Échos des entreprises

Axa - Val de Fontenay :  La main sur le frein

Echo d'entreprise
27/05/2020

Les entreprises peuvent désormais verser  400 euros par an aux salariés qui utilisent le vélo, ou le covoiturage, pour venir au travail. Mais il ne s’agit pas d’une mesure obligatoire et une indemnité facultative existait déjà pour le vélo. 
La direction d’AXA avait choisi de ne verser aucun centime aux cyclistes. Ce n’est pas une surprise : mettre la main au porte-monnaie quand ce n’est pas obligatoire, c’est pour la direction beaucoup plus dur qu’une étape de montagne du Tour de France. 

PSA Les Ayvelles, Charleville

Pour l’Ascension, le patronat veut faire monter ses profits

Echo d'entreprise
26/05/2020

À PSA, la direction essaie d'accélérer la reprise. Après une semaine en 2x8, les salariés sont maintenant en 3x8. Et alors qu’ils ne devaient travailler que 3 jours, les chefs ont demandé des volontaires pour revenir jeudi et vendredi de l'Ascension.

Déjà en temps normal, le travail de nuit dans les secteurs non vitaux est une aberration : les risques d’accident sont plus élevés et les travailleurs y laissent leur santé et des années d'espérance de vie. Mais, dans le contexte de lutte contre la propagation du virus, c’est encore plus choquant.

Les patrons voudraient que les travailleurs fassent tourner les machines 24h/24, quels que soient les risques encourus. Pour eux, c’est toujours la même rengaine : « rentabilité, rentabilité ». Il nous faudra leur opposer « notre vie et notre santé avant leurs profits ».

La Poste :  Le virus a bon dos

Echo d'entreprise
26/05/2020

     À Lyon, Saint-Étienne,… l’organisation des journées de travail des facteurs a été réorganisée en profondeur dans le cadre de l’épidémie. Auparavant, chacun avait un « jour glissant » par semaine, c’est-à-dire un second jour de repos en plus du dimanche. Mais avec la réduction du nombre de jours de distribution du courrier, ce jour a disparu.

     Les remplacements sur ces « jours glissants » étaient assurés par des travailleurs, souvent en intérim ou en CDD : leurs contrats sont en train d’être arrêtés. A l’échelle du pays, cela pourrait représenter des milliers de postes. Pour ceux qui restent, le travail sera plus intense, notamment avec l’augmentation du nombre de colis et de recommandés, ainsi que les gestes de protection sanitaire.

     Rien d’étonnant à ce que Philippe Wahl, le PDG de la Poste, fasse partie du « club Montaigne », le mal-nommé club de patrons adeptes du travailler plus et gagner moins… pour les travailleurs !

Mécanyvois, Carignan, Ardennes :  De Carignan à Casablanca, de Tunis à Porto, un même capitalisme à combattre

Echo d'entreprise
25/05/2020

Mécanyvois, entreprise familiale fondée à Carignan, « fleuron français » de l’outillage aéronautique, fournisseur d’Airbus, Bombardier, Dassault ... est devenue un groupe international, d’abord en s’implantant en zone franche, en Tunisie (2009) puis au Maroc (2016). C’est maintenant à Porto qu’elle compte ouvrir une nouvelle filiale.

En 2016, le PDG de l’entreprise se défendait de délocaliser par appât du gain : « On ne délocalise pas, on accompagne notre client ». En janvier 2020, le Président du groupe affirme sans complexe qu’en Tunisie « les choses se passent sans bâtons dans les roues »; il se plaint d’avoir à payer des impôts en France quand « les Roumains ou les Portugais ne savent pas ce qu’est une taxe foncière »; ou encore se lamente de « ne pas trouver de main d’œuvre qualifiée dans les Ardennes ». Pour les patrons, la seule qualification qui vaille est de ne rien coûter ! Cet exemple montre leur réelle motivation, exploiter toujours plus à moindre coût, et le cynisme avec lequel les bourgeois mènent leurs affaires.

Tous les travailleurs, d’ici et d’ailleurs, ont les mêmes exploiteurs. Organisons-nous au-delà des frontières pour les renverser.

Mécanyvois, Carignan, Ardennes :  La covid-19 a bon dos

Echo d'entreprise
25/05/2020

L’entreprise aéronautique Mécanyvois est classée en « catégorie stratégique ». Elle pourra compter sur les commandes nécessaires d’Airbus « pour passer à travers l’orage » selon son dirigeant. Pour le moment, Mécanyvois ne fait pas partie des entreprises les plus touchées par la crise actuelle.

Pourtant, cela n’a pas empêché la direction du groupe de recourir au chômage partiel pour une partie de ses salariés et de supprimer les heures supplémentaires, pour préserver leur marge. C’est un scandale de plus !

Ce n’est pas aux travailleurs de faire les frais des turbulences du système capitaliste dont le seul but est de faire toujours plus de profits.

C’est aux donneurs d’ordre de compenser les pertes de salaires et de garantir le main-tien de tous les emplois. De l’argent, ce n’est pas ce qui leur manque.

Poste de Haute-Marne :  Une amélioration en trompe l'oeil

Echo d'entreprise
22/05/2020

À la poste, une nouvelle réorganisation a été mise en œuvre, il s’agit de libérer les facteurs trois samedi sur quatre. Pour ce faire, les agents qui travaillent le samedi doivent donc couvrir les tournées de distribution de quatre facteurs !

Autrement dit, il s’agit d’une réorganisation en trompe l’œil où l’objectif est de voir les facteurs travailler davantage en étant ultra-polyvalents, tout en leur faisant miroiter des améliorations.

Cela ne pourra vouloir dire qu’une dégradation des conditions de travail, un service moins bien rendu et un stress plus important pour les facteurs.

Une réorganisation qui pourrait bien ne pas passer comme une lettre... à la poste.

 

Landanger Chaumont :  Un règlement et des pratiques indignes

Echo d'entreprise
22/05/2020

Chez Landanger, une société de fabrication de matériel de chirurgie, basée à Chaumont, la direction a édicté un règlement intérieur qui stipule qu’il est interdit de se servir de son téléphone portable pendant les heures de travail, sous peine de sanction disciplinaire.

À force de vouloir tout régenter et tout contrôler, voilà une direction qui risque bien à coup de règlements iniques de provoquer l’écœurement et la colère. Et une chose est certaine, elle ne l’’aura pas volé.

La Poste Paris 11e-20e :  Intérimaires licenciés

Echo d'entreprise
21/05/2020

Au bureau de poste de la rue des Pyrénées à Paris qui regroupe la distribution des 11e et 20e arrondissements, 26 facteurs se sont rendus le 12 mai à la direction pour demander l’embauche en CDI des travailleurs en intérim qui le veulent.

Ceux-ci avaient été recrutés en urgence début avril pour distribuer les journaux, lorsque les patrons de presse s’étaient plaints de la décision de La Poste de réduire à trois jours par semaine la distribution des abonnements.

Pour un contrat de 21 heures par semaine, les travailleurs intérimaires ont reçu 731 euros par mois. Après avoir touché une misère et risqué leur santé, ils sont mis dehors ! La Poste est ainsi une nouvelle fois à l’avant-garde des licenciements.

Hôpitaux - Île de France :  Non au retour à l'anormal

Echo d'entreprise
21/05/2020

TOUS ENSEMBLE - Hôpital Bicêtre

À Robert Debré, le jeudi, des collègues manifestent dans et autour de l’hôpital, pour dire « Pas de retour à l’anormal » et exprimer leur mécontentement. Celui-ci ne date pas d’hier, à Bicêtre non plus : les départs à la retraite ou ailleurs non remplacés, les plannings chamboulés etc…

Nous avons toutes les raisons de manifester notre ras-le-bol.

VIR… AGE - Hôpital Pitié-Salpêtrière

Le laboratoire de virologie est débordé par les tests Covid, notamment les sérologies.

Comme partout, les renforts sont moins nombreux mais le boulot a singulièrement augmenté.

Comme partout, c’est de l’embauche qu’il faut, à hauteur des besoins.

TAO Keolis - Orléans (Loiret) :  Une réaction pas volée

Echo d'entreprise
20/05/2020

Quatre organisations syndicales appellent à la grève le lundi 25 mai pour protester contre les conditions de reprise du transport urbain dans l’agglomération orléanaise. La montée vers l'avant des passagers ne passe pas auprès des personnels, qui ne sont pas satisfaits non plus des moyens mis en œuvre pour le nettoyage et la désinfection des rames et des bus.

Les travailleurs ont également fait leur compte et ils n’acceptent pas l’amputation de leur salaire consécutive à la période de confinement. Ils n’ont pas à faire les frais de la crise sanitaire, c’est à Keolis, riche à milliards, de payer.