Brèves

Révolte ouvrière en Chine

Brève
04/08/2009

Dans la province du Jilin dans le nord-est de la Chine, un dirigeant d'une usine de production d'acier est mort suite à une révolte des ouvriers : il venait de leur annoncer que plus de 80% d'entre eux seraient licenciés. Le gouvernement chinois parle d'un mouvement englobant plus de 3000 personnes mais le Centre d'information pour les droits de l'homme et la démocratie de Hong-Kong estime que le chiffre est 10 fois plus important.

Ici, en France, les media nous présentent souvent les travailleurs chinois comme des exploités soumis, et c'est sans doute ce dont rêve le patronat. Mais il faut croire que la réalité est différente même si elle est étouffée par le pouvoir chinois.

425 euros mensuels en Hongrie, ça ne vous dit pas ?

Brève
04/08/2009

Pour échapper au licenciement, 298 ouvriers de l'équipementier Bosal, qui produit des pots d'échappement à Annezin (Pas-de-Calais), sont invités à aller travailler chez Bosal en Hongrie pour 425 euros par mois pour 40 heures par semaine - en CDD dans un premier temps, et moyennant l'apprentissage du hongrois, s'il vous plaît.

Les patrons de Bosal pensent-ils que leurs ouvriers accepteront ? Pas du tout, il s'agit juste de respecter la loi qui oblige à proposer d'autres contrats aux salariés dont une entreprise se débarrasse. Un patron avait déjà proposé d'aller travailler en Inde à 69 euros par mois et un autre au Brésil pour 315 euros.

Mort pour le profit

Brève
31/07/2009

« Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom. C'est la seule cause » a écrit un employé de cette société, âgé de 51 ans. Il évoque notamment la « surcharge de travail » et le « management par la terreur ».

Au total, depuis février 2008, il aurait eu 18 suicides et 10 tentatives dans cette entreprise, jadis un service public, et qui se restructure maintenant pour augmenter ses profits à tout prix. Dans cette perspective, elle met ses salariés sous pression. Y compris au péril de la dépression voire au suicide.

Les vrais-faux chiffres du chômage

Brève
31/07/2009

Miracle de la statistique gouvernementale : au beau milieu d'une pluie de plans « sociaux », le nombre de chômeur aurait diminué de 19 000 en juin !

Mais si on y regarde de plus près, on constate le Pôle emploi a rayé de ses listes en juin 33 000 personnes de plus qu'en mai. Et surtout si on additionne au traditionnel chiffre donné par la presse (2 524 500 en juin pour la catégorie A), celui des chômeurs qui ont travaillé quelques heures dans le mois, on aboutit à 3 850 000 personnes (catégorie A, B et C). Et si on comptabilise toutes les catégories de sans-emploi de A à E, on approche un peu plus le nombre réel de chômeurs en France : 4 097 800 personnes, dont un peu moins de la moitié seulement sont indemnisés.

Le gouvernement peut toujours essayer de stabiliser le chômage sur le papier pour masquer la responsabilité du patronat dans l'extension de ce fléau. Mais les travailleurs constatent bien les charrettes de licenciements qui démentent les mensonges statistiques.

La « taxe carbone » ou comment faire payer les pauvres

Brève
31/07/2009

La commission Rocard sur la « taxe carbone » a rendu ses propositions. Sarkozy avait annoncé cette taxe au même moment où il avait annoncé la suppression de la taxe professionnelle, cadeau de plus de 6 milliards d'euros aux entreprises.

Apparemment, concernant cette « taxe carbone », les propositions se résumeraient essentiellement à une augmentation du prix des carburants : de 7 à 8 centimes du litre, voire plus pour le diesel. Ainsi qu'autour de 60 € de plus pour le chauffage dans le cas d'une logement collectif au gaz et 170 € de plus pour la facture de fioul d'un pavillon.

Derrière le vocabulaire écologiste, très à la mode ces derniers temps, se cache en fait un moyen de plus pour l'État de faire payer à la population ses largesses envers le patronat.

Le traitement du chômage : encore une occasion de faire du profit

Brève
29/07/2009

Le secrétaire d'État à l'emploi, Laurent Wauquiez, vient d'annoncer que 250 000 chômeurs allaient être confiés à des opérateurs privés à la place du Pôle emploi. Cela coûtera 100 millions d'euros cette année et 200 millions d'euros l'an prochain. Wauquiez, qui en profite pour annoncer qu'il ne recrutera désormais plus d'agent au Pôle emploi, prétend que les chômeurs auront ainsi de meilleures chances de retrouver du travail.

Mais à l'heure ou les patrons ne recrutent pas et même licencient à tour de bras, sans que le gouvernement ne lève le petit doigt pour les en empêcher, on voit mal ce que des cabinets privés pourront faire de plus que le Pôle emploi. À part s'engraisser en empochant de l'argent public, bien sûr...

Europe : 5 millions de jeunes au chômage

Brève
29/07/2009

L'organisme statistique de l'Union Européenne vient de publier les chiffres du chômage des jeunes actifs (moins de 25 ans). La barre des 5 millions de jeunes sans emplois a été franchie au premier trimestre 2009, c'est-à-dire au début de la crise actuelle. Nul doute que les choses ce sont aggravées depuis.

Au niveau de l'Europe, c'était alors près d'un jeune actif sur cinq qui était au chômage (18,3 %) d'après les statistiques officielles. La proportion était de 22,3 % pour la France.

On mesure là tout le gâchis de l'économie capitaliste incapable de mettre en oeuvre l'énergie de ces jeunes.

La police va devenir officiellement pirate informatique

Brève
29/07/2009

Le gouvernement prépare, pour la fin de l'année, une loi légalisant la possibilité pour la police d'accéder secrètement aux ordinateurs des particuliers.

Les policiers pouvaient déjà pratiquer des écoutes téléphoniques ou bien perquisitionner chez quelqu'un et embarquer l'ordinateur pour en analyser le contenu. Mais ils pourront bientôt « sans le consentement des intéressés, accéder à des données informatiques, les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre ». Ce qui s'est déjà fait, mais illégalement, pour le compte de l'État ou de grandes entreprises.

Oh, bien sûr le gouvernement justifiera la légalisation de ce piratage informatique par la nécessité de lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée. Mais les mésaventures de Julien Coupat et de ses compagnons, les «épiciers de Tarnac» maintenus des mois en prison au nom de la lutte contre le terrorisme, alors qu'il n'y avait aucune charge contre eux, ont montré à quels abus pouvait aboutir ce genre de législation.

Pendant la crise, la spéculation continue

Brève
29/07/2009

La spéculation à la hausse sur les actions est repartie de plus belle. Depuis leur point le plus bas en mars, les actions cotées à la bourse de Paris ont augmenté leur valeur d'un tiers. Et encore plus à New York (+ 35 %), Tokyo (+ 41 %) et Londres (+ 59 %).

Peu importe que la précédente bulle spéculative ait débouché sur la crise financière de septembre dernier, puis sur l'actuelle crise économique tout court. Il y a de l'argent facile à gagner à la bourse pour ceux en possèdent déjà beaucoup.

C'est là que sont passé les centaines de milliards que chaque gouvernement a donné à ses capitalistes, pendant que l'économie réelle s'affaiblit à force de fermetures d'usine et de suppressions d'emploi. C'est pour leur permettre de parasiter de plus belle les richesses économiques que les États ont comblé leurs trous de trésorerie, en alourdissant considérablement la dette publique.

Pour empêcher cette catastrophe, il faut enlever le contrôle de l'économie à la bourgeoisie.

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