Échos des entreprises

Renault Cléon (Seine-Maritime) :  Reprise partielle du travail

Echo d'entreprise
22/04/2020

A Renault Cléon, la direction pousse, dans certains secteurs, à la reprise du travail. Elle multiplie les commissions, les réunions, en espérant convaincre alors que la plupart des travailleurs sont évidemment inquiets face à la reprise anticipée. Pour le moment il y a 135 personnes dans l'usine au lieu de 4000.

Travailler au Montage, ce n'est déjà pas facile d'habitude. Mais là c'est encore bien pire : travailler avec un masque toute la journée, tenir 2 postes, devoir en permanence penser à toutes les mesures barrières... sans parler de la suppression des pauses repas, des frigos, fours et machines à café.

Tant que le confinement n'est pas levé tant qu'on nous fait la morale tous les soirs à la télé sur le fait qu'il ne faut pas sortir, tant qu'il manque de masques et de tests de dépistage, ce qu'il faut c'est rester chez nous.

Certicall Marseille :  Publicité mensongère

Echo d'entreprise
22/04/2020

N'en perdant pas une, Free vient de lancer une nouvelle pub avec comme slogan « Ils restent chez eux. Ils ont tout compris ». Un message que la direction n'a pas bien compris puisqu’elle impose à ceux qui ne peuvent pas télétravailler de retourner sur site, qu'ils le veuillent ou non. Cela concerne environ 600 travailleurs de Free en France, et moins d'une dizaine sur le site Certicall de Marseille.

Le mardi 14 avril, le site de Marseille a donc ré-ouvert pour moins d’une dizaine de salariés qui ne pouvaient télé-travailler, après plusieurs semaines de fermeture suite à des cas confirmés de Covid-19. Pour l'instant vu leur très petit nombre, ils peuvent garder leur distance sur les plateaux dans lesquels ils rentrent en suivant un itinéraire sécurisé.

Mais cela n'est pas forcément le cas pour venir travailler, quand il faut prendre les transports en commun, parfois bondés.

Pourquoi rouvrir le centre et faire prendre des risques aux téléconseillers en pleine pandémie ?

Pour la santé de leurs profits, ils sont prêts à tout, je crois qu’on a bien compris.

Usine Hermès, Bogny-sur-Meuse (Ardennes) :  des masques pour tous, ce serait pas du luxe !

Echo d'entreprise
22/04/2020

À Bogny-sur Meuse, l’usine Hermès qui appartient au groupe qui a enregistré des bénéfices records et un chiffre d’affaires de plus de 6,8 milliards d’euros en 2019 a rouvert ses portes la semaine dernière.

Les ouvrières sont-elles en train de coudre les masques, les surblouses qui manquent aux personnels soignants ? Non, elles ont repris la production de sacs à main de luxe !

Aujourd’hui, ce dont ont besoin les travailleurs, ce n’est pas de sacs en croco, mais d’équipements de protection. Les usines doivent être réquisitionnées pour produire ce qui est nécessaire et vital à toute la population.

Centre de tri postal de Charleville-Mézières (Ardennes)  :  le mépris de la direction pour la santé des agents

Echo d'entreprise
22/04/2020

Le centre de tri de Charleville-Mézières a vu son activité réduite depuis le début du confinement. Durant trois semaines, les agents de la plateforme ont dû travailler sans masque alors que l’on a appris récemment que La Poste détenait un stock de 24 millions de masques chirurgicaux qu’elle n’avait pas jugé bon de distribuer dans les services.

Depuis les masques sont arrivés dans les centres de tri mais la direction continue de mettre en danger la santé des travailleurs. Si les agents qui ont contracté le virus et développé la maladie ont été mis en congé, ceux qui ont été à leur contact sont obligés de continuer à travailler sous prétexte qu’ils ne présentent aucun symptôme (pour le moment), que les distances de sécurités sont respectées, que des gants et les matériels de désinfection sont à leur disposition.

La réalité est que la direction ne veut pas embaucher pour remplacer les travailleurs qui devraient être mis en quatorzaine et expose ainsi les agents à un risque pour leur santé et celle de leur famille. Encore une fois, ce sont les mesures de précaution élémentaires qui passent à la trappe. Cette attitude est cynique et irresponsable dans un contexte où l’épidémie continue de s’étendre et de tuer plusieurs centaines de personnes chaque jour. Elle est l’image de cette société qui privilégie la rentabilité et les profits au détriment de la vie des travailleurs.

Centre hospitalier de Clermont (Oise) :  Cela ne fera pas taire la colère

Echo d'entreprise
22/04/2020

Avec une prime pour les hospitaliers, le gouvernement cherche à éteindre la colère.

Mais ce n'est pas d'une prime dont il y a besoin ! Ce qui est nécessaire c'est une augmentation générale des salaires, une augmentation des effectifs et la réouvertures des lits fermés.

Cette prime n'éteindra pas la colère d'autant que tous les jours il y a des motifs supplémentaires de mécontentement.

Par exemple, à la Blanchisserie, la réception du linge de patients dont certains sont contaminés présente un risque certain.

Et bien, il aura fallu mettre les pieds dans le plat pour que nos réclamations aboutissent enfin à une visite du comité d'hygiène et de sécurité ! Et d'un seul coup, il y a eu alors des équipements réglementaires et des masques.

Par ailleurs, il a fallu un mois pour que ceux qui livrent à l'hôpital aient des masques qui les protègent eux-mêmes et les soignants qui réceptionnent.

Alors il faudra autre chose qu'une aumône pour éteindre la colère.

Cartonnerie Allard - Compiègne (Oise) :  Contre le virus du profit

Echo d'entreprise
22/04/2020

 Suite à deux débrayages la direction de la cartonnerie Allard de Compiègne a lâché une prime de 600 euros.

Mais aussitôt après, elle a annoncé des heures supplémentaires et la reprise de la production de cartons de déménagement.

Le virus du profit est dangereux pour la santé des travailleurs.

C’est vrai tout le temps dans cette société capitaliste, mais plus encore dans cette période d’épidémie.

Colgate - Compiègne (Oise) :  Les profits à ceux qui les produisent

Echo d'entreprise
22/04/2020

bâtiment de la direction du groupe américain à New york

La direction de Colgate dit "réfléchir" à verser aux salariés une prime exceptionnelle "Covid".

Elle voudrait faire oublier qu'elle n’a toujours pas fourni les masques nécessaires.

Cela fait des semaines que les salariés de l'usine de Compiègne ne voient rien venir.

Quand il s'agit de leurs profits, les patrons réfléchissent très rapidement.

Les profits que le groupe engrange grâce aux travail des ouvriers, employés et autres salariés doivent servir à augmenter les salaires, embaucher pour que chacun travaille moins, surtout dans cette période où le travail est encore plus fatigant, et investir dans la sécurité au travail.

La Poste :  Profits, le naturel reprend le dessus

Echo d'entreprise
21/04/2020

AG de postiers lors d'une grève à Orléans

Une semaine après le début du confinement, La Poste avait réduit la semaine de travail à trois jours. C’était, disait-elle, pour assurer la distribution du courrier indispensable tout en veillant à la sécurité des postiers. Cela, après avoir eu bien du mal à leur fournir gel et masques, dont elle avait pourtant un stock important.

Mais il a suffi que les grands patrons de la presse quotidienne haussent le ton pour repasser à quatre jours de travail hebdomadaires. Après avoir licencié la plupart des intérimaires, La Poste en a rappelé certains pour distribuer les journaux, à temps partiel et donc pour des salaires largement amputés, tout en leur faisant prendre le risque d’être contaminés.

Le volume des colis, lui, a explosé et est proche de ce qu’il est au moment de Noël. Pour se justifier, le président de la Poste a expliqué cyniquement qu’il est impossible de choisir quels colis sont prioritaires, et que si une infirmière reçoit une paire de chaussures de sport, cela peut lui être utile pour pouvoir faire du footing après une semaine harassante ! Quant aux courriers publicitaires, pourtant non indispensables, ils reviennent en force, mélangés avec l’ensemble du courrier. Pas question pour La Poste de se priver des contrats avec les grandes entreprises, profit oblige !

Mondelez (LU) - Cestas (Gironde) :  D'abord la sécurité des actionnaires

Echo d'entreprise
21/04/2020

A l’usine LU de Cestas, la direction a un slogan « Un biscuit ne vaut pas un accident du travail ! ». Une façon de dire que la sécurité serait le premier souci du propriétaire, Mondelez, trust américain de l’agroalimentaire.

Le coronavirus vient de montrer ce qu’il en est. L’usine n’a pas fermé, il y avait de l’argent à se faire. Pour que tous puissent avoir des masques obligatoires, il a fallu attendre cinq semaines. Même avec une suspicion de coronavirus sur un salarié, et l’éviction pour mise en « quatorzaine » d’une quinzaine d’autres, l’activité a continué.

Même sur la minable prime de risques Macron de 1000 €, Mondelez a mégotté. Il a fallu un mouvement de grève pour qu’elle soit portée à 990 €. Et encore, Mondelez ne veut la payer ni aux intérimaires nombreux particulièrement en ce moment, ni aux salariés de l’entreprise d’entretien qui assurent la désinfection de l’usine, ni à ceux de ses salariés en trop mauvaise santé pour être présents...

Qu’on vienne au travail, la peur au ventre, Mondelez s’en moque. La seule sécurité qui lui importe c’est celle de son profit. Pour eux, notre vie vaut moins qu’un biscuit.

Hôpitaux de Paris :  Gérer la misère ? Pas d'accord

Echo d'entreprise
21/04/2020

Hôpital Bicêtre - SUR LE FIL DU RASOIR

À peine des lits de réanimation en mode dégradé commencent-ils à se libérer que déjà le gouvernement relayé par les médias prétend tourner la page du confinement, au risque d’un rebond de l’épidémie.

En même temps, on voit arriver des patients non Covid mais dans un état aggravé par le report de soins.

Alors le flux tendu, on en a marre, que ce soit par rapport à notre fatigue ou à l'impossibilité de prendre correctement en charge les patients

Les dirigeants politiques sont obsédés par la reprise du travail au mépris de la santé des travailleurs et de nos conditions de travail.

 

Hôpital Saint-Antoine - LA GRANDE DÉBROUILLE

« Je recherche, urgent, des sets de dialyse », « je dispose de 5

pousse-seringues électriques », «Quelqu’un peut-il fournir des masques Décathlon ? »… Tels sont les échanges qui, en pleine crise sanitaire, ont lieu sur le groupe WhatsApp qui mêle des cadres hospitaliers de l’AP-HP et des directeurs de cliniques franciliennes.

Le système de santé de la 6ème puissance mondiale au 21ème siècle ? C’est troc, échanges de fortune, et système D.

 

Hôpital Pitié-Salpétrière - LES CONTRAINDRE

Dans de nombreux services, il manque des surblouses, des masques et le week-end c'est encore pire. On est contraint d'économiser notre tenue, notre masque, le plus possible pour en avoir toute la journée et être un peu protégé.

Pourquoi ne réquisitionne-t-on pas des usines pour fabriquer ce dont on a besoin en urgence ? Ce qui bloque, c'est qu'il n'est jamais question dans ce système capitaliste de contraindre à quoi que ce soit les "décideurs" comme dit Macron.