Brèves

Accords salariaux : les patrons préparent la suite... à leur sauce

Brève
02/04/2020

Chez Michelin de même que chez Renault, les patrons se réjouissent des accords qu’ils sont en passe de signer avec certains syndicats. Ces accords prévoient que, pendant le temps du chômage dit partiel, les salaires versés seront proches de 100 % du salaire habituel, donc supérieurs aux84 % prévus par la loi. Mais ces accords n’ont rien d’un cadeau désintéressé aux travailleurs. 100 % de salaires déjà insuffisants, cela reste de l’exploitation. Et il s’agit surtout pour ces patrons de préparer une reprise aussi rapide que possible de la production – qui d’ailleurs n’a jamais cessé complètement ni chez Michelin ni chez Renault. Les directions de ces groupes, en prévision du déconfinement, essayent de se mettre ce qu’ils appellent leurs « partenaires sociaux » dans la combine pour s’appuyer sur leurs « sens des responsabilités » quand il faudra repartir, en exigeant des ouvriers des horaires et des semaines à rallonge et de la productivité à gogo. Mais aucun de ses accords n’empêchera les travailleurs de défendre leur peau dans les jours à venir. Pas question de jouer avec la santé pour les profits des industriels !

À New York comme à Paris, comment payer son loyer sans revenu ?

Brève
02/04/2020

manifestation de locataires américains en 2017

3,2 millions d'Américains licenciés du jour au lendemain sans guère d'indemnité, les expulsions menacent. Selon les estimations du New York Times, 40% des New Yorkais ne pourraient pas payer leur loyer ce mois-ci. Des appels à la grève des loyers se multiplient aux États-Unis.

En France les sénateurs du PCF ont dénoncé à juste titre l'inégalité de traitement entre les entreprises et les particuliers, pour lesquels le gouvernement n'a rien prévu et qui sont censés payer leur loyer à échéance. La moindre des choses serait que les loyers de la période de confinement soient annulés pour tous les travailleurs.

Chaussures André en redressement : aux propriétaires de payer

Brève
02/04/2020

Manifestation le 23 janvier 2017 devant le siège de Vivarte

L’enseigne chaussures André, qui emploie 600 salariés dans 150 points de vente, vient d’être placée en redressement judiciaire – elle avait déposé le bilan une semaine tout juste après le début du confinement.

Le PDG de Spartoo, site de vente en ligne qui avait racheté la marque au groupe Vivarte en 2018, présente la fermeture probable de l’ensemble des magasins comme inévitable, parlant de pertes par millions du fait de l’épidémie.

Mais pourquoi les salariés devraient-ils faire les frais de la crise en cours ? Fondé autour de 1900, le groupe André – qui a longtemps possédé les marques Chevignon, Kookaï, Pataugas, ou encore la Halle – a enrichi des générations de capitalistes. En 2017 encore, alors que les ventes baissaient, ses directeurs se sont partagé une enveloppe de plus de 500 000 euros en primes !

Alors ce sont ces magots accumulés qui doivent servir pour passer le cap, en prélevant sur les fortunes des actionnaires présents et passés du groupe et en préservant tous les emplois et tous les salaires.

Bolsonaro doit manger son chapeau

Brève
02/04/2020

Le président brésilien qui minimisait encore ces derniers jours le danger du covid19 a dû se rendre à l'évidence, déclarant qu’il est face à un « grand défi », cessant de s'opposer au confinement déjà décidé dans certains États du pays. Il s'est même « excusé » d'avoir relayé une vidéo affirmant que le confinement tuait par la faim, en montrant les étals vides d'un marché. Alors qu’il s'agissait d'images d’un marché en interruption pour travaux. ! Des concerts de casserole aux fenêtres ont conspué Bolsonaro car il n'y a pas d'excuse qui tienne pour son retard criminel à prendre des mesures de précautions élémentaires. Bolsonaro, tout comme Trump, se montrent bien plus soucieux de sauvegarder les intérêts des industriels, des banquiers, que de la santé et la vie de la population. Mais si eux le font d’une manière caricaturale, c’est aussi ce que font tous les gouvernements, tous au service des capitalistes.

Actionnaire d'Easyjet et... charognard de haut vol

Brève
02/04/2020

Monaco, où est domicilié Stelios Haji-Ioannou, comme nombre de milliardaires fuyant l'impôt

Sir Stelios, fondateur et un des principaux actionnaires d’Easyjet a empoché 60 millions d’euros de dividendes sans ciller, alors que sa compagnie se dit « en danger » et pourrait rapidement réclamer un soutien public, mais c'est toute sa classe sociale qui, après avoir empoché des millions, tend la sébile pour réclamer que l’État leur redistribue l’argent public. Quitte à payer pour ces éternels quémandeurs, il serait plus juste et efficace de les exproprier et de mettre leurs activités au service de la collectivité.

Macron testé positif à la démagogie nationaliste

Brève
01/04/2020

Le patriotisme économique d'hier...

En visite à l'une des rares usines du pays capable de produire masques chirurgicaux et FFP2, Macron a dit y voir un exemple à suivre. Il faut « rétablir notre souveraineté française et européenne » et « parvenir en fin d'année à une indépendance pleine et entière », a-t-il déclaré.

Ce couplet nationaliste n'est pas inhabituel chez lui, ni chez nombre de dirigeants politiques rivalisant dans les discours protectionnistes voire chauvins. Macron espère sans doute rattraper sa dégringolade dans les sondages, majoritaires à reprocher au gouvernement son impréparation.

Le comble du ridicule, c'est que l'entreprise choisie par Macron pour jouer du pipeau nationaliste, Kolmi-Hopen, appartient en fait à ... un groupe canadien, Medicom, qui produit sur trois continents et vend dans le monde entier !

Son cocorico est quelque peu enroué.

Prestations sociales et familiales : loin du compte

Brève
01/04/2020

En ce 1er avril, le RSA augmente de 0,9 %, soit 5 € par mois pour une personne seule. Mais d'autres prestations sociales augmentent encore moins, car elles ont été désindexées de l'inflation officielle : les prestations familiales et l'allocation adulte handicapé (AAH) n'augmenteront que de 0,3 %, soit 2,7 € par mois !

Face à l'urgence de l'épidémie, l'État a su trouver des dizaines de milliards d'euros... en faisant marcher, à l'avenir, la planche à billets. Cela va entrainer un appauvrissement programmé de la population laborieuse. Devant cette crise annoncée, il faut prendre l'argent là où il est: dans les coffres des milliardaires.

FedEx Roissy, la mise en danger XXL des travailleurs

Brève
01/04/2020

Les entreprises d'intérim présentes sur le site de Roissy ont annoncé qu'elles n'y enverraient plus d'intérimaires après le décès par le covid-19 de l'un d'entre eux et le dépôt d'un droit de retrait pour « danger grave et imminent » par les syndicats. Mais le transporteur de paquets FedEx continue, lui, son activité, malgré l'inquiétude des salariés et l'avis de l'Inspection du travail.

Ce géant mondial de la logistique et du transport aérien emploie près de 3 000 personnes sur sa plateforme, dont beaucoup habitent l'Oise et ont donc côtoyé des personnes contaminées Mais la direction persiste à faire venir ces travailleurs. Ils doivent, qui plus est, badger par reconnaissance digitale en faisant la queue, groupés à des centaines, puis mettent leur doigt sur la même machine.

Cette situation n'est pas unique, ni en France ni ailleurs. Quand on dit que les capitalistes ont un coffre-fort à la place du coeur et de la cervelle... !

Catastrophe humanitaire au Yémen

Brève
31/03/2020

Centre yémenite de traitement du choléra bombardé par l'armée saoudienne en juin 2018

Cela va faire cinq ans que l'Arabie Saoudite a commencé son intervention militaire au Yémen. Pendant ces cinq années, les destructions des infrastructures ont ramené le pays des décennies en arrière, notamment sur le plan de la santé.

Le pays connaît actuellement non seulement la famine, mais une épidémie de choléra qui est sans doute la pire que le monde ait connue depuis 1945. Si le coronavirus devait s'étendre au Yémen, inutile de dire que le désastre humanitaire franchirait un cap supplémentaire.

Dans la catastrophe en cours, les grandes puissances sont les premières responsables : les États-Unis, soutien indéfectible de la dictature saoudienne, mais aussi la France et le Royaume-Uni, qui tous continuent à vendre armes et soutien technique aux massacreurs.

Et après cela nos gouvernants viendront nous dire qu'ils font le maximum pour enrayer la pandémie...

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