Échos des entreprises

Renault Sandouville (Seine-Maritime) :  Un patron qui ne dévie pas

Echo d'entreprise
14/05/2020

Le tribunal du Havre a condamné jeudi dernier la direction de l’usine de Sandouville à suspendre la reprise de la production en raison de mesures de protections insuffisantes face au coronavirus. Le tribunal avait été saisi par la Cgt du site.

La direction de Renault et ses soutiens se plaignent mais ce n’est pas pour rien que le tribunal a donné raison à la CGT. Tous oublient de dire que la direction du site a déjà été condamnée et rappelée à l’ordre par l’inspection du travail sur des questions de santé, de sécurité ou concernant les accidents, au nombre de 500 par an dans cette usine.

À leurs yeux, il n’y a que la bonne santé des actionnaires qui compte !

Alstom :  Les actionnaires à la manœuvre

Echo d'entreprise
13/05/2020

Le déconfinement à peine commencé, les patrons avancent leurs pions. Sous prétexte de manque à gagner à cause du confinement dû à l'épidémie, la direction du groupe Alstom annonçait la semaine dernière, une réduction importante des coûts. Elle entendait par là un arrêt des investissements et des recrutements et... un gel des salaires. Et ficelle un peu grosse, elle précisait dans la foulée que ce plan serait discuté « site par site ».

Lundi 11 mai, le même groupe, qui possède un site à Petite-Forêt, a présenté ses résultats. Le chiffre d'affaires a atteint 8,2 milliards d'euros l'année dernière. Pour la direction du groupe, c'est « un bilan très solide ». Après une année 2018 plus que mirifique puisque les actionnaires avaient touché 1,2 milliards de dividendes. La crise sanitaire, encore une belle opportunité pour les riches de vouloir faire les poches des travailleurs… s’ils se laissent faire !

Axa - Nanterre :  Avec le télétravail, l'offensive patronale

Echo d'entreprise
13/05/2020

IL N’Y A PAS DE PETITS PROFITS
    Depuis plus de deux mois, nous sommes quasi tous à être en travail à distance et cela va se poursuivre.
    Les frais d’électricité, de nourriture ont augmenté sans parler des frais Internet. La direction ne veut rien prendre en charge.
    Elle fait des économies sur notre dos. Le virus de la mesquinerie ne l’a pas quitte.

NOUS NE POUVONS PAS TOUT FAIRE
    AXA  Prévention a fait une fiche sur les relations parents-enfants durant le télétravail. Nous y apprenons que le télétravail avec l’éducation scolaire et les tâches domestiques ce n’est pas simple et que nous ne sommes ni Wonder Woman ni Super man. Quel scoop ! Le conseil est de ne pas se mettre la pression.
    Chiche ! Alors tout doux sur le boulot !

PAS DES PHILANTHROPES
    Trois DRH d’AXA invités en deux jours dans les médias. La direction ne cesse de répéter que près de 60 % d’entre nous avions un ou deux jours de télétravail par semaine avant la pandémie. Elle oublie d’expliquer que cette mise en place avait pour objectif d’économiser sur les mètres carrés en supprimant trois postes de travail sur dix. Et nous devons nous promener avec notre ordinateur portable pour trouver une place.
    Le télétravail c’est surtout une chance pour les actionnaires

 

Rennes (35) :  Sécurité Sociale

Echo d'entreprise
12/05/2020

DÉCONFITS

Pour beaucoup d’entre nous, le retour sur site ne devrait pas se faire avant un moment.

Que l’on veuille revenir ou pas sur site, notre priorité est un maximum de sécurité sanitaire pour tous.

 

DIRECTION PAS PRESSÉE NON PLUS

A l’URSSAF, le directeur s’est adressé au personnel, par webinaire. Ce qui en ressort,  c’est que le télétravail va continuer. Même si on a le choix de revenir au bureau, il ne faudrait pas que nous soyons nombreux.

Il faudrait réaménager les espaces de travail…des travaux en perspective.

 

TELETRAVAIL SOUDAIN ACCESSIBLE

Le passage au télétravail chichement accordé auparavant est devenu la règle.

Comme quoi rien n’est impossible !

 

PROTÉGEONS NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

Il a fallu se débrouiller, pour certains s’occuper des enfants. Il n’y avait pas toujours de pièce adaptée, voire  séparée pour délimiter l’espace de télétravail, de siège conforme au travail sur écran. Les connexions laissent parfois à désirer…

A domicile, comme au bureau, faisons-nous entendre ! Mettons en place notre propre réseau d’expression !

 

UN NICOLAS REVEL AUX ORDRES

Le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie n’a eu, semble-t-il, aucune hésitation pour décider de mettre à disposition du gouvernement entre 3 à 4 000 agents des CPAM pour le « contact tracing » sanitaire.

Alors que des milliers de postes ont été supprimés dans les caisses de Sécu, voilà soudain des milliers de postes encore disponibles, étonnant non !

 

SÉCUOUTAI

La Sécurité sociale a lancé une opération de communication baptisée #LaSécuEstLà sur les réseaux sociaux, pour témoigner de son engagement de service public pendant l’épidémie.

Et quand elle supprime des postes, bloque les salaires et ferme des accueils, elle est où la Sécu ?

 

Delpharm - Orléans La Source (Loiret) :  Une prime pour tous !

Echo d'entreprise
12/05/2020

La direction a accordé une prime pour ceux qui ont travaillé entre le 16 mars et le 10 mai. Elle est de 11 euros par jour pour ceux qui étaient à l’usine et de 5,5 euros pour ceux qui étaient en télétravail. Non seulement elle ne fait pas le compte après une année sans rallonge, mais en plus une partie des travailleurs du site en ont été privés. En effet, bien que leur activité soit essentielle et que la charge de travail des travailleurs du nettoyage se soit accrue du fait de la pandémie, ni Delpharm, ni Atalian l’entreprise de sous-traitance qui les a embauchés, n’ont jugé bon de leur octroyer la même prime que celle distribuée aux personnels intérimaires et embauchés.

C’est évidemment inacceptable.

Hutchinson - Châlette sur Loing (Loiret) :  La précarité, fléau à combattre

Echo d'entreprise
12/05/2020

A Hutchinson Châlette, comme dans bien d’autres entreprises, des travailleurs en intérim ont continué à travailler pendant le confinement. Avec la reprise du travail, ils se retrouvent souvent en fin de mission.

Les patrons ont fait appel à eux malgré les risques, et maintenant, la seule façon qu’ils connaissent de les remercier c’est de les mettre à la porte.

RTM Marseille :  Plein le dos !

Echo d'entreprise
12/05/2020

Maxi-ralentisseur : fournisseur attitré des hôpitaux.

Aux ateliers du métro, les ralentisseurs de type dos-d'âne sont très très efficaces avec les voitures et les camions de livraison.

Avec les charriots élévateurs, ils sont carrément trop trop efficaces.

Ce n'est pourtant pas le moment d'envahir les services d'urgence avec des lumbagos et autres tassements de vertèbres.

Marseille RTM :  C'est mesquin !

Echo d'entreprise
12/05/2020

La mesquinerie n'a pas de limite.

Les congés posés avant le confinement ne peuvent pas être annulés.

Même quand on argumente que le voyage ou le déplacement prévu est annulé, c'est "circulez il n'y a rien à voir !"

Toulouse :  DERICHEBOURG : La bourse… et la vie

Echo d'entreprise
12/05/2020

Profitant de la crise sanitaire, la direction de ce sous-traitant aéronautique envisage de supprimer 700 des 1600 emplois à Toulouse. Elle vient de proposer un « accord de performance collective ». Le chantage est le suivant : soit les salariés acceptent de perdre définitivement le 13ème mois, les indemnités de transport, l’indemnité de repas (remplacée par des chèques repas) et le plan de licenciement qui devrait concerner 700 salariés serait reporté… au mois de septembre ; soit l’accord est repoussé et le plan sera appliqué… dès juin. En clair, « on vous laisse « choisir » de la date de votre exécution ».

C’est bien sûr inacceptable, d’autant que le groupe Derichebourg qui compte 36 000 salariés de par le monde n’est pas un groupe sur la paille. Mais comme pour tous ces parasites capitalistes, la seule chose intouchable, ce sont leurs profits.

Face à cette attaque et ce choix pourri, les travailleurs n’ont le choix que de se serrer les coudes, et relever collectivement le gant afin de défendre leur peau. Il n’y a aucune raison d’accepter ces licenciements, et par contre toutes les raisons d’exiger le contrôle par les travailleurs des comptes réels de l’entreprise. Et on vérifierait alors, qu’avec les profits accumulés depuis des années, les actionnaires peuvent très bien payer pour éviter ce plan de licenciement.

Blanchisserie de l’Hôpital de Chaumont :  Un dévouement à moyens constants

Echo d'entreprise
11/05/2020

La blanchisserie de l’Hôpital de Chaumont fonctionne à plein régime depuis le début de la crise. Si des activités ont été arrêtées au profit de services spécialisés dans le Covid, la mise en place d’un traitement spécial du linge « covid » a augmenté la charge de travail.

Une charge de travail qui a été absorbée par le dévouement des personnels, et lui seul, dans la mesure où aucun renfort n’a été prévu. Même dans ces conditions, l’État n’a donc pas débloqué les moyens nécessaires pour le faire. « Ils ont tenu » a martelé Edouard Philippe, lors de sa présentation du déconfinement à l’Assemblée nationale, en parlant des soignants et des personnels des hôpitaux. C’est vrai, mais malgré le gouvernement.