Brèves

Casino : des magasins sans employés... mais pas sans profits

Brève
26/12/2019

La chaîne de supermarchés Casino a ouvert 118 magasins le mercredi 25 décembre, uniquement avec des caisses automatiques et des vigiles. Les syndicats s'inquiètent à juste titre de cette politique de la direction, qui risque de se traduire par des suppressions de personnel et par une généralisation du travail les jours fériés.

Le groupe Casino, qui exploite les enseignes Monoprix, Franprix, Leader Price ou encore Cdiscount, n'est pas une petite PME. Comme toutes les grandes enseignes, il cherche à faire toujours plus de profits, profitant de la robotisation pour économiser sur les salaires et les emplois. Plutôt que des magasins sans travailleurs, il faudrait des magasins sans patron.

Burkina-Faso : la spirale du terrorisme... et les responsabilités de l'impérialisme

Brève
26/12/2019

Le Burkina-Faso vient de subir une nouvelle attaque terroriste, avec un lourd bilan : 42 morts. Début avril, 62 personnes avaient trouvé la mort en trois jours lors d'affrontements. Depuis cinq ans, ce pays, un des plus pauvres d'Afrique, doit faire face à des mouvements terroristes, et ce n'est pas la présence de l'armée française ni celle des forces de l'ONU qui ont amélioré la situation, au contraire.

Les dirigeants impérialistes sont incapables de ramener la paix dans la région, car ces bandes djihadistes prospèrent avant tout sur la misère, une misère provoquée et entretenue par les grandes entreprises occidentales, comme Total, Areva, Bouygues et quelques autres, qui exploitent les ressources naturelles et humaines avec lesquelles elles font leurs profits.

Les petits rats de l’Opéra à la pointe… de la lutte

Brève
26/12/2019

La veille de Noël, les danseuses et les musiciens de l’Opéra de Paris ont donné une représentation gratuite sur le parvis de l’Opéra Garnier. Une action qui permet de rappeler que le personnel de l’Opéra est en grève depuis quinze jours contre la réforme des retraites. Les danseuses et les danseurs sont particulièrement touchés par l’attaque du gouvernement, car ils peuvent partir aujourd’hui à 42 ans au lieu de 64 comme le prévoit le gouvernement dans sa future loi. Mais qui peut encore danser le Lac des cygnes à 64 ans ?

Que l’on soit cheminot ou ouvrier, que l’on soit enseignant ou employé, que l’on soit à la Ratp ou à l’Opéra, c’est l’ensemble du monde du travail qui est attaqué par le gouvernement et son projet de retraite à points. Le combat ensemble promet d’imposer une furieuse valse à Macron et à sa mauvaise troupe !

La force des travailleurs, c'est la grève !

Brève
26/12/2019

Le Pdg de la SNCF, Jean-Pierre Farandou

Jean-Pierre Farandou, le nouveau dirigeant de la SNCF, s'est plaint que la grève avait déjà fait perdre 400 millions d'euros à l'entreprise, soit 20 millions par jour.

La force des cheminots comme de tous les travailleurs, c’est que ce sont eux qui produisent les richesses, qui font fonctionner toute l’économie, pas les actionnaires !

Algérie : mort d'un pilier du « système »

Brève
24/12/2019

Le général Gaïd Salah, chef d'état-major algérien, est mort. Il avait fait toute sa carrière au sein de l'armée, garante de la dictature du « système ». Il en avait gravi tous les échelons, jusqu'à sa nomination à la tête de l’armée par Bouteflika en 2004.

Lors du Hirak, le mouvement populaire contre la réélection de Bouteflika, il avait su lâcher à temps le président sénile qu’il avait réussi à écarter afin d’éviter que la contestation de la rue le submerge, lui et sa bande. Les manifestants continuaient à réclamer son départ, notamment après la mascarade de l'élection présidentielle du 12 décembre organisée par ses soins.

Mais si ce pilier du régime disparait, il reste tous les autres, dont la population algérienne réclame qu’ils dégagent.

Irak : les révoltes continuent

Brève
24/12/2019

Les manifestations populaires en Irak ont repris, surtout dans le sud du pays. Des milliers de manifestants coupent les rues, organisent des piquets de grèves pour dénoncer le système politique et la corruption.

Depuis début octobre, la colère populaire explose. Le régime a fait près de 500 morts et des milliers de blessés en faisant tirer sur les manifestants et en faisant assassiner des militants par des milices supplétives. Malgré la répression, la révolte a contraint le Premier ministre à la démission le 29 novembre dernier. Depuis, les différentes factions qu’elles soient pro-américaines ou pro-iraniennes, s’écharpent pour former un nouveau gouvernement.

Mais quel que soit le résultat, ça ne sera pas suffisant pour mettre fin à la corruption du régime. Pour changer leur sort, les travailleurs irakiens ne peuvent compter que sur eux-mêmes et sur leur mobilisation.

Fin du franc CFA : ravalement de façade, mais pas de politique

Brève
24/12/2019

Dans un discours que la presse qualifie déjà d'historique, Alassane Ouattara, le président ivoirien, a annoncé aux côtés de Macron la fin du franc CFA. Le président français s'est félicité de la disparition de cette monnaie, vestige d'un temps, selon lui, révolu.

Mais si ce symbole va s’effacer des huit pays de l'Ouest africain où il existait, l'impérialisme français, lui, restera bien présent : Bouygues, Bolloré et autres grands patrons français pourront continuer à faire fructifier leurs affaires et à piller systématiquement les ressources de ces pays.

La mafia des compotes

Brève
24/12/2019

Ah, les compotes, censées être moins chères, que la grande distribution vend sous ses propres marques… Eh bien, sept géants du secteur des compotes et confitures se sont fait pincer pour avoir organisé pendant des années un cartel secret, avec des méthodes de mafieux, afin de maintenir leurs prix au plus haut. Au détriment, bien sûr, des consommateurs.

Il en coûtera 58 millions d’amendes à ces grands groupes. Bien moins, on peut en être certain, que ce qu’ils y ont gagné sur le dos des consommateurs, même en prenant le risque de se faire prendre les doigts dans le pot de confiture.

Les détrousseurs sont là !

Brève
24/12/2019

Même si les usagers en avaient peu vu la couleur, en 2019, les banques avaient consenti à modérer certains frais bancaires du fait de la crise des gilets jaunes.

Pour l’année qui vient, elles ne font même pas semblant : elles annoncent un peu partout des hausses diverses et variées des « frais bancaires ». Bref, de ce qui ira gonfler les dividendes de leurs actionnaires.

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