Échos des entreprises

Kiosques de presse - Ile-de-France :  Tout d'un coup indispensable

Echo d'entreprise
27/03/2020

Lagardère Travel Retail France gère une activité de commerce dans des lieux publics qui lui sont concédés (aéroports, hôpitaux, gares, stations de métro) avec, comme enseigne principale, Relay.

Les conditions de travail n'y sont pas faciles. Sur plus de 800 points de vente exploités, une centaine ne possèdent pas de point d’eau. Les salariés ont souvent des locaux exposés au froid et aux courants d'air. Au niveau hygiène, les plus chanceux n'ont qu'un lavabo dans la réserve. Et, en guise de toilettes, ils utilisent celles des agents RATP ou SNCF.

Il est prévu que les Relay dans le métro ferment tous car ils seraient déficitaires, et surtout les dépenses à effectuer pour la mise en conformité aux normes européenne sont jugés trop élevées par la direction. Les employés devront se reconvertir ou partir. Or dans les points de vente importants, il arrive que les responsables, qui ont le statut de gérants-salariés, embauchent un de leurs proches. Ce sont donc des familles entières qui risquent de se retrouver privées de ressources.

Alors mardi 16 mars, quand l'arrêté ministériel est paru, c'est avec surprise que les salariés ont pu constater que la vente de la presse papier et du tabac était classée parmi les activités « essentielles au bon fonctionnement du pays en cette période de crise ».

La direction a d'ailleurs immédiatement relayé l'arrêté ministériel, se glorifiant de continuer à « exercer les missions qui nous sont confiées »... au prix de la santé des salariés.

Mais dès le lendemain, au vu de la chute du chiffre d'affaires, c'était la consigne inverse : « On ferme ! »

RATP maintenance - Paris :  L'argent d'abord

Echo d'entreprise
27/03/2020

Les agents qui assurent la maintenance des distributeurs de billet et des « péages » demandaient que le métro soit en accès libre et que la vente de billets soit suspendue. Les écrans tactiles, les claviers, les appareils de péages sont autant de surfaces touchées et retouchées par des voyageurs qui peuvent ainsi se contaminer et contaminer les agents par la même occasion.La direction s'y refuse, prétendant qu'elle n'a pas l'autorisation de procéder à la gratuité des transports !

Quand l'argent passe avant la santé...

Limoges :  Le Centre Hospitalier psychiatrique Esquirol à l'heure du coronavirus

Echo d'entreprise
26/03/2020

Les anciens pavillons Morel et Wildöcher, où il n’ y avait plus de patients depuis quelques mois, du fait de la suppression de 20 lits, ont été aménagés pour recevoir des malades qui pourraient être atteints du Covid19. Des équipes sont prêtes pour aller dans ces deux unités si besoin.

Une autre unité, Bellevue, doit accueillir des SDF. Du personnel soignant sera présent de 9H à 17H et le reste de la journée sera assuré par des associations.

Dans les autres unités, les équipes travaillent en service minimum tous les jours, sans masque, alors que qu'il peut y avoir des porteurs sains : vu la pénurie la petite réserve de l'hôpital est conservée précieusement pour les pavillons destinés aux patients Covid 19. Et comme partout la direction d'Esquirol fait appel aux dons de masques.

Cela ajoute au stress du travail au quotidien en service minimum, d'autant plus que le travail et les prises en charges sont majorés par le service des repas dans les chambres, l'interdiction des visites, des permissions et des sorties dans le parc qui fait monter la tension. Certains jours de travail des soignants sont confinés au domicile, avec possibilité d’être appelé si besoin. Il est en plus très difficile de se faire tester, là aussi par manque de test.

Mercredi soir, Macron, a annoncé un grand plan d’investissement pour l’Hôpital, une prime , une révision des grilles de salaires. Les promesses ne coûtent pas cher. Mais son gouvernement, comme tous les gouvernements bourgeois qui l'ont précédé, a saigné les hôpitaux pour mieux subventionner les grands bourgeois industriels et financiers. Et il s'est empressé de les renflouer avant même de prévoir le matériel minimum indispensable pour ceux qu'il nomme hypocritement "les héros en blouse blanche".

Toulouse :  Comment on travaille à l'aéroport de Toulouse

Echo d'entreprise
26/03/2020

À Blagnac comme dans tous les aéroports du pays, le trafic est considérablement réduit. Après les malades, les premières victimes sont les plus précaires, les intérimaires, les CDD et les contrats pro, qui ont été coronavirés. Aucune raison de l’accepter, s’il y a moins de travail, il faut le partager entre tous et maintenir les salaires. Et les coups bas, eux, ne sont pas confinés : la direction d'ATB veut rogner les congés et imposer une semaine de RTT fin mars-début avril. C'est le cas dans beaucoup de compagnies et de sociétés de l’aéroport. Peut-être que pour eux, être confinés dans leurs propriétés, ressemble à des vacances, mais ce n’est pas pareil pour ceux vivent dans quelques dizaines de mètres carrés. Sans compter que si avec le chômage partiel, les patrons ne payent rien, les salariés ne toucheront que 84% du salaire de base net et les primes seront impactées.

Les agents de sûreté d’ICTS et de Seris qui travaillent encore sont directement au contact du personnel pour les premiers, des passagers pour les seconds. La seule mesure de sécurité qui leur est demandée est de contrôler en se plaçant derrière les personnes. Pour se protéger, ils ont leurs gants habituels mais pas de masques et pour beaucoup, même pas de gel. Ils peuvent voir si une personne transporte une arme, mais si c’est le virus, il peut passer tranquille ! Les agents de nettoyage d’Onet et d’Arcade sont en première ligne dans le combat contre ce virus qui peut se déposer partout. Pourtant, ils utilisent toujours les mêmes produits, n’ont que leurs gants de travail et pas de masque pour se protéger. Leurs patrons disent qu’ils n’en ont pas besoin. Cela donne envie d'aller leur postillonner à la figure pour qu’ils en fournissent !

Si tous ceux qui travaillent à l’aéroport ne sont pas en contact direct avec les passagers, ils sont dans un environnement où passent des milliers de personnes, avec le risque de contamination. Le gouvernement qui demande aux salariés d’aller sur leur lieu de travail n’impose pas aux patrons de prendre des mesures strictes de précaution. Il est visiblement davantage préoccupé de la santé des entreprises que de celle des travailleurs.

CHS Cadillac (Gironde) :  Les agents protestent

Echo d'entreprise
26/03/2020

Mercredi 25 mars, avec l’appui de la CGT, plusieurs agents ont décidé de protester contre le manque de moyens pour faire leur travail, et le manque de matériel de base pour se protéger, eux et les patients. Ils se sont regroupés en voitures sous les fenêtres de la salle où se réunissait la cellule de crise mise en place face à la pandémie. Ils se sont fait entendre et voir avec klaxons et banderoles.

Ils sont ensuite montés dans la salle de réunion pour dénoncer les conditions dans lesquelles travaillaient les collègues, au mépris de leur santé et de celles des patients. Ils ont pris la parole, pour dire l'angoisse, les inquiétudes des collègues, et le besoin de moyens de protection.  La directrice a préféré quitter la salle…

Les manifestants étaient fiers d’avoir montré leur colère. Ils ont eu raison !

CHS Cadillac (Gironde) :  Des promesses...

Echo d'entreprise
26/03/2020

L’hôpital de Cadillac va recevoir des patients atteints par le Covid 19. La direction avait promis aux agents amenés à travailler dans ce service qu’ils auraient tout le matériel nécessaire !

Et voilà que, mardi 24 mars, la direction a lancé un appel urgent pour des dons de matériel « surblouses à manches longues à usage unique ou bien combinaisons jetables (type peinture...) » ainsi que masques, gels, etc…  Il y a quelques jours, elle nous avait aussi proposé un tutoriel pour fabriquer nous-mêmes nos masques…

Il y a quelques semaines, le directeur avait proclamé que les hôpitaux du Sud Gironde étaient opérationnels pour faire face à la pandémie. C’était du vent !

Hôpitaux d'Ile-de-France :  À la Pitié-Salpêtrière, pas de lits, obligés de choisir !

Echo d'entreprise
26/03/2020

Par manque de lits pour tous, l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière se vide des patients habituels pour faire de la place aux Covid-19 positifs.

Les lits se remplissent vite et tout le monde est très inquiet d'être débordé rapidement.

C'est là que l'on mesure cette politique de fermeture des centaines de lits et ses conséquences criminelles.

24 mars 2020

 

Hôpitaux d'Ile-de-France :  À Bicêtre, dans l'attente...

Echo d'entreprise
26/03/2020

À Bicêtre, du secteur Lasjaunias à celui de Broca, en passant par celui de Barré-Sinoussi, l’anxiété est palpable, de ne pas pouvoir faire face à l’afflux de plus en plus important de malades atteints du coronavirus… Déjà en temps normal, nous recevons souvent des patients que le service des urgences, saturé, ne peut garder. Par ailleurs, les collègues qui viennent en renfort d’autres secteurs n’ont pas les habitudes des services. Alors, on craint le pire et ça ne nous aide pas à travailler.

24 mars 2020

Centre Hospitalier Régional - Orléans (Loiret) :  Comme dans tous les hôpitaux, l'inquiétude grandit

Echo d'entreprise
26/03/2020

Depuis des mois et des mois, le personnel soignant dénonce le manque de personnel

Comme partout dans le pays, ça a été la galère pour être équipés en masques et gel. Il y a encore 10 jours, alors qu’à 9h du matin tous les services avaient des masques, à 10h30 bas les masques ! Il fallait ne servir que les unités déclarées les plus nécessaires. A l’heure actuelle tous les services sont enfin équipés.

L’hôpital a accueilli une quarantaine de personnes malades du virus. La réouverture de chambres est envisagée dans l’ancien bâtiment toujours debout. Par manque déjà probant de personnel, la crainte actuelle des soignants est de ne pas pouvoir faire face quand le pic de l’épidémie va arriver. D’autant plus que des hospitaliers sont déjà atteints par le virus.

Technicentre SNCF - Villeneuve-Saint-Georges :  Pas touche à nos EVS (Eléments variables de salaire)

Echo d'entreprise
26/03/2020

Avec les lignes D et R en services réduits, la direction du TMV (Technicentre de Maintenance de Villeneuve) a demandé de réduire au maximum les équipes des services devant continuer à être sur le terrain.

Cette même direction assure que les agents qui devront rester chez eux toucheront leur salaire. Mais comme dans les contrats d’assurances, il faut attendre les petites lignes : salaire maintenu, oui…mais sans les EVS journaliers !

On a autant besoin de nos indemnités que de notre salaire. C’est souvent grâce à elles que nous réussissons à boucler le mois !