Échos des entreprises

Hôpitaux - Île de France :  Leur jour d'après et le nôtre

Echo d'entreprise
14/05/2020

L’ANORMAL REVIENT AU GALOP - Hôpital Pitié-Salpêtrière

À peine les malades non Covid revenus que les bons vieux plannings reprennent du service.

Du sous-effectif dans tous les coins, des repos modifiés au dernier moment, des horaires fluctuant à ne plus savoir quel jour on est… tout ce dont nous ne voulons plus !

LE JOUR D’APRÈS À L’HÔPITAL - Hôpital Beaujon

En ce moment des services retrouvent leur spécialité. Alors que les chefs de service viennent de vivre, disent-ils, avec leurs équipes des moments difficiles et éprouvants mais libérés des contraintes budgétaires, le « quoi qu’il en coûte » du discours de Macron est oublié.

La direction de l'AP-HP remet en place les objectifs financiers qui avaient été mis entre parenthèses dans les services Covid. La gestion de l'’hôpital avec sa tarification à l’activité et ses mesures destinées à le rendre rentable est une catastrophe sanitaire dont nous venons de vivre les tragiques conséquences.

Axa - Val de Fontenay :  Hier, aujourd'hui et demain

Echo d'entreprise
14/05/2020

Ces derniers jours, nous entendons des ministres nous parler de distanciation physique dans les transports. Et la direction d’AXA décide de prolonger le travail à distance pour, soi-disant, ne pas surcharger les transports.
Tout ce beau monde se préoccupe de nos conditions de transport car il y a le Covid-19 et surtout parce qu'ils sont préoccupés de nous ramener au travail en présentiel ou de garantir la continuité du travail chez nous.

Nous cela fait des années que nous voulons prendre des RER, des métros, des bus sans être serrés comme des sardines.

 

Hôpital Saint-Antoine - Paris :  La direction à l'attaque

Echo d'entreprise
14/05/2020

Même pas en rêve

En Hépato, la direction nous avait demandé de passer en 12h pendant la période du Covid, avec 6 patients par soignant. Mais depuis que le service n’est plus Covid, elle voudrait qu’on reste en 12h… mais avec 12 patients !

La ficelle est tellement grosse qu’on a refusé cette arnaque et obtenu de repasser en 7h36 dès cette semaine. On a eu bien raison de nous manifester et de montrer que c’est à nous de décider dans quelles conditions doit se faire la reprise.

Lessivés

À la Lingerie, depuis le début du Covid, on a plus de travail car dans les services il y a plus de tenues utilisées. Tout cela ne tient qu’avec les heures sup’, et ce régime est prévu tant qu’il y aura le Covid.

Les heures supplémentaires, c’est du bricolage précaire. Ce qu’il faut c’est embaucher.

Elle ne perd pas le Nord

En Hémato, certaines collègues habituellement de jour se retrouvent à travailler en 12h de nuit sans l’avoir vraiment choisi…La direction utilise la situation du plan Blanc pour régler les problèmes d’effectif qu’elle a habituellement de nuit, et qui n’ont rien à voir avec l’épidémie.

Si elle pense qu’on ne voit pas son manège… c’est raté.

Dassault - Argenteuil :  Non au retour à l'anormal

Echo d'entreprise
14/05/2020

NOTRE PRIORITÉ, NOTRE SANTÉ !

La production, que la direction n’a d’ailleurs jamais souhaitée arrêter, reprend donc petit à petit. L’objectif clairement affiché par la D.G. étant que nous soyons tous présents au travail, en juin prochain. Il est pourtant clair que plus nous serons nombreux, moins notre sécurité sanitaire sera préservée, d’autant que l’objectif de ceux qui orchestrent l’opé- ration est de donner la priorité à la production.

La nôtre, c’est de rester sain et sauf, quoi qu’il en coûte aux actionnaires. Et pour ça on ne peut compter que sur nous-même.

C'EST PAS NORMAL

Le PDG a d’ores et déjà planifié pour juin prochain, une « phase 3 » qui consisterait à un « retour à la normale », avec journée complète pour chacun de nous, et promiscuité assurée pour tous. Bref ces gens-là nous préparent un monde d’après comparable au précédent... avec le virus en plus.

Le retour à l’anormal, on n’est pas d’accord.

POUR RESTER SAIN, PRENONS NOTRE AVENIR EN MAINS

Avec la fin du confinement et la généralisation planifiée de la reprise d’activité, c’est le problème des transports en commun qui est insoluble. La direction a donné son avis : en gros que chacun se débrouille pour éviter de les utiliser, mais la débrouille n’est ni une solution, ni un remède, et certains parmi nous devront bien les utiliser. La promiscuité, inévitable dans les transports est source de contamination, celle-ci ne s’arrêtera pas à la porte de l’entreprise.

La situation est exceptionnelle. L’organisation du travail doit l’être également tant qu’un vaccin n’est pas disponible.

Renault Sandouville (Seine-Maritime) :  La haine des exploiteurs et la colère qu’ils craignent

Echo d'entreprise
14/05/2020

Suite au jugement du Tribunal, une campagne d’attaques a déferlé dans les médias. Bruno Le Maire, ministre de l’économie, ainsi que Laurent Berger, secrétaire de la CFDT, aux petits soins pour les capitalistes, ont qualifié « la décision de la CGT » d’irresponsable (rappelons qu’en fait c’est le juge qui a décidé !). À les entendre, la re-fermeture provisoire du site représenterait carrément un danger pour la reprise économique en France.

Le tir de barrage déclenché contre la CGT est destiné à atteindre les travailleurs de tous les secteurs qui, adhérents de la CGT ou pas d’ailleurs, ne sont pas prêts à accepter n’importe quelle condition de travail dans le cadre de la reprise générale de l’activité. Derrière tout cela pointe la hargne qu’aura le patronat contre les travailleurs combatifs et revendicatifs.

Puisque c'est ce qu'il craignent, préparons-nous à nous défendre tous ensemble !

Renault Sandouville (Seine-Maritime) :  Un patron qui ne dévie pas

Echo d'entreprise
14/05/2020

Le tribunal du Havre a condamné jeudi dernier la direction de l’usine de Sandouville à suspendre la reprise de la production en raison de mesures de protections insuffisantes face au coronavirus. Le tribunal avait été saisi par la Cgt du site.

La direction de Renault et ses soutiens se plaignent mais ce n’est pas pour rien que le tribunal a donné raison à la CGT. Tous oublient de dire que la direction du site a déjà été condamnée et rappelée à l’ordre par l’inspection du travail sur des questions de santé, de sécurité ou concernant les accidents, au nombre de 500 par an dans cette usine.

À leurs yeux, il n’y a que la bonne santé des actionnaires qui compte !

Alstom :  Les actionnaires à la manœuvre

Echo d'entreprise
13/05/2020

Le déconfinement à peine commencé, les patrons avancent leurs pions. Sous prétexte de manque à gagner à cause du confinement dû à l'épidémie, la direction du groupe Alstom annonçait la semaine dernière, une réduction importante des coûts. Elle entendait par là un arrêt des investissements et des recrutements et... un gel des salaires. Et ficelle un peu grosse, elle précisait dans la foulée que ce plan serait discuté « site par site ».

Lundi 11 mai, le même groupe, qui possède un site à Petite-Forêt, a présenté ses résultats. Le chiffre d'affaires a atteint 8,2 milliards d'euros l'année dernière. Pour la direction du groupe, c'est « un bilan très solide ». Après une année 2018 plus que mirifique puisque les actionnaires avaient touché 1,2 milliards de dividendes. La crise sanitaire, encore une belle opportunité pour les riches de vouloir faire les poches des travailleurs… s’ils se laissent faire !

Axa - Nanterre :  Avec le télétravail, l'offensive patronale

Echo d'entreprise
13/05/2020

IL N’Y A PAS DE PETITS PROFITS
    Depuis plus de deux mois, nous sommes quasi tous à être en travail à distance et cela va se poursuivre.
    Les frais d’électricité, de nourriture ont augmenté sans parler des frais Internet. La direction ne veut rien prendre en charge.
    Elle fait des économies sur notre dos. Le virus de la mesquinerie ne l’a pas quitte.

NOUS NE POUVONS PAS TOUT FAIRE
    AXA  Prévention a fait une fiche sur les relations parents-enfants durant le télétravail. Nous y apprenons que le télétravail avec l’éducation scolaire et les tâches domestiques ce n’est pas simple et que nous ne sommes ni Wonder Woman ni Super man. Quel scoop ! Le conseil est de ne pas se mettre la pression.
    Chiche ! Alors tout doux sur le boulot !

PAS DES PHILANTHROPES
    Trois DRH d’AXA invités en deux jours dans les médias. La direction ne cesse de répéter que près de 60 % d’entre nous avions un ou deux jours de télétravail par semaine avant la pandémie. Elle oublie d’expliquer que cette mise en place avait pour objectif d’économiser sur les mètres carrés en supprimant trois postes de travail sur dix. Et nous devons nous promener avec notre ordinateur portable pour trouver une place.
    Le télétravail c’est surtout une chance pour les actionnaires

 

Rennes (35) :  PSA la Janais

Echo d'entreprise
12/05/2020

AUCUNE CONFIANCE

La direction prévoit la reprise du travail à partir du 18 mai. Elle prétend qu’elle a tout prévu pour qu'on travaille en sécurité et sans risque de contamination par le virus.

De la théorie à la réalité, il y a souvent un gouffre.

Ce sera chacun d’entre nous qui pourra juger sur son poste de travail.

Pas question de travailler dans de mauvaises conditions.

 

 

LE BON RYTHME ?

La direction dit que la reprise se fera en douceur.

Mais, on peut être sûr que rapidement elle voudra augmenter la production quelles que soient nos conditions de travail.

Ne nous laissons pas entraîner dans sa folie.

 

 

ÇA, C'EST SIGNÉ

Avec le déconfinement, c’est l’avalanche de consignes sanitaires pour tous les lieux de travail. C'est soi-disant pour prendre toutes les précautions.

En fait, en cas de virus attrapé sur le lieu de travail, les patrons, y compris PSA, cherchent à faire porter le chapeau aux travailleurs.

S’ils commencent à faire la morale à coup de règlement intérieur ou de fiche verte, comme d’habitude, il faudra leur rappeler qu'ils sont les premiers responsables des risques qu'ils nous font prendre.

Rennes (35) :  Sécurité Sociale

Echo d'entreprise
12/05/2020

DÉCONFITS

Pour beaucoup d’entre nous, le retour sur site ne devrait pas se faire avant un moment.

Que l’on veuille revenir ou pas sur site, notre priorité est un maximum de sécurité sanitaire pour tous.

 

DIRECTION PAS PRESSÉE NON PLUS

A l’URSSAF, le directeur s’est adressé au personnel, par webinaire. Ce qui en ressort,  c’est que le télétravail va continuer. Même si on a le choix de revenir au bureau, il ne faudrait pas que nous soyons nombreux.

Il faudrait réaménager les espaces de travail…des travaux en perspective.

 

TELETRAVAIL SOUDAIN ACCESSIBLE

Le passage au télétravail chichement accordé auparavant est devenu la règle.

Comme quoi rien n’est impossible !

 

PROTÉGEONS NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

Il a fallu se débrouiller, pour certains s’occuper des enfants. Il n’y avait pas toujours de pièce adaptée, voire  séparée pour délimiter l’espace de télétravail, de siège conforme au travail sur écran. Les connexions laissent parfois à désirer…

A domicile, comme au bureau, faisons-nous entendre ! Mettons en place notre propre réseau d’expression !

 

UN NICOLAS REVEL AUX ORDRES

Le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie n’a eu, semble-t-il, aucune hésitation pour décider de mettre à disposition du gouvernement entre 3 à 4 000 agents des CPAM pour le « contact tracing » sanitaire.

Alors que des milliers de postes ont été supprimés dans les caisses de Sécu, voilà soudain des milliers de postes encore disponibles, étonnant non !

 

SÉCUOUTAI

La Sécurité sociale a lancé une opération de communication baptisée #LaSécuEstLà sur les réseaux sociaux, pour témoigner de son engagement de service public pendant l’épidémie.

Et quand elle supprime des postes, bloque les salaires et ferme des accueils, elle est où la Sécu ?