Brèves

Lait contaminé Lactalis : une opacité criminelle

Brève
30/11/2018

Depuis septembre, le groupe Lactalis a de nouveau été autorisé à vendre son lait en poudre pour bébés, après avoir assuré que la tour n°2 de son usine de Craon n'avait jamais été contaminée par la salmonelle. Mais selon la presse, Lactalis avait en fait tenu secrets des résultats d'analyses qui montraient la présence de bactéries dans cette tour. Depuis le début du scandale en 2017, lorsque des lots de lait contaminés ont été vendus, les familles des victimes se heurtent au refus de rendre des comptes d'Emmanuel Besnier, propriétaire de Lactalis et 5ème fortune française. Les capitalistes tiennent au secret de leurs affaires pour dissimuler la façon dont se fabriquent leurs profits. Les travailleurs et les consommateurs, eux, ont tout intérêt à imposer la transparence totale sur ce qui se passe dans l'entreprise. C'est vital... dans tous les sens du terme.

Le gouvernement aux petits soins pour Sanofi

Brève
29/11/2018

Sanofi, qui a affiché près de 7 milliards d'euros de profits en 2017, vient d'obtenir du gouvernement l'autorisation d'augmenter largement les prix de cinq de ses médicaments. Une autorisation nécessaire pour que les médicaments soient remboursés par la sécu. Par exemple, l'Hydrocortancyl en version injectable passera en janvier de 3 € à 5,12 €, soit 70 % d'augmentation. Sachant que plus de 400 000 flacons avaient été vendus l'an dernier, cela pourrait rapporter à Sanofi un bénéfice supplémentaire de quelque 500 000€ puisés dans les caisses de la Sécurité sociale !

Et ensuite, on viendra expliquer aux travailleurs que ces caisses sont vides !

La colère des travailleurs de la Réunion ne retombe pas

Brève
29/11/2018

Une marée de gilets jaunes a accueilli la ministre des Outre-mer, Girardin, à l'aéroport de la Réunion mercredi. Sur un rassemblement, elle a tenté d'amadouer les manifestants par des paroles lénifiantes : « Vous souffrez depuis de nombreuses années », « Vous avez droit à plus de justice », a-t-elle déclaré. Oui ! Et maintenant les travailleurs réunionnais demandent des comptes.

Face à la mobilisation, la ministre et le préfet organisent des rencontres et des discussions. Pour ne pas être les laissés pour compte, pour ne pas laisser les représentants du patronat local parler à leur place et tirer les marrons du feu, les travailleurs réunionnais devront mettre en avant leurs exigences propres : l'augmentation des salaires, des pensions et des allocations et leur indexation sur la hausse des prix.

Smic : on est loin du compte

Brève
29/11/2018

Interrogé par Jean-Jacques Bourdin mercredi 27 novembre, le Premier ministre Edouard Philippe a affirmé qu'il n'y aurait pas de « coup de pouce » au smic au 1er janvier prochain : le gouvernement, qui ne veut surtout pas déranger le grand patronat, ne revalorisera son montant que de l'inflation officielle, soit largement moins que l'augmentation des carburants, du gaz, des fruits et légumes, et de la quasi-totalité des dépenses obligatoires.

Avec un smic à 1188 € net (à condition de travailler à temps complet), comment peut-on faire autre chose que survivre ? Les travailleurs ne demandent pas l'aumône, mais de pouvoir vivre et faire vivre leur famille dignement de leur travail. Mais pour cela, il faudra qu'on se mobilise pour imposer de prendre sur les profits accumulés par les grands actionnaires des grandes entreprises et des banques.

Take eat Easy : ce n'est que justice

Brève
29/11/2018

Pour la première fois en France, la Cour de cassation vient de reconnaître qu'un coursier de la société Take eat Easy, aujourd'hui en liquidation, était un salarié et pas un travailleur indépendant. Cette plate-forme exploitait le travail des livreurs à vélo, à qui elle imposait de prendre le statut autoentrepreneurs. Par géolocalisation, Take eat Easy pistait les livreurs et les sanctionnait quand ils ne rapportaient pas assez. Ils étaient ainsi entièrement subordonnés à Take eat Easy.

La décision de justice ne suffira probablement pas à imposer à Uber et autres Deliveroo le respect des droits des livreurs et leur transformation en salariés, avec les règlements et les protections que cela suppose. Mais c'est un encouragement pour leur combat.

Étudiants étrangers rackettés

Brève
29/11/2018

Le Premier ministre a annoncé la hausse des droits d'inscription pour les étudiants étrangers extra-européens, dès la rentrée prochaine. L'inscription en licence passera pour ces étudiants de 170 à 2770 euros, et à 3770 en master.

Présentée, sans rire, comme un moyen d'augmenter le prestige et l'attractivité des universités françaises, cette mesure va mettre un obstacle insurmontable pour beaucoup d'étudiants étrangers venus de pays pauvres ou issus de milieux modestes.

L'État français aurait les moyens de financer les facs sans racketter les étudiants : en prenant ne serait-ce qu'une partie des profits faits par les multinationales françaises sur le pillage de l'Afrique.

 Pour les salaires, travailleurs de tous les pays unissez-vous !

Brève
29/11/2018

L'Organisation internationale du travail vient de rendre son rapport annuel sur l'évolution des salaires dans le monde. Et celui-ci confirme ce que constatent les travailleurs depuis des années : les salaires sont bloqués. Et ce ne sont que des moyennes !

Aux États-Unis, la croissance des salaires n'a pas dépassé 0,7 % depuis deux ans. Pour l'Europe de l'Ouest, la progression des revenus est tombée à un niveau proche de zéro l'an dernier. En Italie et en Espagne, les salaires baissent carrément.

Dans le même temps, la distribution de dividendes pour les actionnaires à l'échelle de la planète a battu des records en 2017 avec plus de 1 000 milliards de dollars.

C'est à l'échelle de la planète que la bourgeoisie mène la guerre aux travailleurs pour maintenir et même augmenter ses profits. C'est à cette échelle que les travailleurs devront se battre pour défendre leur peau.

Impôts : aucune raison de consentir !

Brève
28/11/2018

« Il faut rétablir le consentement à l'impôt » a déclaré Macron lors de son intervention télévisée. Il peut toujours rêver. Les classes populaires paient des impôts sous toutes les formes et en retour les écoles et les maternités ferment, les hôpitaux manquent d'infirmières, les autoroutes sont payantes et les routes ne sont plus entretenues.

L'argent des impôts sert à arroser les grands patrons avec le CICE et autres exonérations, avec des commandes publiques à des tarifs surévalués pour Vinci, Dassault ou autres. Il sert encore à verser des milliards aux banques sous forme d'intérêts sur les emprunts d'états.

Aux capitalistes de payer intégralement les impôts qui alimentent un État à leur service.

Illusoire capitalisme vert...ueux

Brève
28/11/2018

Selon l'ONG Oxfam, trois ans après la COP21 à Paris et ses engagements pour promouvoir les énergies vertes, les principales banques françaises continuent de faire leur beurre dans les énergies fossiles, charbon, pétrole et gaz. Sur 10 euros provenant des banques, 7 vont à des énergies impactant le climat et 2 aux énergies renouvelables. La BNP Paribas arrive en tête du classement avec 12,8 milliards d'euros de financement entre 2016 et 2018, suivie de près par le Crédit agricole et la Société générale.

Au nom de l'avenir de la planète, les gouvernements font la morale aux consommateurs et taxent toujours plus les usagers. Mais ils n'imposent rien aux banques et aux capitalistes qui ont le vrai pouvoir !

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