Brèves

« Le cri de celles qui ne sont plus là »

Brève
10/03/2020

De très nombreuses femmes au Mexique ont répondu à l’appel de la « journée sans femme » pour protester contre les meurtres dont elles sont victimes. Pas moins de 3825 d’entre elles ont été tuées en 2019 et depuis janvier dernier, 10 femmes sont tuées chaque jour.

Leur mobilisation veut bien sûr dénoncer le nombre de ces meurtres mais aussi le mépris des autorités et l’impunité dont ont bénéficié les meurtriers dans de nombreuses affaires jugées.

Une révolte profonde et bienvenue contre la barbarie de la société, et pas seulement au Mexique.

Espagne : Royal scandale

Brève
10/03/2020

L’ex-roi d’Espagne Juan Carlos défraye une nouvelle fois la chronique depuis que la presse suisse a révélé qu’il aurait touché 100 millions de dollars en provenance d’Arabie Saoudite. Tous les ingrédients du scandale tels qu’on nous le montre dans les films y sont : commission illégale pour des attributions de marchés ou rétribution d’une décoration pour le roi Abdallah… le tout transitant par le compte de la maîtresse du roi.

Et le parti socialiste espagnol (le PSOE) au pouvoir en ce moment refuse l’ouverture d’une commission d’investigation au prétexte d’une règle institutionnelle espagnole qui proclame l’inviolabilité du roi quand il est sur son trône. Un roi-truand, des socialistes à genoux, sinon à plat-ventre, est-ce cela l’époque moderne dont certains nous vantent l’existence ?

Voler pour continuer à plumer les usagers

Brève
10/03/2020

Une règle de l’Union européenne (UE) datant de 1993, surnommée « tu les prends ou tu les perds » impose aux compagnies d’utiliser au minimum 80 % de leurs créneaux de décollage et d'atterrissage, pour ne pas les voir attribuer à leurs concurrentes. Résultats : même vides comme aujourd’hui en raison de l’épidémie de Covid-19, une partie de leur flotte décolle, vole… et pollue à vide. Le tout pour conserver leur place et préserver leurs profits de demain et d’après-demain. La loi du profit est non seulement absurde mais un vol de plus en plus nuisible à l’humanité.

Marchandages avec la peau des migrants

Brève
09/03/2020

Erdogan, le président turc, se rend à Bruxelles pour négocier de nouveaux financements en paiement des services qu’il rend à l‘Union européenne (UE) en contenant en Turquie les migrants, en les bloquant ainsi aux portes de l’Europe.

Pour cela, il menace de « libérer » les quelques 3,7 millions de réfugiés qui sont actuellement dans des camps dans son pays. Les conséquences de ce sordide marchandage sont que des dizaines de milliers de personnes se massent à la frontière de l’UE, essayant de passer de l’autre côté, vers une Union Européenne qui, elle, continue à les refouler, entraînant des morts et des blessés. Il y a déjà eu au moins quatre noyades en une semaine.

Mais plus odieux encore est l’attitude des dirigeants européens qui, en faisant de l’Europe une citadelle hermétique, permettent à Erdogan de jouer de la sorte avec la vie des migrants.

Une économie malade du profit

Brève
09/03/2020

Avec la progression du coronavirus, les bourses se sont mises à plonger. Les spéculateurs, les banques et autres organismes financiers, tous ces gros opérateurs anticipent une récession et un arrêt de la production dans plusieurs secteurs. Mais Bruno Le Maire l’a redit, les entreprises qui essuieront des pertes n’ont rien à craindre, l’État est là pour les garantir.

Quant aux travailleurs, ils risquent que cette récession annoncée signifie la fermeture de leur entreprise, la perte de leur emploi et donc de leur salaire. Si le gouvernement anticipe sur la perte des profits des actionnaires, le monde du travail doit, lui, anticiper à sa façon, en préparant la riposte collective.

La police à l’œuvre

Brève
09/03/2020

Après les Gilets jaunes et les grévistes en lutte pour leurs retraites, ça a été, samedi soir à Paris le tour des femmes qui manifestaient à l’occasion de la journée internationale pour la défense des droits des femmes. Les manifestantes ont dû subir les matraques et autres brutalités de la police.

Comme c’est devenu ces derniers temps son habitude, la police sort de plus en plus souvent ses « bidules » et autres arguments « frappants ». Cela traduit la fébrilité de celui qui donne ses ordres à la police, ce gouvernement qui, pour faire face à une colère de plus en plus partagée, n’en rabat pas sur la répression. Au contraire.

Angleterre : le prix de la crise

Brève
07/03/2020

L'équivalent de Pôle emploi en Grande-Bretagne

En Angleterre, les observateurs de la santé publique ont constaté ces dernières années un ralentissement de la progression de l'espérance de vie, et sa stagnation dans les régions les plus touchées par la crise.

Chez les 10 % les plus pauvres, l'espérance de vie est même en train de reculer. Quant à l'écart de l'espérance de vie entre les régions les plus prospères et les plus pauvres, qui est de 10 ans, il se creuse. Et c'est désormais plus du tiers des enfants qui vit sous le seuil de pauvreté.

Rien de mystérieux à ces chiffres. Pour renflouer les banques après la crise de 2008, les gouvernements successifs ont imposé des coupes draconiennes dans les budgets sociaux (logement, santé, enfance...). Les salaires n'ont toujours pas retrouvé leur niveau d'avant 2008, et les seuls emplois créés sont précaires et sous-payés.

En Angleterre, comme partout, le patronat et ses mercenaires politiques font payer la crise de leur système à la classe ouvrière pour maintenir, et même accroître la fortune des actionnaires. La seule chose qu'ils n'auront pas volé, c'est la révolution.

Coronavirus : aux petits soins des entreprises

Brève
07/03/2020

Inquiet des chutes des bourses mondiales et du ralentissement économique consécutif à l'épidémie en cours, le ministre de l'Économie, Le Maire, a réuni les banques et assureurs français. Le ministre leur a demandé de « soutenir les entreprises qui souffrent ». En réponse la Fédération des banques françaises a affirmé « la totale mobilisation des banques afin d'accompagner leurs clients [les entreprises], face à d'éventuelles difficultés ».

Les millions de familles populaires, touchées depuis bien longtemps par le chômage, la précarité, les bas salaires, qui se débattent dans les difficultés quotidiennes de logement et autres, n'ont pas droit à autant de sollicitude. Ils ne comptent pas aux yeux du gouvernement. Il est vrai qu'il est pour quelque chose dans les souffrances et les difficultés du monde du travail.

Solidarité avec les migrants

Brève
07/03/2020

À la frontière franco-italienne, au pied du col du Montgenèvre, les associations d'aide aux migrants rééditent ce week-end ce qu'ils appellent leur maraude géante.

Cette manifestation affirme une solidarité envers des exilés qui, au péril de leur vie, tentent de franchir la montagne à la nuit tombée malgré l'obstacle des intempéries et surtout de la police des frontières. Ils protestent aussi contre le gouvernement qui tient leur solidarité pour criminelle et les poursuit parfois en justice au nom de lois destinées à lutter contre le trafic d'êtres humains !

Les vrais criminels sont ces dirigeants européens qui multiplient les obstacles à l'encontre de migrants qui fuient les guerres et la misère.

Imprimer txt