Échos des entreprises

Safran - Villaroche - Seine-et-Marne :  On le prend aux mots

Echo d'entreprise
31/03/2022

Lors d’un débrayage, le directeur du 35 est venu nous voir et nous a dit « mettez-vous à la place du patron ».

A quoi un collègue a répondu : « ben moi, je veux bien avoir sa paye pour un mois, comme ça je finis de payer ma barraque ».

Saint-Gobain PAM :  Pour les salaires la direction ne lâche rien

Echo d'entreprise
30/03/2022

Saint-Gobain s'apprête à verser à ses actionnaires un dividende en augmentation de 23 % !

En cette année de flambée des prix, la comédie des négociations salariales tourne à la sinistre farce.

Alors que l’inflation atteint officiellement les 4,5 %, la direction voudrait nous faire croire qu’elle négocie quelque chose avec les syndicats en proposant 2,8 %.

2,8 % ce n’est pas du tout une augmentation, c’est une perte du pouvoir d’achat de notre salaire.

C’est une véritable provocation. La seule chose que les patrons n’auront pas volée, c’est une bonne grève pour une vraie augmentation d’au moins 300 ou 400 euros qui remette les pendules à l’heure !

 

PSA Trémery :  Il faut mettre les choses Onet

Echo d'entreprise
28/03/2022

Sous prétexte d’allègement du protocole sanitaire Covid, Onet va renvoyer au chômage tous les CDD. Pourtant, pour maintenir l’usine propre, le travail ne manque pas.

Face à tous ces patrons parasites, un grand nettoyage de printemps s’impose.

Airbus Helicopters :  Débrayage sur les salaires

Echo d'entreprise
28/03/2022

"200€ sinon pas d'hélicos!"  

Les travailleurs d’Airbus Helicopters, à l'annonce du record historique de bénéfices de l'entreprisse de 4,2 milliards d’euros cette année ont pu constater que ce n’est pas la crise pour tout le monde. C’est dans ce contexte que les négociations annuelles obligatoires (NAO), se sont ouvertes, mais la mobilisation des travailleurs a un peu bousculé ces « négociations ».

Des travailleurs ont commencé à se réunir à l’initiative de la CGT. Les discussions commençaient à la pause, et se prolongeaient… bien au-delà de la pause. Les chefs n’osaient pas intervenir . Des travailleurs de plusieurs secteurs se sont rassemblés plusieurs fois à l’extérieur de leurs hangars, se retrouvant tous ensemble et aussi devant le bâtiment où se déroulaient les négociations.

Les syndicats FO, CFTC, CGC et CGT appelèrent donc à un débrayage, mardi 22 mars à partir de 13 h  30. Les ateliers se vidèrent. Bientôt, ce furent plus de 2000 travailleurs qui se retrouvèrent dans l’allée centrale. Dans les bureaux, pas d'appel mais plus d’une centaine, dont des cadres, rejoignirent quand même le cortège.

Quand le mégaphone de la CGT scandait : « 200 euros, sinon pas d’hélicos…», c’était tout le monde qui le reprenaient .

Lundi 28, les salariés apprenaient que l’accord avait été signé. Ce sera 60 € d'augmentation générale brute pour 2022. On est bien loin de ce qui serait nécessaire, mais la conviction d’une partie des travailleurs qui ont vécu ces journées, c’est qu'une heure de grève a pesé plus qu’un mois de "négociations".

Medtronic Pont de Claix (agglomération de Grenoble) :  200 euros pour tous !

Echo d'entreprise
25/03/2022

Les 140 travailleurs de Medtronic sur le site de Pont de Claix sont en grève une journée par mois depuis janvier. Ils exigent une augmentation mensuelle de 200 € pour tous et une prime de 1.500 €. Et ils en ont assez des heures supplémentaires que la direction leur demande de faire et considèrent comme une aumône la prime de 500 € modulable selon le temps de présence de chacun ! 

C’est la publication d’un audit révélant des profits importants, qui a mis le feu aux poudres. Medtronic est en effet une multinationale qui produit du matériel médical. A Pont de Claix, ce sont des aiguilles de suture qui sont fabriquées. La production a continué à fond pendant toute la pandémie. Récemment, les salaires ont été augmentés pour les jeunes entrants dans l’entreprise, mais tous les autres, parfois avec plus de 20 ans d’ancienneté, ont été oubliés ! Quant au niveau de salaire, il est particulièrement bas : un OS est à 1600 euros brut.

Les travailleurs en ont assez de ces miettes proposées par cette entreprise riche à milliards. Et ils entendent bien poursuivre la lutte jusqu’à satisfaction.

Alstom-General Electric Belfort :  Défendons nos intérêts

Echo d'entreprise
24/03/2022

Les patrons d’Alstom et de GE profitent de la guerre en Ukraine pour entretenir l’inquiétude et nous attaquer à nouveau.

Commandes ou pas, nous ne sommes pas responsables de cette situation.

Il n’y a aucune raison que nous en fassions les frais. Les Patrons, eux, ne seront pas perdants, leurs profits seront garantis par l’Etat Français.

Cette guerre n’est pas la nôtre.

Nous devons défendre nos intérêts : maintien des emplois et des salaires pour tous.

CHU Nancy :  Le DG a bien mérité du ministère

Echo d'entreprise
22/03/2022

Le DG vient d’être décoré de la légion d’honneur sur proposition du ministre de la Santé pour avoir soi-disant rétabli les finances du CHRU.

Depuis 2013, il a mené pas moins de 40 restructurations de services avec à chaque fois des fermetures de lits et des suppressions de postes.

L’hôpital est « au fond du trou », le personnel est éreinté, mais le directeur général a sa médaille...

Grenoble :  Restauration collective : La Poste et Orange licencient

Echo d'entreprise
19/03/2022

Le restaurant associatif « Plein soleil » des personnels de La Poste de Grenoble fermera définitivement ses portes fin avril 2022, avec 9 licenciements à la clé.

C'est un des 37 derniers restaurants associatifs, gérés par les postiers eux-mêmes, où employés de La Poste et d'Orange, l’ex France-Télécom, pouvaient se restaurer à moindre coût. Lieux où les retraités gardaient aussi un lien avec leurs collègues en activité.

Au niveau national, les postiers disposent encore de 118 restaurants collectifs, mais la direction entend s’en débarrasser au profit, c’est bien le mot, du privé. En mai 2021, elle a lancé un appel d'offre pour passer à la sous-traitance les restaurants collectifs qu'elle n'aura pas liquidés, offrant ainsi le budget social de la restauration des postiers à l'appétit des ogres du privé. Plusieurs restaurants collectifs sont déjà menacés de fermeture avec pour conséquence plusieurs dizaines de licenciements.

Orange et La Poste ont largement de quoi sauver ces emplois en maintenant la restauration pour leurs salariés d’hier et d’aujourd’hui.

Airbus Atlantic Rochefort :  De l’argent pour tous les salaires !

Echo d'entreprise
18/03/2022

Une centaine d’ouvriers de l’usine aéronautique Airbus de Rochefort débrayent depuis le 15 mars pour protester contre les faibles augmentations proposées par la direction. Mercredi 16, ils ont mis en place un barrage filtrant pendant la tenue des négociations salariales annuelles au siège du groupe à Toulouse. Jeudi et vendredi, la mobilisation s’est poursuivie de 7h à 8h30. Ce mouvement touche la plupart des sites français pour 6,8 % d’augmentation tout de suite et pas étalé sur 2 ans comme le propose la direction. Le carnet de commandes Airbus est plein pour 10 ans et, au regard des 4,2 milliards d’euros de bénéfice réalisés l’an dernier et de l’augmentation de 10 % du salaire du grand patron, il y a largement de quoi augmenter tous les salaires d’autant !

Hôpital de Lure (Haute-Saône) :  Démolition programmée du service de neurologie

Colère et mobilisation

Echo d'entreprise
16/03/2022

L’Agence Régionale de Santé, appuyée par les directions du CHR de Besançon et de Vesoul, s’entête à vouloir démanteler la Neurologie de l’hôpital de Lure, traitant par un mépris sans nom les premiers concernés.

En effet, l’ ARS refuse que le Docteur Ziegler, qui a développé ce service de pointe sans équivalent dans la région, et qui arrive à l’âge de la retraite, continue d’exercer quelques mois, le temps de former et d'assurer la relève . Or, pour ce service spécialisé, hôpital de jour, où consultent, sont soignés et suivis des centaines de patients, atteints notamment de sclérose en plaques, les autorités sanitaires imposent dans l’immédiat, en remplacement de ce médecin, de faire venir deux ou trois médecins de Besançon, chacun un ou deux jours par semaine. Ceux-ci  ne pourraient même pas assurer toute l’activité d'ores et déjà programmée à Lure.

Lundi 14 mars, ils étaient une centaine de Lure qui sont allés manifester à Dijon devant l’ARS ; personnel hospitalier, patients, militants et usagers, ont crié leur refus de cette démolition programmée de l’accès aux soins. La mobilisation continue. Rendez-vous le 22 mars devant l’hôpital de Lure pour une prochaine manifestation.