Échos des entreprises

Troyes :  Petit Bateau : les travailleurs réclament leur dû

Echo d'entreprise
29/09/2020

Lundi 14 septembre, plus de 230 salariés de Petit Bateau ont déposé plainte aux prud’hommes de Troyes contre leur direction. Depuis des années, celle-ci refuse de payer les tickets restaurant, ce qui représente un préjudice d’environ 1100 euros par an. L’accès à un repas bon marché pose le problème plus général de la faiblesse des salaires. À l’usine de Troyes comme au centre logistique de Buchères, les salaires sont souvent proches du minimum, c’est-à-dire loin de ce qui serait nécessaire pour vivre correctement.
La constitution des dossiers de plainte pour obtenir les tickets restaurant a rencontré un succès auquel la direction ne s’attendait probablement pas. Preuve en est, depuis le dépôt, elle essaye de convaincre des salariés, notamment certains cadres, de revenir sur leur plainte. Et certains délégués, qui ont initié le mouvement, sont, comme par hasard, privés de pause.
Pour dissuader du maintien de plainte, la direction de Petit Bateau n’hésite pas à se servir du chantage aux « difficultés » de l’usine. Un équilibre financier fragile ? À d’autres ! Le groupe Rocher, qui possède la marque Petit Bateau, est richissime avec à sa tête Bris Rocher, 43e fortune du pays en 2020. Quant à l’entreprise Petit Bateau elle-même, elle n’a pas hésité à payer des millions pour se séparer de hauts cadres du groupe. Alors de l’argent pour les tickets restaurants et pour augmenter substantiellement les salaires, il y en a dans les coffres du patronat !

PSA Trémery :  Le virus du profit

Echo d'entreprise
29/09/2020

Avec le rebond de contaminations au Covid, les ouvriers des usines Opel d’Allemagne « en renfort » à Trémery ne sont pas revenus, et des travailleurs de Pologne arrivent pour les remplacer.

En pleine période d'épidémie, organiser des déplacements d'un bout à l'autre de l'Europe, c'est favoriser la propagation du virus.

Il faut vraiment être un patron, c'est-à-dire complètement irresponsable, pour le faire.

TOYOTA (Onnaing) :  Des parasites multimilliardaires

Echo d'entreprise
26/09/2020

A l’usine Toyota d’Onnaing, où est produite la Yaris 4, la direction a fait une nouvelle demande d’activité partielle à l’État, pour 4 500 salariés. Elle est coutumière du fait et touche ainsi de l’argent public pour des temps de formation sur le temps de travail, formations le plus souvent bidon. Elle peut ainsi se faire payer jusqu’à 100 heures à 8 euros de l'heure par salarié et par an.

En 10 ans, Toyota a réalisé plus de 150 milliards de bénéfices net. Autant dire qu'il n'a pas besoin de ces nouveaux millions d’argent public qui ne serviront qu'à grossir un peu plus la fortune des actionnaires du groupe !

D'un côté l’État, que ce soit avec le CICE ou l’actuel plan dit « de relance », verse à fonds perdus des dizaines de milliards d’aides aux plus grands groupes, y compris à ceux, comme Renault, Auchan ou Bridgestone, qui licencient.

Et de l'autre, le gouvernement actuel contribue à la suite de ses prédécesseurs à la dégradation de la situation dans les hôpitaux, les écoles, les Ehpad et laisse tomber en ce moment des milliers de petits commerçants, cafetiers ou restaurateurs en grande difficulté.

L’État n’aide que les riches.

 

Fermeture d’Yto (Saint-Dizier) :  Les salariés attaquent aux prud’hommes

Echo d'entreprise
25/09/2020

L’entreprise Yto, située à Saint-Dizier, est en train de fermer. Plusieurs salariés ont décidé de saisir le tribunal des prud’hommes pour obtenir de véritables indemnités de licenciement. Il faut dire que les indemnités pour ces licenciements sont très inférieures aux précédentes, puisqu’elles n’excèdent pas 15 000 euros.

Sur ce site, les patrons ont démontré qu’ils pouvaient être de toutes les nationalités et penser de la même manière : tirer le maximum de profits avant de se sauver. À une trentaine dans une usine qui a compté jusqu’à 3000 salariés, il n’est sans doute pas possible d’empêcher la fermeture. Mais c’est une bonne nouvelle que les derniers salariés essaient de se défendre, en faisant payer le plus possible le dernier exploiteur en date.

Alstom-General Electric Belfort :  Tour de Cochon !

Echo d'entreprise
24/09/2020

Le Tour de France, c’est des casquettes, des T-shirts de toutes les couleurs transformés comme les coureurs en panneaux publicitaires pour les sponsors les plus riches.

Par contre les banderoles dénonçant les licenciements à General Electric Hydro que nous avons déployées lors de l’étape de la planche des belles filles, ne sont pas bien vues....

Rapidement, la police nous a fait comprendre que nous n’étions pas les bienvenus sur les écrans de télé.

Sans doute pour des raisons sanitaires, n’est-ce-pas ?

Alstom-General Electric Belfort :  Non aux licenciements

Echo d'entreprise
24/09/2020

La Direction de GE Hydro nous a réuni pour présenter son plan de licenciements lundi après midi à l’Atria.

La réunion a tourné court, au bout d’une heure, nous sommes sortis et avons exprimé notre colère et hué La direction.

Spontanément, la grande majorité d’entre nous avons manifesté en ville, en direction de la Préfecture et la Mairie de Belfort derrière une banderole dénonçant ce sale coup.

Aucune raison d'accepter des licenciements dont la seule justification est d'enrichir un peu plus les actionnaires.

SNCF - Gare d'Orléans (Loiret) :  A force de réduire les effectifs, la direction a semé la colère

Echo d'entreprise
22/09/2020

Vendredi 18 septembre, une grève locale a été très suivie en gare d’Orléans à la vente et à l'accueil, et surtout par les agents de manœuvre.

Les cheminots ont subi un été éprouvant du fait d’un sous-effectif permanent et d’horaires modifiés sans arrêt. Tout l’été, les agents ont interpellé les chefs sur ces conditions de travail inacceptables, et mi-août certains ont discuté de poser un préavis de grève.

Sentant la colère monter, la direction a annoncé des embauches en fin d'année et une majoration de prime pour les 2 mois d’été d’environ 100 euros brut pour les agents de manœuvre uniquement. Les embauches de fin d'année paraissant trop loin et incertaines, et la prime insuffisante, une vingtaine de cheminots de l’escale et de la manœuvre ont décidé d’interpeller un responsable et d’appeler à la grève vendredi 18 septembre l’ensemble des services, touchés eux-aussi par le manque de personnel.

Voyant que la grève faisait son chemin dans tous les services, la direction a convoqué une réunion de concertation trois jours avant la grève, pour annoncer qu'ils faisaient venir deux agents en détachement du Fret, où six postes sur dix vont être supprimés. La direction ajoutait aussi le chantage en annonçant que la prime de 100 euros était soumise à la levée du préavis.

Choqués par ce chantage à la prime, tous décidaient de maintenir la grève, quelques-uns disant « on en a chié tout l'été, ils avaient qu’à se réveiller avant ! ».

Vendredi 18, la grève a été un succès. Les cheminots sont décidés à ne pas en rester là. Ils ont voté de faire une lettre au nom des grévistes à la direction, et de se revoir le vendredi suivant pour l’interpeller de nouveau. Selon ce qu’elle dira, une nouvelle grève est envisagée.

PSA Metz-Borny :  PSA hyper rentable… pour les actionnaires

Echo d'entreprise
21/09/2020

« Nous sommes l’entreprise la plus profitable de l’industrie automobile mondiale » a déclaré Tavares interviewé dans une pleine page du Journal du dimanche. Avec une marge de 8,5%, PSA est, selon le PDG, « le groupe le plus rentable de son industrie ».

Les suppressions d’emplois se succèdent. « Ce n’est que le début. Il va y avoir encore des réductions d’effectifs d’ici 2030 »affirme Tavares. Par ailleurs, il se réjouit que la fusion avec Fiat (FCA) va rapporter aux actionnaires 1,3 milliard de plus que prévu, soit 5 milliards d’euros.

De l’argent plein les poches, des suppressions d’emplois en prévision… c’est plus que clair : c’est leurs profits contre nos emplois.

Clinique du Parc à Nantes :  En grève contre « Ramsay, usine à fric »

Echo d'entreprise
21/09/2020

Lundi 21 septembre, les salariés de la clinique du parc (CDP), clinique privée spécialisée dans les soins psychiatriques en sont à leur 11ème journée de grève et entament leur cinquième jour consécutif. Ils se battent « pour une meilleure considération des soignants » et pour une revalorisation de leurs salaires. Une aide-soignante touche par exemple 1150€ nets par mois avec un week-end de garde malgré 5 ans d'expérience, une infirmière avec 15 ans d'expérience gagne 1500€ nets par mois avec un week-end de garde également.

Les personnels grévistes réclament aussi l'amélioration des conditions de travail, le remplacement des départs en retraite et des arrêts maladie afin de « continuer à prendre soin des patients dignement ».

La clinique dépend du groupe Ramsay Santé, leader de l’hospitalisation privée en France, avec des milliers de salariés, et un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros. Visiblement, un groupe qui a largement de quoi pour satisfaire les revendications des grévistes !

La lutte continue !

PSA Hordain :  Pour encaisser les cadeaux du gouvernement, toujours prêt !

Echo d'entreprise
10/09/2020

A PSA Hordain, il y a en ce moment près de 200 intérimaires. Même s’ils sont taillables et corvéables à merci, PSA considère qu’ils sont trop chers. Alors, il leur propose de changer de statut et de devenir « contrats pro » (contrats de professionnalisation).

On leur explique que « ça ne change rien, c’est même mieux ». Mais ce n’est pas vrai pour les intérimaires qui perdront la prime de fin de mission. En échange, ils recevront au bout de 2 ans un papier qui attestera qu’ils ont travaillé dans l’automobile, mais ce n’est pas ça qui leur donnera une embauche…

Par contre, pour PSA, c’est mieux : le groupe touchera des subventions de l’État – avec nos impôts – pour chacun des contrats pro. Elles viennent d’être revalorisées. Suivant les cas, elles peuvent varier de 2 000 € à 8 000 € par contrat. Et plus à venir l’année prochaine.

Les actionnaires de PSA vont pouvoir s’enrichir un peu plus sur le dos des intérimaires et de tous les travailleurs qui payent des impôts !