Échos des entreprises

Hôpital Saint-Antoine - Paris :  Une prime ? Pour tous et tous les mois, inclue dans le salaire !

Echo d'entreprise
21/04/2020

Pas de division en prime !

Le ministre de la Santé a annoncé que les agents hospitaliers, en première ligne contre l’épidémie, allaient toucher une prime allant de 500 à 1500 euros, en fonction du département dans lequel ils travaillent.

À l’échelle du pays, à un niveau ou un autre, c’est tous ensemble qu’on a été au front.

Alors face à leur grosse ficelle pour nous diviser, on n’est pas dupes.

 

Ça ne nous fera pas taire

Avec leur prime, ils cherchent à éteindre notre colère. S’ils pensent que ça va mettre fin à nos revendications, ils se mettent le doigt dans l’œil.

Ce qu’il faut ce n’est pas une prime ponctuelle. C’est une augmentation générale des salaires, des effectifs, et du nombre de lits.

 

Public, privé : tous unis

Si tu travailles à l’hôpital mais que tu es employé par une entreprise privée, tu n’as pas droit à la prime. C’est injuste et scandaleux.

Travailleurs du public ou du privé, on s’est tous décuplés pour lutter contre l’épidémie, alors il faudra qu’on soit tous ensemble quand il s’agira de riposter.

RATP maintenance - Paris :  L'irresponsabilité démasquée des responsables

Echo d'entreprise
21/04/2020

ll a fallu attendre la fin de la semaine dernière pour que la direction de la RATP distribue deux masques chirurgicaux par jour aux agents qui travaillent au contact du public. Nous étions nombreux à les réclamer depuis le début.

À un journaliste qui lui demande si la RATP n'avait pas tardé à prendre des mesures de protection pour ses salariés, la PDG a répondu sans gêne : « nous avons suivi les recommandations de la médecine du travail ».

Elle sait ouvrir les parapluies !

Toyota- Onnaing (Nord) :  Préparation d’un redémarrage lent

Echo d'entreprise
21/04/2020

La direction de l’usine a beaucoup communiqué sur le « redémarrage de la production chez Toyota ». Mais en réalité, il n’y a pas de production qui puisse sortir des ateliers avant jeudi 23, et encore à minima.

Le mécontentement est massif contre une reprise complète de l’activité. Les chefs qui ont dû appeler tous les ouvriers un par un l’ont mesuré.

C’est sans doute cela qui explique que les mesures proposées par la direction aux syndicats le 20 avril sont moins défavorables que ce que la loi permet. Entre autres : les congés d’été sont maintenus ; la possibilité de s'accaparer 6 jours de congés par salarié est écartée ; les salaires et les primes des jours de chômage partiel pourraient être complétés à 100%, contre une seule journée de congé payé abandonnée. Malgré tout, cela représente bien peu en regard de ce que gagnent les actionnaires de ce groupe. Ils ont largement de quoi payer l’intégralité des salaires, et sans faire appel à l’aide de l’Etat !

Quant aux mesures présentées par la direction, elles ne pourront pas protéger véritablement les travailleurs de la contamination. 4 500 salariés regroupés dans une usine, c'est de fait un risque réel d'une explosion de l'épidémie dans la région. D’ailleurs, ce qui inquiète le plus les travailleurs, au-delà du risque d’être contaminé soi-même, c’est de propager la maladie vers des parents ou des grands-parents.

Pour protéger leur santé et celles de leurs proches, les travailleurs devront imposer leurs propres choix, collectivement.

RTM Marseille :  le "Merci" de la direction

Echo d'entreprise
21/04/2020

Des promesses, encore des promesses...

Depuis le début de la crise sanitaire, la direction de la RTM l’a dit et répété :  "À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles… Et agents exceptionnels !"

Ça y est ! Tous les agents, conducteurs, mécaniciens, agents des bureaux vont enfin avoir droit à de la reconnaissance sonnante et trébuchante, à des embauches.

Non ? Quoi ? On aurait mal compris ?

Mais encore plus fort, cette même direction s'est lancée dans une grande envolée lyrique : "Merci à tout notre personnel de conduite, agents techniques, agents sur le terrain et tous les personnels supports grâce à qui nous pouvons assurer la continuité du service public."

A-t-on bien compris, la direction des transports marseillais abandonnerait-elle les notions de "service commercial", de "clientèle" de rentabilité pour se mettre au service de la population ?

Une bonne nouvelle ?

Renault Trucks – Vénissieux :  Les pièces avant la santé des salariés

Echo d'entreprise
21/04/2020

Un rassemblement à la PR à Vénissieux

     Le secteur des pièces de rechange n’a jamais cessé de travailler, avec 250 salariés, soit la moitié de l’effectif. La direction ne se contente pas de faire servir les pièces urgentes pour les véhicules en panne, mais aussi les pièces pour le renouvellement des stocks.

     Il a fallu des protestations et des délégations pour que la direction prenne un minimum de précautions comme la fourniture de gel hydro-alcoolique, le nettoyage des engins de manutention et une fin de poste anticipée pour que les équipes ne se rencontrent pas sur le poste... Mais le fait qu’il y ait plus d’une vingtaine de salariés en arrêt pour suspicion de contamination, certains avérés puisque testés, les autres ne l’ayant pas été, montre que ce minimum est bien insuffisant. Et c’est seulement le 20 avril que des masques ont commencé à être distribués !

     Pour faire passer la pilule, Renault Trucks va verser une prime de 50 € par jour travaillé entre le 18 mars et le 16 avril. Cela ne fera pas oublier les risques encourus par ceux qu’on a obligés à travailler dans de telles conditions, tout ça pour maintenir les profits de Renault Trucks.

Hypermarché Cora les Ayvelles (Ardennes) :  Un petit coup de pub qui va rapporter gros

Echo d'entreprise
21/04/2020

À Cora, les travailleurs ont reçu la promesse d’une prime de 1 000 euros pour les risques encourus au travail durant l’épidémie. Mais ce petit sacrifice consenti par les actionnaires s’accompagne de plus de flexibilité pour les salariés. Ces derniers se sont retrouvés avec des “compteurs d’heures négatifs”, permettant à la direction de capitaliser des heures de travail qu’elle utilisera en surtravail durant les périodes de fêtes sans avoir à les payer en heures supplémentaires. Cette prime ne compense donc pas la perte de revenu que représente cette nouvelle mesure pour les salariés.

Cette filiale de la holding Delhaize, qui a engrangé 517 millions d’euros au dernier semestre 2019, continue de bénéficier des largesses de l’État, 20 millions d’euros par an au titre du CICE transformé en exonération permanente de cotisations sociales alors que le groupe a supprimé plus de 9 000 emplois en 10 ans. En prenant sur les profits passés et présents, on aurait largement les moyens d’augmenter les salaires et d’embaucher, à condition que les travailleurs l’imposent aux actionnaires.

Mairie de Reims :  Non au vol de congés

Echo d'entreprise
21/04/2020

Dans la droite ligne des ordonnances prises par le gouvernement pour satisfaire les patrons, la municipalité a décidé d’imposer à tous les agents de la Ville de sacrifier trois jours de congés en les posant avant le 11 mai.

Les travailleurs paient déjà le prix de l'incurie du gouvernement en étant confinés des semaines faute de moyens suffisants pour l'hôpital, de masques et de gel hydroalcoolique, pas question pour eux de payer double en perdant en plus des congés !

Hôpital Belair de Charleville :  Des moyens pour les hôpitaux, pas pour les profits

Echo d'entreprise
21/04/2020

Les coupes budgétaires successives qui dégradent les conditions de travail des personnels de santé de l’hôpital public n’ont pas épargné le centre Belair de Charleville. Comme partout, les mouvements de grève et revendications portées depuis des années par ces personnels sont restés lettre morte. La situation s’est encore aggravée avec la crise du Covid-19.

Les personnels soignants ont aujourd’hui à faire face à une énorme surcharge de travail car ils doivent, entre autre, accompagner chaque patient dans le moindre de ses déplacements. Les personnels administratifs et sociaux ne sont pas mieux lotis : pas de masques ni de gants pour ceux qui sont en contact avec les patients, pas de recours possible au télétravail par manque des outils disponibles. Enfin, les travailleurs sont contraints de prendre sur leur temps de congés ou leurs RTT pour compenser le manque de personnel.

Alors que les milliards qui devraient servir à embaucher et fournir le matériel nécessaire continuent à renflouer les caisses du patronat, les travailleurs des services publics paient de leur santé pour faire face à l’urgence. Voilà où mènent des politiques menées au seul profit de la bourgeoisie.

Michelin :  Charité bien ordonnée commence par soi-même

Echo d'entreprise
20/04/2020

Le siège de l'entreprise Michelin Clermont-Ferrand, Fabien1309, commons.wikimedia.org

La direction vient d’adresser une note aux salariés pour leur suggérer de renoncer de leur plein gré à leur maigres augmentations prévues en mai prochain pour « témoigner leur solidarité à l’égard de leurs collègues des autres pays qui n’auront pas d’augmentation et/ou leur volonté de contribuer à préserver la trésorerie du Groupe dans ce contexte de crise. »

Fervents catholiques, la charité est une valeur imprégnant la famille Michelin depuis toujours... d’autant plus quand c’est avec l’argent des autres.

La Poste - Paris 14e :  Pas invités au bal masqué

Echo d'entreprise
20/04/2020

Tout le monde porte un masque maintenant, y compris dans les locaux. Mais il a fallu qu’une factrice intervienne pour que nos deux collègues du nettoyage puissent en percevoir, la direction osant refuser de leur en donner sous prétexte qu’elles ne sont pas de La Poste…

On trouvera sûrement un vaccin contre le coronavirus… Contre la bêtise, c’est moins sûr !