Brèves

Combattre l'antisémitisme, ce n’est pas ce que font les ministres et ex-ministres qui appellent à défiler

Brève
19/02/2019

Un tag antisémite, xénophobe et anti-communiste, à Zoebersdorf (Alsace)

Premier ministre en tête, une quinzaine de partis appellent à manifester contre l'antisémitisme ce mardi 19 février, à Paris et dans plusieurs villes. Ces partis, dont certains ont exercé le pouvoir ces dernières années, entendent dénoncer les insultes antisémites lancées contre Finkielkraut et le regain d'actes antisémites établi par le ministère de l'Intérieur.

Ces actes soulèvent une légitime émotion. L'antisémitisme, qu'il vienne de l'extrême droite ou des islamistes radicaux, comme le racisme et la xénophobie, sont des poisons mortels pour toute la société ; ils sèment la division parmi les travailleurs. Partout et en tout temps, ces idées nauséabondes se sont retournées contre les classes populaires.

Mais on ne combattra pas l'antisémitisme en s'alignant derrière des politiciens responsables du climat délétère sur lequel prospèrent ces poisons, et qui l'instrumentalisent pour faire diversion. Ceux qui prétendent combattre l'antisémitisme tout en aggravant la situation matérielle des classes populaires et en maintenant par le fer et le sang leur ordre impérialiste injuste, sont des pompiers pyromanes.

Les masques tombent

Brève
19/02/2019

Quand Ciotti s'affichait aux côtés de gilets jaunes

Utilisant l'émotion après les insultes antisémites en marge de la dernière manifestation, des dirigeants politiques réclament l'interdiction des manifestations à venir. Eric Ciotti, député LR, réac parmi les réacs, a demandé « qu'on interdise la manifestation de samedi prochain». Laurent Wauquiez, président de LR veut « mettre hors d'état de nuire les délinquants, pilleurs et casseurs qui saccagent le pays ». Rien que ça !

Au début du mouvement, ces mêmes politiciens s'étaient empressés de se montrer aux côtés des gilets jaunes. Maintenant que l'opinion publique commence à se retourner, après des semaines de reportages montrant en boucle des scènes de violence, eux retournent leurs vestes. Ou plutôt, ils retrouvent leur hostilité naturelle contre ceux qui se révoltent.

Mali : cheminots en grève de la faim

Brève
19/02/2019

Femmes de cheminots maliens en lutte

Depuis plus de onze mois, les 500 cheminots maliens de la compagnie Dakar-Bamako n'ont pas été payés. Fin décembre, certains ont entamé une grève de la faim. Aujourd'hui, sept d'entre eux sont décédés ! Et État leur doit environ 2 500 euros chacun. Depuis des années, les lignes de la compagnie fonctionnent au ralenti. Rongés par la vétusté, les trains sont à l'arrêt total depuis le printemps 2018.

En 2003, la compagnie avait été privatisée, la concession revenant au groupe français Advens, propriété d'un homme d'affaire franco-sénégalais d'origine libanaise. En 2015, les États malien et sénégalais avaient fini par lui retirer la concession, sans que cela se traduise par la moindre amélioration. Les 20 milliards de francs CFA, soit 30 millions d'euros, promis par les deux gouvernements n'ont servi ni à payer les cheminots maliens ni à remettre la ligne en état.

Une minuscule partie des sommes dépensées par l'État français au Mali pour défendre les intérêts de Bolloré, Areva, Total et Cie suffirait à payer les cheminots et à faire fonctionner les trains.

Supermarchés, de moins en moins super

Brève
18/02/2019

Divers organismes mesurent l'augmentation des prix dans les supermarchés, suite à la loi « alimentation ». Et ils constatent que les prix augmentent beaucoup, de 3 à plus de 4 % selon les magasins et les produits.

Il est fort probable que les agriculteurs n'y gagneront pas grand-chose, voire rien du tout, mais les grandes surfaces, elles, augmentent leurs marges et les consommateurs sont dépouillés. Puisque le coût des produits augmente, les salaires doivent suivre et augmenter en proportion !

Le verre au dixième plein et aux neuf dixièmes vide

Brève
18/02/2019

Les chiffres du chômage ont un peu baissé et sont passés sous la barre des 9 %. La ministre du Travail crie victoire. Selon elle, c'est « dû aux réformes du marché du travail qui commencent à produire leurs effets ». En réalité, elle affirme sans savoir et si le chômage remonte, elle nous dira, comme elle l'a déjà dit, qu'elle n'est pas là pour commenter les chiffres...

En attendant, même avec cette baisse statistique, il y a toujours 3,4 millions de chômeurs sans aucun travail, et 6,6 millions si on compte ceux n'ayant travaillé que quelques heures dans le mois. Vraiment pas de quoi se vanter !

Ministère de la Justice ou de la Répression ?

Brève
18/02/2019

L'ex-boxeur gilet jaune qui avait boxé des policiers a été condamné à un an de prison à mi-temps, peut-on dire : la nuit, il sera enfermé, et le jour, il continuera de travailler.

Pendant ce temps, Benalla, proche de Macron, lui est toujours en liberté, de même que les policiers ayant éborgné un manifestant.

Santé : un système bien malade

Brève
18/02/2019

La ministre de la Santé est en tournée pour vendre son plan. Elle le présente comme s'il allait améliorer la proximité des établissements hospitaliers. C'est de la poudre aux yeux. En réalité, le gouvernement ferme et regroupe des établissements hospitaliers, comme la maternité de Bernay, dans l'Eure.

Les travailleurs hospitaliers de cet établissement indiquent que tout a été fait pour faire baisser le nombre des accouchements afin de pouvoir justifier ensuite la fermeture. Ainsi, la direction avait annoncé la fermeture par avance pour que les femmes enceintes accouchent ailleurs...

Ces manoeuvres sont dans la logique qui anime, de la ministre à l'administration, les responsables du système de santé, où la comptabilité prime sur le souci de soigner et de protéger les patients.

Et les contreparties pour les capitalistes ?

Brève
18/02/2019

Le Premier ministre s'est déclaré favorable à des « contreparties » pour les bénéficiaires des aides sociales. Il s'agirait de demander à ceux qui les touchent d'effectuer des heures de travail gratuit pour compenser.

Pourquoi ne pas demander de contreparties aux capitalistes qui reçoivent des dizaines de milliards d'euros de l'État, souvent au nom de l'emploi, et qui continuent de fabriquer des chômeurs en licenciant massivement ?

La solidarité gagne un procès

Brève
18/02/2019

La préfecture des Alpes-Maritimes a à son actif, en 2018, 29 000 renvois d'exilés vers l'Italie, souvent en bafouant la loi. Son préfet n'avait pas digéré qu'un militant solidaire des migrants, Cédric Herrou, compare sur Facebook cette politique anti-migrants à celle de Vichy vis-à-vis des juifs.

Le préfet avait poursuivi le militant devant les tribunaux, mais il a perdu ce procès. Et c'est tant mieux.

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