Échos des entreprises

Centre Hospitalier Esquirol Limoges :  « Les oubliés du Ségur » se font entendre et ils ont raison

Echo d'entreprise
20/10/2020

Mardi 13 octobre les personnels de la MAS (maison d’accueil spécialisée pour adultes handicapés dépendants) Saint Exupéry qui dépend du centre hospitalier Esquirol de Limoges ont débrayé et se sont rassemblés à une cinquantaine devant la MAS pour dire qu’ils n’acceptent pas les accords du Ségur de la santé qui les privent du droit à l’augmentation de 187 € par mois.

Ceci parce que ces établissements sont classés dans « le secteur médico- social » et non dans « le secteur sanitaire ». La Fédération Hospitalière de France est d'ailleurs en désaccord avec cette décision !
Les services de l'hôpital qui font de la rééducation et de la réinsertion, le Centre Bobillot, l'UEROS, les appartements thérapeutiques... sont logés à la même enseigne. Les IME (instituts médico-éducatifs) dépendants de la fonction publique hospitalière, ont le même problème. Des contacts ont été pris avec certains, ainsi qu’avec au moins une autre MAS du département.

A la MAS Saint Exupéry le travail est difficile, c’est le service de l’hôpital où il y a le plus de violence, qui est en très forte augmentation cette année ! Il y a une vingtaine d’année la MAS a ouvert avec des infirmiers, des aides soignants, des agents d’Esquirol qui avaient le même salaire que les autres collègues de l’hôpital, et aujourd’hui, la direction d' Esquirol est bien toujours l'employeur des 80 travailleurs de la MAS, ce qui a fait dire à des collègues « on demande notre mutation dans un autre service du sanitaire pour avoir notre augmentation  ! »

Le ministère tente de nous diviser, mais dans ces services, les aides-soignantes, les AMP, les ASH, les infirmières, nous faisons le même métier que tous les collègues de l’hôpital. Il n’y a donc aucune raison que tout le monde n'y ait pas droit !

Guichets SNCF :  Les cheminots s’adressent aux usagers

Echo d'entreprise
16/10/2020

La semaine dernière, les cheminots de Chalindrey ont animé un café rencontre avec les usagers pour dénoncer les conséquences de la suppression de postes à la SNCF. La direction veut en effet rendre les agents polyvalents pour mieux réduire les effectifs en gare comme dans les trains. C’est la même politique de réduction des coûts qui est à l’oeuvre dans les hôpitaux, les écoles et tous les services utiles à la population.

En attendant, l'initiative des cheminots de s’adresser aux usagers, qui sont aussi des travailleurs, est une bonne chose, parce que ce qui est vrai à la SNCF l’est aussi dans les autres secteurs où tout est organisé pour le profit de quelques-uns et non pas pour les services utiles à tous.

Contrecarrer cette politique de profit à tout prix ne pourra se faire que par des luttes d’ensemble qu’il est nécessaire de préparer dès maintenant.

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) :  Fiers d’avoir fait reculer la direction

Echo d'entreprise
14/10/2020

Grève à l'atelier Flexibles, 8 octobre 2020

Face à la détermination des grévistes de l’atelier des Flexibles, la direction, malgré sa fermeté affichée, a dû remballer son projet. En effet, pendant 5 jours, les grévistes sont restés déterminés. Ils ont confectionné tract et pancartes et convoqué la presse. Ils se sont rendus dans les différents ateliers et ont tenu à s’adresser chaque jour à leurs camarades intérimaires qui se sont sentis solidaires du combat engagé.

Les grévistes ont eu raison. Cette lutte a non seulement fait reculer la direction mais elle a, en plus, été un sursaut de dignité. Les travailleurs ont relevé la tête et montré qu'ils n'étaient pas prêts à se laisser jeter comme des kleenex.

PSA Trémery :  De l’argent pour les salaires, pas pour les actionnaires !

Echo d'entreprise
13/10/2020

PSA vient de racheter pour 163 millions d’euros une partie des actions de Dongfeng pour les détruire.

163 millions d’euros vont donc partir en fumée !

Le but de l’opération est de faire remonter la part de la famille Peugeot dans l’actionnariat du groupe PSA.

Mais c’est PSA qui finance ce gaspillage avec les bénéfices du travail de milliers de salariés. Et c’est la famille Peugeot qui en tire les bénéfices !

Saint-Gobain, Bayard-sur-Marne :  Débrayage contre les suppressions de postes prévues

Echo d'entreprise
11/10/2020

Saint Gobain compte plusieurs usines dans le Grand Est, dont une de 2 000 salariés à Pont-à-Mousson près de Nancy et une de 200 salariés à Bayard-sur-Marne, en Haute-Marne. L'entreprise a annoncé, il y a plusieurs semaines, vouloir se séparer de 60 % de son capital. Un fonds d'investissements américain et un groupe chinois seraient sur les rangs. Pour l'instant, les salariés ne disposent pas de plus d'informations mais ils ont déjà commencé à se mobiliser pour se défendre.

Se mobiliser à l’avance, sans attendre le résultat d’éventuels pourparlers est en effet la meilleure garantie pour les travailleurs face à la rapacité des patrons et autres financiers.

CHU de Rouen (Seine-Maritime) :  La télé et la réalité

Echo d'entreprise
07/10/2020

TF1 diffusait samedi dernier un épisode de sa série de télé-réalité « Baby Boom », tournée à la Maternité de Charles Nicolle.

On chercherait en vain dans cette émission un reflet de la réalité de nos conditions de travail.

Endemol, la société qui produit cette émission s’est illustrée pour avoir tourné entre autres « Loft Story » et « Secret Story ».

Rien d’étonnant qu’elle produise aussi « L’hôpital au pays des Bisounours »…

Renault Cléon (Seine-Maritime) :  Les économies patronales mises en pratique

Echo d'entreprise
07/10/2020

Depuis l’annonce du plan de suppression de 15 000 postes à travers le monde, dont 4 600 en France, la direction de Renault a fait le choix de ne pas détailler cette véritable déclaration de guerre contre l’ensemble des travailleurs du groupe.

Elle préfère diminuer les postes, site par site, atelier par atelier, service par service, évitant ainsi que l’ensemble des travailleurs du groupe, qu’ils soient embauchés, prestataires ou intérimaires, réagissent ensemble.

Mais la machine est en marche et les répercussions se font déjà sentir. Dans l’usine de Cléon, malgré un volume de production équivalent à celui de mars, de nombreux intérimaires n’ont pas été rappelés. La direction cherche à faire partir des camarades qui ont l’âge de la pré-retraite Renault , mais qui refusent de plus en plus, car cela se traduit pour eux par des pertes financières importantes.

Le manque d’effectif est général et les conditions de travail se dégradent. Sur les chaînes d’assemblage, les chronos sont ressortis pour grappiller les moindres secondes. Dans les secteurs d’usinage, la hiérarchie voudrait faire courir les travailleurs, qu’elle pousse à porter des charges lourdes à la main, la cadence étant impossible à tenir en utilisant les palans. Elle pousse aussi à accepter les heures supplémentaires, qui sont de fait obligatoires pour les intérimaires qui espèrent rester.

En maintenance, le sous-effectif règne, les pannes s’enchaînent et il faut régulièrement abandonner une réparation pour une panne plus urgente ailleurs.

Tout cela ne va pas sans réactions et, dans bien des ateliers, les travailleurs réclament des effectifs supplémentaires. La veille des vacances d’été, tous les travailleurs du montage du Moteur R s’étaient mis en colère et avaient cessé le travail durant une journée et demie. Ils avaient fait reculer la direction, qui avait rappelé onze travailleurs intérimaires. Le 25 septembre, toujours à cause du manque de personnel, la majorité des travailleurs de la Fonderie ont débrayé, se sont rassemblés pour écrire un cahier de revendications et réclamer des effectifs. Dans un atelier d’usinage, aux Bielles, les travailleurs du secteur des deux équipes se sont rassemblés. Ils voulaient dire à la direction ce qu’ils pensaient du comportement inacceptable d’un chef et de la productivité toujours plus importante.

Le plan de suppression d’emplois sur l’usine est effectif. Mais les travailleurs n’ont pas dit leur dernier mot .

CHU de Rouen (Seine-Maritime) :  Du mouvement dans le service de Réanimation médicale

Echo d'entreprise
07/10/2020

Le pic de la crise sanitaire du printemps a vu le personnel, face à l’urgence de la situation, accepter de travailler dans des conditions dégradées.

Face à la menace qui plane de nouveau, la direction voudrait bien le voir remettre ça !

Augmentation du nombre de lits en Réanimation médicale, sans le personnel formé correspondant, chamboulement des plannings et des horaires, menaces sur les repos et les congés, : la direction ne se refuse rien !

Heureusement, le personnel du service de la Réanimation médicale a dit : Non ! Un mouvement de grève s’est déroulé lundi 5 octobre et ne sera sûrement pas le dernier si la direction s’obstine, en Réa… ou ailleurs !

PSA Metz-Borny :  Quand les Peugeot spéculent…

Echo d'entreprise
06/10/2020

La FFP, société financière de la famille Peugeot, a encaissé 32 millions de bénéfices au premier semestre. Tout cela grâce à de juteuses opérations financières : revente de 1% des actions de SEB à un prix 5 fois supérieur au prix d’achat ; revente de la participation dans Roompot, opérateur de vacances néerlandais, en triplant la mise.

Toutes les richesses de la société vont dans la finance. Des richesses que nous avons créées et qu’ils gonflent en bloquant nos salaires, supprimant les emplois et augmentant la charge de travail.

On ne peut pas spéculer que ce système disparaisse tout seul. Il va falloir que les travailleurs s’en occupent.

OPA de Veolia sur Suez :  Débrayage à Saint-Dizier

Echo d'entreprise
03/10/2020

Les salariés de Suez ont manifesté le 22 septembre à Paris, devant le siège d’Engie, pour protester contre le projet d’achat de presque 30% d’Engie, dont Suez est une filiale par le groupe Veolia, qui pourrait entraîner entre 4000 et 4600 emplois. Les salariés de Suez Saint-Dizier ont aussi débrayé pour s’opposer à l’avance à toute attaque et se sont réunis devant l’hôtel de ville.

Dans ce contexte d’attaques spéculatives par des sociétés rapaces, la direction de Suez voit plutôt d’un bon oeil cette résistance des salariés à cette OPA hostile qu’elle refuse aussi, mais les travailleurs ont bien raison de ne compter que sur leur propre résistance collective qui est la seule garantie contre les appétits patronaux.