Échos des entreprises

Rennes (35) :  Marre des sacrifices

Echo d'entreprise
23/03/2020

À Orange Business Services, les collègues sont nombreux  à souhaiter annuler ou reporter les congés ou RTT déjà posés, pour pouvoir les prendre après le confinement.

Mais la direction a donné des instructions aux chefs de ne pas accepter les demandes en ce sens, expliquant qu’elle attend d’être fixée sur les nouveaux décrets du gouvernement.

C’est déjà un aveu qu’elle va chercher, comme toutes les grandes entreprises, à profiter au maximum de l’aubaine pour nous imposer d’être absents quand ça l’arrange, voire de nous supprimer certains jours que nous n’aurions pas pu prendre avant le confinement.

Cela permet de juger à leur juste valeur les remerciements hypocrites des directeurs.

 

Hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu - Lyon :  La direction pas du tout solidaire des personnels !

Echo d'entreprise
23/03/2020

     L’hôpital est fermé aux visiteurs. Depuis peu, les patients ne peuvent plus sortir dans le parc et sont confinés dans leurs services. Une unité de 12 lits a été ouverte à destination des patients qui seraient positifs au Covid 19.

     Le plan blanc a été déclenché : infirmiers et aides-soignants travaillent 5 ou 6 jours, puis la semaine qui suit sont « en réserve » chez eux, mobilisables à tout moment pour suppléer aux absences. Il a été fait appel aux « jeunes » retraités. Les équipes ASH n’ont pas été renforcées malgré l’augmentation de la charge de travail. Comme partout, le matériel manque cruellement !

     A l’extérieur, des initiatives solidaires à l’égard des hospitaliers se développent de plus en plus : des boulangers livrent le pain et les croissants, d’autres des pizzas, certains se portent volontaires pour garder leurs enfants, les héberger, les applaudissements tous les soirs…

     Contre toute attente, comme le resto du personnel est fermé, la direction a annoncé que pour se nourrir, les personnels doivent apporter leur repas !!! Alors qu’il serait simple de commander quelques repas en plus de ceux des patients. Nous sommes en guerre (6 fois), mais là encore, les soldats sont envoyés au front sans armes (très peu de masques) et qui plus est sans la ration alimentaire !

 

 

 

La Poste Paris 17ème  :  Face au coronavirus, l'irresponsabilité de La Poste

Echo d'entreprise
23/03/2020

DRÔLE DE GUERRE

Au lendemain de l’allocution de Macron, tout le monde devait se considérer en guerre contre la pandémie du coronavirus.

Si pour faire la guerre il faut des armes, il a fallu que les facteurs les réclament pour que La Poste se décide et ce n’est qu’aujourd’hui qu'il y a à la fois du liquide pour se laver les mains, des lingettes et des masques.

Non seulement il faut se protéger du coronavirus mais il faut aussi se protéger de l’irresponsabilité de La Poste !

UNE POLITIQUE NÉFASTE.

Porter des repas ou des médicaments à domicile, ou « veillez sur mes parents » sont des services mis en place par La Poste qui dans cette période sont bien utiles. Et même le simple passage du facteur est pour certains, en particulier en zone rurale, bien souvent la seule visite humaine.

Mais en supprimant des dizaines de milliers d’emplois, des centres et des bureaux, La Poste a rendu la possibilité de rendre ces services plus difficile.

Michelin - St Doulchard (Cher) :  Le bulletin numérique Lutte Ouvrière – Michelin St Doulchard

Echo d'entreprise
23/03/2020

A Michelin, la santé des profits passe avant la santé des ouvriers

Deux camions venant d’Italie tous les jours alimenter l’usine, 80 ouvriers doivent continuer à travailler, week-end compris, jusqu'à épuisement des matières premières.

Et cela, sans être protégés, peu de masques et de gants, sans gels hydro-alcooliques, ni essuie-mains à usage unique. Le sopalin doit être trop cher pour un groupe comme Michelin !

La direction contraint ces travailleurs, qui sont en 3x8, donc travaillant 24h sur 24, à honorer les commandes de pneus pour les F35, les avions de chasse de l’armée américaine, qui ainsi pourront continuer à semer la mort aux quatre coins de la planète.

Un marché sans doute très rentable que la direction du groupe Michelin ne veut perdre à aucun prix. Dans l’usine, ce que les travailleurs veulent garder, eux, c’est leur santé.

Pas touche aux congés annuels !

Au lieu de chômage partiel comme elle l’avait d’abord annoncé, la direction impose, du 18 au 31 mars, de prendre la 5ème semaine de congés annuels, des jours sur les Comptes Epargne Temps individuel ou collectif, et des JDR (RTT) pour ceux qui en ont.

On voit bien ce qui se profile à l’horizon : se retrouver à travailler cet été avec des températures jusqu’à 45 degrés dans les ateliers.

Mais pas question d’être confiné au boulot en juillet-août.

Pas un centime en moins sur la paye

À partir de début Avril, la direction prévoit, si le confinement continue, de mettre les travailleurs en chômage partiel en payant 80% du salaire brut au lieu des 70% annoncés par le gouvernement.

Vraiment une aumône alors que Michelin a fait plus de 10 milliards d'euros de bénéfices ces 7 dernières années, dont 1,7 milliard l’an dernier.

C’est sur ce pactole et les dividendes versés aux actionnaires qu’il faudra les obliger à prendre pour verser l’intégralité du montant des salaires, primes comprises.

Partagez et faites circuler par tous moyens numériques ou papier dont vous disposez.

lien vers l'éditorial des bulletins du 23 mars

Renault Trucks (Vénissieux) :  Seule la mobilisation peut protéger les travailleurs

Echo d'entreprise
23/03/2020

     À Renault Trucks, ce n’est qu’à la suite d’arrêts de travail dans les usines de Bourg, Vénissieux et Blainville, au début de la semaine du 16 mars, que la direction avait finalement annoncé la fermeture de tous les sites de production. Mais en fait certains secteurs tournent toujours. C’est le cas à Vénissieux à la Pièce de rechange et aussi à la Fonderie.

     Une délégation de travailleurs est allée interpeller la direction de la PR mercredi 18 pour demander la fermeture du secteur et de ne servir que les pièces urgentes. Car la direction, qui prend prétexte de la nécessité légitime d’assurer un bon fonctionnement des camions transportant du matériel soit pour les services de santé, soit qui approvisionnent la population en nourriture, en profite pour servir toutes sortes de pièces urgentes ou pas. Elle avait promis une diminution des effectifs à partir du lundi 23, il n’en a rien été, bien au contraire : l’effectif a même augmenté avec des intérimaires et des étudiants.

     Ce même lundi, au début de l’équipe du matin, les travailleurs ont eu la surprise de constater que des affichettes étaient placées à l’entrée d’une « zone infectée par le COVID 19 ». Et aux travailleurs qui ont arrêté le travail pour obtenir des explications, la direction et la médecine du travail ont affirmé qu’il y avait peu de risque d’attraper le virus. Il n'y a que par leur mobilisation qu’ils feront passer leur santé et leur vie avant la production et les profits.

PIC Cestas (Gironde) :  La direction joue avec la peau des travailleurs

Echo d'entreprise
23/03/2020

Lundi 16 mars, le gouvernement décrétait le confinement pour  se mettre, disait-il, en guerre contre le coronavirus.

La direction de la plateforme de tri courrier de Cestas et plus largement celle de La Poste, n’a pas eu, quant à elle, envie d’aller au front !

Cette plateforme est restée ouverte toute la semaine, mettant en danger les travailleurs. L’argument avancé était la nécessité d’assurer un service public. Comme s’il était vital de recevoir, publicité, recommandé, courrier et factures en ces périodes de risques de propagation.

Aucune protection n’avait été prévue, pas de gel, pas de gants, alors qu’on manipule toute la journée, des lettres, des colis, ordinateurs, des bacs. Finalement la direction, devant le peu de candidat aux risques, décidait de fermer le centre……. uniquement samedi 21. Alors beaucoup d’entre nous ont utilisé cette semaine là, le droit de retrait, ou se sont arrêtés en maladie, ou ont posé des congés, les intérimaires ou les CDD étant eu coincés et contraints de venir.

Mais la fermeture n’a été qu’éphémère, puisque dès ce lundi, la direction rouvre le centre, prétextant qu’elle a mis en place tout pour la sécurité. Les mesures sont loin, très loin d’assurer la sécurité des 700 salariés que compte la PIC de Cestas. Du gel hydro-alcoolique est arrivé, et un sens de circulation pour entrée et sortir du centre a été instauré. De vraies mesures de guerre ! Pour les masques et les gants, la direction se transforme en spécialiste médicale puisqu’elle certifie qu’ils ne sont pas nécessaires.

Le centre qui n’a aucun intérêt vital pour la population doit fermer immédiatement, et les salaires versés intégralement. Cela, La Poste ne le fera pas d’elle-même, il faudra que nous l’imposions collectivement.

 

Decathlon :  A fond la forme… des profits !

Echo d'entreprise
23/03/2020

En pleine période confinement la famille Mulliez, propriétaire de Decathlon, fait pression pour que les salariés soldent leurs RTT et leurs jours de congés 2019 pendant la période confinement. D’après la CFDT dans la Voix du Nord, il leur resterait en moyenne de six jours de congés, l’entreprise ayant fait pression sur une partie d’entre eux pour qu’ils ne les prennent pas en fin d’année 2019 pendant les périodes de forte activité.

Le gouvernement et les députés ont bien sûr entendu les exigences patronales, une majorité a voté une loi dans ce sens, qui sera rapidement d’application !

Se préparer à faire bosser les travailleurs à fond la caisse quand la reprise se fera et au passage leur piquer quelques jours de salaire, voilà comment une des familles capitalistes les plus riches de France conçoit la solidarité face à la grave pandémie que traverse l’humanité !

Oui, à fond pour virer ces exploiteurs, et que les travailleurs gèrent eux-mêmes toute la société.

Dassault : coûte que coûte pour ses profits

Echo d'entreprise
23/03/2020

La direction de Dassault-Aviation fait le forcing afin de faire reprendre la production, « coûte que coûte » selon l’expression de certains directeurs de site,. Il s’agirait de maintenir selon ces derniers « l’image de la société et son chiffre d’affaire ». Après avoir été contrainte par les travailleurs de fermer les usines le 17 mars dernier, elle projetait alors de les rouvrir dès cette semaine. Depuis, plusieurs cas de coronavirus sont apparus parmi les travailleurs de différentes usines, dont un très grave à Argenteuil, alors Dassault tente d’y mettre les formes en envisageant une reprise progressive la semaine prochaine pour les « priorités ». Elle parle de volontariat, mais ce sont les chefs de services qui font pression en envoyant des mails individuels à certains ouvriers. En fait elle souhaite étaler la reprise, et l’organise les uns après les autres afin d’éviter un nouveau mouvement de colère qu’elle a bien raison de redouter, tellement son comportement est révoltant. Elle parle de conditions de sécurité réunies avec un équipement adéquat, mais où donc l’a-t-elle trouvé ? Alors qu’il fait défaut au personnel médical, en première ligne pour lutter contre l’épidémie.

En pleine période de confinement, Dassault n’a d’autres priorité que d’assurer ses profits en mettant en péril la santé et la vie de ceux qui font sa fortune.

Chantiers de l'Atlantique (Saint-Nazaire) :  Témoignage d'Arnaud

Echo d'entreprise
23/03/2020

Industrie aéronautique  :  Témoignage d'une travailleuse

Ce n'est plus de la colère c'est de la haine

Echo d'entreprise
23/03/2020