Échos des entreprises

CHRU de Nancy :  Une salle d’opération ouverte sur deux…

Echo d'entreprise
23/03/2021

La fermeture d'une salle d'opération sur deux entraine le report d'interventions et la perte de chances pour les malades

A Brabois une salle d’opération sur deux par spécialité chirurgicale est fermée, car des médecins anesthésistes et des infirmiers ainsi que des respirateurs ont été affectés aux réas proches de la saturation en raison du Covid.

Comme il y a toujours des patients à opérer impérativement et des interventions reportées qui ne peuvent attendre indéfiniment, les journées de travail s’allongent. Les programmes opératoires se terminent bien après 20 heures et, ensuite, il faut enchaîner sur les urgences ! Résultat : les nuits d’astreinte sont souvent des nuits blanches.

C’est ce qui s’appelle être exploité !

 

Saint-Marcellin (Isère) :  Le courant ne passe plus chez Legrand

Echo d'entreprise
22/03/2021

Jeudi 18 mars, les 188 employés de l’entreprise LEGRAND à Saint Marcellin ont été appelés par la CGT à deux heures de débrayages par équipe pour protester contre les propositions de la direction dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO). Plus de 80% des ouvriers se sont retrouvés devant la porte pour affirmer que le compte n’y est pas.

La direction propose 0,5 % d’augmentation générale. Les travailleurs ont fait sauter la virgule et demandent 5 %, ainsi qu’une prime exceptionnelle de 400 euros, sans oublier la prime dite Macron 2021. Les actionnaires du groupe Legrand, spécialiste des installations électriques, n’ont, eux, pas subi les effets de la crise : leurs dividendes ont augmenté de 6 % en 2020 ! Les salariés se sentent donc largement grugés, et ils n’oublient pas les congés annuels et les RTT qu’ils ont perdus pendant le confinement.

Un débrayage réussi…et de bonnes raisons de se sentir renforcés et capables de se faire respecter.

Iveco Bus – Annonay :  Le ras-le-bol s’exprime sur les salaires

Echo d'entreprise
16/03/2021

Lors d'une précédente grève

Un mouvement de débrayages pour les salaires a démarré lundi 8 mars à l’usine Iveco Bus d’Annonay. 1500 travailleurs y produisent des bus et des cars. Lors des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires, les dirigeants d’Iveco ont proposé 0,5 % d’augmentation générale, soit à peine 6 € sur les plus bas salaires, ce qui a été pris comme une insulte.

Iveco fait partie du groupe CNHi, propriété du milliardaire Agnelli. En 2020, CNHi a fait 360 millions d'euros de bénéfices et mis de côté 3 milliards supplémentaires en trésorerie. Ces profits ont été obtenus en supprimant des postes et en volant des jours de congés ou de RTT tout en fabriquant autant de bus. De quoi alimenter la colère.

Débrayages et discussions continuent cette semaine. La production, habituellement de 6 véhicules par jour, est tombée à 1 seul. En débrayant, les travailleurs affirment qu'il leur faut plus que des miettes pour vivre même s'ils n'ont pas formulé une revendication précise.

Toulouse Aéronautique :  T-Systems : Non aux licenciements

Echo d'entreprise
15/03/2021

Suite à un appel d’offre, Airbus a décidé de sous-traiter le travail effectué par T-Systems à une société indienne. Du coup, la Direction de T-Systems veut se débarrasser des 33 travailleurs du site de Toulouse ainsi que de 11 travailleurs à Marignane. Jeudi 11 mars, des salariés de cette société sous-traitante ont manifesté à une entrée d’Airbus, soutenus par des militants d’autres entreprises.

T-Systems est une filiale du géant Deutsch-Télécoms qui aurait les moyens d’assurer les emplois et les salaires de ces travailleurs. Mais, comme Airbus et bien d’autres, même gavés de milliards, le patronat est toujours en guerre contre le monde du travail : ils veulent nous réduire à des variables d’ajustement, tout en essayant de nous mettre en concurrence.

Contre les licenciements, contre le chômage, c’est tous ensemble qu’il faut imposer la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaires.

Forges de Bologne :  0 % d’augmentation, une provocation

Echo d'entreprise
10/03/2021

Après un premier rassemblement d’environ 200 personnes jeudi 25 février dans l’usine des Forges de Bologne, en Haute-Marne, une centaine d’ouvriers ont fait grève plusieurs heures mardi 2 mars, soit un tiers des présents sur le site à cette heure-là. La solidarité avec ce débrayage allait cependant bien au-delà, et cela s’est ressenti sur la production.

L’annonce de la « proposition » de la direction du site d’accorder 0 % d’augmentation a fait déborder le vase. Le mécontentement est d’autant plus grand que les plus hauts cadres, eux, ne sont pas soumis au même régime. « La direction nous avait dit qu’elle nous remercierait pour avoir travaillé pendant le Covid. Des mercis, elle en a plein la bouche, mais nous, on attend autre chose ! »

Le prétexte avancé par la direction est « la mauvaise santé du site », ce qui n’a pas convaincu les travailleurs, puisque le groupe LISI, propriétaire des Forges, affiche de confortables profits de 41,5 millions d’euros, dont 37,8 millions d’euros pour la seule branche aéronautique.

Les participants au rassemblement avaient d’autant plus envie de se faire entendre que l’avenir est incertain. Le chômage partiel continue, les intérimaires ont été renvoyés, et l’usine ne compte déjà plus que 580 salariés, contre 730 avant la crise sanitaire. Cette incertitude est renforcée par la perspective du déménagement à Chaumont dans les années qui viennent. Avec ce déménagement à moins de 20 kilomètres, la direction gagne un site tout neuf payé en grande partie par les fonds publics, et a annoncé qu’il y aurait sans doute moins de 500 salariés une fois le déménagement terminé.

Cette grève n’a pas permis d’obtenir une augmentation, la direction s’étant contentée de parler d’une nouvelle prime « anti-accidents » : une prime qui serait dégressive en fonction des accidents comptabilisés par atelier. Cette proposition est vécue comme une provocation : les accidents sont fréquents et cela revient à culpabiliser les futurs accidentés.

En tout cas, ce qui domine aujourd’hui est la fierté d’avoir relevé la tête. Dix ans se sont passés depuis la dernière grève, mais maintenant, ce qui se dit c’est que « la paix sociale, c’est terminé ».

CHRU de Nancy :  L’odieux chantage

Echo d'entreprise
10/03/2021

Tous les métiers de l'hôpital sont indispensables au bon fonctionnement du CHRU

En plus des suppressions de postes déjà effectives, la direction veut encore en supprimer 150 dans les services administratifs et techniques.

Elle promet qu’en contrepartie elle va créer 135 postes de soignants par « un système de vases communicants », selon son expression !

Opposer les agents les uns aux autres pour supprimer des postes, c’est tout ce qu’elle sait faire.

Comme si les collègues administratifs et techniques ne servaient à rien dans l’hôpital !

CHRU de Nancy :  Une pression insupportable sur les hospitaliers

Echo d'entreprise
10/03/2021

La direction sait que les conditions sont intenables, mais elle poursuit imperturbablement sa politique de restructurations

Avec la nouvelle progression des hospitalisations, le DG et le président de la CME ont adressé un courrier aux médecins et aux cadres de santé leur demandant « d’être très attentifs à l’impact sur vos équipes » : « fatigue », « usure », ils disent que cela « porte sur le moral et parfois la santé »

Ils savent parfaitement que nous travaillons dans des conditions au-delà du supportable !

Française de Mécanique :  NON à la fermeture programmée de PSA Douvrin

Echo d'entreprise
04/03/2021

Jeudi 25 février, la direction de l’usine PSA a brutalement annoncé que la nouvelle version du moteur EP (hybride essence-électrique) n’allait pas être fabriqué à Douvrin mais dans une usine Opel en Hongrie. Tout le monde a compris que la direction condamne à mort de l’usine de Douvrin (ex-Française de Mécanique), car un autre moteur (diesel) doit être arrêté en 2022.

PSA annonce du jour au lendemain sa décision, et fait semblant d’avoir un plan pour nous rassurer, en nous disant qu’une nouvelle usine de batterie va bientôt ouvrir et qu’on aurait du boulot… quel culot ! Cette nouvelle usine, qui bénéficie de 800 millions de subventions publiques. D'après les promesses officielles, elle n’emploierait que 250 personnes en 2023, pour s'agrandir pendant 10 ans et  peut-être embaucher quelques centaines de travailleurs de plus.

PSA organise sa production en Europe, en essayant d’opposer les travailleurs les uns aux autres. Actuellement, 60 travailleurs d’Opel en Pologne travaillent dans l’usine, obligés de venir à plusieurs milliers de kilomètres de chez eux. En Angleterre, la menace plane sur la fermeture de l’usine Vauxhall et, en Italie, le patron a déclaré que les salariés ne seraient pas assez rentables. Voilà comment PSA considère les travailleurs, comme des pions, quel que soit notre pays.

PSA fait beaucoup d'argent sur notre dos, épidémie de COVID ou non, le groupe est riche, avec 18 milliards de réserve en cash. Rien que cette année, les actionnaires vont se partager un magot de 2,5 milliards d'euros.

Aujourd’hui, nous sommes 400 000 travailleurs dans le même groupe, et ça peut être notre force pour prendre sur les profits et défendre les emplois et les salaires, pour tous !

 

PSA Metz-Borny et Trémery :  On n’est pas des chevaux !

Echo d'entreprise
02/03/2021

Dans les aires d’UEP (Unité Elementaire de Production), dans le cadre du protocole sanitaire, la direction a installé des cloisons pour séparer tous les salariés qui cassent la croute. Même pas en plexiglass !

Cela donne de véritables mangeoires, où les travailleurs sont bien isolés les uns des autres.

Une raison de plus pour avoir envie de ruer sérieusement dans les brancards.

Boulot, dodo, et même plus voir les copains à la pause, ras le bol !

 

Charbonneaux-Brabant (Reims) :  Perdre sa vie à la gagner

Echo d'entreprise
25/02/2021

La justice vient de condamner l’entreprise rémoise Charbonneaux-Brabant, fabricant de vinaigre et de moutarde, pour le décès d’un de ses salariés en mars 2018.

La presse relate les conditions de l’accident : ce travailleur est mort asphyxié dans la cuve d’un fermenteur à vinaigre. Il y était descendu pour intervenir sur le moteur défectueux d’une turbine. Mais le taux d’oxygène était inférieur à 6 % en raison d’un mauvais réglage du ventilateur. L’enquête a relevé de nombreuses non-conformités, dont le masque sans arrivée d’oxygène.

Les tribunaux ont sanctionné le président de la société d’une peine de prison avec sursis et d’une amende. Aux travailleurs de mettre fin à tout ce système de course au profit qui exploite et tue au quotidien !