Brèves

Capitalisme assisté

Brève
23/10/2020

Le gouvernement vient d’annoncer un plan de soutien de 900 millions d’euros sur trois ans pour les PME de l’automobile et de l’aéronautique.

Il s’agit, selon la ministre de l’Industrie, d’un coup de pouce pour innover et moderniser leur appareil de production : 600 millions pour l’automobile, 300 millions pour l’aéronautique. Ce n’est certes pas grand-chose, comparé aux milliards de cadeaux aux grands groupes comme à Renault ou Air France. Mais qu'ils soient gros ou petits, on nous dit d'habitude que les patrons profitent de leurs bénéfices puisqu’ils investissent et prennent des risques. Actuellement ils n’investissent même plus, s’appuyant encore plus sur la béquille de l’État. Un parasitisme total et coûteux !

Ils nationalisent les déficits

Brève
23/10/2020

Le Pays de Galles a annoncé la nationalisation des lignes de chemins de fer, jusqu'ici exploitées en co-entreprise avec le français Keolis. Avec la crise et la chute du nombre de passagers, ils sont devenus non rentables pour les capitalistes, mais toujours nécessaires pour les usagers. .

À quoi servent ces capitalistes, à part à empocher des profits quand tout va bien pour eux?

Blanquer pas avare… de bla bla

Brève
23/10/2020

Blanquer vient de lancer le Grenelle de l’Éducation censé redonner confiance aux enseignants.

L’an dernier, lors du projet de réforme des retraites, la colère des enseignants avait poussé Blanquer à annoncer une revalorisation salariale. Mais question augmentations, Blanquer n’a qu’une enveloppe de 400 millions d’euros à proposer, à partager entre… 866 000 enseignants ; c’est-à-dire des miettes.

Le reste du programme du Grenelle : palabres et flatteries sur le statut de l’enseignant dans la société… Cela sera très loin d’être suffisant pour atténuer le mécontentement du personnel de l’Éducation nationale.

États-Unis : des médicaments qui tuent, mais qui enrichissent les propriétaires

Brève
22/10/2020

Aux États-Unis, l'entreprise qui a fait la fortune de la famille Sackler avec la fabrication d’un opioïde vient de plaider coupable pour solder les poursuites fédérales à son encontre. Les opioïdes rendent les consommateurs dépendants jusqu’à la mort. Il y a eu 50 000 overdoses l’année dernière.

Les sociétés comme celles de la famille Sackler ont tout fait pour que ces médicaments soient prescrits et consommés à tout va. Il a fallu une hécatombe pour que les pouvoirs publics s’en mêlent.

Méthode de cochon

Brève
22/10/2020

Le groupe Cooperl, le numéro 1 du porc en France, vient de brandir la menace d’un « plan de restructuration dur, avec des baisses de salaires et des fermetures d'usines ». Un chantage parce que ce groupe a été condamné à une lourde amende de 35 millions d’euros pour entente sur les prix.

Cooperl a largement de quoi payer l’amende avec 350 millions de fonds propres et un bénéfice de 29 millions d’euros rien que pour 2019. Mais comme il refuse de payer l’amende, il prend ses 7 200 salariés en otages.

Paroles, paroles...

Brève
22/10/2020

60% des pharmacies sont en rupture de stock de vaccins contre la grippe dans le pays.

C’est bien à l'image de ce que fait ce gouvernement : des appels à se faire vacciner et aucune mesure concernant la logistique pour rendre possible cette  vaccination.

Un dicton nous dit que « gouverner, c’est prévoir ». Une maxime ignorée de Macron et de ses ministres.

Pologne : les droits des femmes à défendre et à reconquérir

Brève
22/10/2020

En Pologne, les députés du parti ultra-catholique nationaliste au pouvoir souhaitent supprimer le droit à l'avortement en cas de grave malformation du fœtus, un des rares motifs autorisant encore les femmes à interrompre leurs grossesses. Ils comptent pour cela sur le Tribunal constitutionnel dont nombre de juges sont membres de ce parti.

En Pologne, c’est l’intégrisme cette fois catholique qui veut imposer sa loi réactionnaire aux femmes. Les barbares réactionnaires, on en trouve de tous côtés, et dans toutes les religions.

Les intérimaires encore plus pressurés

Brève
21/10/2020

Le géant de l’Intérim Adecco se vante de vouloir embaucher 15 000 intérimaires en CDI d’ici à la fin 2021.

En cette période de chômage liée aux licenciements à tout va, Adecco se paye ainsi une tranche de publicité aux dépens des travailleurs intérimaires.

Avec ces CDI, ceux-ci seront mis à disposition des entreprises clientes d’Adecco pour une période plus longue que la période actuelle (trois ans au lieu de 18 mois), mais sans possibilité pour l’intérimaire de refuser sa mission. Et ce sera une façon de baisser les salaires des intérimaires qui ne toucheront plus, par exemple, leurs indemnités de fin de mission.

Bref, rien qui change dans la précarité de l’emploi, qui se conjugue avec une attaque sur les salaires.

Dialogue entre syndicats patronaux et direction de syndicats de salariés : le piège

Brève
21/10/2020

Les syndicats de salariés ont une nouvelle fois fait le choix d'interpeller le gouvernement conjointement aux organisations patronales. Ils demandent au gouvernement de revoir ses projets sur les conditions de conversion professionnelle face à l'avalanche des plans de licenciements.

Cette collaboration entre représentants patronaux et dirigeants syndicaux n’a rien d'étonnant vu la politique de ces dirigeants syndicaux qui sollicitent toujours plus de dialogue avec le gouvernement et le patronat.

Les patrons veulent se relever de la crise en menant toute une série d’attaques contre les salariés et en siphonnant les budgets de l’État et des collectivités locales. Collaborer et s’entendre avec eux est une façon de désarmer les travailleurs et de les soumettre aux décisions de leurs exploiteurs.

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