Brèves

American Airlines : spécialistes du vol... d’argent public

Brève
06/02/2021

Le 5 février, la direction de la compagnie aérienne American Airlines (AA) a envoyé à 13 000 salariés une lettre leur annonçant leur licenciement au 1er avril. Le prétexte de cette saignée est la baisse du trafic aérien, qui risque de stagner encore quelques mois.

Mais les patrons du groupe déclarent en même temps que si les aides financières de l'État américain étaient prolongées au-delà de cette date, ils pourraient faire machine arrière.

Ce chantage a déjà marché. Après avoir licencié des milliers de travailleurs en octobre 2020, AA et les autres géants du secteur en ont réembauché une partie fin décembre, quand l'État a remis 15 milliards de dollars sur la table.

Puiser dans les budgets publics pour éviter d'avoir à prendre sur leurs profits, les capitalistes savent faire, car l'État est à leur service, inconditionnellement.

Fret maritime : les armateurs profitent de la crise

Brève
06/02/2021

Les prix du transport maritime ont fortement augmenté. Pour relier la Chine à l'Europe le trajet d'un conteneur de 20 pieds (6 mètres) coûte 4 400 dollars fin janvier contre 1 000 dollars en juillet 2020.

Trois facteurs tendent le marché : la diminution du parc de conteneurs, la concentration du transport sur les routes depuis la Chine, et surtout une hausse de la demande. Celle-ci s'explique en partie par le besoin de pallier la baisse du fret aérien qui était embarqué sur les avions de passagers. Les compagnies maritimes ont saisi l'occasion de monter les prix... et leurs marges, qui sont de 15 %, au plus haut depuis dix ans.

Une petite dizaine d'armateurs, avec entre 300 et 500 bateaux chacun, les mêmes qui sous-payent leurs équipages et les font travailler sans relâche, se partagent le marché. Ils peuvent s'engraisser à souhait en nuisant au commerce mondial, c'est ça la réalité de la concurrence. Un démenti pour ceux qui expliquent que cette concurrence serait un moteur nécessaire au progrès.

Ouganda : Condamnation d'un chef rebelle mais pas des puissances impérialistes

Brève
05/02/2021

Le dictateur ougandais Museveni adoubé par le président américain Reagan

La Cour pénale internationale (CPI) vient de condamner Dominic Ongwen, commandant de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la guerre civile ougandaise. La LRA, milice qui se réclame de l'intégrisme chrétien, a effectivement perpétré d'innombrables massacres et atrocités depuis plus de trente ans, dans sa lutte contre le dictateur ougandais Museveni, qui vient de se faire « réélire ».

Mais le poids de telles milices et les guerres incessantes qui ravagent l'Ouganda et les pays voisins, toute l'Afrique des Grands Lacs, sont la conséquence de la colonisation et de la manière dont elle s'est faite. Et puis, par la suite, du fait que ces puissances impérialistes se disputent l'influence sur cette région, et sur ses richesses.

Le Royaume-Uni, la France, les États-Unis ou la Belgique ont suscité des guérillas et soutenu le pouvoir des dictateurs.

Or dans le box des accusés de la CPI il n'y a pas de représentant de ces puissances, pourtant amplement responsables de cette situation....

Vaccin, le gouvernement promet, les industriels disposent

Brève
05/02/2021

Après Macron le 2 février, ce sont hier Castex et Véran qui intervenaient à la télévision pour expliquer qu'il s'agit de tout faire pour éviter un nouveau confinement et surtout pour promettre que cette fois - ne riez pas -, toute la population française allait être vaccinée très rapidement.

Or le gouvernement n'a pas la main sur la quantité de doses de vaccin que livreront ou pas les grandes firmes pharmaceutiques, on l'a vu les semaines précédentes avec les rendez-vous de patients décommandés. Macron ou ses ministres promettent facilement, mais on a de bonnes raisons de se méfier !

Contre la précarité, le sparadrap de la mini-prime

Brève
05/02/2021

Aujourd'hui, vendredi 5 février, une prime annoncée fin novembre par Castex à destination des travailleurs les plus précaires va être versée. Elle ira de 335 euros par mois pour les travailleurs touchant le RSA à un maximum de 900 euros mensuels pour les autres.

Ce montant ne fera pas sortir de la pauvreté celles et ceux qui ont perdu leur emploi au cours de l'année passée, ou qui étaient déjà privés d'emploi avant. De plus, cette prime est assortie de conditions : avoir travaillé plus de 60 % du temps en 2019, ne pas avoir perçu plus de 900 euros au cours du mois passé... si bien qu'elle ne concernera probablement pas plus d'un demi-million de travailleurs.

Face à la montée du chômage et de la misère, le gouvernement n'a rien d'autre à offrir aux chômeurs que ce sparadrap alors qu'il réserve ses milliards à la classe patronale qui est bien loin d'être dans le besoin.

Borne : un aveu ?

Brève
05/02/2021

Construire des avions de guerre : indispensable ?

Afin de promouvoir le télétravail, la ministre du Travail a expliqué qu'à domicile un travailleur avait 30 % de risque en moins d'être infecté par le coronavirus qu'en se rendant physiquement au travail.

Si ce chiffre reflète tant soit peu une réalité, il révèle qu'il était criminel de laisser les plus grandes entreprises produire des marchandises non-essentielles lors des phases les plus aigües de l'épidémie en obligeant des millions de travailleurs à passer leurs journées dans les ateliers, les entrepôts, les transports...

Déserts médicaux en expansion

Brève
05/02/2021

Selon une étude publiée par l'Association des maires ruraux de France, le nombre de cantons dépourvus de médecins a augmenté de 62 % entre 2010 et 2017. De 9 à 12 % de la population vit dans un désert médical, parfois aussi dans des quartiers populaires de grandes villes.

Cela fait des années que l'État laisse cette situation se dégrader. Le numerus clausus, qui limite le nombre d'étudiants autorisés à se former à la médecine, a été réformé en 2020, mais comme les capacités de formation des universités et des hôpitaux n'ont pas été augmentées, cela ne permettra pas d'inverser la tendance. Et la liberté d'installation des médecins a toujours été privilégiée par rapport aux besoins de la population.

Mais pour les gouvernements successifs, assurer l'accès aux soins de toute la population n'est pas son urgence !

« Affaire du siècle » : les pollueurs peuvent dormir tranquille

Brève
04/02/2021

Hier, 3 février, le tribunal administratif de Paris a condamné l'État français à verser un euro symbolique à quatre associations qui l'accusaient de manquer à ses devoirs en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Ces associations, qui ont baptisé cette campagne « l'affaire du siècle », se sont félicitées du jugement, qui liste les manquements de l'État. Mais tout comme l'euro, cette sentence, cette victoire n'est que symbolique.

Ceux qui se soucient véritablement de l'avenir de la planète ne peuvent croire que cette décision signifie un coup d'arrêt au saccage de l'environnement. Car les vrais perturbateurs du climat sont les grands groupes industriels: l'État ne fait que couvrir leurs exactions en refusant de leur imposer la moindre contrainte.

Empêcher enfin ces pollueurs de nuire implique d'arracher le pouvoir à ces groupes et à cette classe sociale, la grande bourgeoisie, qui agit à sa guise pour s'enrichir quitte à tout saccager.

Ensemble dans la rue !

Brève
04/02/2021

Les syndicats CGT, Solidaires et FSU appellent ce 4 février à la mobilisation interprofessionnelle et à manifester contre l'aggravation des conditions d'existence des travailleurs.

C'est une bonne occasion d'affirmer les exigences du monde du travail contre le chômage et la précarité, de dénoncer des salaires bloqués ou même en baisse qui ne permettent pas de vivre et de faire vivre sa famille.

Après ce premier pas, face à la catastrophe qui s'avance, la classe ouvrière doit se redresser et, unie, s'organiser pour stopper les licenciements et partager le travail entre tous avec maintien des salaires, avec une embauche massive dans tous les secteurs, en prenant sur les profits des actionnaires ; et imposer le contrôle de ce que font les entreprises des fonds publics que leur verse l'État.

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