Échos des entreprises

Certicall Marseille :  Il faut des augmentations de salaire

Echo d'entreprise
04/11/2022

En grève !

Les 18 octobre et 27 octobre derniers, de nombreux salariés de Certicall, un centre d’appels de Free, basé à Marseille, ont fait grève.

A deux reprises, ils ont arrêté le travail pendant une heure et se sont retrouvés devant le site pour réclamer des augmentations de salaires.

Le salaire moyen d’un téléconseiller est de 1400 euros sans les primes, ce qui est largement insuffisant.

Et les 20 euros octroyés cette année par Xavier Niel, alors que tout augmente, n’a fait que renforcer la colère.

Naval Group - Lorient (56) :  Notre vie avant leurs profits !

Echo d'entreprise
01/11/2022

Un accident s’est produit, mardi 11 octobre, en début d’après-midi, dans la forme de construction. Il a fallu avoir recours à l’équipe des pompiers spécialisée pour évacuer l’ouvrier blessé. Il travaillait sur le bloc d’une frégate en construction, quand il a fait une chute. Un accident encore plus grave s’est produit en fin de semaine sur un bloc FDI à Brest blessant sérieusement un camarade.

Pour la direction, ce n’est pas « la sécurité d’abord ! » quoiqu’elle en dise, mais les délais d’abord ! On n’est pas là pour risquer notre peau afin que des frégates sortent en temps et en heure des chantiers.

Stellantis La Janais - Rennes (35) :  En voilà une idée !

Echo d'entreprise
01/11/2022

La direction dit qu’il faut faire des économies d’énergie.

Nous, on est pour économiser notre énergie en baissant les cadences.

Delpharm - Orléans La Source (Loiret) :  Débrayages quotidiens pour une augmentation des salaires

Echo d'entreprise
31/10/2022

Depuis le 11 octobre, près de 120 travailleurs de l’usine d’Orléans débrayent une heure chaque jour et pour partie se réunissent quotidiennement en assemblée générale car, face aux prix qui explosent, pour les salaires le compte n’y est pas. Un avis partagé par l’ensemble des 700 travailleurs de l’usine.

Les assemblées générales ont adopté comme revendication 150 euros d’augmentation pour les salaires inférieurs à 2000 euros et 120 euros pour les autres, ce que beaucoup considèrent comme un minimum.

Les grévistes discutent et votent les décisions lors des assemblées générales. Parmi les plus mobilisés, une équipe a été élue pour organiser le mouvement, réfléchir aux actions et les préparer. Il a été décidé de continuer les débrayages pendant les vacances scolaires, de faire en sorte d’amplifier le mouvement et de l’étendre à d’autres secteurs que la production, comme les labos. Ils ont aussi prévu des journées de mobilisation, pour pouvoir se retrouver entre travailleurs des équipes et de journée. Ainsi, le mercredi 26 octobre, un barbecue devant l’usine a rassemblé une soixantaine de travailleurs.

Après plus de deux semaines de débrayages, le mouvement commence à gêner la production.

Pour le moment, la direction, qui a reçu une délégation des grévistes mercredi 26 et vendredi 28, propose 100 euros pour les salaires inférieurs à 2000 euros et 60 euros pour ceux inférieurs à 2600 euros.

Les grévistes présents - une quarantaine - à l’assemblée générale qui s’est tenue au sortir de la rencontre avec la direction, ont considéré que le compte n’y est toujours pas. Les débrayages ont donc continué pendant le week-end et rendez-vous est pris pour une nouvelle action mercredi 2 novembre.

Safran ex-Herakles :  Mis en examen

Echo d'entreprise
31/10/2022

Bulletin Lutte ouvrière Safran Herakles du 16 décembre 2013

Le procès concernant l’accident du 5 décembre 2013 à Saint-Médard, va s’ouvrir en appel le 7 novembre prochain à Bordeaux.

L’accident par brulure avait fait un mort et deux blessés graves. Il avait provoqué une immense émotion dans le groupe. On se souvient qu’à l’époque la direction avait imposé le silence à tous sur cette affaire et invoqué des « défaillances humaines ».

La chambre d’instruction a aujourd’hui suffisamment d’éléments pour mettre en examen l'entreprise. Parmi ces éléments, la chambre a non seulement écarté « la défaillance humaine » mais pointe du doigt la responsabilité de l’employeur.

Espérons que les parents et les victimes de ce drame apprennent la vérité sur les véritables causes de l’accident que la direction de l’époque avait cherché à cacher.

Continental Barre Thomas, Rennes (35) :  Au rapport

Echo d'entreprise
29/10/2022

Le patron a communiqué un rapport d’expertise économique qui expliquerait que l’usine de la Barre Thomas fait des pertes.

Mais les transferts de fonds entre la Barre Thomas et le groupe Continental permettent de faire dire ce que l’on veut aux chiffres.

Ce qui est sûr, c’est que les actionnaires y gagnent, pendant qu’on nous demande toujours plus de sacrifices.

Hutchinson Total - Saint-Brieuc (22) :  Merci aux grévistes… en attendant de s’y mettre tous !

Echo d'entreprise
29/10/2022

Total devrait nous lâcher un « bonus exceptionnel » en décembre. Bien sûr, cela ne remplacera pas une vraie augmentation de salaire, mais on ne va pas le leur laisser.

Et n’oublions pas que s’ils lâchent ce « bonus », ce n’est pas par gentillesse mais c’est grâce à la grève de nos camarades des raffineries.

Movianto - Saint Cyr en Val (Loiret) :  Ils veulent vivre dignement de leur salaire

Echo d'entreprise
27/10/2022

Plus de la moitié des 120 travailleurs de l’entreprise Movianto (spécialisée dans la distribution pharmaceutique) sont en grève depuis le lundi 24 octobre pour exiger une augmentation de salaire de 300 euros.

Suite à l’intégration en janvier de leur entreprise CSP à Movianto, les travailleurs vont perdre, sur l’année 2023, 500 euros en avantage CE : mutuelle, chèques vacances, bons d’achats... et donc sur leur pouvoir d’achat.

C’est la première grève du site de Saint Cyr en Val, près d'Orléans. A force de tirer sur la corde (heures supplémentaires, horaires décalés mis en place depuis peu avec une amplitude de minuit à 17h, avec en plus des salaires qui ne leur permettent pas de suivre la hausse des prix), les travailleurs ont dit : ça suffit.

Les 4 % que la direction vient de proposer, considérés comme des miettes, n’ont pas entamé la détermination des grévistes qui ont décidé de poursuivre leur mouvement.

Marseille Hopitaux Conception/Timone :  Sur le dos des enfants

Echo d'entreprise
27/10/2022

Les puissants se moquent de la santé des enfants.

Une tribune adressés au président de la République, signée par des milliers de soignants en pédiatrie, lance un cri d'alarme : des soins sont déprogrammés, des bambins sont transférés dans d'autres régions, ou hospitalisés dans des services adultes en raison de la pénurie de moyens.

Déjà à l'automne 2019, juste avant l'épidémie de Covid, les transferts d'enfants atteints de bronchiolite loin de chez eux avait fait scandale. Depuis la situation s'aggrave d'année en année.

Dans l'hôpital public, la révolte collective devient de façon évidente une question de salut public.

SNCF :  Rottner cherche le buzz

Echo d'entreprise
25/10/2022

Nouveau coup de com’ de Rottner, président de la région Grand-est. Cette fois-ci, ce dernier a annoncé vouloir fermer des lignes ferroviaires car la région ne pourrait pas faire face aux paiements des factures d’électricité.

On a l’habitude : pandémie, arrêt des subventions de la région, hausse des prix de l’électricité, à chaque fois que ce dernier prend la parole dans la presse, c’est pour annoncer ou déplorer des suppressions de trains et surtout pour dire qu’il n’y est pour rien.