qu’ils ne sont pas encore fichus de nous donner de vraies surblouses !

 

Forges de Bologne :  Des ménagements… pour le patron

Echo d'entreprise
14/11/2020

Les Forges de Bologne, sous-traitant aéronautique, doivent déménager d’une dizaine de kilomètres pour s’installer sur la nouvelle zone industrielle “Plein-Est” à Chaumont. Les collectivités locales subventionnent l’opération et ont créé à cet effet une société d’économie mixte pour aménager le nouveau site.

Le futur occupant des lieux ne s’est engagé qu’à les louer, il pourra réserver ses investissements à ce qu’il aurait de toute façon été obligé de faire : remplacer des machines vieillissantes par des outils de production plus modernes.

La situation de crise a conduit l’État à débloquer des sommes considérables pour le grand patronat en aides directes. Mais il y a d’autres dépenses, comme ce type d’aménagements qui sont souvent le résultat d’un chantage à l’emploi. Au passage, les investissements passés de la commune de Bologne, par exemple pour faire une route qui contourne l’usine, sont perdus. Et il y a fort à parier que ce sont encore les collectivités locales qui paieront la dépollution du site abandonné.

Aux Forges aujourd’hui, la situation est inquiétante pour les salariés. Les intérimaires ont été renvoyés. Les salariés en CDI sont incités à partir, de différentes manières. Le chômage partiel "tournant" a fait que tous les salariés ont eu des pertes de salaire. Le site, qui a compté jusqu’à 800 personnes tous statuts confondus, tourne aujourd’hui avec environ 500 personnes. Et ce n’est évidemment pas ce projet, qui comprend un parking de seulement 400 places, qui laisse entrevoir une possibilité de recrutement.

Dans ce secteur où les donneurs d’ordre (Airbus, Boeing, Dassault) font la pluie et le beau temps, rien ne peut sécuriser l’emploi, et toute subvention ne peut servir qu’à assurer des profits aux plus gros. Les engagements des patrons locaux, qui changent régulièrement, n’ont aucune valeur.

Ce déménagement ne créera aucun emploi. Il sera payée avec l’argent des contribuables pour le seul objectif que les patrons soient un peu plus assurés de faire du profit.

Collège Emilie-Carles (Ancerville) :  Les travailleurs de l'éducation se font entendre

Echo d'entreprise
13/11/2020

Le 5 novembre, des personnels du collège Emilie-Carles à Ancerville, à côté de Saint-Dizier, étaient en grève pour protester contre les insuffisances du protocole sanitaire, contre le manque de préparation, les ordres et contre-ordres à propos de l'hommage à Samuel Paty et contre le manque de communication entre la direction de l'établissement et les personnels, qu'ils soient enseignants, AESH personnel de cantine ou encore d'entretien.

Ils ont rappelé dans un communiqué envoyé à la presse que "si l'école "fonctionne malgré tout, c'est uniquement par le travail des personnels présents sur le terrain, au contact direct des élèves : les enseignants, les personnels de la vie scolaire, les AESH, les personnels d'entretien, de service et de restauration".

On ne saurait mieux dire.

CHU d’Angers :  Les raisons de la colère

Echo d'entreprise
05/11/2020

Au CHU d’Angers comme dans tous les hôpitaux du pays, les salariés de la santé sont en colère. Les raisons ?

Il y a les mensonges à répétition depuis le début de l’épidémie : sur la prise en charge automatique en maladie professionnelle, sur les masques, sur le matériel en général...

Il y a le fait que huit mois plus tard, alors que la deuxième vague est là, rien n’a changé. Ainsi les cadres viennent d’annoncer une rupture de gants, et la campagne de vaccination anti-grippe est terminée avant d'avoir commencé, faute de vaccins ! Manquent aussi, et c’est dramatique, des aides-soignants en nombre suffisant.

Et il y a ce texte, paru en septembre, qui autorise les établissements à demander aux soignants de venir travailler même s’ils ont été testés positifs au Covid, du moment qu’ils sont asymptomatiques. Le CHU d'Angers n'a pas attendu longtemps avant d'appliquer cette pratique, pour répondre à la pénurie criante de personnel – au risque de mettre en danger les patients et les salariés.

Alors les beaux discours des gouvernants et des décideurs sur la « prise de conscience » et le « monde d’après », ça ne passe pas !