Échos des entreprises

Armatis-lc (Indre) :  Confinés, pas vacanciers

Echo d'entreprise
28/04/2020

La direction d’Armatis à Châteauroux voulait prendre six jours de congés aux salariés. Devant les protestations dans de nombreux centres elle a dû reculer.

Maintenant, sur le site, elle veut discuter, négocier sur le nombre de jours.

Qu’elle cesse de mégoter... Les congés sont aux travailleurs. Les prendre, c’est du vol.

Le Creusot :  Quand le McDo prend ses désirs pour la réalité

Echo d'entreprise
28/04/2020

On a reçu un mail cette semaine, qui dit qu’on va revenir travailler en équipe complète dès le 11 mai, car, selon la direction, « tout aura été mis en place pour notre sécurité ». Pour préparer la nourriture, nous serons de nouveau les uns à côté des autres, et nous serons en contact aussi avec les clients, qui eux-mêmes auront croisé d’autres personnes avant d’arriver.

CHR Metz-Thionville :  Pour se préparer à faire des profits, y'avait des masques

Echo d'entreprise
27/04/2020

Selon la CGT, pas moins de 170 soignants ont été testés positifs au COVID-19 sur le CHR de Metz-Thionville.

C’est énorme et le personnel paye aussi là l’incurie des pouvoirs publics à les équiper de matériel de protection.

Du matériel de protection comme les masques que de grandes entreprises, comme PSA, avaient stocké par centaines de mille pendant que les soignants s’épuisaient à sauver les malades.

Le virus du profit est plus dangereux encore que le coronavirus !

Devanlay-Lacoste (Troyes) :  Un 100 % qui ne lui coûte guère

Echo d'entreprise
27/04/2020

Devanlay-Lacoste a prétendu que les salariés ne perdraient pas de salaire, même ceux en chômage partiel. Sauf que Lacoste a utilisé plusieurs combines. D’abord, il a décrété plusieurs semaines en période basse comme c’est rendu possible par les accords de modulation dans le textile. Et puis la direction a imposé de prendre jusqu’à 10 jours de congé : 5 sur le reliquat de l’an passé et 5 sur l’année à venir. Du coup, il y a très peu de chômage partiel.

En fait, ce sont les salariés qui se sont payé le maintien du salaire à 100% !

Cadeau de patron !

Smurfit-Kappa (Épernay) :  Débrouille et profits

Echo d'entreprise
27/04/2020

Tenus de travailler durant le confinement, les ouvriers de la cartonnerie Smurfit à Épernay ont bricolé des séparateurs de postes en carton pour tenter de se protéger.

Qu’a fait le patron de son côté ? Il a commercialisé ces séparateurs !

Comme partout, les travailleurs se débrouillent, les patrons encaissent.

Michelin - Saint-Doulchard (Cher) :  L’équité selon Michelin...

Echo d'entreprise
26/04/2020

Les dirigeants de Michelin ont annoncé une baisse de leurs rémunérations et une réduction des dividendes de 3,85 à 2 euros. Ce serait la quote-part des actionnaires à l’effort nécessaire en cette période de réduction de l’activité.

Inutile de dire que ce ne sera pas un grand « sacrifice » pour eux, d’autant que la direction garde en permanence l’œil fixé sur le cours de l’action Michelin. Ainsi depuis le début de l'année, le groupe Michelin rachète chaque semaine pour 1,785 million d’euros de ses propres actions afin d’en maintenir le cours. Fin mars le cumul atteignait déjà 18 millions d'euros.

Les gros actionnaires n’ont donc pas trop d’inquiétude à se faire pour l’avenir, alors que les travailleurs, auxquels on a déjà volé des jours de congé, risquent dans certaines usines, comme celle de Bourges, de voir leurs salaires amputés pendant de nombreux mois en raison du chômage partiel annoncé au moins jusqu’à la fin de l’année.

A moins que les travailleurs imposent leur équité à eux, à savoir prendre sur les revenus des actionnaires pour maintenir l’intégralité des salaires.

Chantier Imany (Langres) :  le patron a une envie pressante : « ça ne peut pas attendre »

Echo d'entreprise
26/04/2020

À Langres, en Haute-Marne, le chantier de construction de la plate-forme logistique Imany a repris du service. Le PDG de ce groupe explique doctement que l’ouverture de cette plate-forme étant programmée pour janvier 2021, « il n’est pas question que ce chantier prenne du retard ».

Une bonne partie de la population a dû tout arrêter pendant des semaines. Nos vies ont pris du retard. Ce PDG est tellement habitué à donner des ordres qu’il ne voit même pas en quoi ces propos sont choquants.

L’urgence de ces gens-là n’est pas la nôtre, la santé de tous compte plus que de préserver les profits d’une entreprise.

La Poste (Haute-Marne) :  Encore une incurie significative

Echo d'entreprise
26/04/2020

À Wassy, en Haute Marne, une association a fabriqué des masques en tissu et les a proposés aux postiers de Montier-en-Der, la commune voisine, constatant qu’ils n’avaient à leur disposition qu’un petit flacon de gel hydro-alcoolique et rien d’autre.

À l’image de ce qui se passe partout dans le pays, les directions ne font même pas le minimum et quand des solutions sont trouvées, c’est par la solidarité collective de la population.

Hôpital de Saint-Dizier :  Les soutiers de la santé… et les profiteurs

Echo d'entreprise
26/04/2020

À l’hôpital de Saint-Dizier, le personnel de nettoyage est issu d’une entreprise sous-traitante. Parmi les salariées, certaines sont confinées chez elles, malades ou avec leurs enfants. Celles qui restent sont donc mobilisées, mais en effectif réduit sachant que le travail est plus important que d’habitude, vu toutes les tâches de désinfection qu’il faut entreprendre, sur les ordinateurs, les poignées de portes… Un travail irremplaçable, effectué malgré la peur.

Plus de travail pour les salariés restant n’a pas incité le sous-traitant à embaucher autrement qu’au coup par coup, en intérim. Pas question non plus d’augmenter les salaires.

Il y a deux camps : ceux qui sont en première ligne, et leurs patrons qui continuent à en profiter.

Michelin :  Il ne trompe personne

Echo d'entreprise
25/04/2020

Usine de Cataroux à Clermont-Ferrand (Entrée Saint-Vincent)

Le directeur du personnel de Michelin s’est fendu d’une interview pour défendre les choix du groupe. Il ne faut « pas se tromper de combat » dit-il, et il prône « l’esprit collectif » pour faire face à la crise.

Pour cet individu, que les salariés perdent un quart de leurs congés, voient leur salaire baisser, mettent leur vie en danger pour venir fabriquer des pneus, mais n’acceptent pas de renoncer à leurs maigres augmentations de salaire à 2021, ce serait « se tromper de combat ».

C’est sans doute de cet « esprit collectif » que les familles de salariés de l’usine de la Roche-sur-Yon qui doit fermer, après beaucoup d’autres, se nourriront.