Échos des entreprises

Alstom-General Electric Belfort :  Notre ennemi, c’est le Patron

Echo d'entreprise
23/02/2022

Le rachat par EDF de GE Steam Power touche une corde sensible chez beaucoup d’entre nous.

Mais entre un Macron, un Chevènement qui n’ont que l’intérêt national à la bouche et nous, les travailleurs, rien de commun. Nous ne sommes pas dans le même camp.

Certains d’entre nous pensent que ce rachat apparaitrait comme une garantie face à GE qui a supprimé des centaines d’emplois. Mais ce jeu de monopoly se fait en permanence avec l’accord des gros actionnaires comme Bouygues.

Alors en quoi le fait de passer sous le giron d’un patron français nous protègerait plus ? C’est vite oublier que l’Alstom a supprimer des milliers d’emplois. Quant à l’indépendance énergétique ! D’où vient l’uranium, le pétrole ?

Les dirigeants politiques et ceux d’entreprises qui brandissent ce drapeau veulent nous faire marcher au pas derrière notre propre patron. Seule notre mobilisation comptera pour défendre nos intérêts de travailleurs contre les suppressions d’emplois et pour imposer un salaire pour vivre décemment.

Et cela personne ne le fera à notre place !

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Les travailleurs ont relevé la tête

Echo d'entreprise
23/02/2022

Les ouvriers de l’usine Hutchinson de Châlette-sur-Loing (Groupe Total) ont fait cinq jours de grève pour exiger 80 euros d’augmentation de salaire.

Ils étaient près de 200 le premier jour, le 15 février. Suite aux débrayages largement suivis de la semaine précédente, le patron avait lâché 50 euros pour les plus bas salaires. Mais pour les grévistes, le compte n’y était pas. Ils veulent leur part, pouvoir vivre dignement de leur salaire, sachant que le groupe Hutchinson a versé 140 millions d’euros à Total, qui lui-même vient d’annoncer 15 milliards de profits.

Malgré le froid, les discussions autour des barbecues ont été nombreuses sur le fait que sans nous, sans notre travail, il n’y a pas de production et que ce n’est que par la grève qu’on peut faire céder le patron. Les plus anciens se rappelaient qu’il n’y avait pas eu de grève depuis 18 ans. Beaucoup attendaient de savoir si les autres usines du groupe allaient se joindre au mouvement.

« On travaille dur mais on reste digne, on veut vivre de notre salaire ». « On n’a pas le chef sur le dos à nous saouler avec la cadence, c’est un moment de liberté ».

Jeudi et vendredi le nombre de grévistes avait baissé, et lundi 21, certains tenaient encore à marquer le coup. Finalement la direction, en plus des 50 euros, a lâché 10,08 euros par mois sur la prime de panier. Même s’ils estiment être encore loin du compte, les grévistes sont fiers d’avoir enfin relevé la tête, de s’être fait respecter face aux bas salaires et au mépris de la direction.

Sainte-Savine (Aube) :  Grève pour les salaires à Assa Abloy

Echo d'entreprise
22/02/2022

Lundi 21 février, les travailleurs de Assa Abloy (ex-Vachette) se sont mis en grève, à Sainte-Savine comme sur les cinq autres sites du groupe. Ils réclament une augmentation de salaire.
La direction a clos la négociation annuelle obligatoire avec l’intersyndicale en ne concédant qu’une ridicule augmentation de 38 €, estimant qu’en y ajoutant la prime Gilets Jaunes, cela compenserait l’inflation de 2,8 %. Pourtant cela fait des années que les salaires sont à la traîne. En plus, elle ose se féliciter que les résultats de l’année dernière sont exceptionnels. Les prix et les profits sont en hausse mais les salaires stagnent ! Ça n’était plus supportable.
Face à des actionnaires qui n’en ont jamais assez, c’est par la lutte que les travailleurs imposeront que les salaires suivent les prix qui flambent.

Michelin :  Les actionnaires sont gavés

Echo d'entreprise
17/02/2022

Le siège social à Clermont-Ferrand

Michelin vient d’annoncer les bénéfices réalisés l’an dernier : 1,85 milliard d’euros de bénéfices, soit une augmentation de 200 % par rapport à 2020 !

Face à ce résultat, « le groupe a exceptionnellement souhaité aller plus loin dans la reconnaissance de la surperformance réalisée cette année ».

Pour les salariés cela se résume à une « prime exceptionnelle » de 600 euros, à comparer aux près de 15 000 euros de bénéfices gagnés par travailleur du groupe. Quant aux augmentations de salaires annoncées pour 2022, elles sont très inférieures à l’inflation officielle.

Mais pour les actionnaires se sera le doublement des dividendes. Ils passent de 2,30 € à 4,50 € par action, soit une augmentation de pratiquement… 100 % !

Pour réellement augmenter leur salaire, les travailleurs ne pourront compter que sur leur propre lutte.

Leroy-Somer - Saint-Jean-de-Braye (Loiret) :  Deuxième jour de grève pour les salaires

Echo d'entreprise
17/02/2022

Ce mercredi 16 février, les travailleurs de Leroy-Somer qui fabriquent des alternateurs géants pour la production électrique faisaient leur deuxième jour de grève. Commencée par des débrayages la semaine dernière, les salariés sont passés à la grève totale quand la direction du groupe a annoncé environ 2 % d’augmentation et une prime pour solde de tout compte !

Mais les grévistes disent que c’est chaque mois que tout augmente et que ce qu’ils veulent, ce sont des augmentations mensuelles, pas des primes. La grève est votée chaque jour à une cinquantaine et les autres sites Leroy-Somer, à Lyon et Angoulême, étaient aussi en grève pour les salaires.

Tous ceux qui se battent pour des salaires permettant de vivre dignement montrent la voie.

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Les travailleurs veulent leur part

Echo d'entreprise
12/02/2022

Le 10 février, les travailleurs du groupe Hutchinson étaient appelés par les syndicats à faire grève. Dans toutes les usines, les travailleurs ont été nombreux à répondre présent. Ils ont été plus de 200 à débrayer à l’usine de Châlette pour exprimer leur mécontentement au vu des miettes qu’avait proposées la direction à la première réunion NAO : 2 % pour les salaires en-dessous de 2500 euros et zéro pour les autres. Contents de se retrouver aussi nombreux à faire la tournée des ateliers, qui pour certains étaient beaucoup moins bruyants puisque les machines ne tournaient pas.

« Les salaires au SMIC pour les plus jeunes, à peine plus pour les plus anciens, le 10 c’est la fin du mois et impossible de payer toutes les factures et les crédits. On travaille durement et on n’y arrive plus ». Les grévistes étaient d’autant plus remontés que Total, dont Hutchinson fait partie, venait d’annoncer ses 15 milliards de profits et qu’ils sont bien conscients que c’est grâce à leur travail que ces requins s’enrichissent. La goutte d’eau qui fait déborder le vase, c’est le refus d’Hutchinson de verser la prime de 550 euros que tous les salariés de Total ont eue.

En fin d’après-midi, la direction annonçait un talon de 50 euros pour les salaires en-dessous de 2500 euros brut, et 2 % pour les autres. « Mais 50 euros, c’est même pas un plein d’essence ». Dans toutes les usines du groupe, des rendez-vous ont été pris la semaine prochaine pour organiser la suite.

CCP Marseille :  Régression

Echo d'entreprise
09/02/2022

Les enfants, ce sont nos "grands" dirigeants !

Même à l’école maternelle, les méthodes ont très largement évolué et tendent à ne pas infantiliser nos bambins.

Mais chez nous, c’est l’inverse. L’infantilisation est à l’ordre du jour et c’est tout juste si l’on ne nous distribue pas des hochets et des sucettes.

Merci !

CCP Marseille :  Hors champ

Echo d'entreprise
09/02/2022

Je suis hors de MOI.

Plus l’on s’approche de la finalisation de l’accord télétravail, plus la direction en recadre les contours : pas plus de deux jours consécutifs, des horaires préétablis...

Bref tout est passé au crible pour nous maintenir dans un cadre de plus en plus exigu !

Alors pour garder un peu de marge mieux vaut que ce soit nous qui la recadrions.

Airbus :  Don d'ubiquité

Echo d'entreprise
09/02/2022

Bon pour une médaille aux jeux olympiques...

Quand on est gardien, on doit souvent courir du parking visiteurs à l’accueil, puis aux accès fournisseurs...

Alors au moindre bug de la barrière, c’est des tâches supplémentaires qui se rajoutent.

Le don d’ubiquité, être partout à la fois, ça existe peut-être dans les contes de fées mais pas dans la réalité.

Airbus :  Parking maudit

Echo d'entreprise
09/02/2022

Interdit !

Quand on est sous-traitant que doit-on faire quand tous les parkings –Engelvin, P4, P5- sont pleins dès le matin ?

Rentrer chez soi ?

Se débrouiller comme on peut ?

Et comment s’en sortir lorsqu’on est obligé d’attendre dans sa voiture que la barrière s’ouvre en fin de journée ?

De ce casse-tête, on en a ras-le-bol.