Échos des entreprises

Livreurs Uber Eats et Deliveroo de Reims :  Trois jours de grève

Echo d'entreprise
29/01/2021

Après une première journée de grève le 10 janvier dernier, l’idée de marquer le coup sur un week-end, vendredi compris, s’est propagée, avec la volonté cette fois-ci de s’organiser en amont, pour imposer aux plateformes une augmentation du prix des courses, ainsi qu’un tarif minimum à 4€50. Il n’est en effet plus rare de devoir se résigner à accepter des trajets de moins de 3€, voire 0,95 € pour une double commande imposée, c’est-à-dire qu’au lieu de ne prendre qu'une commande à la fois, la plateforme en impose aux livreurs une deuxième dont la destination est plus ou moins proche de celle de la première.

Un groupe WhatsApp a vite réuni jusqu’à 150 participants. Lundi 18, un collectif de lutte s’est formé. Des revendications ont été votées et un tract a été distribué le lendemain parmi les livreurs, appelant à se rassembler le vendredi 22 au matin sur la place du centre-ville.

Ce jour-là, une grosse soixantaine de livreurs étaient présents, ainsi que la presse invitée par les grévistes. De petites équipes volantes se sont constituées pour aller à la rencontre de non-grévistes afin de les convaincre de rejoindre le mouvement, ce qui dans l’ensemble a été un succès. C’est ce mode d’organisation qui par la suite a rythmé les trois jours de grève avec systématiquement un rendez-vous en fin de matinée et un autre en début de soirée.

Durant ces trois jours, les applications ont été quasiment mises à l’arrêt. Elles ont pourtant essayé de briser le mouvement en incitant les restaurateurs à faire appel à la police au cas où ils auraient été témoin d’intimidation, ou en proposant des courses d’un coup beaucoup mieux rémunérées. Mais, comme le disait un gréviste : « Ils croient qu’on est faibles ; on va leur montrer qu’on est plus forts ». Le soir, du fait du couvre-feu, les grandes chaînes de fast-food ont dû à chaque fois fermer leurs portes. Et les livreurs, dans un sentiment de fierté, partageaient alors entre eux leurs écrans d'application sur lesquels figuraient qu'aucune livraison n'avait été réalisée.

Au final, si les plateformes n’ont pas donné suite, les livreurs étaient satisfaits d’avoir tenu trois jours, d’avoir relevé la tête. Comme le faisait remarquer l’un des grévistes, des liens de camaraderie se sont créés par-delà les communautés, et beaucoup sentent que ces liens compteront pour l’avenir, discutant par exemple d’ores et déjà de participer à l’appel à la grève nationale des livreurs le vendredi 29.

Leader Price (Nogent) :  Fermeture annoncée... mais pas aux salariés

Echo d'entreprise
29/01/2021

Dans le lot des fermetures d'entreprises et suppressions d'emplois annoncés, Leader Price est aussi concerné. Aldi s'est porté acquéreur de l'enseigne ; certains magasins seront transformés, d'autres fermés. Celui de Nogent (Haute-Marne) devrait fermer.

Les salariés suivent les épisodes dans la presse nationale et sur internet. Aucune réponse claire ne leur est donnée.

Les héros du confinement ont repris leur statut de salariés méprisés, qu'on peut mettre au rebut sans façon.

Office Public de l'habitat (Saint-Dizier) :  Malaise des salariés

Echo d'entreprise
29/01/2021

L'ambiance est tendue à l'OPH de Saint-Dizier. Des salariés dénoncent l'appauvrissement des moyens et le mépris qu'ils subissent. La situation est d'autant plus inquiétante que la fusion de l'office avec Plurial Novilia pour donner naissance à une structure plus grosse.

Le rapprochement des deux structures est censé rationaliser. Pour l'instant, il se traduit surtout par une aggravation des conditions de travail des salariés, ce qui ne peut aboutir qu'à une dégradation du service rendu aux locataires.

PSA Sochaux :  Ils ne font que se goinfrer

Echo d'entreprise
27/01/2021

Stellantis, fusion de Fiat-Chrysler et PSA va convoquer ses actionnaires en assemblée générale extraordinaire virtuelle le 8 mars prochain selon la presse.

Moins virtuel est l’objet de cette réunion puisqu’il s’agit de redistribuer les 54 millions d’actions et 308 millions d’euros de la vente de Faurecia par PSA.

Et ils viendront dire aux 400 000 travailleurs du groupe qu’il n’est pas possible d’augmenter les salaires !

CHRU de Nancy :  Le résultat des conditions de travail

Echo d'entreprise
26/01/2021

Un cluster s'est déclaré dans le bâtiment de Neurologie à l'Hôpital Central. A ce jour 490 membres du personnel du CHRU ont été testé positifs au Covid depuis le début de la pandémie.  Cela montre toute la dangerosité du travail à l’hôpital dans les conditions qui sont les nôtres : manque de lits, manque de personnel, improvisation permanente à la fois dans la gestion des effectifs et l'affectation des malades dans les services. Tout cela concourt à augmenter les sources de contamination.  

Avec leur politique d'économies au détriment de l'hôpital, ils nous font risquer notre peau !

Perpignan (Pyrénées-Orientales) :  Carrefour Claira : Une grève pour dire STOP au projet TOP

Echo d'entreprise
24/01/2021

Avec son projet « TOP » l’objectif de la direction de Carrefour est de gagner en productivité et donc d’augmenter encore les profits. Cette réorganisation intervient alors que les effectifs sont au plus bas, que les absents pour maladie ou congé ne sont pas remplacés et que la charge de travail est au plus haut.

Les travailleurs concernés ont immédiatement ressenti les conséquences sur leurs conditions de travail, transformés qu’ils sont en robots à manipuler toute la journée des palettes ou des produits quelconques, avec des tâches complètement répétitives.

Le 23 janvier, plusieurs dizaines de travailleurs se sont mis en grève et ont pris place à l’entrée du magasin pour exprimer leur colère et l’expliquer via un tract, avec le soutien de militants de la CGT locale et de quelques ex-salariés de Carrefour. Pour plusieurs travailleurs, ce fut leur première journée de grève, et ils eurent toutes les raisons d’en ressortir satisfaits et fiers.

Les salariés de Carrefour mobilisés ont ainsi apporté la seule réponse que mérite ce projet : STOP à TOP !

Fusion PSA-Fiat :  Stellantis, des étoiles en or

Echo d'entreprise
20/01/2021

A l'entrée de l'usine PSA de Trémery en Moselle

Lundi matin, les salariés de PSA ont découvert à la porte une grande banderole Stellantis, le nouveau nom du groupe issu de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler. Fini PSA… le boulot ne change pas, la paye non plus.

Pour les actionnaires, c’est du tout bon : le titre a pris 7% à la bourse lundi, le nouveau groupe est basé dans le presque paradis fiscal, les Pays-Bas. Et les deux patrons de Fiat et PSA vont toucher le pactole pour cette fusion qui fait réver les actionnaires !

Autant dire qu’il y a du pognon et que les 400 000 salariés du nouveau groupe savent où aller le chercher : pas dans les étoiles, mais dans les caisses de Stellantis !

SNCF :  Perturbation du trafic pour cause de... suppressions d’emplois

Echo d'entreprise
19/01/2021

Vendredi matin dernier, aucun TER ne circulait dans la région en raison des chutes d’arbres et des problèmes électriques liés à la neige. Les perturbations ont duré plusieurs jours.

Si ce genre de problèmes a toujours existé, aujourd’hui ils prennent une ampleur démesurée. Quand le nombre d’emplois dédiés à l’entretien des voies et du matériel fond comme neige au soleil, il ne faut pas s’en étonner.

ArcelorMittal France ou AMAL :  Les pollueurs ne veulent pas être les payeurs

Echo d'entreprise
18/01/2021

ArcelorMittal a été condamné pour la pollution de la Fensch. Des hydrocarbures y ont été déversés à maintes reprises, laissant des traces olfactives. Cela lui a valu une amende de 150 000 euros, peanuts pour un groupe qui brasse des milliards ! Et les deux directeurs incriminés, celui du site comme celui de la cokerie, ont été relaxés.

Dans un autre procès, décidément ArcelorMittal les cumule, celui dénoncé par le lanceur d’alerte concernant le déversement de déchets illicites sur le crassier, ArcelorMittal dit « c’est pas moi » grâce à un petit tour de passe-passe juridique : la société s’appelait AMAL (ArcelorMittal Atlantique Lorraine) à l’époque des faits. Elle a été absorbée par la société ArcelorMittal France en 2019 qui nie toute responsabilité pour ce qui s’est passé avant cette date !

Ils puent, ils polluent, et ils ne veulent pas payer. Décidément, laisser les usines aux mains des capitalistes est dangereux à tous les points de vue.

Vaccination à l’Hôpital de Chaumont :  Retardée faute de médecin

Echo d'entreprise
15/01/2021

La campagne de vaccination contre le Covid-19 devait commencer début janvier à l’hôpital de Chaumont pour les soignants de plus de 50 ans. Or, cette campagne a été retardée de quelques jours faute de médecin pour cette opération.

Un tel manque dans un tel endroit est une illustration criante de la situation absurde dans laquelle nous ont amenés des décennies de restrictions budgétaires.