Brèves

Troupes australiennes : le sale boulot des seconds couteaux

Brève
14/11/2020

Commandos australiens en Afghanistan en 2010

La semaine prochaine en Australie, un rapport va être publié au sujet des commandos envoyés de 2001 à 2013 en Afghanistan et en Irak afin de seconder les troupes des États-Unis dans leur prétendue « lutte contre le terrorisme ».

Avant même sa publication, le Premier ministre conservateur Scott Morrison a prévenu que la population serait choquée par les révélations. Car les forces spéciales australiennes, même si elles n'ont joué que les seconds couteaux, n'ont rien à envier aux commandos américains ou européens en matière d'exécutions sommaires de civils et de prisonniers.

Les sales guerres de l'impérialisme ne se font pas proprement. Les gouvernements le savent, même lorsqu'ils font mine de déplorer tel ou tel acte barbare après coup.

Lits de réanimation : le nez de Castex s’allonge, s’allonge…

Brève
14/11/2020

Le Premier ministre a osé dire dans son intervention jeudi 12 novembre : « (les) soignants ne nous demandent pas d'augmenter le nombre de lits de réanimation ».

Cela scandalise le personnel hospitalier, qui n'a pas attendu la pandémie pour revendiquer depuis des années l'arrêt des suppressions de lits hospitaliers et aussi qu'on en recrée par milliers. Quant aux lits de réanimation, ils manquaient déjà, d'après le porte-parole des médecins urgentistes, « tous les étés, tous les hivers, tous les week-ends ».

En plein rebond du Covid, Castex raconte n'importe quelle fable pour tenter de masquer l'incurie du gouvernement, qui n'a fait aucun effort pour remettre à niveau les hôpitaux après la première vague. Il ferait mieux de la fermer, et d'ouvrir la bourse budgétaire.

Bridgestone : les patrons confirment la fermeture

Brève
13/11/2020

Le siège de Bridgestone à Tokyo

Les dirigeants du groupe Bridgestone viennent de confirmer la fermeture totale de l'usine de Béthune en avril 2021. Ils ont donc choisi d'ignorer des offres du ministre de l'Économie Bruno Le Maire ou encore du président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui proposaient aux actionnaires des dizaines de millions d'euros s'ils acceptaient de ne licencier « que » 300 ou 400 travailleurs au lieu des 900 prévus.

Cela en dit long sur la valeur des prétendus « projets industriels » que sortent de leur chapeau les hommes politiques de tous bords quand tombe un plan de licenciements. Aucun tapis rouge n'empêchera un capitaliste de rayer une usine de la carte s'il juge que c'est là son intérêt.

Pour sauver leur emploi, pour sauver leur vie, les travailleurs n'ont pas d'autre choix que de se faire craindre de leurs exploiteurs. Sans des luttes massives et explosives, menaçantes pour les profits du patronat, leurs vies seront sacrifiées. Oui, la lutte de classe existe bel et bien. Les capitalistes la mènent en permanence. Aux travailleurs de mener la leur, sans relâche.

Étudiant, sois jeune et tais-toi !

Brève
13/11/2020

La future LPR (loi de programmation de la recherche), en cours de discussion à l'Assemblée nationale, ne se contente plus de créer un nouveau statut, plus précaire, pour les enseignants-chercheurs, ni de mettre les laboratoires de recherche à la diète. Il s'y ajouterait un « délit d'entrave », punissant d'un an de prison et de 7 500 € d'amende celui qui viendrait « troubler la tranquillité ou le bon ordre de l'établissement ». La peine passerait à trois ans de prison et 45 000 € d'amende si le délit est « commis en réunion ».

Ces dispositions visent à dissuader les protestations étudiantes. Mais ce durcissement répressif ne suffira pas à protéger le gouvernement des conséquences de sa propre politique d'abandon du service public de l'enseignement supérieur. La jeunesse ne se laissera pas aussi facilement privée du droit d'exprimer sa colère !

Hôpital : grève de cadres

Brève
13/11/2020

Au CHU de Nantes, des cadres de santé sont en grève. Leur travail est de trouver des remplaçants pour les travailleurs hospitaliers qui sont en arrêt afin que les services puissent continuer à tourner. C'est un casse-tête tant les effectifs sont insuffisants.

Ces cadres en ont marre d'être poussés par la direction à jongler avec la vie privée des hospitaliers : rappel sur des repos, heures supplémentaires, changement d'horaires de travail, week-end supplémentaires...

Comme beaucoup d'hôpitaux, le CHU de Nantes a vu ses effectifs fondre de 10 % en dix ans, pendant que l'activité augmentait.

Cette situation criminelle pour les malades en période d'épidémie est le fruit de l'austérité imposée aux hôpitaux par les gouvernements.

Les gros pourboires de l’industrie pharmaceutique

Brève
13/11/2020

Le géant pharmaceutique Pfizer a vu le cours de ses actions bondir de 15 % en une journée, lorsqu'il a annoncé les résultats préliminaires de son vaccin contre le Covid-19.

Hasard du calendrier, c'est du moins ce que certifie la SEC - gendarme des bourses américaines -, le PDG de cette société revendait ce même jour 130 000 actions Pfizer, empochant ainsi plus de 5,6 millions de dollars. En plus de son salaire mensuel de 1,65 million de dollars...

Les gros actionnaires de Pfizer, eux, ont vu leur fortune s'accroître de plus de 30 milliards de dollars, le même jour, soit 5 300 fois plus que ce PDG qui travaille pour leur compte !

On n'est pas encore tout-à-fait certain que ce vaccin soit le bon, par contre il a été diablement efficace et rapide pour remplir les poches des dirigeants de Pfizer et de ses actionnaires.

Mexique : la police tire sur ceux qui protestent contre les violences faites aux femmes

Brève
12/11/2020

Manifestation du 9 novembre à Cancún

Lundi 9 novembre, dans la ville mexicaine de Cancún, la police a ouvert le feu sur des manifestants qui essayaient d'envahir la mairie en protestation contre le meurtre, la semaine précédente, d'une femme de 20 ans - un de plus dans cette région déjà très touchée. Le rassemblement visait plus largement à dénoncer l'impuissance volontaire de l'État mexicain face aux violences faites aux femmes. Au moins dix chaque jour sont assassinées, près de 4 000 par an.

La répression - quatre journalistes blessés, huit manifestants arrêtés - contre cette manifestation montre que les protestataires n'ont rien à attendre du pouvoir en place. C'est ce qu'avait déjà illustré le traitement réservé aux précédents rassemblements contre ces mêmes violences dans différentes villes du pays.

« Notre peur s'est transformée en rage », a expliqué une manifestante. Malgré les prétentions du président Andrés Manuel López Obrador à se dire progressiste, les Mexicaines sont de plus en plus nombreuses à comprendre qu'elles ne pourront compter que sur elles-mêmes.

Aggravation de la pauvreté

Brève
12/11/2020

File pour l'aide alimentaire

Le dernier rapport du Secours catholique illustre l'aggravation de la pauvreté. En France, une famille sur quatre accueillie dans ses centres ne dispose d'aucune ressource, et la moitié ont moins de 1 037 euros par mois, allocations comprises.

Pour plus de la moitié de ces familles, une fois le loyer, l'électricité et autres dépenses incompressibles acquittées, il ne reste de 2 à 9 euros par jour. Au moins quatre familles sur dix n'ont pas les moyens de se nourrir correctement.

Et cela, dans un des pays les plus riches du monde !

Nouveau budget, mêmes bénéficiaires

Brève
12/11/2020

L'Assemblée nationale a adopté un 4e budget rectificatif pour 2020, censé couvrir les conséquences du second confinement. Sans surprise, les grandes entreprises sont les plus choyées, en touchant la plus grosse part des 6 milliards d'euros supplémentaires destinés au chômage partiel et à de nouvelles exonérations de cotisations sociales.

Le « fonds de solidarité » qui indemnisera les commerçants reçoit 10 milliards supplémentaires, mais dans le même temps Le Maire, ministre de l'Économie, supplie les bailleurs de renoncer à un mois de loyer en novembre. Ce qui montre qu'il ne croit pas lui-même à l'efficacité de cette mesure.

Et pour lutter contre les effets du chômage et la pauvreté ? Rien de plus que les quelques primes déjà annoncées pour les bénéficiaires du RSA et des APL.

Le gouvernement maintient le cap : tout pour le patronat.

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