Échos des entreprises

Usine d’Arc – Arques (62) :  Visite de la ministre : subventions publiques, profits privés et suppressions d’emplois

Echo d'entreprise
05/02/2021

Mardi 2 février, la ministre du travail Élisabeth Borne était en visite à l’usine d’Arc (5 000 salariés). Cette visite arrive après deux importants chèques d’argent public donnés aux patrons du groupe en 2020 : le premier de 35 millions d’euros en mai et le deuxième de 108 millions d’euros en août. À ces sommes, il faut ajouter le plan de chômage partiel longue durée qui permet aux patrons d’Arc d’économiser au moins un jour de salaire par salarié et par semaine, payé par l’État.

La visite de la ministre vise à faire croire qu’Arc embaucherait 225 personnes. La réalité est que les patrons ne remplacent qu’un départ à la retraite sur trois. 700 départs sont prévus dans les 3 prochaines années, ce qui fait officiellement 475 emplois supprimés.

Dans le même temps, les patrons d’Arc ont annoncé un bénéfice avant impôt de 25 millions d’euros pour 2020.

Comme à Bridgestone, où la ministre s’était rendue avant d’aller à Arc et comme dans bien des grosses entreprises du pays, l’État gave d’argent public les patrons qui accumulent des profits et qui licencient.

Grève dans l’éducation ! :  Une mobilisation réussie

Echo d'entreprise
04/02/2021

A l’appel de la plupart des syndicats enseignants, une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés à Chaumont, le mardi 26 janvier, dans le cadre de la journée de grève nationale, dans l’éducation, pour réclamer la revalorisation immédiate des salaires, un vrai statut pour les Accompagnants des élèves en situation de handicap et des Assistants d’éducation, ainsi que l’abandon des suppressions de postes et la création de tous les postes nécessaires ou encore l’amélioration des conditions de travail.
Dans plusieurs collèges du département, la grève a été bien suivie et de nombreux enseignants ont fait état de classes surchargées du fait des fermetures de classes, ce qui est d’autant plus dangereux en cette période de crise sanitaire.
Cette journée aura ainsi été l’occasion de démontrer que de nombreux enseignants sont loin de se résigner à cette situation.

Renault MCA - Maubeuge :  Le débrayage a payé !

Echo d'entreprise
01/02/2021

Le 27 janvier, à MCA, filiale du groupe Renault située près de Maubeuge produisant la kangoo, une centaine de travailleurs du montage et de peinture ont débrayé pour demander une augmentation de la prime d’intéressement.

En effet, depuis des mois, la charge de travail augmente. « Renault ne cesse de demander des efforts, à son tour d’en faire ! » Tel était le sentiment de beaucoup qui ne voulaient pas se contenter des 364 euros annoncés par la direction. A la suite d’une prise de parole organisée dans la matinée par un syndicat au Montage, un cortège d’une bonne centaine de grévistes, rejoint par une partie de l’équipe de Peinture, a circulé le long des lignes.

La direction, qui ne s’attendait pas à une telle réaction, a rapidement promis un versement supplémentaire dont le montant de 150 euros minimum a été officiellement annoncé le lendemain.

Ceux qui ont participé à ce débrayage étaient fiers de cette petite victoire, d’autant que pour certains, récemment embauchés, c’était leur première action collective. Le résultat a montré que pour contraindre la direction à mettre la main à la poche, la méthode était la bonne !

Livreurs Uber Eats et Deliveroo de Reims :  Trois jours de grève

Echo d'entreprise
29/01/2021

Après une première journée de grève le 10 janvier dernier, l’idée de marquer le coup sur un week-end, vendredi compris, s’est propagée, avec la volonté cette fois-ci de s’organiser en amont, pour imposer aux plateformes une augmentation du prix des courses, ainsi qu’un tarif minimum à 4€50. Il n’est en effet plus rare de devoir se résigner à accepter des trajets de moins de 3€, voire 0,95 € pour une double commande imposée, c’est-à-dire qu’au lieu de ne prendre qu'une commande à la fois, la plateforme en impose aux livreurs une deuxième dont la destination est plus ou moins proche de celle de la première.

Un groupe WhatsApp a vite réuni jusqu’à 150 participants. Lundi 18, un collectif de lutte s’est formé. Des revendications ont été votées et un tract a été distribué le lendemain parmi les livreurs, appelant à se rassembler le vendredi 22 au matin sur la place du centre-ville.

Ce jour-là, une grosse soixantaine de livreurs étaient présents, ainsi que la presse invitée par les grévistes. De petites équipes volantes se sont constituées pour aller à la rencontre de non-grévistes afin de les convaincre de rejoindre le mouvement, ce qui dans l’ensemble a été un succès. C’est ce mode d’organisation qui par la suite a rythmé les trois jours de grève avec systématiquement un rendez-vous en fin de matinée et un autre en début de soirée.

Durant ces trois jours, les applications ont été quasiment mises à l’arrêt. Elles ont pourtant essayé de briser le mouvement en incitant les restaurateurs à faire appel à la police au cas où ils auraient été témoin d’intimidation, ou en proposant des courses d’un coup beaucoup mieux rémunérées. Mais, comme le disait un gréviste : « Ils croient qu’on est faibles ; on va leur montrer qu’on est plus forts ». Le soir, du fait du couvre-feu, les grandes chaînes de fast-food ont dû à chaque fois fermer leurs portes. Et les livreurs, dans un sentiment de fierté, partageaient alors entre eux leurs écrans d'application sur lesquels figuraient qu'aucune livraison n'avait été réalisée.

Au final, si les plateformes n’ont pas donné suite, les livreurs étaient satisfaits d’avoir tenu trois jours, d’avoir relevé la tête. Comme le faisait remarquer l’un des grévistes, des liens de camaraderie se sont créés par-delà les communautés, et beaucoup sentent que ces liens compteront pour l’avenir, discutant par exemple d’ores et déjà de participer à l’appel à la grève nationale des livreurs le vendredi 29.

Leader Price (Nogent) :  Fermeture annoncée... mais pas aux salariés

Echo d'entreprise
29/01/2021

Dans le lot des fermetures d'entreprises et suppressions d'emplois annoncés, Leader Price est aussi concerné. Aldi s'est porté acquéreur de l'enseigne ; certains magasins seront transformés, d'autres fermés. Celui de Nogent (Haute-Marne) devrait fermer.

Les salariés suivent les épisodes dans la presse nationale et sur internet. Aucune réponse claire ne leur est donnée.

Les héros du confinement ont repris leur statut de salariés méprisés, qu'on peut mettre au rebut sans façon.

Office Public de l'habitat (Saint-Dizier) :  Malaise des salariés

Echo d'entreprise
29/01/2021

L'ambiance est tendue à l'OPH de Saint-Dizier. Des salariés dénoncent l'appauvrissement des moyens et le mépris qu'ils subissent. La situation est d'autant plus inquiétante que la fusion de l'office avec Plurial Novilia pour donner naissance à une structure plus grosse.

Le rapprochement des deux structures est censé rationaliser. Pour l'instant, il se traduit surtout par une aggravation des conditions de travail des salariés, ce qui ne peut aboutir qu'à une dégradation du service rendu aux locataires.

PSA Sochaux :  Ils ne font que se goinfrer

Echo d'entreprise
27/01/2021

Stellantis, fusion de Fiat-Chrysler et PSA va convoquer ses actionnaires en assemblée générale extraordinaire virtuelle le 8 mars prochain selon la presse.

Moins virtuel est l’objet de cette réunion puisqu’il s’agit de redistribuer les 54 millions d’actions et 308 millions d’euros de la vente de Faurecia par PSA.

Et ils viendront dire aux 400 000 travailleurs du groupe qu’il n’est pas possible d’augmenter les salaires !

CHRU de Nancy :  Le résultat des conditions de travail

Echo d'entreprise
26/01/2021

Un cluster s'est déclaré dans le bâtiment de Neurologie à l'Hôpital Central. A ce jour 490 membres du personnel du CHRU ont été testé positifs au Covid depuis le début de la pandémie.  Cela montre toute la dangerosité du travail à l’hôpital dans les conditions qui sont les nôtres : manque de lits, manque de personnel, improvisation permanente à la fois dans la gestion des effectifs et l'affectation des malades dans les services. Tout cela concourt à augmenter les sources de contamination.  

Avec leur politique d'économies au détriment de l'hôpital, ils nous font risquer notre peau !

Perpignan (Pyrénées-Orientales) :  Carrefour Claira : Une grève pour dire STOP au projet TOP

Echo d'entreprise
24/01/2021

Avec son projet « TOP » l’objectif de la direction de Carrefour est de gagner en productivité et donc d’augmenter encore les profits. Cette réorganisation intervient alors que les effectifs sont au plus bas, que les absents pour maladie ou congé ne sont pas remplacés et que la charge de travail est au plus haut.

Les travailleurs concernés ont immédiatement ressenti les conséquences sur leurs conditions de travail, transformés qu’ils sont en robots à manipuler toute la journée des palettes ou des produits quelconques, avec des tâches complètement répétitives.

Le 23 janvier, plusieurs dizaines de travailleurs se sont mis en grève et ont pris place à l’entrée du magasin pour exprimer leur colère et l’expliquer via un tract, avec le soutien de militants de la CGT locale et de quelques ex-salariés de Carrefour. Pour plusieurs travailleurs, ce fut leur première journée de grève, et ils eurent toutes les raisons d’en ressortir satisfaits et fiers.

Les salariés de Carrefour mobilisés ont ainsi apporté la seule réponse que mérite ce projet : STOP à TOP !

Fusion PSA-Fiat :  Stellantis, des étoiles en or

Echo d'entreprise
20/01/2021

A l'entrée de l'usine PSA de Trémery en Moselle

Lundi matin, les salariés de PSA ont découvert à la porte une grande banderole Stellantis, le nouveau nom du groupe issu de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler. Fini PSA… le boulot ne change pas, la paye non plus.

Pour les actionnaires, c’est du tout bon : le titre a pris 7% à la bourse lundi, le nouveau groupe est basé dans le presque paradis fiscal, les Pays-Bas. Et les deux patrons de Fiat et PSA vont toucher le pactole pour cette fusion qui fait réver les actionnaires !

Autant dire qu’il y a du pognon et que les 400 000 salariés du nouveau groupe savent où aller le chercher : pas dans les étoiles, mais dans les caisses de Stellantis !