Échos des entreprises

Renault Cléon (Seine-Maritime) :  Solidarité sauce Renault

Echo d'entreprise
09/04/2020

image d'illustration

Au nom de la solidarité la direction de Renault va piquer aux salariés des RTT pour payer la période de confinement. Dans le même temps, à Cléon, la direction annonce avoir 4 000 masque de coté pour la reprise de la production.

Depuis des semaines tout le monde sait qu’il y a des morts parce que l’on manque de masques dans les hôpitaux et les EHPAD.

Pendant ce temps là, la direction de Renault Cléon est assise sur des milliers de masques en attendant que les profits reprennent.

Gironde :  Le geste barrière des patrons de Bricodeal : s'en laver les mains

Echo d'entreprise
09/04/2020

Bien planqués à l’abri du virus, les dirigeants du groupe Qérys, ex Bricodeal, dont le siège est au Haillan, voudraient faire endosser par leurs salariés les conséquences de continuer à vendre de la quincaillerie et de l’outillage dans leurs établissements de la région.

Ils leur font remplir une attestation individuelle, datée, signée certifiant que l’intéressé n’est pas atteint par le coronavirus ou qu’il doit le signaler dès qu’il en ressentira les symptômes. Le salarié doit aussi reconnaître que « de fausses déclarations l’exposent à des poursuites judiciaires et le cas échéant pénales ». Autrement dit, tout sera de sa faute.

Bien entendu c’est du bluff, faire signer une décharge de responsabilité à ses salariés est une pratique illégale sans aucune valeur juridique. Mais sans attendre de tomber malade pour un éventuel procès, c’est la réaction collective des travailleurs contre ces dirigeants qui peut réellement les protéger du virus.

Société Générale - La Défense :  Les mauvais comptes font les bons ennemis

Echo d'entreprise
09/04/2020

La Société Générale et 3 organisations syndicales (CGT, CFTC et SNB) ont signé un accord le 2 avril, dans le cadre de la crise sanitaire Covid-19. Il consiste à demander aux salariés de prendre obligatoirement deux semaines de repos dans la période du 16 mars au 30 mai avec maintien du salaire.

La direction veut nous faire croire qu’elle fait un effort en maintenant nos salaires. Comme si l’une des trois plus grandes banques de ce pays, qui fait partie du CAC 40, ne disposait pas de milliards ! Comme si elle ne pouvait pas prendre une toute petite part sur les bénéfices qu’elle a engrangés depuis des années ! Et comme si tous les employés disposaient d’un salaire tel qu’ils devaient être satisfaits de pouvoir le toucher intégralement en ce moment, alors qu’il suffit à peine à certains d’entre nous pour boucler les fins de mois.

Quant à la période choisie, là encore, la direction a une justification toute trouvée : c’est à cette période que nous posons habituellement nos congés, dit-elle. Mais confinement ne rime pas avec congés !

Comme si la crise sanitaire ne suffisait pas, la direction a le culot de nous demander des sacrifices ! Le gouvernement et la direction veulent nous faire payer la facture, mais c'est eux qui doivent la payer. Et il faudra être de plus en plus nombreux à le leur faire savoir !

Hôpital Raymond Poincaré - Garches :  Au front sans armes

Echo d'entreprise
09/04/2020

Le matériel élémentaire commence à manquer. La direction prévoit qu'il n'y aura plus de surblouse bientôt et envisage d'en faire coudre à partir d'un don de voile par les magasins Truffaut. Au Samu nous portons des masques qui viennent d'Axa.

Pour exprimer notre colère, nous avons mis en place de nouvelles banderoles devant l'hôpital : « Au front sans arme » et « L'État compte ses sous, nous comptons les morts ».

Cette dernière a tellement plu à la direction qu'elle l'a retirée dès le lendemain.

PSA Les Ayvelles (Ardennes) :  En catimini, le groupe prépare son plan de déconfinement

Echo d'entreprise
09/04/2020

Le site PSA des Ayvelles fournit les culasses de moteur pour tout le groupe. Alors que l’épidémie continue de s’étendre et d’ajouter au nombre des victimes du coronavirus des centaines de morts chaque jour, le groupe PSA veut reprendre la production. Il procède sur le site des Ayvelles à « un test de vérification et de mise en place générale des mesures renforcées de sécurité pour les salariés, avant leur reprise d’activité ».

Comme sur le site de Valenciennes et de Douvrin, il s’agit pour le groupe de ne pas perdre de temps et de relancer au plus vite la production des voitures. Une production qui n’a rien de vital en cette période de crise sanitaire.

Derrière ses grandes déclarations, tardives, de participation à l’effort collectif dans la lutte contre l’épidémie en assemblant des pièces de respirateurs médicaux sur le site de Poissy, c’est bel et bien un vaste plan de déconfinement que PSA est en train d’opérer. Cette décision est irresponsable et criminelle car c’est prendre le risque d’augmenter le nombre de malades et de faire exploser les places en urgences. Face à la rapacité patronale, il est urgent de faire valoir collectivement notre droit à la vie et à la santé.

Dassault - Argenteuil :  On le saura...

Echo d'entreprise
09/04/2020

La direction a mis à disposition des soignants deux Falcons ces derniers jours et s’empresse de le faire savoir.

C’est à la mode, pour faire oublier qu’ils sont pressés de faire redémarrer leurs usines, Peugeot annonce la fabrication de respirateurs, Airbus explique que ses hélicoptères sauvent des vies.

L’intelligence et les ressources de tous ceux qui travaillent contre le virus et l’épidémie peuvent être sans limite mais pas la participation des patrons qui se contentent du minimum et en parlent beaucoup.

Dassault - Argenteuil :  Au fou

Echo d'entreprise
09/04/2020

La pénurie en matière de moyens hospitaliers, d’équipement de protection des travailleurs de la santé n’est toujours pas réglée après plus d’un mois d’épidémie du covid 19. Mais la préoccupation majeure de Dassault Aviation demeure le redémarrage des sites de production qui seront autant de foyers de contagion.

Ces gens là nous emmènent droit dans le mur.
Restons chez nous !

La Poste – Paris 17ème :  Avec La Poste, tout est possible

Echo d'entreprise
08/04/2020

La Poste ayant réduit les jours travaillés par les facteurs aux mercredis, jeudis et vendredis, les patrons de la presse se sont plaints que les journaux ne soient plus distribués du samedi au mercredi.

La Poste se vante beaucoup de son esprit de dialogue mais elle dialogue surtout… avec elle-même et c’est l’ensemble des médias qui a dénoncé le fait qu’elle avait fait ce choix sans en avoir discuté avec les éditeurs de presse.

Ce n’était pas très malin de sa part de ne plus distribuer chaque jour les journaux en espérant… que cela n’en parlerait pas dans les journaux !

Du coup, La Poste a recruté des intérimaires et des contrats à durée déterminée pour distribuer la presse les lundis, mardis et mercredis.

Ce qui veut dire que parmi les facteurs, il y en a qui vont travailler 21 heures par semaine payées 21 tandis que d’autres vont travailler 18 heures payées 35. À La Poste, « à travail égal salaire égal » prend un sens assez particulier.

Mais La Poste a dû aussi rouvrir des bureaux de poste qu’elle avait fermés depuis le début de l’épidémie pour pouvoir faire face aux versements des allocations diverses du début du mois. Entre les dizaines de milliers d’emplois supprimés ces dernières années et les postiers arrêtés en maladie ou pour garder leurs enfants, elle a eu bien du mal a trouvé l’effectif nécessaire pour ouvrir 250 bureaux supplémentaires sur tout le territoire.

Et dans le 17ème, elle n’a pas pu ouvrir les bureaux de Bessières et Saussure et pour cause, elle les a fermés depuis des années pour faire des économies !

Michelin :  Derrière les masques, les profits

Echo d'entreprise
08/04/2020

Michelin vient d’annoncer la production de masques dans trois usines européennes. Est-ce pour les besoins des services de santé ou alimentaires ? Non, ils sont d’abord destinés à ses propres sites de production. Accessoirement, pour faire bonne mesure, des masques seront distribués aux secteurs médicaux.

Sa seule préoccupation est de redémarrer sa production de pneus pour garantir ses profits.

Renault- Cléon (Seine-Maritime) :  De l'argent, il y en a !

Echo d'entreprise
08/04/2020

À l’usine Renault de Cléon, la très grande majorité des travailleurs intérimaires se retrouve sans travail et au chômage, puisque leurs entreprises d’intérim n’ont plus de mission à leur proposer.

Renault sacrifie ainsi une partie des salariés, dont certains travaillent là depuis des mois voire des années, et sans lesquels l’usine n’aurait pas pu fonctionner.

Depuis 2013, Renault a fait plus de 17 milliards d’euros de profit et les actionnaires ont été copieusement arrosés.

Il y a largement de quoi maintenir intégralement, le temps du confinement, les salaires de tous les travailleurs, embauchés, intérimaires ou prestataires et ceux des sociétés extérieures !