Échos des entreprises

Michel témoigne de la situation dans l'automobile à Vénissieux

Echo d'entreprise
26/03/2020

Perpignan - Services à la personne :  Un témoignage

Echo d'entreprise
26/03/2020

Sur Perpignan de nombreuses associations travaillent dans l’aide à la personne, employant des centaines de salariés. Voici le témoignage de l’un d'entre eux.

« Les 16 et 17 mars, au début du confinement, c’était la pagaille totale dans les services d’aide à domicile. Aucune organisation n’avait été mise en place pour instaurer des priorités et pour assurer la sécurité du personnel. Ainsi les interventions de confort (ménage chez des particuliers valides) avaient été maintenues. Les directions faisaient pression sur les salariés, ainsi que les petits chefs, toujours aussi arrogants et autoritaires. Ils ont bien été obligés de revoir les plannings d’interventions quand les arrêts-maladies et les absences pour garde d’enfants sont arrivés sur leur bureau.

Les informations sont arrivées au compte-gouttes, tout comme le matériel de protection : un masque et deux paires de gants pour une journée ! Quand la solution hydro alcoolique manquait, la direction improvisait en fournissant du Dakin (un antiseptique) mélangé avec de l’eau, et a demandé aux aides à domicile de venir avec une petite bouteille plastique… Dans une association, il y a bien un bidon de gel, mais il n’est pas distribué car il n’y a pas de pompe !

Nous avons à gérer des situations inédites : une personne chez qui nous intervenons est positive au Covid-19. Nous devons faire ses courses, ce qui est normal, mais la direction n'a rien mis en place pour nous protéger ! Les collègues sont très inquiets pour leur santé et celle de leurs proches.

Comme d’habitude, la première préoccupation de nos employeurs, c'est la facturation des heures d'intervention pour faire rentrer l’argent, en nous faisant trimer. Mais nous ne devons pas y laisser notre santé ! Alors nous nous organisons sur notre groupe Whatshap spécialement créé pour rester en relation et riposter collectivement. Notre santé est plus importante que leur fric ! »

Solvay - Saint-Fons (Rhône)  :  Sauver des vies, plutôt que le profit

Echo d'entreprise
26/03/2020

     Malgré le risque lié à l’épidémie, Solvay continue à produire coûte que coûte et maintient les ouvriers au travail, pour des productions qui ne sont ni vitales ni urgentes. Par cette attitude irresponsable, le groupe contribue à répandre le virus et à engorger les hôpitaux. Il démontre qu'il se soucie plus de sa santé financière que de celle des travailleurs.

     Mais le pire n’est pas là. Alors que le personnel des hôpitaux réclame à cor et à cri des masques de protection face au Covid19,  Solvay arrive à s’en procurer en pleine crise pour pouvoir continuer la production. En laissant faire les patrons comme Solvay, le gouvernement, malgré ses discours mensongers, est complice de cette situation et envoie le personnel des hôpitaux au front sans protection !

Iveco - Annonay (Ardèche) :  Pendant l’épidémie, les patrons continuent leurs sales coups

Echo d'entreprise
26/03/2020

     Vendredi 20 mars, Iveco a mis fin au contrat d’intérimaires qui étaient embauchés  jusqu’au 27 mars. La direction n’a même pas pris la peine de les prévenir. Ils l'ont appris avec plusieurs jours de retard. Pour eux c’est la double peine : en plus de la perte du salaire lors du passage au chômage, ils perdent plusieurs journées d'indemnisation à cause du délai pour actualiser leurs droits.

     Même en pleine épidémie, alors que l’on compte les morts, pour Iveco il n’y a que le fric qui compte. Cette entreprise riche à milliards jette les ouvriers comme des Kleenex. Un mépris dont les travailleurs se souviendront, et qui alimente la colère.

Iveco - Annonay (Ardèche) :  Un bel exemple d'incivilité

Echo d'entreprise
26/03/2020

     Iveco continue de préparer le redémarrage de son usine. Des camions venant d'Espagne et d'Italie ont livré des pièces. Pourtant, le transport par camions est censé se limiter aux marchandises indispensables, une limitation sur laquelle Iveco s'assoit.

     L'entreprise se vante d'avoir des centaines de masques pour les ouvriers. Des masques qui pourraient être livrés immédiatement à l'hôpital de la ville d'Annonay qui en manque. La production de quelques bus supplémentaires n'est ni vitale, ni urgente. Les industriels ont un portefeuille à la place du cerveau. Les travailleurs n'ont pas à mettre leur vie en danger pour cela.

RATP maintenance - Paris :  Attitude irresponsable

Echo d'entreprise
26/03/2020

Mardi dernier, plusieurs centres de maintenance itinérante de la RATP exerçaient leur droit de retrait en demandant que seules les urgences soient traitées pendant le confinement.

La direction voulait continuer à nous envoyer sur du préventif de grilles automatiques ou d'escaliers mécaniques et même pour changer du carrelage !

Vouloir déplacer du personnel pour des broutilles pareilles alors qu'il faudrait qu'un maximum de personnes restent chez elles : c'est complètement irresponsable. 

Nous lui avons fait entendre raison.

Hôpital Saint-Antoine - Paris :  Bas les masques !

Echo d'entreprise
26/03/2020

Depuis le début du confinement, la population nous applaudit aux fenêtres pour nous encourager.

Cela nous touche beaucoup, certes. Mais ce dont on a réellement besoin, au-delà des bravos, c’est de matériel, de masques, et de collègues embauchés en renfort.

Alors que le gouvernement arrête son blabla sur les « héros », et passe aux actes.

THALES-AVS - Vélizy (78) :  Les travailleurs mettent la direction devant son irresponsabilité et obtiennent la fermeture du site

Echo d'entreprise
26/03/2020

Lundi 16 mars, à l’usine Thales à Vélizy dans les Yvelines (78), des travailleurs se sentant mal, porteurs probables du Covid-19, allaient à l’infirmerie qui les renvoyait évidemment chez eux. Les salariés voyant leurs camarades absents ou repartir se sont avertis entre eux. L’incompréhension et la colère n’ont pas tardé à s’exprimer face au constat que la direction ne réagissait absolument pas. Dans un premier temps, ils sont allés demander à l’infirmerie d’intervenir. Voyant que malgré cela, la direction s’obstinait dans son silence, ils se sont organisés.

Le lendemain matin, les travailleurs de l’usine se retrouvaient pour discuter. Si la seule continuité qui prime pour la direction est celle de la santé financière de ses actionnaires, ils décidaient, eux, qu’il n’y avait aucune nécessité vitale à être ainsi regroupés pour continuer à fabriquer des tubes dont la production peut attendre.

En début d’après-midi, à plusieurs, ils ont fait le tour des secteurs, sans pouvoir tous les faire, vu l’urgence. Ils se sont ensuite retrouvés à une centaine devant le bâtiment de la direction, déterminés à lui demander des comptes. Ils ont exigé qu’elle descende, ce qu’elle a fait sous la pression, et là, traitée d’irresponsable, elle s’est entendue dire ses quatre vérités. Les travailleurs lui ont bien fermement signifié que leur santé passait avant ses profits.

À 15h30, enfin, elle annonçait la fermeture du site jusqu’au 23 mars (prolongée depuis jusqu’au 6 avril).

CCP Marseille :  C'est notre santé qui est en jeu.

Echo d'entreprise
25/03/2020

C'est incroyable comme ces situations extrêmes peuvent développer des vocations.

Nous avons la chance ou la malchance de posséder un cadre, éminent épidémiologiste qui sait avec précision quand et comment le virus n'est plus actif.

Nous, nous nous contentons d'obéir aux directives officielles qui nous demandent d'appliquer avec rigueur les dispositions en vigueur sur le nettoyage des surfaces, des téléphones et des poignées de porte. Cela sans oublier de garder nos distances.

Et nous avons bien raison !

ZF :  Aux patrons de payer !

Echo d'entreprise
25/03/2020

Sur 9000 travailleurs embauchés à Sarrebruck, on compte environ 1000 frontaliers, plus tous ceux qui travaillent dans la sous-traitance ou enchaînent les missions d’intérim pour ZF.

Le constructeur de boîtes de vitesse vient d’annoncer la fermeture de ses sites sarrois à partir du lundi 23 mars. Dans le même temps, la direction prétend se servir dans les congés et les compteurs d’heures des ouvriers pour couvrir cette fermeture, ainsi que du chômage partiel. Une mesure de réquisition d’une semaine sur les congés payés que le gouvernement de Macron veut aussi rendre possible en France sous prétexte d’un « effort raisonnable » des salariés.

Même quand des boîtes riches à milliards sont obligées de fermer en raison de la crise sanitaire, c’est encore aux travailleurs que politiciens et patrons présentent en cœur l’addition.