Échos des entreprises

Artus-Meggitt (Avrillé, Maine-et-Loire) :  En lutte contre les licenciements

Echo d'entreprise
04/11/2020

Depuis le 13 octobre, les débrayages se sont succédé chaque mardi au portail de cette entreprise de 320 salariés spécialisée dans les moteurs électriques et les micro-éléments pour l’aéronautique civile et militaire.

L’employeur a annoncé en septembre un plan de 23 licenciements, menaçant, directement ou pas, 46 salariés. Au niveau du groupe Meggitt, la direction veut supprimer 17 % des effectifs, pour « améliorer la productivité » face à la crise. Malgré l’inertie de la CFDT, majoritaire dans l’usine, l’exigence du maintien de tous les emplois a pu s’exprimer. Les salariés concernés, regroupés dans un « collectif de soutien » et soutenus par la CGT, se sont adressé à tous leurs camarades de travail, pour les convaincre de les rejoindre. Un tiers des salariés l’a fait, comprenant que se battre contre ce projet, c’est la seule façon de se prémunir contre les futures attaques prévisibles : deuxième vague de licenciements, gel des salaires ou augmentations des cadences.

Face aux gros actionnaires qui ne pensent qu’à leurs profits, ces salariés ont osé dire NON.

CHRU de Nancy :  ‌Aucune anticipation

Echo d'entreprise
03/11/2020

L'hôpital de Brabois Adultes

La deuxième vague est bien là, mais pas les effectifs pour y faire face !

L’année 2020 avait débuté avec 180 postes en moins par rapport à 2019, suite aux restructurations. Aujourd’hui on en est pratiquement au même point.

Alors que la seconde vague était prévisible, gouvernement et direction n’ont pas été fichus de prendre la moindre mesure pour que nous puissions l’affronter.

 

Haute-Marne :  Situation des hôpitaux

Echo d'entreprise
01/11/2020

Un service de médecine de l’hôpital de Langres, en Haute-Marne, a été fermé la semaine dernière, car considéré comme un cluster. Voilà un exemple de la situation dans laquelle se trouvent les hôpitaux dans de nombreuses villes du pays. Il faut dire qu’après la première vague de mars, aucun moyen supplémentaire n’a été investi pour prévenir une remontée du nombre de contaminations, aucun personnel supplémentaire n’a été embauché et aucune anticipation n’a été entreprise quant aux mesures à prendre pour éviter une propagation rapide du virus.

Le gouvernement et les autorités locales se sont contentées de subventionner le patronat en espérant qu’il n’y ait pas de deuxième vague et en évitant soigneusement d’imposer aux entreprises quoi que ce soit de contraignant en matière sanitaire.

Le gouvernement a pratiqué dans le domaine de la santé ce qu’il fait depuis des années sur le plan économique, avec les mêmes conséquences catastrophiques.

STMicroelectronics - Crolles (agglomération de Grenoble) :  Débrayages sur les salaires

Echo d'entreprise
01/11/2020

Débrayage en janvier 2019

La direction de STMicroelectronics vient d’annoncer le 28 octobre le blocage des salaires pour l’année 2020. Pourtant, malgré la crise du COVID, les usines ont tourné à plein, les carnets de commande sont pleins et le chiffre d’affaire et les bénéfices de cette année seront comparables aux années précédentes. D’après les chiffres de la CGT, l’entreprise a bénéficié par l’Etat français en moyenne ces dernières années de 342 millions d’euros annuels de subventions diverses (programme spécifique aux nanotechnologies, Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE), Crédit d'Impôt Recherche, etc.).

Le PDG justifie le blocage des salaires par l’exigence toujours accrue des marchés financiers et le risque de voir se fermer des marchés aux Etats Unis et en Chine dans un premier temps à cause de la montée des surenchères protectionnistes des Etats.

Les salariés ne l’entendent pas de cette oreille. Pour que les salaires soient augmentés, ils ont débuté des débrayages sur l’usine de Crolles et dans un atelier sur le site de Grenoble.

Toyota (Onnaing) :  Rassemblement contre les menaces de licenciements de deux militants ouvriers

Echo d'entreprise
31/10/2020

Jeudi 29 octobre, des militants, des salariés de Toyota et des élus se sont rassemblés devant l’usine. Deux délégués CGT sont convoqués pour entretien préalable à une sanction ou licenciement.

Quels que soient leurs calculs face à la crise économique, et malgré leurs discours rassurants, comme tous les actionnaires, ceux de Toyota ne veulent pas perdre un centime et cherchent donc comment faire payer cette crise aux travailleurs. Visiblement, ils ont peur de tomber sur un os : que les ouvriers ne se laissent pas faire. Alors, la direction tente de museler par avance les militants sincères et dévoués.

Face à la crise qui s’aggrave, la seule chose que les patrons craignent : que les travailleurs n’acceptent plus, qu’ils défendent leurs intérêts vitaux, et fassent payer la crise aux responsables, les capitalistes.

Delpharm - Orléans (Loiret) :  Grève contre l’attaque sur le temps de travail

Echo d'entreprise
28/10/2020

Mardi 20 octobre, les décisions de la direction concernant la nouvelle organisation du temps de travail pour les travailleurs postés a déclenché leur colère. Celle-ci voulait imposer aux travailleurs la suppression d’une semaine de congés à tous et faire travailler les équipes de production 54 jours de plus, en supprimant entre autres treize jours de RTT !

Spontanément la totalité de l’équipe de l’après-midi se mettait en grève, suivie le lendemain par l’équipe du matin, provoquant l’arrêt des lignes de production et le retour de vacances précipité du directeur. Un travailleur d’une délégation de grévistes lui dit ce qu’il avait sur le cœur : « Vous m’annoncez que je vais terminer le travail à 22h au lieu de 19h20, je suis seul avec mon gamin de 10 ans, j’en fais quoi ? Vous nous prenez à la gorge ! ».

Sous la pression, la direction renonçait à voler une semaine de congés payés, et ramenait l’horaire de fin des équipes de 22h à 20h15. Mais le compte n’y est toujours pas. Les travailleurs estiment qu’on leur vole l’équivalent de cinq semaines de congés ou un mois et demi de salaire ! Des débrayages se sont poursuivis chaque jour, dans toutes les équipes, dans l’attente d’une réunion prévue le mardi 26 octobre. Mais ce jour-là, la direction ne daigna pas aborder les horaires des travailleurs postés.

Ce refus, vécu comme une marque de mépris, a décidé les travailleurs, réunis en assemblée générale, à passer des débrayages à la grève et à élire leur comité de grève. La colère est à la hauteur de l’attaque, et il n’est pas question d’accepter de travailler plus sans que cela ne coûte rien au patron. L’usine fait des bénéfices, près de sept millions d’euros en moins d’un an. C’est un argument qui renforce la détermination des grévistes.

PSA Trémery :  Indexer le salaire sur le prix du sandwich !

Echo d'entreprise
26/10/2020

Sans crier gare, le prix du sandwich de base dans les distributeurs automatiques vient d’exploser : il est passé de 1,10 € à 1,85 €, quasiment 70% d’augmentation. Le café, lui, a pris 12,5%, en passant de 0,40 € à 0,45 €.

C’est décidé, c’est sur le prix du sandwich, et pas sur celui du café, qu’il faut caler l’augmentation des salaires !

Centre Hospitalier Esquirol Limoges :  « Les oubliés du Ségur » se font entendre et ils ont raison

Echo d'entreprise
20/10/2020

Mardi 13 octobre les personnels de la MAS (maison d’accueil spécialisée pour adultes handicapés dépendants) Saint Exupéry qui dépend du centre hospitalier Esquirol de Limoges ont débrayé et se sont rassemblés à une cinquantaine devant la MAS pour dire qu’ils n’acceptent pas les accords du Ségur de la santé qui les privent du droit à l’augmentation de 187 € par mois.

Ceci parce que ces établissements sont classés dans « le secteur médico- social » et non dans « le secteur sanitaire ». La Fédération Hospitalière de France est d'ailleurs en désaccord avec cette décision !
Les services de l'hôpital qui font de la rééducation et de la réinsertion, le Centre Bobillot, l'UEROS, les appartements thérapeutiques... sont logés à la même enseigne. Les IME (instituts médico-éducatifs) dépendants de la fonction publique hospitalière, ont le même problème. Des contacts ont été pris avec certains, ainsi qu’avec au moins une autre MAS du département.

A la MAS Saint Exupéry le travail est difficile, c’est le service de l’hôpital où il y a le plus de violence, qui est en très forte augmentation cette année ! Il y a une vingtaine d’année la MAS a ouvert avec des infirmiers, des aides soignants, des agents d’Esquirol qui avaient le même salaire que les autres collègues de l’hôpital, et aujourd’hui, la direction d' Esquirol est bien toujours l'employeur des 80 travailleurs de la MAS, ce qui a fait dire à des collègues « on demande notre mutation dans un autre service du sanitaire pour avoir notre augmentation  ! »

Le ministère tente de nous diviser, mais dans ces services, les aides-soignantes, les AMP, les ASH, les infirmières, nous faisons le même métier que tous les collègues de l’hôpital. Il n’y a donc aucune raison que tout le monde n'y ait pas droit !

Guichets SNCF :  Les cheminots s’adressent aux usagers

Echo d'entreprise
16/10/2020

La semaine dernière, les cheminots de Chalindrey ont animé un café rencontre avec les usagers pour dénoncer les conséquences de la suppression de postes à la SNCF. La direction veut en effet rendre les agents polyvalents pour mieux réduire les effectifs en gare comme dans les trains. C’est la même politique de réduction des coûts qui est à l’oeuvre dans les hôpitaux, les écoles et tous les services utiles à la population.

En attendant, l'initiative des cheminots de s’adresser aux usagers, qui sont aussi des travailleurs, est une bonne chose, parce que ce qui est vrai à la SNCF l’est aussi dans les autres secteurs où tout est organisé pour le profit de quelques-uns et non pas pour les services utiles à tous.

Contrecarrer cette politique de profit à tout prix ne pourra se faire que par des luttes d’ensemble qu’il est nécessaire de préparer dès maintenant.

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Fiers d’avoir fait reculer la direction

Echo d'entreprise
14/10/2020

Grève à l'atelier Flexibles, 8 octobre 2020

Face à la détermination des grévistes de l’atelier des Flexibles, la direction, malgré sa fermeté affichée, a dû remballer son projet. En effet, pendant 5 jours, les grévistes sont restés déterminés. Ils ont confectionné tract et pancartes et convoqué la presse. Ils se sont rendus dans les différents ateliers et ont tenu à s’adresser chaque jour à leurs camarades intérimaires qui se sont sentis solidaires du combat engagé.

Les grévistes ont eu raison. Cette lutte a non seulement fait reculer la direction mais elle a, en plus, été un sursaut de dignité. Les travailleurs ont relevé la tête et montré qu'ils n'étaient pas prêts à se laisser jeter comme des kleenex.