Brèves

Rafale : Dassault vole toujours

Brève
17/04/2021

Le ministre des Affaires étrangères, Le Drian, s'est envolé pour l'Inde. À son programme, les affaires de Dassault et les tractations pour une nouvelle commande de 120 Rafale, alors qu’une partie des généraux indiens ont changé depuis le dernier contrat.

On apprend en même temps dans la presse que des pots-de-vin auraient été versés par Dassault et Thales à un intermédiaire des officiels indiens, lors des précédentes négociations en 2016. Nul doute qu'entre petits arrangements et visites officielles pour représenter ses intérêts, les affaires de Dassault sont bien prises en main.

 

Discriminations : nouveau gadget

Brève
17/04/2021

Après la convention citoyenne sur le climat et le comité citoyen sur la vaccination, voici la consultation citoyenne en ligne sur les discriminations. Les ministres concernés, celle chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la diversité, et celui chargé de la participation citoyenne, sont contents : « Toutes les situations de discriminations doivent être mises sur la table », ont-ils déclaré.

Les multiples formes de discriminations que produit le capitalisme en décomposition sont connues, répertoriées, identifiées depuis longtemps. À coup de numéros verts et de plateformes numériques, le gouvernement manifeste juste son impuissance.

 

Pour eux pas besoin de traverser la rue...

Brève
17/04/2021

Brune Poirson, ancienne secrétaire d’État à la Transition écologique de Macron, vient de quitter son poste de députée pour devenir cadre dirigeante, chargée du développement durable, dans le groupe Accor, géant de l’hôtellerie. Elle y croisera certainement Nicolas Sarkozy, qui est membre du conseil d’administration.

Tous les discours de ces politiciens sur l’intérêt général ne sont que des écrans de fumée. Tantôt aux affaires de l’État, tantôt dans les grandes entreprises privées, le personnel politique défend, où qu’il se trouve, les intérêts de la bourgeoisie.

Hôtels de luxe : les jeudis de la colère

Brève
16/04/2021

Jeudi 15 avril, plusieurs dizaines de travailleurs du secteur hôtelier se sont retrouvés devant l’hôtel Westin Paris-Vendôme, où 167 emplois sur 351 vont disparaître. Les manifestants se retrouvent chaque semaine devant l’un ou l’autre de ces palaces pour des « jeudis de la colère » pour protester contre les centaines de licenciements prévus dans l’hôtellerie de luxe.

Les travailleurs dénoncent les manœuvres des directions qui, sous prétexte de crise du secteur touristique, en profitent pour réduire les coûts en aggravant les conditions de travail et en sous-traitant les activités du ménage.

Les palaces et grands hôtels appartiennent à de riches groupes internationaux qui bénéficient des milliards d’aides de l’État, pour licencier…

Le jeu fou de la spéculation

Brève
16/04/2021

Epic Games, la société créatrice du jeu en ligne Fornite, a fait une levée de fonds d’un milliard de dollars auprès d’investisseurs, dont Sony. L’entreprise vaudrait plus de 28 milliards dollars, 10 de plus qu’il y a six mois. Sur le papier, c’est deux fois plus que la valeur de PSA !

En 2014, c’était la société créatrice de Candy Crush qui avait eu les faveurs des capitalistes. L’entreprise avait même été cotée en Bourse avant que le cours de ses actions ne s’effondre, quelques mois plus tard.

Les riches ne savent plus quoi faire de leur argent et sautent sur n’importe quelle occasion pour spéculer. Et pendant ce temps, les hôpitaux du monde entier se débattent avec l’épidémie de Covid, faute de moyens...

 

Congés, CDD, intérim : tout pour les patrons

Brève
16/04/2021

Sous prétexte de crise sanitaire, le patronat avait déjà obtenu du gouvernement d’assouplir les quelques règles censées garantir des droits aux travailleurs. Ainsi, les limitations – facilement contournées dans la réalité – imposées au cumul de contrats courts et de missions d’intérim ont déjà été supprimées pour une période. Le gouvernement s’apprête à prolonger cette suppression. De même, les patrons avaient obtenu de pouvoir imposer à leur convenance les dates de six jours de congés des salariés : cela devrait passer à huit.

Aux milliards d’aides et de subvention diverses s’ajoutent ces mesures permettant d’aggraver l’exploitation des salariés : dans cette période de crise sanitaire, ce sont les profits des actionnaires que l’État soigne le mieux.

Afghanistan : l’armée américaine s’en ira, le chaos restera

Brève
15/04/2021

Biden prévoit le retrait presque complet des derniers soldats américains encore présents en Afghanistan.

En vingt ans d’occupation des villes et de raids dans les campagnes, l’impérialisme américain et ses alliés, dont la France, ont prétendu lutter contre l’obscurantisme et le terrorisme dans ce pays soumis au pouvoir des talibans.

En fait rien n’a changé dans ce pays, si ce n’est en pire. Les bandes armées se sont multipliées, liées à l’impérialisme, aux talibans, aux seigneurs de guerre et trafiquants d’opium. Et toute la population, les femmes et les plus pauvres en premier lieu, en subissent le poids. Voilà le chaos qui résulte de vingt ans d’intervention des démocraties impérialistes.

 

Madoff : un financier parmi d’autres

Brève
15/04/2021

Madoff, le financier américain qui avait escroqué des dizaines de milliards à ses clients, est mort en prison. Son montage était simple : il payait les intérêts dus à ses clients en les prélevant sur l’argent des nouveaux investisseurs.

Avec la crise financière de 2008 et la perte de confiance en résultant, l’édifice s’était écroulé et il avait été pris la main dans le sac.

Madoff avait été condamné à 150 ans de prison. Pourtant ce qu’il a fait n’est pas très différent de ce que font tous les jours les maîtres de la finance, en créant des valeurs financières appuyées sur du vent et plus ou moins pourries. C’est toute l’économie capitaliste qui est une véritable escroquerie !

 

Brésil : catastrophe et démagogie

Brève
15/04/2021

Le Brésil est confronté depuis des semaines à une flambée de l’épidémie de Covid-19, due au variant P1. Les hôpitaux débordent, les pénuries de personnel et de matériel, d’oxygène se multiplient. Le nombre de morts augmente, jusqu’à 4 000 par jour.

Cette situation catastrophique est aggravée par l’attitude de Bolsonaro, qui continue de nier la réalité de l'épidémie et refuse de prendre la moindre mesure.

Il y perd peut-être ses soutiens dans le monde politique, l’armée et le grand patronat. Mais en attendant, ce sont les classes laborieuses qui paient le prix, en risquant la mort au travail ou la misère après avoir perdu leur salaire.

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