Échos des entreprises

PSA Trémery :  De l’argent pour les salaires, pas pour les actionnaires !

Echo d'entreprise
13/10/2020

PSA vient de racheter pour 163 millions d’euros une partie des actions de Dongfeng pour les détruire.

163 millions d’euros vont donc partir en fumée !

Le but de l’opération est de faire remonter la part de la famille Peugeot dans l’actionnariat du groupe PSA.

Mais c’est PSA qui finance ce gaspillage avec les bénéfices du travail de milliers de salariés. Et c’est la famille Peugeot qui en tire les bénéfices !

Saint-Gobain, Bayard-sur-Marne :  Débrayage contre les suppressions de postes prévues

Echo d'entreprise
11/10/2020

Saint Gobain compte plusieurs usines dans le Grand Est, dont une de 2 000 salariés à Pont-à-Mousson près de Nancy et une de 200 salariés à Bayard-sur-Marne, en Haute-Marne. L'entreprise a annoncé, il y a plusieurs semaines, vouloir se séparer de 60 % de son capital. Un fonds d'investissements américain et un groupe chinois seraient sur les rangs. Pour l'instant, les salariés ne disposent pas de plus d'informations mais ils ont déjà commencé à se mobiliser pour se défendre.

Se mobiliser à l’avance, sans attendre le résultat d’éventuels pourparlers est en effet la meilleure garantie pour les travailleurs face à la rapacité des patrons et autres financiers.

CHU de Rouen (Seine-Maritime) :  La télé et la réalité

Echo d'entreprise
07/10/2020

TF1 diffusait samedi dernier un épisode de sa série de télé-réalité « Baby Boom », tournée à la Maternité de Charles Nicolle.

On chercherait en vain dans cette émission un reflet de la réalité de nos conditions de travail.

Endemol, la société qui produit cette émission s’est illustrée pour avoir tourné entre autres « Loft Story » et « Secret Story ».

Rien d’étonnant qu’elle produise aussi « L’hôpital au pays des Bisounours »…

Renault Cléon (Seine-Maritime) :  Les économies patronales mises en pratique

Echo d'entreprise
07/10/2020

Depuis l’annonce du plan de suppression de 15 000 postes à travers le monde, dont 4 600 en France, la direction de Renault a fait le choix de ne pas détailler cette véritable déclaration de guerre contre l’ensemble des travailleurs du groupe.

Elle préfère diminuer les postes, site par site, atelier par atelier, service par service, évitant ainsi que l’ensemble des travailleurs du groupe, qu’ils soient embauchés, prestataires ou intérimaires, réagissent ensemble.

Mais la machine est en marche et les répercussions se font déjà sentir. Dans l’usine de Cléon, malgré un volume de production équivalent à celui de mars, de nombreux intérimaires n’ont pas été rappelés. La direction cherche à faire partir des camarades qui ont l’âge de la pré-retraite Renault , mais qui refusent de plus en plus, car cela se traduit pour eux par des pertes financières importantes.

Le manque d’effectif est général et les conditions de travail se dégradent. Sur les chaînes d’assemblage, les chronos sont ressortis pour grappiller les moindres secondes. Dans les secteurs d’usinage, la hiérarchie voudrait faire courir les travailleurs, qu’elle pousse à porter des charges lourdes à la main, la cadence étant impossible à tenir en utilisant les palans. Elle pousse aussi à accepter les heures supplémentaires, qui sont de fait obligatoires pour les intérimaires qui espèrent rester.

En maintenance, le sous-effectif règne, les pannes s’enchaînent et il faut régulièrement abandonner une réparation pour une panne plus urgente ailleurs.

Tout cela ne va pas sans réactions et, dans bien des ateliers, les travailleurs réclament des effectifs supplémentaires. La veille des vacances d’été, tous les travailleurs du montage du Moteur R s’étaient mis en colère et avaient cessé le travail durant une journée et demie. Ils avaient fait reculer la direction, qui avait rappelé onze travailleurs intérimaires. Le 25 septembre, toujours à cause du manque de personnel, la majorité des travailleurs de la Fonderie ont débrayé, se sont rassemblés pour écrire un cahier de revendications et réclamer des effectifs. Dans un atelier d’usinage, aux Bielles, les travailleurs du secteur des deux équipes se sont rassemblés. Ils voulaient dire à la direction ce qu’ils pensaient du comportement inacceptable d’un chef et de la productivité toujours plus importante.

Le plan de suppression d’emplois sur l’usine est effectif. Mais les travailleurs n’ont pas dit leur dernier mot .

CHU de Rouen (Seine-Maritime) :  Du mouvement dans le service de Réanimation médicale

Echo d'entreprise
07/10/2020

Le pic de la crise sanitaire du printemps a vu le personnel, face à l’urgence de la situation, accepter de travailler dans des conditions dégradées.

Face à la menace qui plane de nouveau, la direction voudrait bien le voir remettre ça !

Augmentation du nombre de lits en Réanimation médicale, sans le personnel formé correspondant, chamboulement des plannings et des horaires, menaces sur les repos et les congés, : la direction ne se refuse rien !

Heureusement, le personnel du service de la Réanimation médicale a dit : Non ! Un mouvement de grève s’est déroulé lundi 5 octobre et ne sera sûrement pas le dernier si la direction s’obstine, en Réa… ou ailleurs !

PSA Metz-Borny :  Quand les Peugeot spéculent…

Echo d'entreprise
06/10/2020

La FFP, société financière de la famille Peugeot, a encaissé 32 millions de bénéfices au premier semestre. Tout cela grâce à de juteuses opérations financières : revente de 1% des actions de SEB à un prix 5 fois supérieur au prix d’achat ; revente de la participation dans Roompot, opérateur de vacances néerlandais, en triplant la mise.

Toutes les richesses de la société vont dans la finance. Des richesses que nous avons créées et qu’ils gonflent en bloquant nos salaires, supprimant les emplois et augmentant la charge de travail.

On ne peut pas spéculer que ce système disparaisse tout seul. Il va falloir que les travailleurs s’en occupent.

OPA de Veolia sur Suez :  Débrayage à Saint-Dizier

Echo d'entreprise
03/10/2020

Les salariés de Suez ont manifesté le 22 septembre à Paris, devant le siège d’Engie, pour protester contre le projet d’achat de presque 30% d’Engie, dont Suez est une filiale par le groupe Veolia, qui pourrait entraîner entre 4000 et 4600 emplois. Les salariés de Suez Saint-Dizier ont aussi débrayé pour s’opposer à l’avance à toute attaque et se sont réunis devant l’hôtel de ville.

Dans ce contexte d’attaques spéculatives par des sociétés rapaces, la direction de Suez voit plutôt d’un bon oeil cette résistance des salariés à cette OPA hostile qu’elle refuse aussi, mais les travailleurs ont bien raison de ne compter que sur leur propre résistance collective qui est la seule garantie contre les appétits patronaux.

Troyes :  Petit Bateau : les travailleurs réclament leur dû

Echo d'entreprise
29/09/2020

Lundi 14 septembre, plus de 230 salariés de Petit Bateau ont déposé plainte aux prud’hommes de Troyes contre leur direction. Depuis des années, celle-ci refuse de payer les tickets restaurant, ce qui représente un préjudice d’environ 1100 euros par an. L’accès à un repas bon marché pose le problème plus général de la faiblesse des salaires. À l’usine de Troyes comme au centre logistique de Buchères, les salaires sont souvent proches du minimum, c’est-à-dire loin de ce qui serait nécessaire pour vivre correctement.
La constitution des dossiers de plainte pour obtenir les tickets restaurant a rencontré un succès auquel la direction ne s’attendait probablement pas. Preuve en est, depuis le dépôt, elle essaye de convaincre des salariés, notamment certains cadres, de revenir sur leur plainte. Et certains délégués, qui ont initié le mouvement, sont, comme par hasard, privés de pause.
Pour dissuader du maintien de plainte, la direction de Petit Bateau n’hésite pas à se servir du chantage aux « difficultés » de l’usine. Un équilibre financier fragile ? À d’autres ! Le groupe Rocher, qui possède la marque Petit Bateau, est richissime avec à sa tête Bris Rocher, 43e fortune du pays en 2020. Quant à l’entreprise Petit Bateau elle-même, elle n’a pas hésité à payer des millions pour se séparer de hauts cadres du groupe. Alors de l’argent pour les tickets restaurants et pour augmenter substantiellement les salaires, il y en a dans les coffres du patronat !

PSA Trémery :  Le virus du profit

Echo d'entreprise
29/09/2020

Avec le rebond de contaminations au Covid, les ouvriers des usines Opel d’Allemagne « en renfort » à Trémery ne sont pas revenus, et des travailleurs de Pologne arrivent pour les remplacer.

En pleine période d'épidémie, organiser des déplacements d'un bout à l'autre de l'Europe, c'est favoriser la propagation du virus.

Il faut vraiment être un patron, c'est-à-dire complètement irresponsable, pour le faire.

TOYOTA (Onnaing) :  Des parasites multimilliardaires

Echo d'entreprise
26/09/2020

A l’usine Toyota d’Onnaing, où est produite la Yaris 4, la direction a fait une nouvelle demande d’activité partielle à l’État, pour 4 500 salariés. Elle est coutumière du fait et touche ainsi de l’argent public pour des temps de formation sur le temps de travail, formations le plus souvent bidon. Elle peut ainsi se faire payer jusqu’à 100 heures à 8 euros de l'heure par salarié et par an.

En 10 ans, Toyota a réalisé plus de 150 milliards de bénéfices net. Autant dire qu'il n'a pas besoin de ces nouveaux millions d’argent public qui ne serviront qu'à grossir un peu plus la fortune des actionnaires du groupe !

D'un côté l’État, que ce soit avec le CICE ou l’actuel plan dit « de relance », verse à fonds perdus des dizaines de milliards d’aides aux plus grands groupes, y compris à ceux, comme Renault, Auchan ou Bridgestone, qui licencient.

Et de l'autre, le gouvernement actuel contribue à la suite de ses prédécesseurs à la dégradation de la situation dans les hôpitaux, les écoles, les Ehpad et laisse tomber en ce moment des milliers de petits commerçants, cafetiers ou restaurateurs en grande difficulté.

L’État n’aide que les riches.