Échos des entreprises

Luxfer à Gerzat (Puy-de-Dôme) :  Le règne de la propriété privée

Echo d'entreprise
24/03/2020

L’usine de Luxfer à Gerzat dans le Puy de dôme était, avant sa fermeture en juin 2019, spécialisée dans la fabrication de bouteilles d’oxygène. Le site de Gerzat qui a fermé pour « raisons économiques » alors qu’il générait plus d’un million d’euros de bénéfices en 2018, était occupé depuis le 20 janvier par les ouvriers en colère. Ils ont dû le quitter pour respecter le confinement.

Devant la pénurie de bouteilles d’oxygène déjà constatée en Italie et qui s’annonce en France, la CGT demande la nationalisation et le redémarrage de la production de bouteilles d'oxygène à destination des hopitaux soignant le covid-19.

Le ministère de l’économie et des finances lui répond que ce n’est pas possible car cela va à l’encontre du droit de propriété.

Par contre le droit d’être soigné pour les malades, le droit d’avoir un emploi pour les travailleurs… tout ça n’est pas important pour le gouvernement.

Comme le disent les paroles de l’Internationale, le chant des travailleurs : « Nul devoir ne s'impose au riche ; Le droit du pauvre est un mot creux ».

SNCF - Orléans Les Aubrais (Loiret) :  Encore trop d’aiguilleurs à qui la direction impose de venir au boulot !

Echo d'entreprise
24/03/2020

Depuis le début du confinement, la direction SNCF Réseau impose la tenue de quasiment tous les postes d’aiguillage du secteur.

Il aura fallu attendre le week-end du 22 mars pour que la moitié des postes du triage soit fermée. L’autre moitié restent ouverts avec un seul agent présent par service, alors qu’il y a très peu de travail à part quelques trains de fret.

Au poste 1 des Aubrais, où le poste principal du secteur fonctionne certes en effectif allégé, il y a de quoi se demander quand même si le trafic qu’on voit passer est réellement utile à la population...

Une majorité des agents sont donc confinés chez eux. Mais il aura fallu que les cheminots fassent entendre leur colère plusieurs jours auprès de la direction des postes d’aiguillage pour qu’elle se décide enfin à prendre cette mesure de bon sens. Et il reste des endroits où elle impose à certains de venir travailler sans que cela semble être d'une grande utilité. Et surtout, depuis le début les mesures sanitaires se limitent à des lingettes et du savon pour ceux qui qui continuent à travailler.

Tous les postes qui ne sont pas indispensables aux trains "vitaux" devraient être fermés !

Agglomération d’Orléans (Loiret) :  Darty livre… et est livré en masques

Echo d'entreprise
24/03/2020

Les magasins sont fermés, même si la direction a épluché les textes pour savoir quel type de magasin pouvait ouvrir. Ils ont eu un espoir quand un ministre a parlé de laisser travailler les vendeurs et réparateurs d’ordinateurs.

Mais le site internet est toujours ouvert et la livraison est toujours assurée. La consigne qui est donnée aux livreurs est de ne plus rentrer dans les maisons, de laisser les produits sur le pas de la porte. Le client le découvre par un mail qui arrive un jour avant la livraison. Il peut repousser la livraison après le confinement, "c’est pas grave, il a déjà payé".

Les travailleurs refusant dès le mardi de livrer sans moyen de protection, dès le lendemain des masques et des flacons de gel hydro-alcoolique ont été envoyés en nombre à toutes les plateformes, alors que nombre de soignants à domicile, de médecins ne disposent pas de masques. Avec la baisse des commandes, la direction fait travailler les livreurs un jour sur deux et leur a proposé de prendre des jours de vacances. Dans les plateformes où les syndicats sont présents, cela n’a pas pris.

Amazon - Saran (Loiret) :  Démission révélatrice

Echo d'entreprise
24/03/2020

La directrice d’Amazon de l'usine de Saran a démissionné. Elle aurait désobéi à ses supérieurs en refusant d’embaucher de nouveaux intérimaires pour faire face à l'afflux de commandes. Est-ce un sursaut de conscience ou la crainte de voir sa responsabilité pénale engagée avec la propagation du virus ?

Le site, qui emploie plus de 2000 salariés, continue à tourner malgré un absentéisme qui touche la moitié des effectifs. Les risques encourus du fait de la promiscuité, de l’absence de moyens de protection et des conditions de transport, sont inacceptables. Le travail non essentiel doit s'arrêter partout !

Oise :  Clermont : au Centre Hospitalier

Echo d'entreprise
24/03/2020

Guerre sans soldats

D’ordinaire les ASH sont en nombre à peine suffisant pour assurer toutes leurs tâches et notamment le maintien de l’hygiène.

A présent qu’il faut tout nettoyer et renettoyer, y compris les poignées de porte, il crève les yeux que nous avons besoin de plus d’ASH. Comment combattre le virus sans assez de « soldats », pour reprendre le vocabulaire guerrier de Macron ?

Il faut d’urgence en embaucher.

Politiques criminelles

Le nombre de lits d’hospitalisation est passé en France de 11,5 pour 1 000 habitants à 6,5 en 40 ans.

Dans le pays, à 20h, des gens ouvrent leurs fenêtres et applaudissent les soignants qui luttent en première ligne pour sauver des vies.

Cela ne dédouane absolument pas tous ces ministres et présidents qui ont supprimé ces lits d’hospitalisation.

Les héros ne vivent pas que d’eau fraîche

Le gouvernement a sorti des milliards par centaines pour les banques, les spéculateurs et les grandes entreprises, avant même que ces capitalistes ne souffrent de la situation actuelle.

Mais pour augmenter les salaires des hospitaliers qui revendiquent depuis des mois, il n’y a que de vagues promesses…

Pour les 300 € par mois, il faudra se mobiliser.

Gironde :  Echos de la Polyclinique Bordeaux-Nord Aquitaine

Echo d'entreprise
24/03/2020

UNE NÉGLIGENCE COUPABLE

Au moins jusqu’à lundi 23 mars, à l’entrée de la clinique, au moment de la prise de poste, il n’y a pas de test pour le personnel, pas même une prise de température, comme cela se pratique pourtant dans les Ehpad depuis le début de l’épidémie.

Pour un lieu de travail concentrant plus de mille personnes, personnel et malades inclus, et où toutes les contaminations sont possibles, cette précaution paraît bien indispensable, et même, élémentaire.

Dans un établissement des soins, on ne peut pourtant pas dire que cette mesure serait compliquée à mettre en place !

 

C’EST DU VOL

La semaine dernière, des arrêts de travail ont été accordés par la direction à la demande des personnes qui avaient à garder leurs enfants.

Mais à la fin de la semaine, changement de ton : la direction du personnel a contacté les personnes concernées pour leur dire que les jours d’arrêt seraient prélevés sur les congés payés ou les récupérations pour les jours fériés, et que cela concernait même les jours déjà accordés.

C’est de l’arnaque totale !

 

IL Y A LOIN DES PAROLES AUX ACTES

Malgré les discours officiels, travailler et assurer la garde des enfants reste un casse-tête pour les personnes employées dans les établissements de soins.

En effet, les écoles où on peut déposer ses enfants sont parfois éloignées du domicile, et les horaires de garde scolaire ne coïncident pas avec les horaires de travail.

C’est bien gentil, les hommages officiels et dans les médias, mais ce serait mieux d’organiser les choses de manière à leur faciliter réellement la vie.

CHU d’Angers :  De quoi être révoltés !

Echo d'entreprise
24/03/2020

Au CHU d'A1ngers, nous sommes toutes et tous sur le pont, à faire le maximum pour contribuer à enrayer la maladie.

Ce qui est rageant, c’est que bien avant l’épidémie de Covid 19, l’hôpital était déjà « à l’os ». Depuis des mois, tout le personnel, des ASH aux médecins, ne cessait de le dénoncer. C’est la raison de fond de la grève des Urgences, démarrée il y a plus d'un an, et des grèves qui se sont multipliées dans différents services (ambulances, pneumologie, maternité, laboratoires, neurochirurgie, etc.). Partout, la sonnette d’alarme avait été tirée. Car partout, c’est le même manque d’effectifs et de matériel, le même épuisement des salariés du fait des heures supplémentaires notamment.

Macron ose déclarer maintenant que « la santé n'a pas de prix »... Mais pour les gouvernants, à genoux qu’ils sont devant le grand patronat, la santé n’est qu’une marchandise comme une autre. Macron comme ses prédécesseurs l’ont prouvé encore et encore, en ponctionnant les budgets publics pour fournir des milliards aux capitalistes et aux banques qui font du gras sur les crédits aux hôpitaux.

 

Iveco - Annonay (Ardèche) :  Des préparatifs de reprise scandaleux

Echo d'entreprise
24/03/2020

Une chaîne de montage d'Iveco

     Dans la presse, Iveco a annoncé la fermeture de l'usine d'Annonay jusqu'au 27 mars inclus. C'est un mensonge éhonté. Les ouvriers du nettoyage ont été convoqués dès vendredi 19 mars, ce que certains ont refusé.  À partir de lundi 23, des ouvriers du nettoyage, une minorité d'ouvriers de plusieurs ateliers et les employés des bureaux ont dû se rendre au travail. Des masques fournis étaient sensés tenir toute la journée, ce qui est un autre mensonge. Des délimitations ont été tracées dans les vestiaires ou les sanitaires pour, prétendument, maintenir les ouvriers à distance. Mais les présents sont bien conscients que ces précautions sont bidons. Si l'usine repart, ce sont des centaines d'ouvriers qui se serreront dans les ateliers.

     L'épidémie s'intensifie, les mesures de confinement se durcissent, il n'y a rien d'urgent à sortir des bus... mais Iveco s'en moque. La famille Agnelli, principale actionnaire de Fiat et Iveco, a maintenu l'activité de ses usines italiennes le plus longtemps possible, jouant avec la santé des ouvriers. Ceux-ci ont répondu par la grève et ont forcé Fiat à fermer. Les travailleurs d'Iveco, non plus, n'ont pas à se mettre en danger pour que les Agnelli engraissent un peu plus.

PSA - Poissy :  Attention, PSA a une banque à la place du cerveau

Echo d'entreprise
24/03/2020

PSA se prépare à rouvrir les usines du groupe alors que le virus n’est pas sous contrôle dans le pays.

À Poissy, se retrouver à 3 000, les uns sur les autres c’est prendre un risque énorme de se contaminer et ensuite de contaminer notre famille. Tout ça pour fabriquer des voitures?

Pour défendre notre peau, il sera nécessaire de se mobiliser collectivement pour imposer à la direction de rester chez nous.

La direction est irresponsable, pas nous!

Hôpital Saint-Antoine - Paris :  Les X-men contre le Bouffon Vert

Echo d'entreprise
24/03/2020

Macron a qualifié de « héros » les personnels hospitaliers qui continuent de travailler pendant l'épidémie. Mais ce qu'on réclame depuis des années, ce ne sont pas des supers-pouvoirs, c'est du personnel en plus, une hausse des salaires et du matériel décent.

À croire que son super-pouvoir à lui, c'est le super-mépris.