Brèves

Iran, Irak : la révolte ne faiblit pas

Brève
22/11/2019

La répression s’est abattue durement contre la population iranienne qui manifeste depuis une semaine contre l’augmentation drastique du prix de l’essence décidée par le gouvernement. Celui-ci annonce plus de 1000 arrestations et 5 morts, des chiffres très nettement sous-estimés. Étouffées par les sanctions imposées par l’impérialisme américain, une partie des classes populaires et notamment sa jeunesse défient le régime.

Dans la région, cette fois en Irak, on compte des centaines de morts. Mais là encore, la population maintient sa pression contre un pouvoir corrompu et refuse de se laisser diviser par des questions religieuses.

La classe ouvrière, qui dispose d’une longue tradition de lutte, pourrait être la force unifiant ces mouvements et ouvrant la seule perspective d’avenir pour la société : le renversement de ces dictatures sanguinaires et de cet ordre social inique.

Plan hôpital : l’hôpital toujours en plan

Brève
21/11/2019

Annoncé depuis des jours par Macron en personne comme devant répondre à la colère dans les hôpitaux, le plan de Buzyn dit d’urgence - sauf qu’il a fallu neuf mois de grève pour qu’il accouche - ne répond à aucune des revendications des personnels. La reprise partielle de la dette transfère simplement une dette d’une poche à l’autre et on peut leur faire confiance pour qu’ils continuent à nous faire payer cette ponction continuelle du patronat sur les fonds publics. Quelques dizaines d’euros en plus, versés sous forme de primes, ne compenseront pas la faiblesse des salaires. Quant à la rallonge de 1,5 milliard d’euros sur les trois prochaines années, elle ne répond en rien à l’insuffisance des effectifs et des investissements.

Un autre plan s’impose, efficace et sérieux lui, mettant la détermination des hospitaliers en ligne de marche contre ce gouvernement, pour que la situation change radicalement.

Formation : Pénicaud s'applique à brasser du vent

Brève
21/11/2019

Toujours contente d’elle, la ministre du travail Muriel Pénicaud vient de dévoiler ce qu’elle présente comme la solution aux besoins de formation des chômeurs et des salariés : une application pour smartphone. Il s’agirait pas moins, selon elle, d’une « démocratisation de la formation jamais connue dans l’Histoire de notre pays » et la France serait  « le seul pays au monde à faire ça ». Bigre ! Comme si le problème du chômage ne venait pas des capitalistes et des financiers, qui veulent toujours plus de profits avec moins de travailleurs, et en payant de moins en moins leurs salariés. Pénicaud, ancienne DRH de chez Danone, et tout ce gouvernement, n’a nul besoin d’une formation spéciale. Pas besoin d’application, de smartphone, pour  qu’ils se comportent comme des serviteurs zélés de la bourgeoisie.

Étudiants : le gouvernement aux abonnés absents

Brève
20/11/2019

Malgré la vague d'indignation, née sur les campus après la tentative de suicide d'un étudiant, militant du syndicat Sud de Lyon qui entendait protester ainsi contre la précarité dont il était victime, la ministre de l'Enseignement supérieur vient d’annoncer… la création d'un numéro d'appel pour que les étudiants dans la difficulté envoient leur SOS. Quelle blague, quel mépris ! Mais ce gouvernement nous a habitués à cela. Vis-à-vis des jeunes, comme vis-à-vis des anciens. Pas un euro de plus en revanche pour augmenter les bourses ou lancer un plan massif de logement. Cela ne peut qu’alimenter la colère et la détermination de la jeunesse étudiante.

Enfants à la rue

Brève
20/11/2019

Selon des associations caritatives, 700 enfants dorment dans la rue à Paris chaque soir avec leurs parents. 20 000 enfants vivent à l’hôtel en Ile–de-France.

Ces associations constatent une dégradation de cette situation sur l’ensemble du territoire et huit mineurs sont morts dans la rue depuis le début de l’année.

Le gouvernement peut toujours se payer de mots, de journées internationales de l’enfance ou signer des conventions sur les droits des enfants etc., la vérité est là : sa politique mène à cette réalité inhumaine qu’on croyait d’un autre âge.

Contre ce gouvernement : les « nounous » avec nous !

Brève
20/11/2019

Les quelque 318 000 « nounous » du pays étaient appelées par plusieurs organisations syndicales à faire grève ce mardi 19 novembre pour protester contre une mesure qui, sous peine de perte de leur agrément, leur impose de publier leurs coordonnées complètes et leurs tarifs sur le site de la Caisse d’allocations familiales (CAF). Elles craignent un « flicage » et un nivellement de leurs rémunérations, déjà insuffisantes, vers le bas. Une colère qui rejoint celle, visible ou encore sourde, de millions de travailleurs.

La police aveugle

Brève
20/11/2019

Un manifestant, qui défilait pacifiquement dans le cadre de la dernière journée des gilets jaunes, a perdu un œil après avoir été frappé par un tir tendu de grenade lancée par un policier. Une vidéo en témoigne. Il s’agit du 25e cas depuis le début du mouvement il y a un an. Pour maintenir son ordre social, ce gouvernement n’hésite pas à se montrer dur et brutal. À nous de lui opposer la force collective des travailleurs.

Pas de trêve dans la guerre contre les retraites

Brève
19/11/2019

Un rapport arrive à point nommé pour justifier la remise en cause des retraites préparée par le gouvernement. Alors que le régime des retraites est actuellement à l’équilibre, il serait, selon ce rapport, en déficit de 8 à 17 milliards… en 2025.

Le gouvernement a l’art de manier les chiffres. Son objectif réel est de récupérer des milliards sur le dos des retraités en diminuant les pensions et, pour les salariés encore en activité, de les faire cotiser plus et plus longtemps.

Le 5 décembre sera l’occasion pour le monde du travail de dire haut et fort que la retraite - dès 60 ans- ce serait au patronat de la payer intégralement, en prenant sur ses profits !

Haro contre les cheminots

Brève
19/11/2019

La Cour des comptes vient de sortir un rapport affirmant qu’il faut continuer à supprimer 2 000 emplois par an et que les cheminots, dont les salaires auraient selon elle augmenté en moyenne de 2% par an, seraient trop payés. Et combien sont payés ces zélés censeurs de la Cour des comptes ?

Cette Cour des mauvais comptes trace la voie du gouvernement dans sa guerre contre les cheminots. Ajoutez à cela la remise en cause des retraites : on constate qu’il n’y a pas de pause dans la lutte de classe. Seule la lutte collective des travailleurs pourra leur faire ravaler leur morgue.

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