Brèves

Salvador : la justice s'acharne contre les femmes

Brève
17/08/2019

Une jeune femme de 21 ans, victime d'un viol, passe en jugement suite à la perte de son bébé. Elle encourt de trente à cinquante ans de prison pour homicide aggravé par négligence.

Un premier jugement avait été annulé par la Cour suprême, mais le ministère public ne veut pas en rester là

Les organisations féministes du pays et nombre de femmes et d’hommes sont mobilisées pour la faire libérer, certaines ont manifesté devant le tribunal au cri de « libérez Evelyn » et « A bas le patriarcat ». D'autres femmes croupissent en prison pour de tels faits , mais la mobilisation a permis de libérer cinq d'entre elles ces derniers mois.

Djakarta : une catastrophe annoncée

Brève
17/08/2019

Le gouvernement indonésien prépare le déménagement de sa capitale sur l'île de Bornéo. C’est que la capitale actuelle, Djakarta, est menacée d'effondrement à cause du pompage sauvage de sa nappe phréatique, de la construction de gratte-ciels et de l’invasion de cette nappe par les eaux marines. Certains quartiers sont déjà noyés sous les eaux. Il y a en plus la pollution chronique, sans compter la surpopulation.

Les dirigeants du pays et les plus riches se préparent, eux, à habiter une nouvelle capitale tout confort, bien loin des plus pauvres parmi les 10 millions d'habitants de Djakarta qu'ils abandonnent à leur sort.

Une économie en folie, à transformer d’urgence

Brève
16/08/2019

Tension dans le détroit d’Ormuz, où circule une bonne partie du pétrole mondial, guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, multiplication des bulles spéculatives et yoyo des valeurs boursières : le capitalisme à bout de souffle menace l’économie mondiale d’une crise généralisée.

La révolution sociale devient d’une urgente actualité face à cette organisation économique – mieux vaudrait dire une désorganisation économique - en délire total.

Le devoir de mémoire de Macron et le nôtre

Brève
16/08/2019

Macron a tenu à rappeler le rôle des soldats natifs des colonies africaines de la France lors du débarquement en Provence en août 1944. On a sacrifié leur vie pour le plus grand profit d’une métropole qui les opprimait, cela vaut bien plus qu’un monument ou un nom donné à une rue comme le propose Macron aujourd’hui, 75 ans plus tard.

Il faut se souvenir qu’à l'époque, les peuples colonisés avaient été remerciés de leur courage et de leurs sacrifices avec des balles et du plomb. Comme les soldats sénégalais du camp de Thiaroye, massacrés, simplement parce qu'ils réclamaient leur solde. Dès 1945, la France coloniale a reprimé en Algérie, notament à Sétif, en Indochine, à Madagascar…

La prétendue repentance tardive et limitée de Macron n’effacera pas ces crimes de l’impérialisme français.

Sanctions contre des pompiers mobilisés

Brève
16/08/2019

Des pompiers en grève dans le Val d'Oise sont menacés de sanctions. Ils dénoncent le manque de 160 postes sur le département. Ils continuent à assurer leur service, mais arborent un brassard pour signifier leur participation au mouvement.

Ce qui n'est pas du goût de leur hiérarchie, qui a prononcé 20 blâmes et deux jours de mise à pied. Elle n'accepte pas que les pompiers alertent la population par des banderoles « population en danger », ce qui n‘est pourtant que la triste réalité.

Le mouvement, commencé nationalement fin juin, dénonce les manques d'effectifs, non seulement chez les pompiers mais aussi chez les urgentistes. Ces sanctions ne suffiront ni à régler des problèmes réels, qui vont en s’aggravant, ni a éteindre la colère.

Ecroulement du pont de Gênes : des dirigeants unis dans l'hypocrisie

Brève
15/08/2019

Une partie de la population de Gênes a rendu un hommage aux victimes de l'effondrement du pont de Gênes, survenu il y a un an. Salvini et Di Maio, dirigeants d'une coalition gouvernementale en pleine implosion, plastronaient au cours de cette cérémonie. Une autre partie se réunissait ailleurs pour ne pas se retrouver aux côtés de ces responsables politiques.

Car Salvini, le ministre de l'Intérieur d'extrême droite, ne se cache pas de vouloir laisser la gestion du futur pont à la famille Benetton, déjà gestionnaire du pont écroulé et responsable de son manque d'entretien. Quant au Mouvement 5 étoiles de Di Maio, il s'était opposé, avant la catastrophe, à toute construction alternative à ce pont pourtant jugé fragile et dangereux.

Indécent !

Le chômage baisse ? On n'a rien senti

Brève
15/08/2019

Le gouvernement jubile à l'annonce d'une baisse des chiffres du chômage, soi-disant le plus bas depuis 2009.

Mais ça, se sont les chiffres officiels de l'INSEE dont sont retirés, entre autres, 1,5 million de chômeurs, qui ne répondent pas aux critères fixés par les autorités... A ce compte-là, les chiffres officiels n'ont rien à voir avec la réalité.

La réalité, c'est qu'il y a six millions de personnes privées d'emploi en totalité ou partiellement. Ce gouvernement, au lieu de combatre le chômage, facilite les licenciements… et le patronat ne se prive pas d'en profiter.

Les hôpitaux des Antilles mobilisés

Brève
15/08/2019

Depuis trois semaines, le personnel du CHU de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, est en grève. Ils dénoncent la pénurie de draps, de médicaments, de matériels. Un manque permanent, mais qui s’est encore aggravé après l’incendie d'une partie de l’hôpital en novembre 2017.

Mardi 13 août, une manifestation réunissait plusieurs milliers de personnes, la population de la ville se joignant aux grévistes. Et le CHU de Martinique s’est mobilisé en soutien.

Comme le personnel des hôpitaux ici, ils dénoncent le manque de tout, au nom d’un endettement qui n’est pas de leur fait. Et ils exigent les moyens et les effectifs pour ne pas mettre en danger les malades... ni la santé du personnel hospitalier.

Région parisienne RER, transport au rabais

Brève
15/08/2019

Du monde entassé sur les quais, dans les rames bondées, de longs temps d’attente entre deux trains, c’est le quotidien des habitants de la banlieue parisienne toute l’année… mais aussi actuellement en août.

En cause, des travaux certes indispensables pour l’entretien du réseau, qui sont faits l’été lorsqu’il y a moins de voyageurs. Mais si ce n'était que ça ! Sur la ligne du RER B, les horaires d’été suppriment plus d’un train sur deux, alors que bien des habitants de Seine-Saint-Denis continuent d’utiliser les transports en commun car beaucoup d'entre eux ne partent pas en vacances.

Pour les pouvoirs publics, les économies sur les transports publics ne connaissent pas de trêve estivale !

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