Échos des entreprises

ArcelorMittal :  Le capitalisme d’aujourd’hui

Echo d'entreprise
03/11/2023

Au Kazakhstan, un coup de grisou a fait au moins 45 morts dans une mine de charbon exploitée par Arcelor Mittal.

Depuis l’éclatement de l’URSS, le sous-sol du Kazakhstan est une source de profits pour les géants capitalistes, y compris TotalEnergies.

La dictature en place les protège des révoltes ouvrières, comme celle de fin 2021 qui avait été écrasée par l’armée épaulée par des parachutistes russes, sans que les capitales occidentales n’y voient rien à redire.

Catastrophe minière, répression anti-ouvrière, c’est le visage sans fard du capitalisme

Hôpital Conception/Timone :  La dèche

Echo d'entreprise
01/11/2023

La direction peut enfin s'en laver les mains !

Dans certains services nous manquons de matériel : blouses à nurser ou stériles, calots jetables, protections, lavettes...

La seule réponse que nous avons c’est : « il faut attendre le début de l’année, on n’a plus de budget ».

Visiblement la direction s’en lave les mains. Elle, au moins a du savon !

Crédit Agricole (Montrouge 92) :  Quand le système marche sur la tête

Echo d'entreprise
01/11/2023

Cet été, le Crédit agricole a procédé à une augmentation de capital réservée au personnel avec une décote sur le prix de l'action. Le nombre d'actions créées à cette occasion a été de 26,8 millions. Mais plus d'actions sur le marché, c'est une valeur en baisse pour les actionnaires. Qu'à cela ne tienne : Casa annonce qu'il va racheter 26,8 millions d'actions pour les annuler !

Créer des valeurs pour les détruire, c'est aussi cela le capitalisme…

Renault Flins (78) :  C’est à Renault de payer

Echo d'entreprise
01/11/2023

Au Montage, une centaine de travailleurs intérimaires vont se retrouver sans paye pour la semaine 44, qui n’est pas travaillée. Pour les travailleurs en CDI, ce sont nos congés qui vont servir à pallier.

En fait, c’est nous tous qui allons payer ces journées, alors que c’est Renault qui décide d’arrêter la production !

Michelin  :  Profits en hausse et 2900 suppressions d’emplois

Echo d'entreprise
30/10/2023

Michelin vient d’annoncer une augmentation de son chiffre d’affaires pour les neufs premiers mois de l’année 2023 par rapport à la même période en 2022. Il revoit donc une nouvelle fois à la hausse ses prévisions de résultats pour l’ensemble de l’année : plus de 3,4 milliards de résultat opérationnel et 2,3 milliards de « cash-flow » (liquidités disponibles).

Dans le même temps, il a annoncé 1 400 suppressions d’emplois en Amérique du Nord et devrait confirmer dans les prochains jours la suppression de 1 500 emplois en Allemagne.

Il faudra imposer que les profits engrangés par le groupe permettent de maintenir tous les emplois en répartissant le travail entre tous, sans diminution de salaire.

Michelin :  Blavozy - Haute-Loire

Echo d'entreprise
30/10/2023

Wikimedia Commons

Depuis le 21 octobre, l’usine Michelin de Blavozy a fermé ses portes pour 3 semaines. Les 500 salariés ont été contraints de prendre sur leurs congés et les trois quarts d’entre eux se voient imposer plusieurs jours de chômage partiel payés seulement à 60% du salaire, le minimum légal. En effet, Michelin qui engrange sans cesse plus de profits, ne complète pas la perte importante de salaire que cela représente.

De Cholet à Troyes, de Joué-lès-Tours à Blavozy, ces fermetures temporaires, avec congés forcés et chômage partiel, se multiplient. Et dès qu’une panne se prolonge, c’est la même chose, comme cette année dans plusieurs usines Clermontoises : l’entreprise pioche dans nos jours de repos le temps que la production reprenne.

Michelin régule sa production au dépend des travailleurs. A eux de réguler leur vie au dépend des actionnaires.

Michelin :  Entreprise vertueuse ?

Echo d'entreprise
29/10/2023

La mode étant à l’écologie et particulièrement à la préservation de l’eau, Michelin ne loupe pas l’occasion de se faire de la publicité dans les médias. Il cite notamment l’usine des Gravanches comme un exemple de réduction de son impact environnemental.

Bien sur, il ne dit pas à la presse que, dans la même usine, il doit mettre des chauffages électriques d’appoint dans certains ateliers ou dans les vestiaires pour compenser les déperditions de chaleurs !

Et, surtout, il est moins prolixe sur le terrain de l’ancienne usine Estaing, par exemple, où a été construit le CHU Estaing. Il y a pourtant laissé 76 000 tonnes de terres polluées aux métaux lourds qui ont été « encapsulés » sur place.

La revente de terrains de l’usine Cataroux nous révèlera-t-elle à son tour des « exemples de réduction d’impact environnemental » ?

PSA Poissy (78) :  C’est clair que ce n’est pas clair

Echo d'entreprise
27/10/2023

La direction explique que la nouvelle convention collective ne changera rien, que la paye sera maintenue avec l’ancienneté et les congés.

Allez savoir pourquoi, personne ne les croit.

Pas touche à la paye

Vendredi 13 octobre, sept travailleurs de VSD à l’Emboutissage ont débrayé une heure contre les changements de classification.

Si la direction a besoin de plus de temps pour comprendre qu’on ne veut pas de sa convention collective, on peut remettre ça.

RATP métro (Paris) :  Chut

Echo d'entreprise
27/10/2023

La RATP annonce toute fière qu’elle va mesurer la pollution de l’air à bord des trains… avec quatre mallettes.

Quatre mallettes et un enterrement du problème ?

Myopie

La semaine dernière sur la ligne 12 un train a été garé pour suspicion de punaises de lit. Mais la direction continue à ne trouver aucune trace des fameux insectes.

Des patrons qui cherchent, on en trouve, mais des patrons qui trouvent, on les cherche.

La Rochelle (Charente-Maritime) :  Un quatrième mort au travail dans les silos du port de La Pallice

Echo d'entreprise
26/10/2023

Lundi 16 octobre, un agent d’entretien de 20 ans a fait une chute mortelle de 50 mètres à travers une trappe d’ensilage, dans un silo céréalier de la société Sica Atlantique.

Le directeur général de Sica a immédiatement cherché à disculper l’entreprise en communiquant à la presse que l’ouvrier était dans une zone « hors de son périmètre de travail et où il ne devait pas se trouver ». Mais la victime n’est plus là pour se défendre.

En fait, cet accident du travail a eu lieu dans des conditions terriblement habituelles pour ce type d’accident, dont la récurrence ne doit rien au hasard. D’abord, les silos sont des sites particulièrement dangereux. Sur le seul port de La Pallice, trois travailleurs y étaient déjà morts au travail ces dernières années.

Ensuite, l’accident a eu lieu vers 7 heures, par nuit noire. Et puis l’ouvrier était employé par une entreprise sous-traitante de la Sica. Comme on sait, les ouvriers sous-traitants sont souvent peu ou pas du tout formés aux risques. Enfin, les quatre ouvriers morts avaient une vingtaine d’années. Les moins de 25 ans ont 2,5 fois plus de risques que les autres travailleurs de mourir au travail. Il est criminel d’envoyer un jeune sur un site dangereux sans une formation particulièrement solide.

Les enquêtes sur ce type d’accident aboutissent rarement à la condamnation des employeurs, qui en font souvent porter la responsabilité à la victime ou à ses collègues. Mais les conditions de travail dangereuses qui produisent ces accidents sont une conséquence de la recherche du profit maximum par les entreprises. C’est bien cela qui est criminel.

 

Lire sous ce lien l’article complet paru dans le journal Lutte ouvrière.