Brèves

Macron chahuté à Saint-Dié

Brève
23/04/2018

Macron était à Saint-Dié pour tenter de montrer qu'il n'est ni le candidat des riches, ni celui des grandes villes. Il a été interpellé par des cheminots qui lui ont lancé : « La dette de la SNCF, c'est la vôtre, c'est celle de l'État, elle n'a rien à voir avec le statut des cheminots ».

Après avoir exigé qu'on écarte de son chemin ceux qui le sifflaient, Macron n'a pas échappé à des retraités en colère contre la hausse de la CSG ni à des étudiants en lutte contre la sélection. Le gouvernement prétend qu'il n'y a rien de commun entre toutes ces colères. Il y en a pourtant un : la guerre que mène Macron contre les classes populaires, qui alimente la riposte de la population laborieuse.

Une nouvelle Ioi contre Ies migrants

Brève
23/04/2018

La loi « Asile et immigration » a été votée par les députés godillots de Macron. Elle renforce les dispositions répressives contre les migrants. Le gouvernement avait prétendu vouloir faire preuve « d'humanité » mais, avec cette loi, ceux qui tentent de rejoindre la France seront plus durement traités. Il y aura un assouplissement concernant le délit de solidarité, mais cela reste un délit !

Comme ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, le gouvernement parle de droit d'asile, mais il va poursuivre les expulsions massives, bafouant ainsi les droits élémentaires.

Air France : la grève continue

Brève
23/04/2018

Pour tenter de porter un coup d'arrêt à la grève des travailleurs d'Air France, son PDG propose un référendum et menace de quitter son poste si le résultat ne lui est pas favorable. Un chantage qui mérite un « non » massif, le plaçant sur un siège éjectable.

Pour le reste, les travailleurs d'Air France, comme tous ceux qui sont en lutte, n'ont d'autre choix que la grève pour imposer leurs exigences, comme dans toutes les entreprises où les salaires sont bloqués depuis des années, alors que les profits, eux, s'envolent.

Privatisation, piège à c...

Brève
23/04/2018

Les électriciens et gaziers, appelés à participer à la journée d'action de la CGT et de Sud, le 19 avril, en ont profité pour donner leur avis sur la privatisation qui menace aujourd'hui la SNCF après avoir frappé la Poste et GDF.

En 2004, Sarkozy avait juré qu'il n'était pas question de privatiser EDF-GDF, aujourd'hui l'État n'est plus actionnaire qu'à 20 % de GDF et à 83 % d'EDF. Et les tarifs n'ont pas baissé : le tarif réglementé EDF a augmenté de 25 %.

La privatisation n'améliorera pas le fonctionnement des services publics. Ceux-ci fonctionnent mal parce que l'État n'y met plus l'argent nécessaire. Une fois privatisés, les patrons privés ne s'occupent pas de servir le public, mais uniquement de servir leurs profits.

Hôpital à bout de souffle

Brève
23/04/2018

À l'hôpital Robert-Ballanger d'Aulnay-sous- Bois, en Seine-St-Denis, des médecins dénoncent l'impossibilité de donner des soins dans de bonnes conditions : urgences débordées, rendez-vous à six mois faute de personnel. En endocrinologie, par exemple, la cheffe de service évoque une activité en hausse de 46,7 % en dix ans sans aucun recrutement de médecin ou d'infirmière.

Cette situation est celle de beaucoup d'hôpitaux, quoi qu'en disent Macron et Buzyn, la ministre de la Santé. ll faudrait plus de moyens pour la santé, ce que refuse le gouvernement.

Des économies sur tout, y compris sur la santé, c'est criminel.

Vente-privee.com en grève

Brève
23/04/2018

Les salariés de vente-privee.com sont en grève pour une hausse de leur participation. 3 000 euros en 2014, elle est divisée par dix en 2018.

Les trois sites d'Île-de-France ont été bloqués, ainsi que le dépôt dans l'Ain. La grève est suivie par près des deux tiers des employés en CDl.

Cette entreprise a pourtant les moyens de payer pour ses 3 000 salariés, puisque le groupe fait 3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires à l'échelle mondiale.

Les salariés ont raison de réclamer une augmentation car l'argent gagné par leur patron, c'est le produit de leur travail, et de rien d'autre.

Bodyguard : licenciés par SMS

Brève
23/04/2018

430 agents de sécurité de I'entreprise Bodyguard ont reçu un sms ou un mail de leur direction, leur annonçant la liquidation de l'entreprise. Ces salariés, qui travaillent dans des hôpitaux, des administrations, des universités, à la RATP, n'ont pas été payés en mars par un patron déjà condamné en 2015 pour travail dissimulé et blanchiment d'argent.

Via 14 contrats de sous-traitance, Bodyguard exploitait près de mille salariés dans la sécurité. Et tous ces salariés sont jetés à la rue, comme des Kleenex. La loi des patrons, c'est la loi de la jungle !

19-20-21 mai : la Fête de Lutte Ouvrière

Brève
23/04/2018

Dans un mois, à la Pentecôte, aura lieu la Fête annuelle de Lutte Ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val d'Oise. Un parcours dans les arbres, un village médiéval, un chapiteau scientifique, des spectacles de qualité, des films, des expositions, des débats avec des écrivains, des historiens ou des militants ouvriers et, bien sûr, deux interventions de notre camarade Nathalie Arthaud, dimanche et lundi à 15 h, le tout dans une ambiance joyeuse et fraternelle.

Un rendez-vous à ne pas manquer. Demandez la carte d'entrée à nos militants : 15 euros à l'avance, 20 euros sur place.

Faire battre en retraite le gouvernement

Brève
20/04/2018

En plein bras de fer avec les cheminots, le gouvernement ouvre un semblant de discussions avec les organisations syndicales pour ce qu'il appelle une réforme des retraites. Comme toutes les précédentes, cette « réforme » vise à réduire les pensions, à augmenter la durée de cotisation et à reculer l'âge du départ à la retraite. Sous prétexte d'égalité, Macron veut supprimer les régimes dits spéciaux. Ainsi, les travailleurs bénéficiant d'un régime de retraite un peu moins défavorable perdraient leurs maigres avantages. Le régime universel qu'annonce le gouvernement a toutes les chances de n'être universel que dans l'injustice et la régression.

En multipliant les attaques contre les travailleurs, Macron pose au dur qui ne craint ni les grèves ni les manifestations. Cela appelle une riposte générale contre sa politique anti-ouvrière.

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